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 (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener

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Riley Meyers
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MessageSujet: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Dim 30 Aoû - 5:46

Helen Meyers n'avait pas été très "chaude" à l'idée de laisser sa fille partir seule pour un week-end à Londres. En réalité, elle s'était complètement opposée à l'idée: "C'est une grande ville", "C'est trop loin, j'aime pas ça", "Londres, c'est dangereux" et, bien sûr, "Tu es trop jeune, tu n'as que seize ans, pour l'amour du ciel !" avaient été ses principaux arguments, mais Riley était réputée pour être très entêtée et avait fini par convaincre sa mère de la laisser aller à ce colloc de jeunes sportifs. Certes, Riley ne pratiquait plus la gymnastique depuis quelques mois, ayant passé l'âge (enfin... le poids et la taille, surtout), mais elle était passée au coaching depuis. Et une telle transition nécessitait quelques conseils judicieux.

Elle s'était donc rendue à ce colloc, malgré l'opposition parentale, où elle pourrait recevoir, comme d'autres jeunes sportifs, des conseils divers sur la pratique de son activité physique (ou, dans le cas de la jeune mutante, sur l'enseignement de cette activité). La première conférence où elle voulait se rendre ne se déroulant qu'au milieu de l'après-midi, elle avait décidé de prendre ces quelques heures libres pour explorer un peu les alentours, faire du lèche-vitrines et manger un morceau à l'extérieur de l'hôtel.

Erreur.

Lorsqu'elle était sortie du café, des trombes d'eau s'étaient mise à tomber sur la ville. Sans la moindre livre sur elle pour payer un taxi, Riley avait dû refaire le trajet jusqu'à l'hôtel à pied, sous cet élément qu'elle avait tant en horreur, en courant et en s'abritant sous tout ce qu'elle pouvait, jurant autant qu'elle pouvait sur le mauvais climat londonien.

Ce fut donc une Riley Meyers trempée et passablement de mauvaise humeur qui pénétra dans le hall bondé...
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Dim 30 Aoû - 23:15

Le meeting sportif n'était rien de moins que les sélections nationales pour les futurs jeux olympiques, prévus pour l'été 2052. Le Royaume-Uni faisait pâle figure à cette compétition depuis 2 éditions, ne raflant qu'une poignée de médailles d'or coup sur coup. Aussi, 1 an avant les prochains jeux, supposés se dérouler en Allemagne, les équipes anglaises étaient déjà sur le pied de guerre pour sélectionner leurs futurs représentants dans cette compétition.

C'est en cet honneur que la jeune Megan Kushter avait été convoquée, elle ainsi que d'autres jeunes athlètes de Knightsbridge, à ce meeting national qui réunissait les meilleurs sportifs de chaque disciplines. Plusieurs compétitions étaient au programme, de la natation à l'athlétisme en passant par les sports de gymnase.

Megan, comme tous les autres athlètes qui courraient en extérieur aujourd'hui, avait accompagnée son entraîneur au briefing d'avant-course, qui portait sur les conditions de course. Le mauvais temps s'était invité dans la partie, et les organisateurs tenaient à prévenir tout ce petit monde que les courses seraient plus difficiles.
A côté d'elle, l'entraîneur maugréa:

"Ils devraient annuler les compétitions de l'après-midi, ce n'est pas sérieux!"

La jeune fille demeurait insouciante au possible, un sincère sourire ne semblant pas décidé à quitter ses lèvres pour une si futile raison.

"Ce n'est pas grave, on n'aura qu'à faire plus attention à ne pas glisser!"

L'entraîneur leva les yeux au ciel, tandis que tous se tournaient pour quitter la salle d'interview où s'était tenu ce court briefing.

"C'est tout toi, ça! Tu ne penses pas que ce meeting aurait était une belle occasion de battre ton record personnel?"

"Il y aura d'autres occasions, coach, allons! Et puis, il me suffit d'être dans le podium pour être sélectionnée pour les J.O.!"

"C'est vrai, mais sans la pluie, tu aurais pu facilement épater les sélectionneurs nationaux. Là tu devras faire plus attention à ne pas tomber qu'à tes performances, c'est dommage..."

"Ca va aller. Je les impressionnerais en Allemagne de toutes manières!"

"C'est sûr!"

Tandis qu'ils arrivaient vers les vestiaires, l'entraîneur laissa Megan prendre quelques instants de détente avant la course. Il lui lança une serviette avant de partir rejoindre ses collègues.

"tu en auras besoin!"

Megan opina en rattrapant la serviette qu'elle porta sur l'épaule. Quant à elle, elle se dirigea vers les distributeurs de boissons, ayant une irrépressible envie de jus de fruit avant de rejoindre la piste.

Sur le chemin vers les distributeurs, elle croisa quelques collègues féminines, d'autres compétitrices qu'elle salua aimablement. Quelques unes ne répondirent pas à son salut, visiblement stressée ou déjà dans la compétition. Megan ne s'en formalisa pas et finit par trouver les machines à boissons. Elle obtint alors son jus d'abricot puis fit mine de repartir plus loin...

... Quant elle aperçut une fille rentrer dans l'établissement, détrempée de la tête aux pieds.

*La pauvre, elle va attraper froid!*

Sans même se poser de question supplémentaire, Megan se dirigea vers cette jeune fille toute mouillée, et arrivée à sa hauteur, lui tendit sa propre serviette, un franc sourire aux lèvres.

"Sale temps! Tenez, séchez-vous sinon vous allez être quitte pour un bon rhume!"

Ce n'était pas très drôle de se retrouver toute trempée, ça elle en savait quelque chose! Aussi son geste lui parut des plus naturels. D'autant qu'elle, elle n'était pas encore mouillée, mais plutôt toute sèche. Ça ne durerait pas, mais pour le moment, elle n'avait pas besoin de sa serviette. autant la prêter à quelqu'un qui en a besoin!
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Riley Meyers
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Dim 30 Aoû - 23:54

L'eau. L'élément le plus détestable sur cette planète (du moins, c'était l'avis de Riley), et la gymnaste en était complètement couverte. Pourquoi, oui, pourquoi la vie avait-elle un si grand besoin de l'élément liquide pour subsister ? Ignorant superbement les regards tantôt moqueurs, tantôt simplement curieux, que sa situation attirait, la jeune Britannique secoua ses courts cheveux noirs d'une main, envoyant des gouttelettes d'eau autour d'elle, avant de retirer la veste blanche qu'elle portait par-dessus son débardeur violet et d'essorer ladite veste, s'attirant de mauvais regards du personnel de l'établissement puisqu'elle venait de détremper la moquette.

Riley soupira profondément. Contrairement aux collocs précédents, elle n'était pas là pour impressionner le comité d'une compétition quelconque, elle était là pour être formée au travail d'entraîneur, pour apprendre à transmettre sa passion. De fait, elle n'avait pas du tout envie de rater l'occasion, pas plus que les athlètes nerveux qui l'entouraient ne voulaient rater leur opportunité. Et si elle montait dans sa chambre pour se changer, se sécher, etc, elle risquait fort de rater une bonne partie de la conférence à laquelle elle était inscrite. Et puis, se présenter trempée de la tête aux pieds, comme elle était présentement...

Bonjour la crédibilité.

Ce fut à ce moment, où Riley commençait à s'exaspérer (l'eau sur son corps et ses vêtements n'aidant vraiment pas à sa bonne humeur), qu'une bouée de sauvetage lui fut tendue. Enfin...

Une serviette.

La gymnaste-nouvellement-retraitée-et-future-coach tourna la tête et vit Megan, à qui elle adressa un sourire reconnaissant avant de prendre la serviette, commençant immédiatement par le plus urgent: ses cheveux, desquels dégoulinait constamment de l'eau froide dans son cou et dans son dos.


- Merci beaucoup. Mais... tu ne risques pas d'en avoir besoin ?
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 31 Aoû - 0:19

Megan se dandina sur ses jambes, oscillant de droite à gauche comme un métronome, tandis que la jeune fille utilisait la serviette qu'elle lui avait prêtée. C'était plus fort qu'elle, elle tenait difficilement en place, et cette jeune fille hyper-active devait toujours combler le manque de mouvement par quelque chose.

- Merci beaucoup. Mais... tu ne risques pas d'en avoir besoin ?

Megan haussa les épaules en souriant de plus belle. Ce n'était pas bien grave qu'elle se mouille car elle était déjà en tenue de course. Aussi une fois la compétition terminée, elle pourrait remettre ses habits normaux.

"Ça va aller! Je ne resterai pas dans cette tenue après la course."

Comme pour appuyer ses dires, Megan tira le tissu de son short. Il était vrai qu'à la regarder vêtue de ce short noir et d'un débardeur bleu près du corps, on se doutait facilement qu'elle était l'une des athlètes participant à la compétition.

"Je cours le 400 mètres féminin tout à l'heure. Tu participes aussi à une compétition ou tu viens encourager quelqu'un?"

Voila Megan lancée. A peine rencontrait-elle une nouvelle personne qu'elle lui faisait la conversation comme si c'était une amie perdue de vue. Cela dit, elle avait beau être très gentille, sympathique, aimable et tout, elle ne se rendait pas compte qu'à certains moments, son enthousiasme pouvait embêter certaines personnes. Pourvu que ce ne soit pas le cas de son interlocutrice.

"Oh, j'oubliais! Je m'appelle Megan, enchantée de te connaitre!"

Non, elle ne tendit pas sa main à la jeune fille, trop formel! Par contre, elle inclina respectueusement la tête au moment de se présenter.

En tout cas, Megan se demandait vivement si elle avait en face d'elle une autre athlète, ou bien une supporteuse. En attendant la réponse, elle ne manqua pas de continuer à osciller comme un pendule, sans jamais perdre le sourire. C'était inné chez elle, le sourire, et jamais il ne quittait ses lèvres. Vous avez devant vous Miss Optimisme!
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 31 Aoû - 0:39

Riley en était maintenant à essuyer ses bras et son visage. Un jour, elle déménagerait en plein désert, c'était décidé. Elle haussa légèrement un fin sourcil lorsqu'elle vit son interlocutrice commencer à se balancer d'un pied à l'autre, et haussa encore plus ledit sourcil lorsqu'elle se rendit compte que l'athlète ne prévoyait visiblement pas d'arrêter ce balancement dans les prochaines secondes.

**Hyperactive ? Pas étonnant qu'elle fasse de la course.**

Néanmoins, elle lui adressa un sourire avant de répondre avec un accent qui venait nettement du Kent:

- Je m'appelle Riley. Riley Meyers. Je ne suis là ni pour encourager, ni pour prendre part aux compétitions.

Elle se mordit légèrement la lèvre. Se retirer était une chose difficile pour une athlète passionnée, surtout lorsque la décision venait davantage d'une obligation que d'un réel choix, mais son entraîneur avait été aussi clair que peu délicat avec elle: "tu as passé l'âge, Riley". Dans le jargon de la gymnastique, cela voulait dire qu'elle n'était plus considérée assez poids plume pour compétitionner. Une seule solution restait, donc, pour demeurer dans l'univers: entraîner les autres. "Quand tu ne peux plus le faire, enseigne-le". Se rendant compte que Megan attendait probablement qu'elle s'explique, elle continua:

- Jusqu'à... il y a quelques mois, j'étais gymnaste et je serais sûrement venue ici pour les sélections. Mais je ne peux plus vraiment alors je suis venue ici pour les conférences sur le coaching.
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 31 Aoû - 2:06

Meg' écouta attentivement les explications de la jeune fille, sur laquelle elle put enfin mettre un prénom. Ainsi elle avait été sportive auparavant, et ne pouvait se présenter aux sélections? Aïe... Sans doute y avait-il eu une blessure derrière tout ça, ça arrivait souvent dans le monde du sport qu'un athlète voit ses rêves brisés par une mauvaise blessure. C'était donc l'explication la plus vraisemblable au fait que Riley ait du cesser la gymnastique.

Après avoir appris ça, Megan prit une moue désolée. Elle pouvait facilement imaginer la déception que ça devait être que de se voir obligé de cesser une activité sportive que l'on pratique intensément. Si il lui arrivait une blessure l'obligeant à arrêter de courir, Megan non-plus ne serait pas bien gaie. La fin d'un rêve vers lequel elle aurait tendu tout son être...

"C'est vraiment pas de chance..."

La consolation, aussi mince soit-elle, était qu'effectivement, après une blessure contraignant à arrêter la pratique sportive, il est possible de se reconvertir dans le coaching. La plupart des bons entraîneurs sont souvent d'anciens sportifs, après tout, car ils sont mieux à même de comprendre leurs élèves et de les guider au mieux vers les meilleures performances.

Aussi, le passage de gêne de Megan se mua en espoir pour la jeune fille:

"Ce serait super de pouvoir rester pas très loin des gymnases, c'est vrai. J'espère que ça va bien marcher pour toi!"

C'est un sourire confiant qu'elle adressa à Riley, avec un réel espoir que la suite du parcours de cette dernière soit positive.

L'effervescence était à son maximum dans le vaste hall qui fourmillait d'individus. De jeunes sportifs bien sûr, mais également les coaches, les jurys et arbitres ainsi que tout le staff technique, le meeting étant retransmis en direct à la BBC. Sans oublier les spectateurs, qui ne transitaient pas par ce hall mais qui seraient bien présents dans les tribunes pour encourager tout ce petit monde. L'air de rien, ça mettait bien la pression et le stress de se savoir aussi entouré et regardé.

Heureusement, Megan ne connaissait pas le stress. Elle était plutôt heureuse qu'autre chose d'avoir une si belle occasion de démontrer ses aptitudes... Et puis représenter son pays aux jeux olympiques, ce n'est clairement pas rien! Aussi, la jeune Kushter était excitée comme une puce, et impatiente d'en découdre!

L'un des membres du staff utilisa le micro à sa disposition pour lancer un appel à une partie des athlètes:

"Les participantes au 400m dames, veuillez regagner les vestiaires, entrée dans le stade dans 5 minutes!"

Megan se tourna vers ledit responsable, puis revint vers Riley. Cette fois-ci, l'excitation se lisait clairement sur son visage.

"Ça va être à mon tour de courir."

Megan dut se retenir pour ne pas sautiller partout d'impatience! Un peu de self-control, allons! Avant de partir vers le vestiaire où son entraîneur devait déjà l'attendre, elle parla encore un peu avec sa nouvelle connaissance.

"Si tu es d'accord, on pourrait se retrouver au 'Café du Stadium' à la fin de la journée. C'est à deux pas d'ici. Tu me raconteras comment se sont passées les conférences!"

Megan semblait vouloir désirer que cette nouvelle relation avec Riley se prolonge, d'où cette invitation. De plus, la journée de meeting était déjà pas mal avancée, et il ne restait plus que quelques courses et autres épreuves avant la fin, prévue vers les 17h.

"A toute à l'heure!"

Lança Meg' qui commençait déjà à s'éloigner à pas pressés, si ce n'est en courant, en direction des vestiaires; une vraie pile électrique cette fille!
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 31 Aoû - 2:22

Rester pas très loin des gymnases... c'était un point de vue. Pour Riley, se trouver à côté de la poutre ou des barres, à donner des conseils techniques au lieu de se tenir en équilibre sur ladite poutre ou de se balancer d'une barre assymétrique à une autre était une bien maigre consolation et une situation à peine plus enviable que de ne plus du tout être dans l'univers de son sport favori. Et puis, admettre qu'on ne pouvait plus être gymnaste au niveau professionnel était quand même un dur coup porté à la fierté... surtout quand on avait un orgueil aussi gros que celui de la jeune mutante.

- Non, c'est pas de chance... enfin, c'est comme ça, ça arrive à presque tout le monde. J'ai confiance d'y arriver, c'est juste... il me faudra un petit temps d'adaptation, je pense.

Riley voyait et ressentait l'anxiété, le tract grandissant des athlètes et des entraîneurs présents. Mieux: elle comprenait tout ça. Elle-même se souvenait du noeud qui se formait dans son estomac avant chaque performance, de l'irritabilité accrue par le stress, parfois au point de s'enfermer seule dans les toilettes du vestiaire pendant de longues minutes, simplement pour pouvoir s'isoler. Sa nonchalance habituelle avait toujours pris la poudre d'escampette pendant les compétitions, mais ça ne semblait pas être le cas de la jeune sportive qui lui faisait face. À moins que cette bonne humeur ne soit sa façon à elle de gérer son stress, de demeurer calme ? Elle sourit en entendant son offre.

- Oh, oui, je veux bien. Je vais aller me changer avant de filer à ma conférence, je t'y rejoindrai après.

Avant qu'elle ne parte, elle lui rendit sa serviette.

- Merci. Et bonne chance sur la piste de course !
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 31 Aoû - 20:01

Cette rencontre inattendue mais agréable avait eu le don de mettre Megan encore plus de bonne humeur. C'en était à un point où on pouvait légitimement se demander si cette bonne humeur dont elle faisait montre était illimitée. Il faut dire que, depuis qu'elle avait retrouvé ses frères, la jeune anglaise était comme sur un nuage, et rien ne semblait pouvoir l'en faire tomber.

Après avoir bu son jus d'abricot, Megan ramassa ses affaires dans le vestiaire, et suivit son coach, avec qui elle pénétra dans le stadium de Wembley.
La pluie ne semblait pas décidée à s'arrêter. Le coach avait carrément dégotté un parapluie pour abriter sa petite championne, comme il disait affectueusement, jusqu'au moment de se mettre dans les starting-blocks. Pourtant, le mauvais temps n'avait pas empêché à quelques milliers de spectateurs de venir acclamer leurs favoris. Certes les gradins n'étaient pas remplis à craquer, mais tout de même...

Et c'est sous les clameurs du public que Megan et les autres participantes à la course entrèrent sur la piste orange. L'entraîneur semblait porter du stress pour deux, tandis que de son côté, Meg' demeurait aussi joyeuse que d'habitude.

"Ça va aller, tu te sens en forme?"

"Pas de panique, coach! Je vais gérer, comme toujours!"

"J'en doute même plus, avec toi! Allez, on se retrouve derrière la ligne d'arrivée."

"Yep!"


Le coach se retira de la piste en emportant les affaires de sa protégée. Celle-ci se retrouva alors sous la pluie battante pour faire ses ultimes étirements; quelques mini-sauts par ci, quelques hautes foulées par là... Et c'était tout! Elle était déjà prête depuis un moment, en fait. Elle resserra son chignon qui ne manquerait pas de se défaire avec la pluie, puis se tint prête.

Après les derniers contrôles des juges, les concurrentes furent enfin invitées à se mettre sur leurs starting-blocks. Megan s'y positionna tranquillement, sereine, contrairement à d'autres rivales qui affichaient certains signes de tension. Miss Kushter n'y prêta pas plus d'attention que ça, elle était déjà dans sa course à ce moment là, visualisant le virage final qui serait, à coup sûr, la partie la plus compliquée à gérer de toute la course.

Et le juge au micro envoya les derniers signaux avant le départ... Readyyy?

PAN!

Le coup de feu indiqua le départ, et les 8 potentielles représentantes de la Grande Bretagne aux prochains J.O. s'élancèrent comme des fusées.

Megan se sentait merveilleusement bien. Dans les courses, même les compétitions dites mineures, elle ne voyait que la piste dessinée sur son couloir, et elle ne pensait plus à rien d'autres qu'à courir le plus vite possible tout en gérant son énergie. Toutefois, malgré la compétition bien palpable entre les concurrentes, la jeune fille n'en perdait pas son éternel optimisme, et jamais ses courses n'étaient teintés d'orgueil ou d'impétuosité... Même si, il ne faut pas se mentir, elle courait pour gagner. Mais cette envie de vaincre ne prenait pas de proportions malsaines. Elle est très sport, Megan!

Comme on pouvait le prédire, Megan se retrouva, dès la sortie du premier virage, en tête de la course, avec un bon mètre d'avance sur la seconde coureuse. La grande ligne droite de la course ne fit qu'agrandir cette distance d'un mètre et demi de plus. Megan semblait avoir des ailes aux pieds, surpassant nettement les autres compétitrices. La victoire lui semblait promise dès lors qu'elle entrait dans le dernier virage.

C'était sans compter sur l'humidité de la piste. Arrivant sans doute trop vite, le pied extérieur de Meg' ripa, et elle finit avec le genou à terre. Ce n'était pas une gamelle pure et dure, mais une demi-chute suffisante pour perdre un temps précieux, et se faire rattraper au moins par les premières autres coureuses. C'est précisément ce qui se passa, la seconde et la troisième doublant Megan comme des fusées.

"Non!"

Prise d'un sursaut d'orgueil, et tout de même assez sport pour ne pas abandonner si facilement, Megan se releva et reprit la course, avec 3 bons mètres à reprendre sur ses 2 rivales pour espérer finir en haut du podium. C'était clairement pas gagné. Les commentateurs sportifs de la BBC la voyaient déjà bonne troisième, voire quatrième si elle ne re-rentrait pas dans la course. Même le coach semblait avoir fait une croix sur les espoirs que son athlète soit sélectionné pour les J.O. après cette mauvaise chute.

Mais c'était sans compter sur la fougue infinie de Miss Kushter qui remit toute son énergie dans la course, à peine relevée. Elle repartie à fond les manettes, dans l'espoir de rattraper son retard; mais même en courant pratiquement en sprint, la victoire lui filerait entre les doigts. Il faudrait pratiquement une intervention divine pour renverser la vapeur.

Dans son sursaut d'orgueil de compétitrice, Meg' activa sans le savoir son pouvoir de vitesse. L'envie de se rattraper était tellement forte que ça se passa de façon quasi-automatique. Ses jambes lui parurent tout à coup bien légères, et sa vitesse augmenta encore plus... En quelques foulées, elle récupéra 2 mètres sur ses rivales, qui se donnaient déjà à fond pour le sprint final.
Quelques enjambées de plus et Megan les dépassa à une vitesse digne de Usain Bolt dans son meilleur jour, son pouvoir l'ayant fait passer à une vitesse moyenne de 15 mètres à la seconde... Un record en soi!
La ligne d'arrivée se profilait à une poignée de mètres devant elle, et sans relâcher moindrement son effort, Megan remit un mètre et demi aux deux autres concurrentes... Pour terminer première de la course.

C'était carrément la folie dans le Wembley Stadium, une énorme clameur provenant du public. Les commentateurs sportifs n'en revenaient pas de ce qu'ils venaient de voir, tout comme le coach de Meg' qui était littéralement sur le cul, il faut le dire! Après sa demi-chute, tout le monde pensait que Megan était fichue, mais ce qu'elle venait de réaliser provoquait l'enthousiasme général. Alors qu'elle finissait en marchant pour ne pas avoir de crampes, Megan put observer cette ferveur que sa course avait provoquée. Son cœur battait la chamade, pas seulement à cause de l'effort qu'elle venait de fournir mais aussi à cause de ces acclamations venant des spectateurs, dont elle était la raison.

Elle ne le réalisa pas tout de suite, mais elle venait d'exploser le record du monde junior masculin, sans parler du féminin, avec un temps de 48 secondes 52. L'entraîneur déboula sur la piste et appris directement l'incroyable nouvelle à sa protégée avant de la soulever dans ses bras comme un trophée. Megan demeura plusieurs secondes éberluée, incapable de réaliser ce qui lui arrivait. Et cette fièvre générale qui n'en finissait plus... Le 400 mètres féminin allait faire couler de l'encre tout au long des prochains jours... Et Megan devenait la nouvelle star de l'athlétisme britannique.

Mine de rien, ça faisait beaucoup à encaisser en quelques minutes à peine. Même au moment de la remise des prix, la jeune fille ne réalisait toujours pas; ou plutôt si, elle réalisait surtout que sa performance n'était pas légitime. Elle connaissait son état de mutante, et savait que son pouvoir l'avait grandement aidé, tout autant qu'il avait grandement désavantagé ses concurrentes, humaines et sans pouvoir de super-vitesse. Du coup, elle se sentait un peu coupable d'avoir gagné, comme si elle avait triché finalement.
Fort heureusement, il n'y eu aucune suspicion concernant un pouvoir mutant. Par contre, les contrôleurs anti-dopage ne tardèrent pas à se manifester, pour vérifier que Megan n'avait pas consommé de substances dopantes, et homologuer le nouveau record. Au point, elle n'avait pas à s'inquiéter pour ce point. Mais cela dit, elle se sentait un peu mal à l'aise d'avoir gagné.

*Et personne à qui en parler...*

Elle aurait aimé pouvoir parler de tout ça avec ses grands-frères, mais ils étaient à l'autre bout du monde. Au pire elle leur écrirait un mail pour leur raconter les derniers évènements.

*Oh mais j'y pense! Je dois retrouver Riley au Café du Stadium!*

Avec tous ces chamboulements, ça lui était presque sorti de la tête!

Aussi, après s'être changée et avoir quittée son entraîneur, après d'ultimes congratulations, Megan ne tarda pas à se diriger vers le fameux café, où elle espérait ne pas être en retard... Vêtue d'un jeans évasé, d'un t-shirt à l'effigie d'un groupe de rock, et d'un ample blouson, les cheveux cachés sous sa grande casquette porte-bonheur, elle espérait que Riley la reconnaitrait. Il faut dire que Megan en tenue de sport et Megan vêtue normalement, c'est presque deux filles différentes! Au moins on pouvait la reconnaitre facilement à ses yeux aux reflets dorés. La plupart des gens pensaient que c'était des lentilles de contact, car c'est l'explication qu'elle fournissait à chaque fois pour pas avoir à expliquer qu'elle était une mutante. Si les gens savaient... En fait, c'était très bien comme ça, que personne ne sache. Ça ne remettrait pas en cause sa récente performance sportive!
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 31 Aoû - 23:52

Suite à sa rencontre pour le moins imprévue avec Megan, Riley avait filé vers l'ascenseur. S'impatientant de sa lenteur, elle avait finalement opté pour les escaliers, qu'elle avait gravit à la vitesse de l'éclair (enfin, pas autant que Megan sur la piste de course...), en direction de sa chambre. D'un geste brusque, la jeune fille avait balancé ses vêtements et sous-vêtements complètement trempés sur une chaise, et avait attrapé les premiers éléments qui lui étaient tombés sous la main dans sa valise. Elle sautillait présentement sur place, occupée à enfiler ses chaussettes, qui ne formaient même pas une paire tant elle les avait prises à la hâte. Une verte et une orange... c'était d'un goût exquis.

**Vite vite vite vite !!!**

Pour une fois, elle aurait voulu avoir la vitesse d'un chat. Mais elle n'en était pas encore là. Pas encore. À supposer qu'elle y arriverait un jour.

**Tu t'égares, ma vieille.**

Oui, en effet, ses pensées s'égaraient et le temps filait. Riley enfila ses bottes à talons et sortit de sa chambre en courant... uniquement pour y revenir en coup de vent, quelques secondes plus tard, afin d'attraper son sac à main. La porte claqua pour une troisième fois en très peu de temps. Riley courut dans le couloir, se faufilant à travers les gens, en bousculant même quelques uns au passage, lançant des excuses dans les airs:

- Excusez-moi, laissez passer... excusez-moi, pardon, oups, désolée... je m'excuse...

Lorsqu'elle arriva enfin devant la salle indiqué sur son dépliant, la porte était fermée.

**Je suis si en retard que ça ?**

Un petit papier collé sur le bois attira son attention.

"POUR DES RAISONS HORS DE NOTRE CONTRÔLE, LA CONFÉRENCE SUR L'IMPORTANCE DE LA CONFIANCE DANS LE COACHING, PAR SANDRA FLEMMING, EST ANNULÉE.
Veuillez nous excusez pour les désagréments occasionnés."

Riley soupira. Que faire en attendant le rendez-vous au café, alors ? Aller voir la course de cette fille ?


**Et pourquoi pas... si je n'ai pas à me mouiller.**

Parapluie en main, la brunette se dirigea vers la piste de course et s'installa à une place au hasard dans les gradins. Elle reconnut rapidement Megan qui s'échauffait, et voulut lui envoyer la main, mais se ravisa. L'athlète devait être trop dans sa bulle pour remarquer le premier ministre s'il était assis seul au premier rang avec une pancarte "J'AIME MEGAN", alors une fille nouvellement rencontrée, au beau milieu des gradins qui lui envoyait la main ? Ce n'était même pas la peine d'y songer.

Elle grimaça à la chute de Megan. Même si elle n'avait que glissé, Riley savait comment elle devait se sentir. Tomber était humiliant. Tomber vous donnait l'impression que votre rêve le plus cher venait d'éclater en mille morceaux. Néanmoins, la jeune fille se redressa et... fila littéralement comme une fusée, à la grande stupeur de Riley.


**Quelle vitesse !**

Elle demeura assise, la bouche ouverte, complètement sous le choc alors que le commentateur s'extasiait sur cette remontée phénoménale et sur le nouveau record établi par la jeune coureuse.

**Phénoménale, t'as pas idée.**

Rien n'était certain, bien sûr... mais Riley avait l'impression très nette d'avoir enfin réussi. De ne plus être seule à être "spéciale". Les filles normales ne se tiraient pas d'un saut du haut d'un gros chêne avec une simple cheville cassée. Et les filles normales ne couraient pas à une telle vitesse...

Parapluie en main, elle se dirigea vers le café pour y rejoindre Megan. Elle la repéra assez rapidement et s'assit en face d'elle avec un léger sourire.


- Ma conférence a été annulée, mais j'ai vu ta course. C'était... vachement impressionnant.
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Mar 1 Sep - 18:46

Megan se leva un bref instant pour accueillir Riley, puis se rassit en l'imitant. La jeune coureuse avait retrouvé son éternel sourire alors que sa nouvelle amie venait de la rejoindre. Meg' était contente d'avoir là l'occasion de pouvoir parler un peu avec quelqu'un pour évacuer les derniers évènements.

Tout de go, Riley lui annonça n'avoir pas pu assister à sa conférence, qu'elle avait remplacée dans son programme par, visiblement, un petit tour dans les gradins du stade. Alors elle aussi, avait assisté à la performance de Megan? Celle-ci ne put cacher une pointe de gène, visible de par un soudain rougissement.

"Impressionnant, je veux bien le croire... C'est presque surhumain comme performance..."

Megan fit passer sa gène en tripotant la carte des tarifs du café; d'ailleurs, l'un des serveurs ne tarda pas à se manifester aux 2 jeunes filles pour prendre leurs commandes. Megan demanda un chocolat chaud, et insista pour offrir à Riley la boisson que celle-ci prendrait. Elle est d'un naturel très généreux, Meg'.

Cependant, elle n'en arrêta pas de gesticuler sur sa chaise pour autant. Si la course ne l'avait pas stressée, les retombées de son 'exploit' la rendait anxieuse au possible... Particulièrement sur le plan de ses relations avec son entourage humain. Certes, sa famille connaissait son état de mutante et l'avait accepté, mais il n'en allait pas de même pour ses amis et amies, ni pour son entourage sportif; et si ça s'apprenait, elle serait dans de beaux draps, en plus d'être probablement disqualifiée des compétitions à venir. Mauvais plans, à tous points de vue.

Après que les commandes des jeunes filles furent apportées et la note réglée par Megan, celle-ci se pencha un petit peu au dessus de la petite table, et s'adressa à voix basse à sa nouvelle amie.

"Dis, Riley... Si je te confiais un gros secret, tu pourrais le garder?"

Meg' n'avait pas conscience du fait que révéler de la sorte qu'elle était mutante pouvait la mettre en danger. En fait, c'était bien là son pire défaut: la cadette des Kushter faisait montre d'une naïveté parfois déconcertante. Trop innocente, et trop persuadée que tout le monde est beau et gentil, elle faisait facilement ce genre d'aveu, même à des personnes qu'elle connaissait peu, du moment qu'ils lui inspiraient confiance. C'était précisément le cas avec Riley. Elle sentait que cette demoiselle était gentille et avait un bon fond... Et pourtant elles se connaissaient à peine!

Si son grand-frère avait été dans la pièce, il l'aurait engueulée de faire ce genre d'aveu sans considérer avec attention et discernement les conséquences que ça pouvait avoir. Elle n'avait donc pas vraiment d'excuses qui tienne la route, hormis cette impression très subjective qu'elle pouvait avoir confiance en Riley.

Et elle y alla, tête baissée:

"En fait..." reprit-elle à voix basse, après avoir regardé circulairement le café pour vérifier que personne d'autre ne tendait l'oreille sur ses paroles "... Je ne suis pas comme tout le monde... Tu vois ce que je veux dire?"

De ses grands yeux dorés, Megan guetta la réaction de sa nouvelle amie. Comme toujours, après avoir avoué, elle sentait cette impression d'avoir fait une bêtise dommageable, une erreur qu'elle pourrait amèrement regretter... Mais elle gardait confiance malgré tout. Elle ne pouvait pas s'en empêcher, d'être toujours positive quelles que soient les circonstances. Aussi elle espérait que Riley prendrait bien la nouvelle et ne lui donnerait pas la chasse...
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Riley Meyers
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Mer 2 Sep - 22:11

La boisson commandée par Riley n'était autre qu'un "café au lait. Sans le café", ce à quoi le serveur avait répondu, un peu déboussolé: "Mais... ça va vous donner un bol de lait chaud..." Riley avait affiché un grand sourire.

- Oh, mais je sais.

Elle ne pouvait s'empêcher de remarquer l'attitude de Megan. Soit elle avait vu juste et son commentaire la rendait nerveuse, à juste titre... soit la jeune coureuse n'était qu'un véritable paquet de nerfs. Riley prit une gorgée du breuvage qu'elle affectionnait tant, et se contenta d'hocher la tête avec frénésie lorsque la jeune fille qu'elle soupçonnait d'être une mutante lui demanda si elle savait garder un secret. Avait-elle vu juste ? Contrairement à Megan, l'aînée des Meyers était d'une grande méfiance, et n'avait jamais confié son secret à qui que ce soit, pas même à sa mère.

Ses yeux bleus s'arrondirent à l'aveu de la jeune athlète. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre qu'elle était comme elle, mais se ravisa un instant. Riley était une personne d'un naturel méfiant...comme un chat.


**Et si c'était un piège ?**

Des gens chassaient les mutants, après tout. Des gens voulaient du mal aux personnes comme Riley, alors...

**Mais c'est une mutante elle aussi. Tu l'as vu, pour l'amour du ciel !**

Riley se pencha légèrement vers Megan, avant de répondre, dans un murmure presque inaudible:

- Je vois parfaitement ce que tu veux dire. Parce que...

Elle se mordit la lèvre inférieure. Jamais elle ne l'avait dit à haute voix, pas même à son propre reflet dans le miroir.


- Je ne suis pas... comme les autres non plus. Je suis... disons qu'il y a une raison génétique qui explique pourquoi j'aime autant le lait.
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Ven 4 Sep - 3:29

La réponse de Riley était une totale surprise. En effet, Megan s'était attendue à ce que son amie accepte la nouvelle, avec plus ou moins de surprise d'ailleurs, mais pas à ce que sa révélation en entraîne une autre, presque identique. Pour tout dire, la jeune Kushter n'avait même pas soupçonné que miss Meyers puissent être une mutante, l'idée ne lui avait pas effleuré l'esprit un seul instant.

Mue par la surprise, Megan se laissa aller dans un:

"Vraiment?!"

Légèrement fort, qui attira l'attention de quelques clients, rien de plus. Heureusement que les gens n'avaient pas entendu le début de leur conversation, sinon elles auraient tôt fait d'être réduites en chair à saucisse! Toutefois, après avoir constaté ces regards, Meg' se calma et reprit son calme. Mais tout de même, quelle belle nouvelle! Dire qu'elle connaissait pratiquement aucun autre mutant mis à part ses frères!

Par contre, Meg' s'était (enfin!) rendue compte que parler mutants en plein milieu d'un café bondé n'était pas sans risques. Riley et elle pouvaient avoir de gros ennuis si un individu malveillant les entendait converser et hurlait au mutant sauvage et sanguinaire! Pourtant, Meg' avait l'ardent désir de continuer à parler avec sa nouvelle, qu'elles puissent partager leurs propres expériences à propos de leurs mutations... Mais le cadre ne s'y prêtait pas vraiment.

Aussi, la jeune fille eut une idée:

"Ça te dirais de venir dîner chez moi ce soir? On pourra parler plus tranquillement qu'ici..."

Le regard circulaire que mima Megan traduisait bien que parler ici n'était pas possible; comme aurait dit son ainé, elles étaient 'en milieu hostile' dans ce bar, elle mieux valait ne plus prendre de risque. Comme Riley ne serait peut-être pas rassurée à l'idée de rencontrer une famille inconnue, la coureuse reprit:

"Mes parents sont au courant pour moi, ils sont très compréhensifs et très gentils, il n'y a aucun souci! Et puis, ma mère est un vrai cordon bleu!"

Megan ne manquait pas d'arguments pour convaincre Riley, ça c'est sûr! Mais elle ne faisait que manifester sa grande joie d'avoir trouvé 'une semblable', et lui faire montre qu'elle avait sincèrement envie de pouvoir partager son histoire avec elle. Si Riley avait connu la peur et le silence, peut-être qu'elle accepterait la proposition de Meg'. Du moins l'espérait-elle:

"Alleeeez, dis oui!!"
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Ven 4 Sep - 3:38

La surprise visible de Megan n'étonna pas Riley. Après tout, la jeune coureuse n'avait eu aucune raison de soupçonner les origines mutantes de l'adolescente originaire du Kent. Pour ça, il aurait fallu qu'elle la voie en pleine démonstration de gymnastique ou quelque chose du genre... un peu comme Riley n'aurait jamais deviné le secret de la cadette des Kushter si elle n'avait pas été témoin de sa remontée pour le moins spectaculaire.

- Oui, vraiment.

Mais Megan avait raison: ce n'était absolument pas un lieu pour avoir une telle discussion. L'endroit était beaucoup trop publique, d'autant plus que le café était plein à craquer. Les deux jeunes mutantes étaient pour ainsi dire entourées d'oreilles indiscrètes et potentiellement dangereuse. Riley se mordit la lèvre inférieure lorsque Megan lui proposa d'aller chez elle ce soir, trahissant ainsi son hésitation tout à fait légitime. Après tout... ce pouvait toujours être un piège, non ? Les mutants n'étaient vraisemblablement pas tous des "gentils"... mais la curiosité et l'envie de pouvoir parler de ses questionnements, de ses craintes et de son vécu avec une personne qui pouvait la comprendre car elle partageait tout cela prirent le dessus sur sa méfiance naturelle. Et puis...

Son instinct lui soufflait qu'elle pouvait faire confiance à Megan, qui semblait sincèrement gentille et bien intentionnée.


- Je...

Elle sourit, finalement convaincue par le ton presque suppliant de l'athlète.

- Si ça ne gêne pas ta famille, je voudrais bien, oui.
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Ven 4 Sep - 4:45

"Super cool!"

D'un franc sourire, Megan accueillit l'acceptation de Riley avec une joie bien démonstrative. Elle était vraiment contente que son amie soit d'accord pour venir dîner à la maison; ce serait l'occasion rêvée pour pouvoir partager leurs expériences, et aussi éventuellement, pour parler à Riley de la Faculté, cette école pour mutants que son grand-frère avait créé, et qu'elle allait rejoindre sous peu.

"Je vais appeler ma mère pour lui dire!"

Bien évidemment, Meg' avait agit comme si il n'y avait vraiment aucun problème à ce que Riley vienne chez elle. Sa maman s'était habituée à cette manie de sa fille qui, bien généreuse, proposait régulièrement à ses amies de venir à la maison, sans que la maman n'ait donné d'accord. Disons que Megan forçait souvent ainsi la main à sa mère!
Ainsi elle rechercha son téléphone portable dans son sac, et composa le numéro du domicile des Kushter. La maman ne tarda pas à décrocher. L'appel était comme souvent en mode visioconférence, et sur haut-parleurs, Riley pouvait donc tout entendre.

"Allo?"
"Hey, c'est Meg'!"
"Salut ma chérie! Alors, ta course?"
"Ça c'est très bien passé maman!"
"Super, félicitations!!"
"Merciii! Dis, tu serais d'accord que j'invite une amie à dîner, ce soir?"
"Bien sûr, comme toujours! Tu me connais."
"Cool, merci m'man! Au fait, c'est Patsy qui vient nous chercher?"
"Oui, il vient de partir il y a 10 minutes, il ne devrait pas tarder."
"D'acc'. Alors à toute à l'heure!"
"Yup. Bisou!"


Meg' raccrocha, et confirma par le regard à son amie:

"Tu vois, ça ne l'embête pas!"

Assura-t'elle en rangeant le téléphone dans la sacoche. Au moins cette affaire là était entendue, et les deux filles purent reprendre une conversation 'normale' en sirotant leurs boissons chaudes.

A peine moins de 5 minutes plus tard, le téléphone de Megan bippa. C'était son beau-père qui la prévenait qu'il était arrivé devant le stadium. Meg' se leva alors et invita Riley à la suivre. Par chance, la pluie était devenue très fine et ne les mouillerait donc pas trop sur le chemin jusqu'à la voiture!

Devant une vieille Toyota hybride attendait Patrick, surnommé Patsy, le beau-père, emmitouflé dans son grand imperméable brun clair. Il héla sa belle-fille et son amie et leur ouvrit la porte arrière droite, tout en se présentant à l'amie de Megan:

"Bonjour! Je suis Patrick, le beau-papa de Megan, enchanté! Grimpez vite, il ne fait pas chaud!"

Effectivement, cet homme était très gentil et chaleureux, il en faisait montre à tout instant. Meg' le considérait comme son père biologique, c'est dire!

Une fois tout ce petit monde en voiture, Patsy entreprit de conduire jusqu'à Knightsbridge, à un quart d'heure de Londres. Durant ce temps, il posa quelques questions aux filles, du genre 'comment se sont passées les sélections?', ce genre de choses. Toutefois, Megan préféra attendre qu'ils soient arrivés à la maison pour dire que son amie était une mutante; et puis, ce n'était pas si crucial que ça à annoncer, du moins dans la famille Kushter. Là où certains disent 'tu sais quoi, bin mon ami est champion de baseball!', bin elle, elle annoncerait que son amie était une mutante. Comme quoi ce qui est extraordinaire pour certains ne l'est pas pour d'autres!

Arrivés à la maison, Riley put observer la grande et belle maison des Kushter, qui trompait bien souvent sur la richesse supposée de la famille. A part cette maison, la famille n'avait pas grand-chose. La preuve en était avec la vieille voiture de Patsy. Cependant, il était vrai que la demeure impressionnait toujours les jeunes amis de Megan.
Meg, carrément survoltée, tira la main de son amie pour la précipiter dans la maison.

A l'intérieur, on pouvait sentir une certaine douceur. Non-seulement par le chauffage réglé à une température douce, mais par l'ambiance qui émanait de la maison. Tout était bien rangé, hormis quelques jouets d'enfant qui traînaient sur le sol. Au mur, plusieurs photos de la famille, quelques tableaux de bon marché, contribuaient à rendre l'atmosphère douce et paisible. Et puis, cette bonne odeur qui s'exhalait de la cuisine!
La cuisine d'où sortit la maman de Megan, pour accueillir l'invitée:

"Salut ma chérie! Bonjour, je suis Karen, la maman de Meg', ravie de te connaître!"

Torchon sur l'épaule, Karen semblait bien occupée derrière les fourneaux.Pourtant, malgré son occupation, malgré son âge bien sûr, les traits de son visage laissait filtrer une certaine sérénité. A 39 ans, elle demeurait plus resplendissante que jamais, grâce à son équilibre familial, et à de récentes bonnes nouvelles.

"Hey Meg!"

Sortant du salon à toute vitesse, un petit bout de rose de presque 4 ans se précipita vers Megan... avant d'aller se cacher derrière sa mère, après avoir vu qu'il y avait une invitée.

"Eh bien Marlène, tu ne dis pas bonjour?"

Megan s'amusa de la réaction de sa petite-demi-soeur. Souvent elle était timide quand elle voyait de nouveaux visages à la maison.

Derrière les filles, Patrick rentra à son tour après avoir garée la voiture dans le garage.

"Tout le monde est réuni, on dirait!"

"Yup chéri. "Alors Marlène, revoilà Papa?"

La petite fille tendit les bras vers son père pour qu'il la prenne dans ses bras; le papa qui rit à son tour de la frousse qu'avait sa progéniture envers l'amie de Meg':

"Tu as peur de Riley? Mais elle est gentille Riley, il te faut pas avoir peur ma puce!"

... J'ai envie de dire: scène familiale typique!

Finalement, chacun repartit vaquer à ses occupations au bout d'un petit moment. Karen invita les filles à aller se détendre le temps qu'elle finisse de préparer le repas.
Aussi, Megan attira Riley vers sa chambre, de façon à avoir un peu plus d'intimité pour parler librement; bien que parler librement était aussi possible devant ses parents, mais ce serait sans doute plus gênant pour son amie.
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Riley Meyers
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Ven 4 Sep - 18:09

Riley ne put s'empêcher de sourire. Voilà bien une famille qui était différente de la sienne. Sa mère était très gentille, bien sûre, mais on ne s'invitait généralement pas chez les Meyers à l'improviste. Dehors, la pluie était devenue plus fine, presque inexistante, mais elle trouva encore le moyen d'exaspérer la jeune mutante féline, même si elle avait ouvert son parapluie noir.

- Je hais l'eau, grommela-t-elle.

Dès que la portière de la voiture s'ouvrit, elle s'y engouffra d'un coup, davantage pour s'éloigner de l'humidité que pour s'éloigner du froid. Tant pis pour les bonnes manières, le confort primait dans ce cas précis. Une fois assise dans la voiture, elle adressa un léger sourire, un peu timide, au beau-père de sa nouvelle amie.


- Enchantée ! Je m'appelle Riley Meyers.

La jeune fille du Kent répondait poliment aux questions qui lui étaient posées, mais lorsque ni Megan, ni son beau-père ne lui parlait, elle ne pouvait s'empêcher de fixer ce dernier avec un regard curieux. Ce dernier savait que la jeune coureuse était une mutante et... il l'acceptait sans problème ? Riley se perdit dans ses pensées pendant quelques minutes, se demandant si ses parents auraient la même compréhension si elle leur avouait la vérité sur ce qu'elle était.

Elle jeta un regard appréciateur à la demeure des Kushter.


- Wow, tu as une jolie mai...

Riley ravala ses mots lorsqu'elle fut pratiquement traînée à l'intérieur par sa nouvelle amie.

-... son !

Elle sourit à Karen.

- Enchantée, madame. Je m'appelle Riley. Vous avez vraiment une très belle maison !

La jeune Anglaise eut une expression attendrie lorsque la petite fille se cacha derrière sa mère, effrayée par l'inconnue qu'elle était.

- T'es mignonne, mais je vais pas te manger tu sais.

Riley sourit à nouveau et suivit Megan dans sa chambre. Une fois la porte fermée, elle se tourna vers elle.

- Comment... comment ils l'ont pris ?
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Sam 5 Sep - 0:16

Une fois dans la chambre, Meg' proposa à Riley de déposer ses affaires sur son lit, avant d'en faire de même. Elle invita également son amie à s'asseoir sur le lit aussi, tandis qu'elle-même tira sa chaise de bureau à roulette pour venir en face de Riley.
La chambre de Megan était toute simple, rien de fastueux. Un lit, un bureau avec un ordinateur portable, une étagère avec quelques livres et cahiers, une armoire de vêtements... Et une guitare sèche posée contre l'armoire. Visiblement, la course n'était pas la seule passion de Megan.

A la question de Riley, Megan commença à enrouler une mèche de cheveux autour de son index, levant les yeux au plafond pour trouver les meilleurs mots pour répondre aussi justement que possible.

"Et bien... En fait, notre famille est un peu atypique, autant par sa composition que par la façon dont tous les évènements ont été... Gérés par mes parents. Comme tu as vu, aujourd'hui nous sommes très liés et soudés, mais ça n'a pas toujours été le cas."

En regardant ailleurs, Megan tomba sur le cadre photo numérique, qui trônait sur son bureau à côté de l'ordinateur. L'appareil était maintenu en pause sur une photo très récente. On y voyait Megan, les bras tendus vers l'appareil qu'elle tenait pour prendre la photo, une expression rieuse au visage. A sa gauche il y avait Ashen, le grand-frère qu'elle avait toujours connu; il riait lui aussi au moment de prendre la photo. Enfin à sa droite, il y avait Aaron, enfin, Fraust, le grand-frère qu'elle ne connaissait que depuis le jour où avait été prise cette photo. Ça ferait trois semaines dans quelques jours. Lui, sur l'image, il avait une tête plus sérieuse, même si il souriait, avec un brin de gêne. Et puis il avait ce bandage autour de l'œil gauche... Sans ce dernier, Megan était sûre qu'il devait être un très bel homme.

Meg' prit le cadre et le tendit à Riley, pour continuer à lui raconter son histoire:

"Ce sont mes grands-frères: à gauche, Ashen, qui a vécu ici avec moi jusqu'à ses 12 ans. Maintenant, il en a 19. Et à droite, c'est Aaron, mais il préfère qu'on l'appelle Fraust, je t'expliquerai pourquoi. Il a 23 ans, mais ça fait seulement 3 semaines que je le connais. On a plein de points communs, tous les 3, normal on est de la même famille après tout! Mais... disons que leur histoire est sensiblement différente de la mienne."

Megan fit une pause; à voir son sourire disparaître progressivement et son visage se tendre, on pouvait facilement deviner que la suite de son récit n'était pas forcément très gaie.

"Quand j'étais petite, on vivait ici déjà ici, ma mère, mon père biologique, et Ashen. On avait vraiment une vie très chouette et très simple... Tu trouves la maison jolie, et bien mes parents l'ont achetée à un moment de leur vie où ils étaient assez aisés. Mais cette richesse était basée sur... Comment je peux dire ça... un acte immoral, on va dire. Ni Ashen ni moi ne savions que nous avions un grand-frère, normal puisque si ça avait été le cas, il aurait logiquement vécu à nos côtés, ici..."

Nouvelle pause pour reprendre un peu d'air. Ce récit était vraiment compliqué à faire, pour Megan, ça se voyait de plus en plus.

"Notre grand-frère Aaron, comme Ashen et moi, est un mutant. Sa mutation a été diagnostiquée alors qu'il n'était qu'un bébé de quelques jours à peine, à la maternité. Or, mes parents biologiques sont tous deux humains. Et... Je ne peux toujours pas m'expliquer leur geste mais... Ils ont confié Aaron à une grande entreprise pharmaceutique, la Genetics Corporation, qui étudiait alors les mutations génétiques... Ils leur ont donné mon grand-frère, contre de l'argent, beaucoup d'argent. Désolé, c'est un peu triste comme histoire."

Megan s'essuya furtivement les yeux, en essayant de mimer un de ses joyeux sourires habituels. Mais c'était évident que malgré l'effort, elle n'avait pas le cœur à sourire au moment du récit. Toutefois elle poursuivit:

"Mes parents ont profité de l'argent pour acheter cette maison. et puis maman est retombée enceinte, Ashen est arrivé, et 3 ans plus tard, moi. Mais il y avait quand même ce lourd secret derrière tout ça... Jamais ils ne nous en avaient parlé, tu vois... Enfin bref... Comme je t'ai dit, j'ai vécu avec Ashen jusqu'à ses 12 ans; à ce moment là, il a mystérieusement disparu de la maison. Mes parents m'avaient dit qu'ils l'avaient inscrit dans une école lointaine, à l'étranger, alors je ne me suis pas trop posé de questions... Sauf qu'en réalité, Ashen avait montré à ce moment-là, qu'il était également un mutant. Alors... Mon père l'a également envoyé à la Genetics Corporation. Un mensonge et un acte immoral de plus, en somme..."

Cette fois, la jeune fille sortit carrément un paquet de mouchoirs en papier de sa poche pour s'essuyer les yeux et se moucher discrètement. C'était plus fort qu'elle, cette émotion incontrôlée...

"Peu de temps après, mes parents ont divorcés. Maintenant j'en suis contente, parce que je dois dire que... Mon père biologique est un monstre, pour ce qu'il a fait, et ce qu'il a fait endurer à ma mère. Puis Patsy est arrivé dans la vie de maman, c'était la meilleure chose qui soit arrivé à notre famille depuis longtemps. Puis il y a eu la naissance de Marlène, il y a bientôt 4 ans... Mais tout ce temps, je n'avais pas eu de nouvelles d'Ashen, j'en étais un peu malade... Beaucoup même... Comme déracinée, c'est comme si un beau jour, on m'avait enlevé une partie de moi-même... Et puis il y a eu ce jour, il y a quelques mois; sur une forum consacré aux personnes disparues, j'ai trouvé un message d'Ashen, qui me recherchait. C'était... Tellement incroyable et inespéré! J'aurai pu faire une attaque, ce jour là, tellement mon cœur battait fort!"

Megan retrouva enfin le sourire avec ce passage, même si ses yeux restaient encore rougis par les quelques larmes qui avaient tenté de se frayer un chemin.

"On a entretenu une sorte de correspondance par mails, ça nous a permis de renouer un peu contact ensemble. Et puis, un jour, j'en pouvais plus, alors je lui ai dit de venir. Ce qu'il a fait... C'était il y a 3 semaines, le jour où j'ai pris cette photo. Ashen est venu ici, avec Aaron. Maman avait aussi fait venir mon père... Une sorte de réunion de famille, qui a failli virer en règlement de comptes. Mais il fallait que ça sorte, je suppose, la colère de mes frères envers nos parents, la haine de mon père envers les mutants, les pleurs de ma mère qui avait abandonné ses enfants... Mais au final, mes frères se sont réconciliés avec ma mère, pas du tout avec mon père par contre. Et se faisant, j'ai fait mon 'coming-out' de mutante devant la famille entière. Vu qu'ils venaient d'accepter mes frères, c'était le bon moment pour que je révèle ça à mon tour."

Meg' revoyait parfaitement ce moment. 'Puisqu'on en parle... Maman, Patsy... Je crois bien que je suis mutante, moi aussi.'... 'Jamais deux sans trois, alors!' avait répondu Patrick, sans même s'offusquer; Karen avait pris son temps pour répondre, mais elle avait finit par dire avec émotion 'ça ne change rien, je t'aime quand même, chérie!'. La journée avait été très forte en émotions... Et au final, il y avait eu cette réconciliation. Mais ce n'était pas tout.

"Riley, il faut que tu saches aussi quelque chose. Aaron, enfin, Fraust (il a pris ce pseudonyme au moment où il a renié ses origines), a bâti une sorte d'école pour les mutants, ça s'appelle La Faculté. J'y suis inscrite pour l'année prochaine, mais je ne sais pas si je vais attendre septembre pour m'y rendre. En tout cas, je voulais te dire que, si jamais un jour, tu avais des problèmes, et bien sache que tu pourras toujours trouver refuge là bas. Je pourrai arranger ça rapidement en passant par mon grand-frère."

C'était dit! En fait, peu de mutants avaient connaissance de la Faculté, alors il fallait participer à diffuser l'information par le bouche à oreille, et essayer de faire connaître cet endroit à un maximum de jeunes mutants!

"Mais toi alors, de ton côté, comment ça se passe? Tu as fait ton 'coming-out' devant ta famille?"

Le terme 'coming-out' venait, à l'origine, de la révélation de l'homosexualité à ses proches et sa famille. Chez les mutants, le terme était de retour, pour signifier à peu près la même chose: révéler au monde qu'on est différent... et prier pour que la famille l'accepte sans condamnation ou rejet. On en était rendus là, c'était triste à dire mais c'était comme ça. tellement de jeunes mutants vivaient dans la crainte que l'on découvre ce qu'ils étaient, que le silence demeurait bien souvent dans les familles. Megan se demandait si c'était aussi le cas de Riley, où si elle avait une famille sachant faire preuve de tolérance...
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Riley Meyers
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Sam 5 Sep - 1:23

Riley écouta l'histoire de Megan sans jamais l'interrompre, ne laissant qu'une expression de mépris s'afficher sur son visage de porcelaine lorsqu'elle lui dit ce que ses parents (enfin, son père surtout) avaient fait à ses frères.

- C'est... à la fois horrible et touchant... je veux dire, tes frères... j'ai peine à croire qu'un père puisse faire ça à ses propres enfants.

La jeune mutante se leva du lit, mordillant l'ongle de son pouce en silence pendant quelques secondes. Elle était visiblement nerveuse. Le fait est que Riley n'avait pas pour habitude de s'ouvrir énormément aux gens, encore moins aux inconnus. Mais, puisque sa nouvelle amie venait de le faire... elle se sentait un peu rassurée.

Un peu.

Riley prit une grande inspiration avant de se jeter à l'eau:


- J'ai toujours voulu être gymnaste. Je les trouvais incroyablement agiles et gracieuses, tu vois. Chaque mouvement semblait facile et parfait... alors pendant un bon mois, j'ai cassé les pieds de ma mère pour qu'elle m'inscrive. J'avais sept ans. J'avais jamais fait ça avant et pourtant, dès le premier jour, l'entraîneur était super impressionné par ce que je faisais. Il disait qu'il n'avait jamais vu ça de toute sa carrière.

L'ex-gymnaste s'accorda une pause pour afficher un sourire rêveur, puis enchaîna:

- J'ai rapidement participé à des compétitions. J'ai raflé plein de prix... les gens en venaient à trouver ça bizarre. Et moi aussi, tu sais ? C'est pas normal de toujours gagner. Et puis un après-midi, je devais bien avoir treize ans, il y avait... dehors, dans le jardin, notre chat était en train de marcher tranquillement sur le rebord de la clôture. Et là il s'est passé quelque chose dans ma tête, tu vois ? Je me revoyais, debout en équilibre sur ma poutre, à entendre les commentateurs parler de Riley Meyers... la fille qui n'est jamais tombée. Et puis je revoyais ma crise de nerf le jour où ma mère m'a forcée à faire ce cours de natation, le nombre de siestes que je peux faire en une journée, la quantité de lait que je peux boire sans jamais m'en lasser, le fait qu'à peu près rien au monde ne me tombe plus sur les nerfs que le chien de mon frère ! Et je me suis dit... et si ? Alors j'ai... j'ai voulu vérifier. Tout de suite.

Elle se mordit la lèvre.

- Chez moi, il y a un très grand chêne. J'ai grimpé tout en haut... on dit que les chats retombent toujours sur leurs pattes, pas vrai ? Alors j'ai sauté. Ça n'a pas vraiment marché, du moins c'est ce que je croyais. Je me suis retrouvée avec une cheville cassée et une cicatrice sur la hanche, bravo quoi. Échec sur toute la ligne. Mais quand ma mère, en état de panique totale, à tout expliqué au docteur, il a dit que c'était un vrai miracle que je m'en sois sortie comme ça ! Que j'aurais dû avoir bien pire. Alors j'ai su que j'avais raison. Mais j'ai su aussi... que je devais garder le secret, à tout prix. Alors non. Mon père ne sait pas. Ma mère ne sait pas. Mes amies ne savent pas. Personne ne sait. J'ai trop peur, je crois, je sais que mes parents n'aiment pas les mutants, ils en ont peur. Je perdrais mes amies à coup sûr... personne ne comprendrait. Tu es la première personne à qui je l'avoue.

Riley baissa la tête.

- Ils vont me traiter comme un monstre si jamais je leur dis.

Puis, elle releva la tête pour regarder Megan, une lueur d'espoir dans ses yeux bleus. Une information, qui s'était perdue dans le flot de paroles de la coureuse, venait de l'atteindre:

- Ton frère... a une école ?
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 7 Sep - 0:39

Megan écouta, avec la même attention que Riley avait manifesté à son égard, le récit de son histoire. Ainsi, pour elle aussi, la révélation était venue du sport! Meg' trouvait que Riley et elle avaient décidément beaucoup de points communs, ça la réconfortait. Son amie raconta également les nombreux doutes qui l'avait assaillis, le temps passant, les nombreux 'Et si?' qu'elle-même s'était aussi posé. A croire que le cheminement de tous les jeunes mutants était le même: du doute sur toute la longueur, et après, de la peur, la peur de tout le monde y compris de sa propre famille.

A la fin du récit, Riley semblait vraiment craindre que ses parents ne découvrent la vérité sur leur fille et la rejettent... Ce qui arrive dans la plupart des cas, il fallait bien l'admettre. La réalité était ainsi faite, trop souvent malheureuse pour les enfants que les parents reniaient purement et simplement; du moins quand ils ne les envoyaient pas directement, eux-mêmes, à l'abattoir, comme l'avait fait le père de Megan avec ses frères. Oui, ce monde était d'une profonde injustice, et le récit de Riley révoltait Megan au plus haut point. Elle qui n'était pas du tout haineuse de nature, ne pouvait pas tolérer le manque de tolérance, justement, de ce genre de parents. Il était rare, bien trop rare qu'un coming-out de mutant soit bien pris par l'entourage... Quand diable ce fait allait il changer, quand les mœurs allaient-elles évoluer?!

Aussi, Riley revint sur la Faculté. A en voir son visage crispé, Meg' aurait parié qu'elle envisageait de s'y inscrire elle aussi, pour fuir ses parents, et surtout sortir de ce monde oppressant. C'est tellement plus agréable de pouvoir vivre en montrant ce que l'on est vraiment, sans avoir à se cacher ou à mentir à tout le monde... Sur ce point, elle comprenait totalement le désir de son amie.

"Oui. Cette école se trouve en Indonésie, dans un endroit où personne ne pourrait nous trouver. En fait, tout a été pensé pour que les élèves de cette école soient dans un cadre chaleureux, sécuritaire, et tranquille, personne qui vienne nous embêter en bref. Un endroit où on peut assumer ce que l'on est, et sans personne pour nous faire peur... Le paradis sur terre, pour les gens comme nous!"

Megan n'était bien sûr, pas sans ignorer que la Faculté avait connus quelques attaques de la Genetics Corporation; mais elle n'en fit pas mention à Riley. C'était inutile de l'affoler, d'autant que ces actes étaient très isolés, et que Fraust et Ashen travaillaient sur une solution pour protéger encore plus les élèves.
Tandis qu'elle pensait à ça, Megan tomba sur le dossier d'inscription à la Faculté. C'était un ensemble de fiches de renseignements à remettre à l'arrivée sur place, pour l'intendance. Fraust en avait apporté 1 pour Megan lors de sa venue, prévoyant la rentrée de sa petite-sœur en septembre, soit dans 5 mois. Aussi Meg' pouvait donner ce dossier à Riley, si son vœu d'intégrer la Faculté se confirmait.

"Tu sais... Ce n'est pas à moi de te dire ça, je pense, mais... Il te faut bien réfléchir avant de t'inscrire à la Faculté... Je veux dire que tu vas quitter ta famille et tes amis, au moins le temps des cours, peut-être aussi pendant les vacances si tu ne souhaites pas rentrer ici pour les revoir... Ça fait un gros chamboulement en fait! Alors peut-être que tu devrais leur en parler, juste de l'école, ou encore leur laisser un message... Tu sais, ça fait mal au cœur de penser qu'on a perdu un membre de sa famille, je sais de quoi je parle..."

Ça oui, elle savait. Elle avait perdu de vue Ashen pendant plus de 7 ans, et à la fin, elle avait presque fini par accepter l'idée de ne plus le revoir... C'est extrêmement désagréable d'en arriver à penser ça d'un être qu'on affectionne beaucoup. Et puis ce n'est pas parce que leurs parents ne se mettaient pas à leur place, que l'inverse ne devait pas avoir lieu; ne serait-ce que pour leur montrer que malgré tout, on tiens à eux.

"En tous les cas... Si tu veux vraiment y aller, je peux te faire partir là bas dès que tu le souhaites, dès demain même. J'ai un dossier d'inscription que je peux te donner, mon frère m'en donnera un autre... Et mes parents nous aideront à partir, tout ça... Il te suffit d'y réfléchir et de me le dire, je suis prête à t'aider."

Annonça avec un doux sourire la petite Megan, posant une main amicale et réconfortante sur l'épaule de son amie. Quelque soit sa décision, Meg' était prête à l'aider et l'épauler de son mieux, et en y mettant toute l'énergie nécessaire. Après tout, Riley avait eu la chance de tomber sur la sœur du responsable de la Faculté, alors celle-ci pouvait bien user de son lien de sang avec lui pour accélérer un peu les choses.
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 7 Sep - 2:35

Le dossier d'inscription posé sur les cuisses, Riley cachait sa bouche et son nez avec ses mains, visiblement sous le choc et troublée. Elle tentait de retrouver son calme en prenant de longues et lentes inspirations, mais elle ne pouvait empêcher ses mains pâles de trembler. Ses yeux bleus glissèrent vers le dossier toujours posé sur ses cuisses, qu'elle n'avait même pas ouvert encore, comme si elle craignait qu'il disparaisse en le touchant. Comme un rêve ou une illusion qu'elle ne voulait pas risquer de briser. Le regard fixé sur le dossier, elle parla d'une voix chancelante:

- Le paradis sur Terre pour les mutants...

C'était comme si elle n'y croyait pas encore. Comment un tel endroit pouvait-il exister sans que les médias et les gens mal intentionnés ne se jettent dessus comme des loups affamés ?

**Parce que c'est à l'autre bout du monde, voilà pourquoi !**

- Megan, qu'est-ce que je dirais à ma famille ? "Je crois bien que je suis une mutante, en fait je le sais depuis un bon trois ans. Mais ne vous en faites pas, j'ai l'école parfaite !"

L'ex-gymnaste secoua la tête tristement.

- Ils voudraient pas... comment je pourrais les convaincre ?

La jeune fille du Kent ouvrit le dossier avec lenteur.

- Si loin... si foutument loin... ma mère a déjà paniqué lorsque j'ai voulu venir à Londres pour le colloc !

Riley se mordit la lèvre et leva un regard confus vers sa nouvelle amie.

- L'école où je vais... c'est déjà un pensionnat mais je... je rentre chez moi pour les vacances et presque tous les week-end... j'aime mes parents, tu sais ? Je les adore. Même mon frère... 90% du temps, j'ai envie de le crucifier, mais en fait, je l'aime bien quand même ! M... mais...

Du bout de ses doigts tremblants, elle toucha le dossier de la Faculté.

- Ne plus avoir à mentir... ne plus avoir à me cacher... et en apprendre plus sur ce que je suis ! J'en rêve depuis que j'ai découvert mon pouvoir...
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Megan Kushter
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Lun 7 Sep - 3:10

Megan comprenait toute la difficulté de ce choix... Un choix qui pouvait changer toute une vie! Mais le prix à payer était énorme: rompre le contact avec sa famille, ses amis... Tout quitter pour avoir le droit de vivre tel que l'on est, sans avoir à cacher sa nature profonde. C'était clairement un choix difficile à faire. Riley semblait terriblement tiraillée, et Megan avait de la peine pour elle. Elle alla s'asseoir à côté de la jeune fille du Kent, et entoura son dos de ses bras, dans un geste de protection et de soutien.

"Oui, Riley, c'est dur de prendre une telle décision. C'est pour ça qu'il faut bien y réfléchir... Mais tu sais, le fait même d'aller là-bas, ça peut aussi permettre à tes parents de mieux accepter... Je veux dire, ils comprendront que tu ne voulais pas leur causer des embêtements, ne plus être un 'mutant hors de tout contrôle' comme ils disent dans les reportages; que tu voulais faire en sorte de ne pas leur nuire... Oui, ils le comprendront certainement."

Assura-t'elle. Certes, Meg' ne connaissait pas les parents de Riley, ni son frère, mais elle aussi avait des parents; certes ils étaient bien plus compréhensifs sur le sujet, que la majorité des parents de mutants, mais eux aussi avaient renié leurs enfants... Et après maintes péripéties, ils avaient fini par admettre que la Faculté était une bonne chose. Mieux, la maman des Kushter était fière que son fils ait bâti ce refuge pour tous les gens comme lui, tous ces enfants dont les parents ne savent que faire pour les aider.

En fait, c'était souvent ça, le problème: les parents ne savaient pas que faire de leurs enfants mutants. Bien sûr, ils les reniaient, les rejetaient, mais c'est parce qu'ils ne connaissent pas bien les mutants et qu'ils en ont peur; que cette peur est entretenue par les médias et les politiques. Pourtant, la plupart des mutants sont aussi humains que leurs parents.

"Peut-être qu'au début, ils ne comprendront pas, mais avec le temps... Ils sauront que tu as fait un bon choix, pour toi et pour eux. Et quand tu reviendras les voir, ils seront heureux de te retrouver, et fiers de ce que tu seras devenue, c'est à dire: une fille épanouie, heureuse... Et pas la jeune fille tremblante de peur, qui ignore beaucoup d'elle-même, que tu es maintenant."

Megan n'avait pas l'habitude de faire de grands discours. Alors elle parlait à Riley avec son grand cœur, et elle employait les mots qu'elle aurait voulu entendre, quand elle avait appris qu'elle n'était pas comme les autres. Cependant, à voir la détresse de Riley, elle espérait que ses mots lui feraient du bien, mais elle n'en était pas sûre... Difficile de savoir quoi dire dans un moment comme celui-là...

Du rez-de-chaussée, la voix de la maman de Meg' appela les jeunes filles:

"A table les filles!"

C'est le simple fait d'entendre sa mère qui donna l'idée à Megan:

"Aussi, il y a plein de gens qui peuvent parler à tes parents, et les convaincre qu'aller à la Fac' est une bonne solution. Mes parents, mon frère... Tu n'es pas toute seule, Riley, je peux te l'assurer! Et puis, je ne te laisserai pas tomber de toutes façons!"

Avec le sourire, Megan tira Riley par la main pour se préparer à descendre pour le repas. Nous ne sommes pas seuls... c'était la chose la plus importante à dire. C'était le message même de la Faculté, un message d'espoir pour tous les mutants de part le monde. On est opprimés, on a peur, mais on n'est pas seuls. C'était important de le savoir, et surtout de le sentir.
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Mar 8 Sep - 1:13

- C'est comme... comme si la vie venati de me balancer en quelques heures ce que j'espérais depuis trois ans. Rencontrer enfin une autre personne qui soit comme moi... et avoir l'opportunité de pouvoir être moi-même sans craindre les conséquences. Et je veux...

Riley prit une grande inspiration et se leva d'un air décidé, le dossier serré contre elle. Ses mains avaient cessé de trembler, désormais, et elle tenait le dossier d'inscription de la Faculté fermement contre sa poitrine, comme si elle craignait qu'il ne s'envole si jamais elle osait le lâcher.

- Je veux saisir cette opportunité. Ma mère va faire une crise, j'en suis sûre... d'une part en apprenant la vérité sur moi, d'autre part en apprenant que je veux partir si loin de la maison, toute seule. Vivre si loin de ma maison, de mon foyer et de mes amies sera difficile, je le sais, mais la liberté n'a pas de prix.

Ses yeux bleus brillaient d'une féroce détermination. Elle non plus n'avait pas l'habitude des grands discours, encore moins de s'exposer ainsi, étant une personne d'un naturel relativement froid. Mais il fallait dire que là, une corde sensible avait été touchée, une chose que Riley avait toujours aimé s'offair à elle sur un plateau d'argent: la liberté.

- Je préfère m'ennuyer de ma famille quelque part en Indonésie entourée de gens qui me comprennent, que de rester près de ma famille mais de craindre chaque jour qu'on découvre ce que je suis.

Avant d'être entraînée vers la salle à manger par sa nouvelle amie, la mutante la retint doucement par la main que la coureuse avait elle-même mise dans la sienne.

- Megan... merci.

C'était dit avec une sincérité désarmante, et c'était bien peu, mais c'était tout ce qu'elle pouvait dire.

(HRP: Je m'excuse profondément de la courteur de ce message, j'ai the migraine qui m'empêche un peu de penser clairement)
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Mar 8 Sep - 2:11

["Altitude Zero" de Agora Fidelio
Une tune qui va bien avec notre topic, ça inspire; et donne envie de pleurer T_T ]

Le remerciement tout doux et tout simple de Riley toucha beaucoup Megan. Elle avait cette impression, de n'avoir pas fait grande-chose, mais que ce 'pas grand-chose' avait beaucoup aidé son amie, et pour ça, elle était plus qu'heureuse. Ce doux merci la troubla quelque peu, tant il semblait sincère reconnaissant... Meg' n'avait pas l'habitude qu'on la remercie aussi sincèrement... Il faut croire que Riley aussi avait touché une corde sensible chez la petite Kushter. Meg' lui rendit un sourire paisible et rempli de paix... avant de se retourner pour essuyer furtivement ses yeux.

En bas, Karen remplissait l'assiette de la petite Marlène, semblable à une princesse sur son trône princier, le trône ici remplacé par une pile de coussins sous les fesses de la petite fille. Patrick se tenait debout près d'elle, la regardant avec l'affection paternelle. En les voyant, Megan se rendit compte à quel point elle était chanceuse d'avoir une famille aussi belle. Après avoir entendu le récit de Riley, elle en venait à se considérer comme réellement bénie des dieux. C'était évident: il suffisait d'un coup d'œil sur ces 3 personnes qui composait la partie de sa famille qu'elle fréquentait le plus, pour voir le bonheur qui se dégageait de chacun d'entre eux. La petite-sœur, dans son insouciance, qui ne manquait jamais de faire la vedette; la maman attentionnée et chaleureuse; le beau-père d'une gentillesse sans fin... Megan avait là tout ce dont d'autres mutants rêvaient, une famille formidable, débordante d'amour et d'affection, et qui l'avait acceptée comme elle était. Elle aurait pu en culpabiliser...

Mais le sentiment de culpabilité passa après le bonheur de l'instant présent, celui d'être là et maintenant, avec eux, et avec Riley. Megan se sentait bien, comme si la chaleur de sa propre famille s'était diffusé en elle. Elle se sentait en paix, sereine; et elle était heureuse.

A leur arrivée dans la salle à manger, tous les regards se tournèrent vers les 2 adolescentes, des regards bienveillants et remplis de chaleur. Ils les avaient attendues pour commencer. D'un hochement de tête entendu, les parents invitèrent les jeunes filles à s'asseoir, avant d'en faire autant. Karen avait remarqué le léger trouble des demoiselles, mais n'en dit pas un mot; c'était sa façon de gérer les choses en tant que mère: elle remarquait si ça allait bien ou pas, mais attendait que Megan vienne se confier plutôt que de poser des questions.
Patsy tenta de détendre l'atmosphère, même si il n'y en avait pas réellement besoin:

"Alors, de quoi vous avez papoté toutes les deux? De vos amoureux?"

Karen le reprit gentiment:

"Allons chéri, ne les embête pas avec tes questions!"

Tous deux eurent un petit rire, mais Megan elle, affichait plutôt sa mine sérieuse des grandes discussions. Karen porta son attention sur sa fille, voyant qu'elle allait dire quelque chose.

"Maman, Patsy... Je pense que je vais partir à l'école de mon frère plus tôt que prévu... Avec Riley..."

C'était assez suffisant comme explication, pour que les parents comprennent ce dont il s'agissait instantanément. La maman, qui jusque là se tenait debout avec le plat (un gratin de courgette), déposa le plat au centre de la table après un temps d'arrêt.

"Je vois."

Dit-elle simplement, sans même faire une moue désapprobatrice. Tout juste imita-t'elle le visage sérieux de sa fille tandis qu'elle s'asseyait, entre Marlène et Megan. Patsy interrogea:

"Quand tu dis 'plus tôt que prévu', tu penses à quoi exactement?"

"Euh... Demain? ou après-demain, ou dans une semaine... Dans pas longtemps, quoi..."

Karen passa sa main dans ses cheveux, en regardant sa fille.

"Effectivement, c'est très soudain. Ça se passe mal avec tes parents, Riley?"

La maman interrogea l'amie de sa fille du regard, avec un regard compréhensif et doux, peut-être un peu inquiet aussi, mais en tout cas pas du tout agressif. Cette femme était la douceur même. Après la réponse de la jeune fille elle ajouterait:

"En tout cas, si vous êtes décidées, Patsy et moi on vous aidera toutes les deux, avec nos moyens. Megan te l'as peut-être dit, Riley, mais dans notre famille, on a appris à se serrer les coudes avec le temps... On sait ce que c'est, ce que tu traverses, et si on peut t'aider, nous le ferons."

Karen opina avec assurance. C'était un point d'honneur, dans la famille de maintenant; les Kushter avaient connus des moments pas très glorieux, Karen elle-même avait fait beaucoup d'erreurs... Mais tout autant qu'on ne peut rien changer au passé, on peut faire en sorte que le futur nous rende meilleurs. C'était la philosophie de la famille.
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Mer 9 Sep - 23:18

Riley sourit discrètement lorsqu'elle vit la scène familiale. C'était si calme et paisible... alors que chez elle, immanquablement, Chase serait en train de lui casser les pieds, ou bien Riley elle-même serait en train d'énerver son petit frère, causant bien des soupirs et des maux de tête à leur mère. Quand à leur père, il ne serait probablement pas dans le décor. Il serait en Russie, aux États-Unis ou même en Australie. Elle attendit poliment qu'on lui indique sa place. La jeune fille fit un petit "coucou" du bout des doigts à la petite soeur de Megan, maintenant que la fillette ne se cachait plus derrière la jambe de sa mère. Le fait qu'elle ait été une peste avec son frère depuis sa naissance ne signifiait pas qu'elle n'aimait pas les enfants: cela voulait simplement dire qu'elle n'aimait pas cet enfant.

Et puis, le beau-père de Megan lui demanda de quoi elles avaient parlé: la réponse de la jeune fille était claire, nette et précise. Riley se mordit la lèvre à la question de Karen.


- Non, ça ne se passe pas mal, mais...

La jeune mutante soupira et baissa le regard.

- Ça ne manquera pas de mal se passer lorsqu'ils apprendront. Mais je suis prête à y faire face. Si j'avais su avant qu'un endroit comme la Faculté existait, j'y serais probablement déjà.

Elle sourit.

- C'est une sacrée chance, quand même... la fille qui m'a donnée une serviette parce que j'étais trempée s'est révélée être la petite soeur du directeur de la Faculté. Vous devez être très fière de lui.

À nouveau, la jeune Anglaise se mordit la lèvre. Karen était si gentille qu'elle en avait oublié ce que Megan lui avait dit... elle espérait ne pas avoir touché une corde sensible en lui parlant de son fils aîné.
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Jeu 10 Sep - 2:05

Karen écouta avec attention Riley, avec autant d'attention que si c'était sa propre fille qui lui parlait. S'il existait des pouvoirs humains, celui de la maman des Kushter serait celui-là: l'attention, le sens de l'écoute. Après que Riley se soit exprimée, la maman lui répondit:

"Je pense que tous les parents ne réagissent pas de la même façon, face à de telles révélations. Mais je suis une maman, Riley, et ayant moi-même eu des enfants mutants, j'ai aussi ressentie la peur, l'angoisse, l'incompréhension, quand je me suis retrouvée avec une seule question en tête: Que faire d'eux? C'est vrai, de façon objective, tous les parents se posent la même question, avec la même peur au ventre. Je crois que, dans l'époque où on vis, nous-mêmes, les parents, on n'a jamais été préparée à avoir des enfants qui seraient considérés comme 'différents' à ce point; de ce fait, c'est difficile de savoir quoi faire..."

Alors qu'elle parlait,Karen caressa maternellement le bras de sa fille, la regardant avec une immense affection, un amour maternel que la mutanité de sa fille n'avait pas moindrement altéré.

"J'ai été comme tous les parents, quand Aaron est né et que j'ai appris qu'il était un mutant. J'ai pris peur, j'ai paniqué... C'était il y a 23 ans, et à l'époque, il n'y avait aucun médecin, aucun centre médical, personne qui ne pouvait prendre en charge les mutants, le phénomène était trop récent. La seule entité qui disait s'intéresser aux mutants, c'était la Genetics Corporation, à Londres, et j'ai fait la pire erreur de ma vie en y laissant 2 de mes enfants. Sur le moment, ça paraissait une bonne chose, car tout le monde était dépassé par la question des mutants, sauf cette entreprise. Bien sûr, on sait maintenant ce qui se passait réellement dans cette société, et je regrette d'y avoir laissé mes enfants."

Malgré la tristesse et la honte aussi, de faire de tels aveux, la maman de Megan arrivait tout de même à donner beaucoup de sens et d'objectivité à son récit. Elle en revint vers le sujet principal, la Faculté.

"Si la Faculté avait existé il y a 23 ans, je me serai tournée vers elle sans hésiter. C'est une chance qu'un tel endroit puisse exister, pour les jeunes mutants. Avant, nous avions peur et nous ne savions pas vers qui nous tourner, mais maintenant cet endroit existe, et j'ai même accepté que Megan aille y suivre sa scolarité. Je pense que tes parents, même s'ils seront furieux sur le moment, réaliseront que aller à la Faculté est la meilleure chose qu'il pouvait t'arriver. Tu sais Riley, tous les parents aiment leurs enfants à un point impossible à décrire, tant cet amour est grand. Les parents de mutants n'échappent pas à cette grande règle universelle, mais ils ressentent également cette peur dont j'ai parlé. Mais le fait d'avoir quelqu'un vers qui se tourner, qui prendra soin de leur enfant tout en lui apprenant l'essentiel, c'est un réconfort, un soutien incroyable... Avec le temps, tes parents s'en rendront certainement compte."

C'était un discours aussi sincère que réaliste, rempli d'espoir, autant pour les jeunes Mutants comme Riley et Megan que pour leurs parents. Karen avait foi en cette école de mutants, à ce qu'elle pouvait apporter aux deux parties. C'était pour elle, sans doute le point de départ d'une tolérance retrouvée entre parents et enfants mutants, un endroit qui permettrait peut-être aussi de changer la vision qu'ont les gens à propos des mutants. Du moins y croyait-elle avec sincérité.

Riley intervint alors pour parler du frère de Meg'. Karen fut attendrie par la façon dont cela arriva, et elle ne s'offusqua pas du tout de la formulation.

"Oui, le grand-frère de Meg' a construit là un véritable espoir, autant pour les personnes comme vous que pour leurs parents. L'espoir que l'on sorte tous grandis de cette expérience. Mais plus que d'avoir créé la Faculté, il a permis à beaucoup de gens de voir les choses différemment, d'avoir plus de tolérance et de respect pour les mutants. C'est quelque chose d'admirable. Oui, je suis fière de lui."

Megan opina. C'était sûr, selon elle, que la Faculté était le meilleur endroit au monde, quand on est un mutant. Bien sûr, tout n'y était pas parfait, mais le simple fait de se retrouver avec des gens comme soi, et de ne pas avoir à cacher ce que l'on est était déjà beaucoup.

Meg' se tourna vers Riley, et lui posa la question, la plus importante qu'elle eut posée jusqu'à maintenant:

"Alors... Tu voudrais partir quand?"

La lueur de détermination dans les yeux de Megan indiquait qu'elle était prête à accompagner Riley jusqu'au bout du monde, sur l'instant, même, si tel était son vœu. Toute la famille était pendue aux lèvres de Riley.
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MessageSujet: Re: (Londres) Jusqu'où le sport peut-il mener   Ven 11 Sep - 7:17

Riley écouta Karen avec attention. Cette femme dégageait tant de douceur et de compassion qu'il était impossible de ne pas se sentir rassurée par le son de sa voix.

- Je sais que mes parents nous aiment, mon frère et moi. Mais je sais aussi, pour les avoir entendu en parler, qu'ils n'aiment pas les mutants. C'est un mélange de peur et de haine et j'ignore s'ils pourraient passer par-dessus ça par amour pour moi. Je crains que non, malheureusement. Je ne crois pas qu'ils me mettraient en danger, du moins je l'espère, mais je sais qu'ils voudraient me mettre à l'écart. Ils auraient peur de moi... on a tous peur de l'inconnu, je sais, mais c'est idiot quand on y pense ! Je ne suis pas l'inconnu, je suis leur fille, je serai la même personne après leur avoir avoué ! Je n'ai jamais mis qui que ce soit en danger et comme tous les mutants, je n'ai pas demandé à être comme ça.

Riley s'accorda une pause pour reprendre son souffle, elle parlait avec émotion, ce qui ne faisait pas partie de ses habitudes, mais elle sentait que cette femme l'écoutait et la comprenait.

- Si je n'avais jamais fait la rencontre de Megan, et qu'elle ne m'avait pas parlé de la Faculté, l'idée d'avouer à mes parents que je suis une mutante ne m'aurait jamais effleuré l'esprit, parce que rien de bon ne pouvait en résulter. Maintenant, je sais qu'en leur disant la vérité, il existe un endroit où je serai en sécurité et où, je le souhaite, je serai bien. Je n'ai jamais aimé leur mentir, j'aime ma famille ! Mais j'ai toujours eu peur des conséquences de l'aveu. Je ne voyais pas vraiment de solution heureuse. Maintenant, j'en vois une. Ils me laisseront partir, j'en suis sûre maintenant... que ce soit pour m'offrir une meilleure vie ou... simplement pour se débarasser de moi.

Sa voix s'étrangla lorsqu'elle prononça ces mots. C'était horrible à dire, mais ce serait probablement ainsi que les Meyers raisonneraient...

Riley sursauta lorsque le téléphone portable à sa ceinture sonna. Elle rougit légèrement, sachant que c'était très impoli.


- Excusez-moi, je suis vraiment... je l'ai oublié...

Un regard sur l'afficheur la fit soupirer.

- Une seconde, je suis vraiment... c'est ma mère, si je ne réponds pas, elle va croire que je suis passée sous un bus... navrée...

Riley se leva et s'éloigna un peu de la table pour répondre, affichant sur son écran une femme qui présentait une ressemblance frappante avec elle.

- RILEY JOAN MEYERS ! Pour l'amour du CIEL, où es-tu ?!!
- M'man, je vais b...
- Tu étais supposée M'APPELER en rentrant de ta conférence, mais bien entendu, tu as oublié ! ÇA FAIT UNE HEURE QUE J'ESSAYE DE TE JOINDRE DANS TA CHAMBRE D'HÔTEL ! Pour l'amour de Dieu, Riley, tu es à LONDRES, j'étais folle d'inquiétude !!!!
- Maman, arrête de crier s'il te plaît, je suis chez des gens et ils peuvent t'entendre.
- Des gens ?! Quels gens ???
- Je me suis fait une amie au colloc, elle s'appelle Megan. Je suis chez elle en ce moment. Maman... euh...

Riley prit une grande inspiration. Elle ne voulait pas l'annoncer à sa mère au téléphone, ça ne se faisait pas. Mais un peu de préparation mentale s'imposait.

- Je vais rentrer demain ou après-demain, il faut que je vous parle, à papa et à toi.
- Ton père n'est pas là chérie, tu sais bien qu'il est à Rome pour une semaine encore.

Agacée, la jeune mutante soupira.

- Hé bien il va falloir qu'il soit là, maman, c'est trop important.
- Chérie, ce n'est pas vraiment le temps de faire un caprice.
- Ce n'est pas un caprice ! Fais-le revenir à la maison, c'est tout.
- Mais qu'est-ce qui peut bien justifier ça ?!
- Pas au téléphone, maman. Tu sauras bien assez tôt.
- Mais...
- J'ai dit: tu sauras bien assez tôt. Au revoir, maman.
- Riley ! Je te défends de me raccrocher...

Riley coupa la conversation avec sa mère (et éteignit le portable au passage) avant de se rasseoir avec un sourire gêné.

- Je suis vraiment désolée.
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