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 Tremblent les murs, vibrent les coeurs

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Caliban Love
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MessageSujet: Tremblent les murs, vibrent les coeurs   Mer 30 Déc - 22:09

De la salle de musique émergeait une suite de sons lourds et graves qui faisait vibrer les murs. Et c'était normal car Caliban était en train de jouer de sa basse qu'elle avait branchée à un ampli de moyenne puissance. En guise d'accompagnement la néo-zélandaise utilisait son lecteur mp3 qui envoyait les parties mélodiques. La jeune femme n'avait alors plus qu'à jouer de toute son âme.

En effet le fait que Caliban joue était un révélateur de son humeur, ici en l'occurence elle était d'humeur nostalgique. Voila une année qu'elle était élève dans la faculté, une année qu'elle avait renoncé à une partie de ses rêves pour rester ici pour apprendre, et pour aider les mutants qui vivaient ici. Elle avait dû tirer un trait sur beaucoup de choses pour rester à la faculté mais à des moments ou d'autres la nostalgie de ses années passées sur les routes se faisait encore sentir. Dans ces moments Caliban ressortait sa basse et s'exprimait à travers son instrument, martelant furieusement les épaisses cordes d'acier avec une parfaite dextérité digitale. Cela lui permettait d'arrêter de ressasser le passé et de se concentrer sur quelque chose dans l'instant présent.

Le son épais et tout en rondeur de la basse était comme un marteau puissant qui frappait l'air avec force, les impacts sonores se répercutaient jusque dans les murs le sol et le plafond. La salle de musique prenait des allures de boîte de nuit avec les gros coups sourds qui résonnaient dans cet espace confiné. N'importe qui aurait alors pu se demander quelle était la brute épaisse qui martyrisait ainsi ses propres tympans et le pauvre instrument mais peu de gens aurait pu se douter qu'il s'agissait de Caliban. Il ne fallait vraiment pas se fier aux apparences avec cette jeune femme qui ne manquait jamais de surprendre son entourage. Il y avait beaucoup de choses à connaître sur elle et pour ce motif elle agissait rarement comme on pouvait s'y attendre.

La jeune maori continuait à faire vibrer cette pièce mais au bout d'une demi-heure elle décida de faire une petite pause. En effet elle était maintenant transpirante malgré sa tenue légère faite d'une jupe courte et d'une brassière. Elle déposa alors sa basse sur la sacoche qui lui était associé et s'essuya le front du revers de la main. Le visage rougi par la montée de chaleur elle bu un peu d'eau dont elle avait rempli une bouteille et s'assit sur le banc du piano. Jusque là elle s'était assise sur l'amplificateur pour ressentir les vibrations de sa musique mais maintenant elle avait un peu mal aux fesses alors elle changea de place. Peut-être que les autres pensionnaires seraient content de ce momentané retour au calme dans le coin.
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Denzel Cage
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MessageSujet: Re: Tremblent les murs, vibrent les coeurs   Ven 1 Jan - 22:01

« Steuplaît Dee ! »

« Alleeeez ! »

« Sois pas vache ! »

« Ouais ! »

Denzel Cage, anciennement acteur de talent et star holywoodienne mondialement connue, rabattit ses lunettes de soleil sur son nez, mis les poings sur les hanches et toisa la demi-douzaine de jeunes adolescents qui l’entouraient. La journée était chaude, comme pratiquement toutes les journées que Denzel avait passé sur cet île depuis un an. Un an qu’il était fixé, qu’il avait –comme on dit- posé ses valises. Non qu’il eut beaucoup de valises à déposer à son arrivée à la Faculté… Mais le fait est que lui, le golden boy à la bougeotte qui ne restait jamais longtemps au même endroit, qui avait toujours un prochain tournage ou une prochaine fête à l’autre bout de la Terre, s’était retrouvé contraint à la sédentarité. Et à un train de vie qui ne ressemblait en rien à celui qu’il menait du temps de sa gloire. S’il avait encore de l’argent de côté –pas mal d’argent, à vrai dire- grâce à l’aide de ses rares amis qui lui restaient dans le milieu et avec qui il entretenait encore un contact discret, il n’était plus celui qui pouvait dilapider sa fortune dans les palaces et les casions, ni celui qui dévalisaient les dernières boutiques de mode ou se rendait dans les plus fameux restaurants. Et encore moins le type qui se retrouvait avec une -voir deux- belles filles différentes chaque soir à son bras. Toutes ces choses n’étaient plus que de des souvenirs de sa glorieuse vie passée. Une vie qu’il regrettait parfois, à laquelle il n’avait pas encore réussi à tourné totalement le dos.

Oui, sa vie à la Faculté était radicalement différente. Sa vie en tant que mutant, en fait. Jouant de malchance, son pouvoir s’était pour la première fois déclenché devant toute une assemblée de témoins, et il avait très dû vite faire face à l’hostilité qu’une grande partie des gens éprouvaient pour les mutants. Ses fans de la veille étaient devenus ses détracteurs aujourd’hui et il s’était vu forcé à tomber dans l’anonymat, à parcourir les routes sans jamais rester trop longtemps au même endroit. Fini de se pavaner sur la voie publique des grandes villes et à faire la star, bonjour les jobs passagers dans les arrière-salles miteuses de restaurants de nachos au Mexique… Où qu’il aille, il se faisait toujours rattraper par ce qu’il appelait alors la malédiction de la mutanité. Ses pouvoirs finissaient toujours par agir d’eux-mêmes. Oui, Denzel avait sauvé plus d’une vie lors de ses errances, mais il ne l’avait jamais réellement fait de son plein gré. Il se laissait entraîner par les circonstances, et maudissait un don qu’il n’estimait pas avoir le droit de mériter. Et s’il acceptait aujourd’hui le fait qu’il était un mutant et que son don servait avant tout à préserver la vie, il éprouvait toujours pas mal de doutes quant à ce qu’il allait en faire. Quelque part, il regrettait son ancienne vie, et de l’autre côté il n’était pas sûr d’être la bonne personne pour ce que ces pouvoirs mutants lui permettaient de faire. Des pouvoirs qui lui avaient valu pas mal d’ennuis également. Des pouvoirs pour lesquels des êtres peu scrupuleux étaient prêts à tuer, ou des pouvoirs qu’ils voulaient voir disparaître. Denzel avait été pris en chasse par l’un ou l’autre de ces groupuscules anti-mutants une fois, et il n’y avait réchappé que de justesse. Il n’était pas pressé de recommencer l’expérience… Et puis sa route avait fini par croiser celle d’autres mutants, qui se rendaient à un endroit caché, une sorte de lieu quasi-mythique parmi leurs semblables où tous ceux de leur sorte étaient acceptés, protégés, et où ils apprenaient à maîtriser ce don qui faisait souvent peur. Désoeuvré, fatigué, Denzel s’était joint à ses semblables et ils avaient rejoins la petite île au large de l’Indonésie. Le havre de paix. L’école. Le repaire. Elle était désignée sous bien des noms, cette Faculté. Dee y avait vu l’occasion de souffler un moment, de reprendre ses esprits le temps de rebondir vers… Vers il ne savait pas trop quoi. Peut-être pensait-il encore, à l’époque, pouvoir retrouver sa vie d’avant, ou une vie similaire. Oui, il n’avait qu’à profiter du répit que lui offrait cet abri pour repartir vers de nouveaux horizons. Pour redevenir quelqu’un qui n’était pas qu’un mutant. Mais le répit avait duré des semaines, les semaines des mois… et les mois étaient rapidement passés sans même s’arrêter pour le saluer afin de former toute une année.

Une année où il en avait pris plus sur le monde des mutants qu’il n’aurait jamais cru possible. Et où il avait appris à mieux connaître et user de ses pouvoirs, même si leur nature même faisait d’eux des éléments toujours capricieux. Il n’avait pas le profil d’un étudiant, et il n’avait certainement pas l’intention de retourner sur les bancs de l’école. Mais il avait profité du savoir des mutants plus avancés qui officiaient à la Faculté. Il avait aidé à sa bonne marche, accomplissant des tâches diverses et variées dont l’homme qu’il était avant n’aurait jamais soupçonné l’existence. Il avait pris du recul. Enfin, un peu. De quoi enfin commencer à réfléchir. Pour la première fois depuis des années, il pouvait se donner le temps… et bien de simplement voir venir. Et s’il était toujours empli de doutes et d’incertitudes, notamment concernant le rôle qu’il pourrait jouer dans tout ça, dans le monde mutant, il avait fini par accepter qu’il lui fallait redéfinir le but qu’allait prendre sa vie. Et en attendant, une île tropicale comme celle où était bâtie la Faculté n’était pas le pire endroit de la Terre.

Si on exceptait la chaleur, bien sûr. Et l’humidité. Et les moustiques ainsi que les centaines de milliards (parfaitement, centaines de milliards !) de bestioles qui ne semblaient avoir comme dédication dans la vie que de ronger, sucer et piquer jusqu’au sang tout autre créature qui passait à portée. Et la chambre qu’il occupait n’avait rien des suites cinq étoiles qui lui manquaient encore parfois terriblement (surtout les nuits particulièrement chaudes, humides et pleine de bestioles). Mais à tout bien considérer, cela n’était pas si mal. Beaucoup de mutants n’avaient pas autant de chance. A la Faculté, Dee en avait appris beaucoup sur l’histoire des mutants et tout ce qu’elle impliquait. Il avait découvert ce qu’étaient des groupes comme la GC ou le SEAL. Que des mutants traquaient leurs semblables, que des humains s’étaient mis en tête d’éliminer ces gens si différent d’eux tandis que d’autres convoitaient leurs pouvoirs. Que des mutants –bien loin d’être tout blanc- utilisaient ces pouvoirs pour commettre des choses atroces. Que des mutants ripostaient par la violence, constituant des groupuscules parfois aussi dénués de scrupules que les humains normaux et qui n’avaient pas besoin d’armes pour être dangereux… La Faculté elle-même n’était pas à l’abri : Dee avait appris qu’elle avait subi des assauts à plusieurs reprises. Particulièrement de la Genetics Corporation. Mais il avait aussi appris que les responsables de la Faculté étaient capable de se défendre et, plus important que tout, d’apprendre à faire de même à et à protéger chacun de ses membres. Et si Denzel ne se sentait pas encore l’âme d’un de ces mutants dédiés à leur paix et à leur sauvegarde, il devait avouer qu’il n’y avait pas de mal à donner un coup de main pour quelques temps. Un « quelques temps » qui durait de plus en plus, ce que Denzel évitait de réaliser. Il verrait bien ce que demain lui réserverait, alors autant se concentrer sur ce qu’il pouvait faire aujourd’hui…

Même si cela consistait à crapahuter dans la jungle avec une bande d’adolescents mutants. Dès son arrivée, Denzel avait à sa grande surprise réalisé qu’il s’entendait bien avec les jeunes. Et que ces derniers avaient tendance à bien l’aimer. Et, plus étrange que tout pour Denzel Cage, ce n’était pas uniquement pour son glorieux passé de star. Simplement, le courant passait. Peut-être parce qu’il n’était ni un membre de leur famille, ni un professeur, mais quand même quelqu’un de plus expérimenté qu’eux avec qui il leur était plus facile de se sentir à l’aise. Il ne savait pas trop, et il ne voyait en fait pas l’intérêt de le savoir. Il les fixait derrière ses lunettes de soleil, feignant d’être insensible à leurs supplications. Ils rentraient d’une ballade dans la jungle, et la belle chemise de l’acteur (il descendait régulièrement sur le continent histoire de se pourvoir en certains articles ; il y avait des choses sur lesquelles un homme de goût ne pouvait tout simplement pas faire une croix) était déjà trempée de sueur. Il avait appris –après de longs mois à transpirer en pantalons- à porter des shorts, choses qu’il ne lui avait pas été facile d’accepter. Mais il s’y était fait, à la longue. Et puis les siens étaient toujours faits sur mesure. Il était intransigeant là-dessus. Il se gratta la barbe naissante de son menton, réalisant qu’il était grand temps de se raser, et leva les yeux pour regarder les gosses par-dessus ses lunettes :

« Vous n’allez pas me lâcher, hein ? »

« Exact ! S’te-plaît ! »


« Allez Dee ! »


« Bon, bon, d’accord ! Un peu de sport ne peut pas me faire de mal… Mais pas tout de suite ! Laissez moi le temps de trouver quelque chose de frais à boire, de souffler un peu et de me changer, et on se retrouve sur le terrain d’ici… d’ici à ce que je sois prêt. Ca marche ? »

« Vendu ! »

Il frappa la paume tendue de l’un des jeunes mutants en souriant, et les regarda se précipiter dans les couloirs qui partaient du hall de la Faculté. Il prit soigneusement le temps de s’étendre de tout son long en bâillant paresseusement avant d’emprunter à son tour l’un des couloirs. Il s’arrêta à un distributeur le temps de s’offrir une bouteille de thé glacé dont il but les premières gorgées à long trait, et se préparait à se diriger vers sa chambre quand il entendit les derniers accords puissants résonner dans la salle de musique. Il sourit, se dirigeant vers celle-ci. Il n’y avait qu’une seule personne pour être capable de pratiquement littéralement faire vibrer les murs lorsqu’elle « prenait sa gratte ». Il poussa la porte et jeta un coup d’œil à l’intérieur. Elle était effectivement là, assise derrière le piano, en train de se désaltérer. Sa basse reposait un peu plus loin et semblait encore chargée de la sourde énergie que sa propriétaire avait mise dans sa musique.

Il fit les quelques pas qui le séparaient du piano, sur lequel il s’accouda, adressant son plus beau sourire plein de dents à Caliban :

« Je suis sûr que tu as fait trembler les fondations, cette fois-ci. A ce rythme, on va bientôt devoir descendre dans les souterrains s’assurer que le bâtiment ne va pas s’écrouler sur nos têtes ! »

Il dévissa à nouveau le bouchon de sa bouteille de thé glacé, et la leva à l’intention de la musicienne :

« A une année écoulée qui fut… intéressante ! Et pleine de moustiques. »
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MessageSujet: Re: Tremblent les murs, vibrent les coeurs   Mer 6 Jan - 18:00

Caliban ne manqua pas de sourire aux remarques de Dee. C'était un des rares de cette école à connaître son côté fonceuse et brutale alors il pouvait se permettre ce genre de remarques qui de plus n'était pas totalement infondées. Enfin avant que Caliban ne parvienne à faire s'effondre le bâtiment il faudrait encore que les os de ses doigts durcissent encore plus, car les épaisses cordes n'étaient pas tendres avec ses doigts. Les pincer aussi fort était plutôt difficile à faire sur de longues durées, aussi le bâtiment pouvait dormir tranquille pour un moment encore.

"Je ne pense pas qu'on en soit encore là."

Dit elle simplement avec un sourire avant d'imiter Denzel avec sa propre bouteille d'eau. Bien que pour sa part elle n'ait pas trouvé l'année écoulée particulièrement trépidante ou synonyme d'une extase quelconque. De loin cette année était même l'une des plus monotones que la néo-zélandaise ait vécue comparativement à son année de road trip aux états-unis. Mais dans la vie on ne fait pas toujours ce qu'on veut et l'année passée exprimait bien ce proverbe, un peu trop bien même pour Caliban qui avait toujours ses rêves d'évasion et de grands espaces. A la Faculté elle se sentait comme un poisson dans un aquarium trop étroit et l'envie de bouger la démangeait toujours. Pour combien de temps encore parviendrait elle à tenir en place, c'était la grande question dont la réponse aurait été difficile à donner.

Reportant son attention sur Dee la jeune femme ne manqua pas d'être étonné qu'il ne soit pas accompagné de son lot de jeunes admirateurs. Apparemment le succès de l'acteur n'était pas exagéré puisque des élèves de l'école l'avaient pris en admiration, semblait il. Les quelques fois où Caliban l'avait croisé au cours de l'année passée il était toujours flanqué de quelques jeunes gens au regard admiratif envers lui. Une vraie idole des jeunes ce Denzel. Après coup Caliban s'en était un peu voulue de ne pas connaître ses films et de ne pas lui porter autant de considération que ses jeunes fans mais c'était peut être mieux comme ça. Dee lui avait paru apprécier le fait de ne pas être traité autrement qu'une personne normale ça elle l'avait remarqué dès le début quand Tom jouait les groupies avec lui. Elle se rappelait bien l'embarras de l'acteur vis à vis de son ami et s'était alors dit que ce n'était pas plus mal qu'elle même ne connaisse pas Denzel comme l'acteur à succès qu'il semblait être.

Leur relation avait donc pu rester calme et non-agitée, normale et amicale mais sans plus. A vrai dire Caliban avait toujours la même difficulté à parler d'elle, se confier ou s'ouvrir aux autres ce qui pour elle était une marque de faiblesse. Cela n'avait pas aidé ses rapports avec l'acteur à s'améliorer dans un sens ou un autre et elle même ne savait même pas ce qu'elle voulait. Ce n'était pas pour aider quoi que ce soit à avancer d'une façon ou d'une autre il fallait bien l'admettre. Mais peut être était-ce mieux comme cela.


"Tu as réussi à te débarrasser des membres de ton fan-club?"

Demanda alors Caliban avant de sourire puis de rire gracieusement. Cette situation que vivait quotidiennement Denzel était plutôt pour l'amuser en fait. Elle était même presque admirative du fait qu'il parvienne à supporter d'avoir une cohorte de fans à ses basques tout le temps. Pour sa part elle ne pourrait pas supporter cela mais elle connaissait pourtant une autre forme de fanatisme liée à son ancienne profession dans le milieu de la pornographie. Ses fans à elle étaient bien moins nombreux mais d'une genre bien plus lourd, rarement on lui avait demandé un autographe mais plutôt des choses bien plus liée à son ancien travail. Ce n'était pas particulièrement flatteur dans un sens pour l'image de la jeune femme mais c'était ainsi, il avait bien fallu qu'elle se nourrisse à cette époque là. Mais maintenant cela appartenait au passé. Comme tous le reste.
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MessageSujet: Re: Tremblent les murs, vibrent les coeurs   Lun 18 Jan - 15:22

Denzel sourit à Caliban, amusé par sa question. Il savait qu’il devait donner l’impression de trainer presque sans arrêt une cohorte de mômes derrière lui, et vu son passé on aurait pu croire que c’était pour lui la chose la plus naturelle du monde. Mais cela ne l’était pas. Pas vraiment.

« Ce n’est pas vraiment un fan-club, tu sais. Les trois quarts de ces gosses n’avaient jamais entendu parler de moi. La plupart d’entre eux avait à se soucier de bien d’autres choses que d’aller au cinéma le samedi soir. »

Denzel ne peut s’empêcher de grimacer en songeant à ce que pas mal d’élèves avaient enduré dans le monde extérieur avant de trouver la Faculté. Il ne s’était jamais considéré comme un grand sensible, mais sa propre expérience de la mutanité et les épreuves que les gosses avaient traversées lui permettaient de mieux comprendre ce qu’ils pouvaient traverser. Denzel ne savait pas encore si c’était une bonne chose ; il ne pensait pas être un modèle idéal. Certes non. Mais d’un autre côté, c’était là une opportunité de commencer quelque chose de nouveau. Le nouveau départ dont il avait tant besoin.

« A vrai dire, parmi les rares qui me connaissaient, ils n’ont pas eu la critique facile concernant ma carrière. Non, crois-moi, ça ne ressemble pas à un fan-club. J’ai toujours eu l’habitude d’être entouré mais là, c’est différent. A l’époque c’étaient des agents, des assistants, des gens du cinéma, des groupies… Mais je n’avais certainement pas l’habitude de jouer les moniteurs de colos. Là, ce sont des gosses, qui plus est des gosses particuliers qui pour la plupart se demandent encore où ils en sont. Et puis je ne l’aurais jamais cru, mais j’aime bien les gosses. Ca toujours été le cas, quand j’y repense. Je ne me voyais nullement prendre le temps d’avoir des enfants lorsque j’étais au sommet de la gloire, et ça n’a pas vraiment changé. Du coup, j’imagine que je compense en traînant avec ceux là. Et puis comme ça, j’évite le passage pénible où il faut sans cesse s’en occuper et où ils n’ont pas de conversation. »

Il sourit à nouveau, ôta ses lunettes et les accrocha soigneusement sur le col de sa chemise. Il regardait Caliban, et se demandait à quoi elle pouvait bien penser en ce moment. Ils avaient peut-être passé une année dans le même complexe, mais il avait l’impression qu’ils n’avaient jamais vraiment eu le temps d’approfondir leurs relations, de faire réellement connaissance. Ils n’avaient pas reparlé à cœur ouvert depuis leur discussion nocturne devant le motel, la nuit qui avait précédé le début de leur voyage. Une fois arrivés à la Faculté, ils avaient du s’adapter à leur nouvel environnement, prendre leurs marques. Il y avait toujours quelque chose à faire, une raison de remettre à plus tard. Dee se doutait que la vie ici ne devait pas être des plus trépidantes pour la jeune femme. Quand on finissait par se poser quelque part, quand on avait atteint son but, on finissait inéluctablement par avoir trop de temps pour penser. Parfois trop. Caliban n’était pas femme à se complaire dans l’attente ou l’inaction, et Denzel se demandait parfois si la vie dans cette Faculté ne lui pesait pas un peu.

Mais il n’avait jamais pris le temps d’aborder le sujet avec elle. Il avait vite compris qu’elle n’était pas du genre à s’ouvrir facilement, et encore moins à se complaindre dans son malheur. Et puis quelque part, elle l’intimidait. Denzel avait fréquenté des dizaines de femmes dans sa vie, sans ne jamais avoir eu aucun problème à les aborder. Mais Caliban n’était certainement pas n’importe quelle femme. Elle était complexe, secrète, parfois difficile d’accès et… Elle était Caliban, voilà tout. Mais cela faisait longtemps que Dee n’avait pas eu l’occasion de la croiser en un tel moment, ce pourquoi il finit par se décider, reposant son coude sur le piano tandis qu’il demanda à Caliban :

« Et pour toi, comment ça se passe, la vie ici après tout ce temps ? »
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MessageSujet: Re: Tremblent les murs, vibrent les coeurs   Mar 26 Jan - 20:19

Dès que Dee commença sa réponse Caliban ne pût réprimer un sourire amusé. L'acteur avait ce don de toujours entamer un monologue tel une tirade de pièce de théatre pour formuler une réponse qui ne demandait que quelques mots. Enfin c'était son avis et la jeune femme pouvait parler, elle qui n'utilisait les mots qu'au compte goutte quand il s'agissait de répondre à une question. De ce fait elle était induite en erreur par son propre comportement et du même coup elle trouvait Dee parfois trop bavard, à la manière d'un certain Tom. Et s'il n'y avait que les mots encore ça irait, mais non Denzel jouait également avec les gestes et mouvements comme s'il jouait une scène de l'un de ces films. Ce qui le rendait amusant aux yeux de la néo-zélandaise qui répondait à sa façon en cherchant une caméra invisible dans la salle de musique. Le comportement de l'homme l'amusait.

Entretemps que Dee parlait Caliban avait reprit en mains sa basse chérie, sa seule et unique confidente qui exprimait ses émotions par le son qu'émettaient les cordes puissamment pincées. La jeune femme n'en demeurait pas moins attentive aux paroles de son ami... pote... connaissance... Oui leur relation était difficile à définir avec exactitude en fait. Et puis elle ne joua pas mais ne fit que caresser les cordes sans produire de bruit ce qui lui permettait de continuer à écouter Denzel.

Lorsqu'il eût fini il lui renvoya la balle avec l'une de ces satanés questions qui demande une réponse développée et de circonstances, bref tout ce que Caliban pouvait détester. Et Dee le savait elle en était sûre, il devait le faire exprès. Ou peut être même pas en fait. En tout cas l'immense désarroi dans lequel Caliban fût plongée ne manqua pas de transparaitre sur son visage tandi qu'elle cherchait une réponse de plus de cinq mots. Dur dur.

"Eh bien, je pense qu'on s'y fait... C'est bien cela le problème d'ailleurs."
Un sinistre ronflement se fit entendre alors que Caliban venait de pincer la plus épaisse corde de son instrument, qui produit un La gorgé de basses fréquences à peine audibles mais perceptibles physiquement. Il fallait voir dans ce son l'expression du sentiment négatif qui envahissait la jeune femme tandi qu'elle songeait au fait qu'elle avait pris trop facilement racine dans cet endroit.
Elle laissa le La s'évanouir jusqu'au silence prenant le temps de rassembler ses diverses impressions pour formuler une réponse plus substancielle.

"C'est cette routine... Cela procure un sentiment d'apaisement qui ne m'est pas familier... Et en même temps cela me perturbe de rester ici sans rien faire alors qu'il se passe tant de choses à l'extérieur... En fait je me demande si ici est vraiment ma place, à tout le moins j'ai un doute à ce sujet."
Voila qui devrait satisfaire ce brave Denzel lui qui mettait tant d'opiniâtreté à tirer les vers du nez de notre chère ex pornstar. Quant à Caliban elle espérait que cette réponse n'entrainerait pas une autre série de questions de la par de son camarade, ce serait un comble pour elle qui n'aimait pas à s'exprimer plus que nécessaire surtout si cela pouvait la mettre en position de faiblesse. Du coup elle baissa les yeux sur sa basse et promena ses fins doigts le long des cases du manche, produisant une mélodie étouffée qui exprimait à sa place l'étouffement qu'elle ressentait ici à être trop couvée. Puis remarquant que cette mélodie pouvait la trahir Caliban arrêta sur sa lancée et adressa un regard à peine inquiet vers Denzel pour voir s'il avait remarqué ce qui venait de se passe en musique ou pas.
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