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 [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]

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Lelfic
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MessageSujet: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mar 21 Juil - 19:02

[HRP] Topic précédent ==> ici. [HRP]

New-York, la ville qui ne dort jamais. Après une poignée d’heures en avion filant au dessus de l’océan atlantique, Lelfic posa enfin le pied sur le sol américain. Il n’imaginait pas, en partant de la Faculté, se retrouver ainsi de l’autre côté du monde, dans cette mégapole grouillante de vie, où le béton et l’acier régnaient en maîtres. Il avait eu un peu de mal pourtant. Pour pouvoir passer la douane de l’aéroport avec son arc, il avait été obligé d’acheter une boîte adéquate pour le ranger ainsi que ses flèches, et de faire voyager le tout dans la soute à bagages. Le temps de sortir de l’aéroport pour trouver un magasin qui propose ce genre d’article peu courant, il avait raté l’avion qu’il voulait prendre et été obligé d’attendre le suivant. Le règlement concernant son arc n’avait pas été aussi strict dans les autres aéroports, mais c’était visiblement plus pointu pour entrer aux Etats-Unis. Les heures passées dans cet avions furent assez désagréable car il n’avait jamais été ainsi séparé de son arc et il ne pouvait pas le récupérer avant l’arrivée à destination. Il craignait que celui-ci se perdre, ait été embarqué par erreur sur un autre vol, ou que quelqu’un le prenne à sa place lors de la récupération des bagages.

Par bonheur, tout se passa bien et une fois à l’aéroport de New-York, le jeune homme récupéra la grosse mallette noire contenant son arc démonté et des flèches, ainsi que les cordes de rechange qu’il transportait jusqu’à présent dans ses poches. Au final, cela s’avérait très pratique, car plus facile et à transporter, et il n’attirait plus l’attention des gens lorsqu’il marchait dans la rue. Son sac sur le dos et sa boîte d’archerie au bout du bras, il se mit en marche vers le centre névralgique de l’immense cité : l’île de Manhattan. Laure travaillait apparemment pour un journal de moyenne envergure basé dans le quartier des affaires, au vingt-septième étage d’un immeuble typique de l’endroit. Préférant économiser l’argent qu’il lui restait, il avait décidé de s’y rendre à pied, mais cette ville était vraiment trop grande et la journée s’achèverait bien avant qu’il y arrive, il se résigna donc à appeler une de voitures jaunes qui grouillaient en ville.

Le taxi le déposa au pied de l’immeuble, le chauffeur ayant fait la conversation tout le long du chemin, tout seul car Lelfic ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il disait. Le jeune homme leva le regard vers le sommet de cette tour de verre et d’acier et en eut le tournis. Comment pouvait-on bâtir quelque chose d’aussi énorme ? Comment pouvait-on monter si haut ? Cela le dépassait mais il se sentait anxieux à l’idée de devoir aller aussi loin du sol. Cependant, ce n’est pas ce qui faisait le plus peur, alors il prit son courage à deux mains et entra dans le bâtiment. Dans le hall, il y avait une personne assise derrière un grand bureau-comptoir, probablement l’accueil.

« Bonjour, je viens voir Laure Gardeau, du NY Traveler. » Informa Lelfic, avant de se rendre compte qu’ici, il devait parler anglais, et non français.

Seulement son anglais était plus que rudimentaire, quelques mots et principes de base, mais rien de suffisant pour s’exprimer clairement. Heureusement, la femme revêche qui s’occupait de l’accueil semblait avoir compris avec les deux noms glissés dans la phrase, celui de Laure et du journal pour lequel elle travaillait. Elle lui indiqua qu’il devait monter au 27ème étage, se faisant comprendre en parlant lentement. Alors Lelfic prit l’ascenseur qui le mena à destination. Une fois arrivé, il se présenta tant bien que mal à l’accueil du journal qui avait ses bureaux à cet étage, malgré son anglais boiteux.

« Goude afteur noune, I… I w… eeeeh… Is Laura Gardeau hire ? »

La réceptionniste regarda le jeune homme avec perplexité pendant un moment, puis finit par porter son regard derrière Lelfic pour parler à quelqu’un qui passait à ce moment là.

« Laure ! This young man wants to see you. »

Surpris, Lelfic se retourna et trouva en face de lui une très belle jeune femme arborant une longue chevelure blonde nouée en queue et de magnifiques yeux verts au dessus d’un nez aquilin. Le tailleur qui l’habillait lui donnait une telle allure que Lelfic ne l’aurait jamais reconnue si on ne lui avait pas dit qu’il était en face de son amie d’enfance. Il en resta figé un moment et la jeune femme parla la première en le regardant à la fois interrogative et perplexe. En fait, elle trouvait un air familier au jeune homme qu’elle avait devant elle, mais elle ne parvenait pas à mettre un nom dessus.

« Yes ? Can I Help you ? »

La bouche de Lelfic s’ouvrit pour parler mais le son mit cinq bonne secondes à sortir.

« Laure, c’est moi, Lelfic. »

Stupéfiée, la jeune femme le fixa un moment et ses yeux s’agrandirent de plus en plus, jusqu’à devenir comme des soucoupes.

« Lelfic !! »

Sur le moment, elle avait l’air aussi ahuri que Lelfic, elle en laissa même tomber les papiers qu’elle transportait et qui se rependirent autour d’elle sur la moquette grise. Le jeune s’était refusé autant que possible à imaginer quelle pourrait être la réaction de Laure en le voyant, mais même s’il l’avait fait, jamais il n’aurait cru prendre son poing dans la figure. C’est pourtant bien ce qui arriva, et il se retrouva sur les fesses, tâtant sa mâchoire douloureuse. Mais Laure ne s’arrêta pas là, elle se laissa tomber à genoux devant et lui larda la poitrine de coup de poing avec rage. Le jeune homme avait mal, chaque impact était douloureux et lui coupait un peu plus la respiration mais il s’efforça de ne pas bouger et d’encaisser stoïquement. Au bout d’un moment, Laure se mit à parler, ou plutôt à crier faiblement, tout en continuant à frapper, ponctuant chaque coup d’une question ou d’une exclamation.

« Pourquoi t’es partit ? Où t’étais passé ? Pourquoi tu m’as laissée toute seule hein ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Idiot ! Crétin ! Imbécile ! T’avais rien de mieux à faire que de me planter comme ça ? Je ne savais même pas si t’étais encore vivant ! Au milieu de la nuit en plus, sans rien dire à personne ! Et tu réapparais tout d’un coup comme si de rien n’était ! T’es épouvantable ! »

Elle frappait vraiment de toutes ses forces, et elle commençait à se fatiguer, ce qui était heureux parce que Lelfic ne pourrait en supporter bien d’avantage avant de céder. Il craignait déjà d’avoir une ou deux côtes fêlées. Mais Laure fini par cesser de s’acharner sur lui, des larmes plein les yeux et elle passa ses bras autour de son cou pour se serrer contre lui, pleurant doucement, essoufflée. Encore plus surpris, et un peu gêné par le regard de la réceptionniste qui ne perdait pas une miette du spectacle, il ne savait pas quoi faire. Mais il fini par rendre son étreinte à la jeune femme, en silence, et elle se serra plus fort contre lui. Il ne pouvait rien dire, pas même un « je suis désolé ».

* * *


Elle riait à présent, en lui racontant ce qui lui était arrivé depuis qu’il était partit, et lui aussi riait, il riait comme il n'avait plus rit depuis bien longtemps, du fond du coeur. Un homme riche était passé dans le village où ils avaient grandit, écumant les orphelinats du pays à la recherche d’une fille pour lui succéder, et il l’avait enfin trouvée, c’était Laure. Mais celle-ci, bouleversée par le départ de Lelfic, avait catégoriquement refusé de quitté l’orphelinat au cas où il reviendrait, et donc de se faire adopter. Ce n’est que quelques années plus tard, à quinze ans, qu’elle avait quitté l’orphelinat pour retrouver cet homme, pas pour devenir sa fille mais pour apprendre dans le journal qu’il dirigeait le métier de journaliste d’investigation et de chroniqueur. Lelfic ne put pas répondre à la seule question qui important vraiment à la jeune femme : pourquoi il était partit, et pourquoi de cette manière. C’en était terriblement douloureux, mais il ne pouvait pas partager ce secret avec elle. Mais passé ce détail, il se promenèrent ensemble dans la ville, et parlèrent pendant des heures de tout et de rien, du bon vieux temps où ils grandissaient ensemble et des anecdotes qui avaient ponctué la période de leur vie depuis leur séparation. Cependant, l’un comme l’autre évitait soigneusement de mentionner Sylvain, et le jeune homme en était attristé, c’était comme si son ami n’avait jamais existé. Une grande glace à la main leur ravissant les papilles comme s’il avaient dix ans de moins, Laure emmena Lelfic se promener à Central Park, l’endroit le plus relativement calme de la ville, pour continuer à converser de tout ce qui leur passait par la tête et profiter pleinement de leurs retrouvailles.

Lelfic était heureux à présent, ou s’en rapprochait beaucoup, plus que jamais depuis sa fuite de l’orphelinat. Peut-être parviendrait-il à se reconstruire, si Laure l’y aidait. Mais pour cela, il faudrait aborder un sujet désagréable, et il n’en avait aucune envie pour le moment, cela attendrait. Les deux jeunes gens allèrent s’assoir sur un banc tandis que Lelfic racontait les endroits qu’il avait vu, et ce qu’il avait vécu, omettant volontairement les côtés les plus sombres comme avoir failli mourir de faim ou de froid plus d’une fois. En deux heures, il venait de parler et de rire bien plus qu’il ne l’avait fait depuis ses douze ans. Une musique plutôt agréable venait agrémenter l’ambiance de ce délicieux moment, jouée par un guitariste itinérant. Près de lui était installée une vieille portraitiste aux cheveux blancs et Lelfic eu soudain envie d’avoir un portrait de Laure. Après une courte négociation, il fini par la convaincre de se faire dessiner, promettant qu’il ferait de même pour qu’elle ait un portrait de lui.

Alors ils se levèrent, et en approchant, Lelfic eut la surprise de constater que la portraitiste n’était pas vieille du tout malgré ses cheveux blancs et sn teint pâle, elle était peut-être même plus jeune que Laure, qui avait quelques mois de moins que Lelfic. Mais ce n’était qu’un détail sans importance. Il était avec Laure, et heureux comme autrefois. Il essaya bien de demander un portrait de son amie, mais son anglais fort peu maîtrisé ne lui permit pas de s’exprimer de manière compréhensible, c’est donc Laure qui s’en chargea. Et tandis qu’elle posait, il continuait de lui parler, toujours en français, de ce qui lui était arrivé.

« Donc maintenant, je vis depuis peu à la Faculté, c’est une école un peu spéciale, mais parfaite pour moi, et elle est à l’autre bout du monde ! Il y a plein de gens biens là-bas. Le professeur Albaran par exemple, il a l’air bourru comme ça, mais il m’a aidé à chaque fois que j’en ai eu besoin. Et j’ai aperçu une fois le recteur, Fraust, il suffit de la voir pour comprendre que c’est un grand homme, et fort, il est très impressionnant… »

La journée promettait de se terminer vraiment bien, et son voyage de se solder par une heureuse conclusion.
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mar 21 Juil - 20:10

Central Park était un endroit idéal pour Icanthyx qui, après un si long voyage, appréciait de pouvoir se reposer un peu. Bien sûr, l'ambiance calme et citadine du parc n'avait rien des paysages grandioses fort peu touchés par l'Homme ou bien de l'ambiance jovial d'Amérique du Sud ou plus calme de l'Asie, mais ce n'était pas trop mal non plus. Aussi, maintenant à New York, cette jeune mutante pourrait prendre le temps de se stabiliser quelques peu afin de retrouver celui qu'elle était venue chercher (tentative présentement sans succès) avant de reprendre la route ou bien de choisir un endroit où s'établir. Mais pour l'instant, elle resterait dans cette ville avec son compagnon de route, récoltant assez d'argent pour manger et pouvoir espérer dormir sous un toit autre que celui du refuge pour sans-abris un jour. Leurs affaires marchaient d'ailleurs plutôt bien, après tout, la musique et l'art graphique s'étaient toujours bien accordés; c'était d'ailleurs le cas pour ces deux voyageurs.

En ce jour, Angelos et Icanthyx n'avaient pas vraiment eu de visiteur et seul quelques passants étaient venus écouter un peu la musique de cet Argentin dont les notes avaient l'art et la manière de faire vibrer le parc au rythme suave du tropique du capricorne. Là où plusieurs en auraient fait un cas, ces deux jeunes gens ne s'en souciaient pas vraiment et en profitaient pour reparler de la route et du voyage, songeant déjà à une prochaine destination: l'Afrique était intéressante. En même temps, Angelos parlait de son rêve de pouvoir un jour s'établir quelque part et y vivre, songeant à s'installer dans les Andes chiliennes avec l'argent qu'il se serait fait dans la mégalopole. De son côté, Icanthyx ne pouvait que s'amuser des ses rêves d'avenir, elle qui n'avait aucun projet pour le lendemain, préférant vivre au jour le jour. Ce rythme de vie lui plaisait et elle considérait avoir enfin réussi à faire la paix avec elle-même, sans pour autant avoir oublié d'où elle venait.


"Un dia, vas a deber estabilizarte."
"Si..." accorda Icanthyx sur son habituel ton de voix calme et posé, bien que quelque peu rêveur sur le moment, "pero pienso que va a necessitar mas tiempo antes este dia."
"Eres muy joven Icanthyx, tienes todo el tiempo que necessitas."

Angelos marqua une pose, recommençant à jouer dans cet univers pratiquement trop tranquille qu'était leur stabilité présente. Néanmoins, alors que la journée s'annonçait désespérément calme, deux jeunes gens arrivèrent vers eux, devenant les premiers 'client' de la jeune mutante pour ce jour. En un sourire, le guitariste se mit à jouer d'un rythme plus léger, un air joyeux sans être trop rythmé histoire d'accompagner à la perfection chaque coup de crayon de la jeune artiste qui s'était mise à reproduire cette jeune femme dans les moindres détails. Encore une fois, l'être qu'elle dessinait contrastait à la perfection avec ce qu'elle était. Elle qui avait un visage aux traits simples et basiques, quelque peu monotones même, le teint grisâtre malgré son voyage dans les destinations ensoleillées et ne démontrant qu'un minimum d'entretien personnel, son modèle semblait respirer la joie de vivre et la droiture à la fois, un exemple parfait de tout citadin en vacances ou quelque chose du même genre. Ce n'était pas ce qu'Icanthyx appréciait de dessiner; elle préférait les gens vivants de la simplicité et démontrant une autre forme de joie. Toutefois, ceci n'empêcha pas l'artiste de rue de porter la plus grande attention à chaque coup de crayon, s'attardant plus particulièrement à la lueur joyeuse des yeux de son modèle.

"He Icanthyx, se que no te gusta mucho hablar, pero ustedes hablan frances; aye mucho tiempo que no has hablando este idioma!"

C'était entre deux chansons que le guitariste de vingt-quatre ans glissa cette phrase, ayant reconnu quelques mots ici et là de cette langue qu'il avait tenté d'apprendre par l'entremise de la jeune voyageuse dessinant à ses côtés. Cette dernière ne fit que hausser les épaules, se disant qu'elle était là pour dessiner et non pour converser. Et puis... il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas parler français, elle ne pensait même plus en français! Elle avait l'impression que si elle se mettait à parler maintenant, elle chercherait ses mots et ressemblerait à une anglophone qui cherche à parler en espérant un pourboire ou quelque chose dans le genre. Alors qu'Icanthyx avait visiblement décidé de s'en tenir au dessin et de rester aussi silencieuse qu'elle ne l'était normalement, la conversation des deux jeunes membres de la civilisation tourna en un point qu'elle n'aurait jamais cru imaginer: le jeune homme d'environ son âge connaissait la Faculté!

Alors que sa seule réaction visible ne fut que son arrêt soudain de quelques secondes, l'artiste cherchait en fait à comprendre comment une telle chose pouvait être possible. La Faculté... elle l'avait quitté il y avait maintenant quelques mois, faisant de son foyer le monde dans son immensité. Ce lieu sûr qu'elle avait quitté en but de se retrouver et de revivre le voyage, ne supportant plus cette stabilité endormante, l'avait retrouvé. Pourtant, ce jeune homme ne lui rappelait absolument personne, sans doute était-il arrivé après son départ. Elle devait décider rapidement si elle désirait répondre maintenant avant qu'ils ne changent de sujet ou bien attendre et ne rien faire. Aussi, la jeune mutante aux yeux dépareillés posa le regard sur le musicien, lui posant une silencieuse question. Angelos lui répondit en haussant seulement les épaules, une lueur amusée au fond de ses yeux noirs. Très bien, elle allait parler.


"Il doit être nouveau alors..." glissa Icanthyx de sa voix d'alto, sans décrocher son regard de sa feuille et de son modèle "aucun professeur ne se nommait Albaran à mes souvenirs."

Ce n'était pas exactement ce qu'Angelos imaginait comme réaction, mais il semblait qu'il puisse en apprendre un peu sur le passé que tout deux avaient décidé de taire. Il lui faudrait déchiffrer ce que cette jeune fille manquant visiblement d'enthousiaste pour une gamine de seize ans dirait, mais ce serait pour lui une occasion de pratiquer un peu cette langue qu'il avait visiblement bien du mal à apprendre.

"Au fait..." fit-elle au bout d'un court moment, s'arrêtant de dessiner pour observer ce nouvel élève, visiblement gênée par sa question, "comment va Julian? Twilight en prend bien soin au moins? Et... et Dana?"

Angelos ne pu s'empêcher de se retourner vers sa compagne de voyage, stupéfait par une telle question. La surprise l'avait même fait arrêter de jouer, alors que ses yeux étonnés observaient les joues de la cadette prendre une couleur plus normal pour un corps vivant, ce qu'il pouvait traduire par le fait qu'elle en rougissait! Jamais il n'aurait cru qu'Icanthyx puisse avoir la moindre attache envers son passé. Toutefois, cette jeune artiste, bien que ne désirant pas quitter les rues, avait longtemps voulu prendre des nouvelles de tout le monde et avait hésiter à leur écrire à plusieurs reprises, surtout à Dana qui lui avait permis de commencer à s'ouvrir un peu plus et à commencer à quitter son statu de statu de marbre.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mer 22 Juil - 0:25

La remarque de la jeune dessinatrice aux cheveux d’argent coupa Lelfic dans son élan et la question qui suivit lui arracha un hochet se surprise comme il la dévisageait avec des yeux ronds. Alors qu’il venait de retrouver Laure, alors qu’ils se racontaient des histoires et riaient ensembles comme s’il ne s’était jamais rien passé de fâcheux, cette nouvelle bombe venait bouleverser à nouveau la vie du jeune homme. La jeune dessinatrice semblait penser qu’elle connaissait l’établissement dont parlait Lelfic alors qu’il n’avait donné pour seule indication que le nom de son recteur, ce qui indiquait déjà que même si elle pouvait se tromper, il y avait peu de chances car Fraust était un nom peu courant. Mais plus fort encore, elle venait de demander des nouvelles de Twilight, Julian et Dana. Lelfic ne connaissait aucune Dana, mais Twilight était un élève de la Faculté qui lui avait laissé une grosse impression, et il l’avait entendu une fois mentionner le nom de Julian. La coïncidence était beaucoup trop énorme pour que s’en soit une, ce ne pouvait pas en être une. La seule conclusion possible à cette situation, c’est que cette jeune fille au cheveux blanc avait séjourné à la Faculté, la même Faculté où Lelfic avait trouvé refuge.

Lelfic ne sut quoi répondre et resta figé un bon moment, durant lequel le regard de Laure passait sans cesse de lui à la dessinatrice. Peut-être était-elle un peu contrariée que l’attention de lelfic soit ainsi détournée de sa personne, ou bien n’aimait-elle tout simplement pas ce silence figé de stupéfaction, toujours est-il qu’elle le brisa.

« Vous vous connaissez ? »

Revenant à la réalité, Lelfic regarda Laure, puis la jeune inconnue, puis à nouveau Laure.

« Non, je n’ai jamais vu cette personne. » Puis il se tourna à nouveau vers la dessinatrice. « Pour autan que je sache, Twilight va bien, mais je n’ai jamais rencontré ce Julian et je ne connais pas de Dana. Mais vous… vous avez séjourné à la Faculté ? Vous êtes aussi une… »

Le jeune homme regarda soudain Laure du coin de l’œil visiblement gêné, et même carrément angoissé, il avait failli en dire trop, et fut incapable de finir sa phrase. Il espéra vivement que personne ne la finirait à sa place, car cela le trahirait fatalement avant d’avoir pu parler à Laure de ce dont il voulait l’entretenir. Le jeune homme se sentait instinctivement attiré vers ses semblables, comme s’il était destiné à vivre en meute à la façon des loups, et il aurait bien voulu s’entretenir un peu avec cette jeune personne. Parler avec quelqu’un sans avoir à lui cacher sa vrai nature était une véritable bénédiction qu’il avait découvert en arrivant à la Fac’ et devoir cacher ce qu’il était à sa meilleure amie qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance était une torture, toutefois nécessaire pour rester en vie. Il était à présent horriblement tiraillé dans deux directions différentes, et il était incapable de savoir laquelle choisir. Fort heureusement, il pourrait peut-être repousser l’heure de ce choix jusqu’à ce qu’il puisse prendre une décision.

Pour couper court à une remarque maladroite, il se dit qu’il était opportun de faire les présentations.

« Je m’appelle Lelfic, et elle c’est Laure, mais elle n’est pas de la Faculté, elle travaille ici à New-York. »

Cela devrait suffire à faire comprendre à la jeune dessinatrice qu’il valait mieux tenir sa langue.
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Icanthyx Aizawa
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mer 22 Juil - 2:48

Pour peu, Icanthyx aurait cru que ce nouvel élève était totalement inconscient et ignorant de la réalité. Il ne fallait pas être un génie pour savoir quel terme suivait la fin de cette phrase si 'habilement' coupé, tout comme il fallait simplement être réaliste pour savoir que de dire ce genre de chose était suicidaire; surtout aux États-Unis, pays où la sécurité était une obsession. De plus, comme jamais cette jeune être au regard dépareillé n'avait fait part de sa réalité ailleurs qu'à la faculté et elle ne comptait pas la dévoiler devant son compagnon de voyage avec qui ils s'étaient promis de ne pas parler du passer et une parfaite inconnue. Enfin... c'était faut, elle avait bel et bien dévoilé qu'elle était mutante au début de son voyage, dans cette même ville, mais la situation était complètement différente, ce n'avait rien à voir avec le moment présent! Elle avait rencontré Sairoh et Zerrat sous un balcon, dans une ruelle miteuse, vivant la vie d'itinérante en quête d'un port pour commencer son voyage, et débutant une conversation trop étrange pour être décrite clairement. Ce n'avait rien à voir. Aussi, fidèle à son habitude, la jeune mutante ne dévoila rien de son soulagement. Le simple relâchement de ses épaules le démontrerait à un fin observateur, si non elle ne faisait mine de rien et retourna simplement à son dessin - elle était après tout payée pour ça - avec une pointe de nostalgie remontant à la surface de son œil vert, alors que le gris restait aussi mort que d'habitude.

Depuis leur arrivée en ville, cette voyageuse avait lu chaque article de chaque journal de cette ville et de ses banlieue (ce contentant de les feuilleter bien sûr) à la recherche de ne serait-ce qu'une seule information au sujet de la récidive de ce meurtrier en série, espérant de tout cœur ne rien trouver sur sa capture. N'avoir aucunes nouvelles de 'ceux' qu'elle était venu retrouver à New York l'inquiétait tout de même, bien qu'elle ait toujours fait de son mieux pour ne jamais le montrer. Bien sûr, depuis son voyage, Icanthyx c'était beaucoup ouverte et ses réactions étaient maintenant plus apparentes qu'avant, faisant en sorte qu'Angelos puisse une fois remarquer la nostalgie dans laquelle s'était plongé l'artiste de rue à leur arrivée. Elle n'avait rien dévoilé, seulement dit en souriant qu'il s'agissait du genre de moment où elle aurait préférer être encore cette même statu de marbre que lors de son arrivée à la Faculté en janvier dernier. Ah! C'était vrai, elle était entrain d'oublier son lien avec la Faculté juste en face d'elle!

Enfin, il n'y avait pas grand chose à en redire... il n'avait des nouvelles de personnes... donc rien de bien utile sur le moment. Peut-être serait-elle tenté d'y retourner, ou bien laisserait-elle sans doute simplement un petit mot pour ces deux jeunes gens au jeune mutant se tenant face à elle. Ce n'était pas si insensé, ça lui permettrait de s'éviter de devoir se retaper le voyage dans une caisse sur un bateau ou bien de risquer de décider de se lancer à jamais sur la vie de la marine marchande. Retenant un soupire, la dessinatrice se dit que décidément, il n'y avait que cet endroit (la Faculté) pour lui faire songer à un avenir de la sorte.


« Je m’appelle Lelfic, et elle c’est Laure, mais elle n’est pas de la Faculté, elle travaille ici à New-York. »

Faire les présentations au début... ouais, on était bien loin de cette conversation dans le fond d'une ruelle insalubre de cette ville... Enfin, c'était la civilisation et il faudrait s'y plier si elle voulait avoir la chance de continuer ses recherches. Mais quand même... c'était une drôle d'habitude que de toujours demander le nom des gens. Il y avait tant de gens qu'elle avait rencontré dans son voyage dont elle ignorait toujours le nom, alors qu'elle avait dévoilé le sien à pratiquement tout ceux ayant posé devant elle depuis son arrivée à New York. Enfin, ça ne ferait pas de mal non plus, ce n'était qu'un nom après tout.

"Je suis Icanthyx."

"Et mon nom est Angelos."

Le musicien avait arrêté de joué, puisque visiblement, c'était le début d'une conversation. Étant donné que cette jeune Icanthyx n'était pas des plus sociable, il devrait s'occuper de l'aider un peu! Et puis, puisqu'elle semblait avoir un lien vers la civilisation, c'était pour lui un moyen de la pousser vers une vie plus normal pour une jeune fille de son âge, il saurait ce débrouiller seul maintenant qu'il était au États-Unis.

"Pas est sociale," commença l'Argentin qui avait encore oublié l'usage des pronoms en français, "faut excuser."

"C'est bientôt terminé, Laure." fit seulement la mutante, amusé par la remarque d'Angelos.

"Mais, où c'est l'école? En Europe possible?"

Un sourire naquis sur les lèvres de la dessinatrice alors que son compagnon essayait d'en découvrir un peu plus tout en faisant la conversation à sa place. C'était peut-être différent de son précédent voyage... mais agréable quand même.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mer 22 Juil - 12:19

La jeune fille, qui se présenta comme étant Icanthyx, semblait avoir parfaitement compris, avant même que Lelfic essaie de lui faire comprendre. Il avait failli commettre une énorme bourde alors le la jeune fille semblait parfaitement se contrôler, peut-être était-elle coutumière de ce genre de rencontres. Elle ne parla que très peu, pour ne pas dire quasiment pas, trois mots pour se présenter, et presque aussi peu pour annoncer qu’elle avait bientôt terminé. C’était une personne un peu étrange, sans parler de son apparence, car rien ne semblait la toucher ou l’affecter, elle était probablement dotée d’un sang-froid à toute épreuve, ou d’une indifférence totale à l’égard du monde, mais le fait qu’elle ait demandé des nouvelles d’élèves de la fac invalidait cette hypothèse.

Sans le savoir, Lelfic venait de faire une de ces rencontres fortuites qui bouleversent la vie d’une manière ou d’une autre telles que seul le destin savait les créer. Remarquez, le hasard se débrouille très bien aussi dans ce domaine. Et Laure dans tout cela ? Sa bonne humeur ne semblait pas entamée mais elle avait l’air pressée de passer à autre chose. Aussi, dès que Icanthyx eut terminé son portrait, elle se leva et proposa d’aller boire un verre un verre quelque part, mais Lelfic, qui ne rendait compte de rien, répondit avec jovialité :

« Attend, il faut qu’elle me dessine aussi, je te l’avais promis. »

Sur quoi il pris la place de Laure pour se faire prendre le portrait par Icanthyx. C’était le jour parfait pour cela car il était heureux comme tout et rayonnait, comme un gamin le matin de Noël. Il était presque redevenu le Lelfic d’autrefois.

La remarque d’Angelos aurait put surprendre, mais pas tant que ça car il était bien visible qu’Icanthyx n’était pas du genre à s’ouvrir facilement aux autres. Mais la question était une autre histoire. Où se situait la Fac ? Le jeune homme ne savait pas s’il fallait répondre ou non. Confier ce secret, même à Laure, pouvait s’avérer dangereux pour tous les habitants de l’île, et ce serait sa faute si elle venait à apprendre que cette fac abritait des mutant et en révélait l’emplacement aux autorités. Mieux valait ne rien dire, et cela faisait un secret de plus à lui cacher.

« Je ne sais pas exactement où elle se situe, mais je sais qu’il faut prendre deux avions et deux bateaux pour y aller, c’est très loin d’ici. »

Il s’efforça de ne plus bouger pour qu’Icanthyx puisse le dessiner, mais sa bonne humeur l’incitait à parler, et il fini par s’adresser à elle.

« C’est incroyable qu’on se rencontre comme ça à l’autre bout du monde ! Cela fait longtemps que vous avez quitté la Faculté ? Vous allez y retourner un jour ? »

Qui aurait cru que ce garçon timide et réservé pouvait être une telle pipelette ?
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mer 22 Juil - 19:47

Icanthyx mettait les dernières retouches sur cette image des plus réalistes. Chaque détail donnait l'impression que l'image allait bientôt s'animer tel dans un livre fantastique, alors que les yeux pétillants de bonheur de la version noir et blanc de Laure pouvaient rivaliser avec ceux de l'humaine posant pour elle. Signant sa griffe des plus difficile à déchiffrer, la mutante finit par montrer son œuvre à la New-yorkaise avant de l'envelopper dans une feuille de papier de soit, évitant ainsi que le fusain qu'elle avait utilisé ne s'efface ou bien ne tache les doigts de la jeune femme. Cette idée, elle l'avait eu depuis longtemps, mais n'avait assez d'argent pour s'en procurer que depuis très peu. Elle ne faisait pas un énorme bénéfice depuis, mais ce n'était pas comme si cette mutante au regard dépareillé avait véritablement besoin d'argent pour autre chose que manger et dormir pour le moment. Enfin, elle rendit l'œuvre à Laure qui, visiblement, avait envi de faire autre chose de sa journée. Voilà qui devenait problématique! Enfin, elle pourrait toujours leur demander d'attendre un petit moment le temps qu'elle puisse griffonner deux petits mots à l'adresse de Julian et Dana afin de les donner à Lelfic pour qu'il les remette à son retour. Pourtant, il semblait, à son bonheur pour l'instant, que le jeune homme ait décidé de rester... à moins qu'il ne veuille simplement un dessin.

Attende, à son bonheur? Pour quelqu'un qui ne comptait rentrer à la Faculté et continuer ses recherches, elle était assez heureuse que son lien avec cet endroit lui ayant permis de retrouver un peu de paix soit encore présent. En fait, malgré tout, elle s'était tout de même attaché à cette petite part du monde, coupé de tout, et elle aimait l'idée d'en prendre indirectement des nouvelles avant de reprendre son train de vie particulier. Néanmoins, comme toujours, la réaction de cette jeune mutante ne fut rien de bien visible, toutefois, on pu tout de même lire un sourire sur ses lèvres alors que Lelfic s'installait devant elle, sur la chaise emprunté au refuge. Un observateur pourrait y voir de la gratitude et un silencieux merci... mais Icanthyx resterait Icanthyx et son habitude de ne pas parler plus que nécessaire n'était pas pour changer. Son voyage lui avait appris que les mots n'étaient pas nécessaires pour se faire comprendre et elle aimait bien cette manière de faire les choses.


"Mais, où c'est l'école? En Europe possible?"

« Je ne sais pas exactement où elle se situe, mais je sais qu’il faut prendre deux avions et deux bateaux pour y aller, c’est très loin d’ici. »

"Un autre voyage-personne!"

"On dit voyageur." Lui spécifia Icanthyx alors qu'elle entamait les traits de base au crayon, se disant que le musicien était définitivement meilleur pour ce qui était de la musique que des langues; bien qu'il ait au moins le mérite de se faire comprendre.

« C’est incroyable qu’on se rencontre comme ça à l’autre bout du monde ! Cela fait longtemps que vous avez quitté la Faculté ? Vous allez y retourner un jour ? »

Longtemps? Voyons voir... il fallait qu'elle se souvienne du temps qu'elle avait passée sur les routes. Pourtant, le temps avait passé si vite qu'elle n'avait pu se rendre compte de son passage, le voyage avait été si agréable et elle avait bien hâte de décider si elle comptait le continuer ou pas selon les circonstances. Enfin, pour répondre à la question, elle devrait se souvenir de la dernière chose qu'elle ait fait à la Faculté pour ainsi se souvenir de son temps de voyage. Voyons voir... ah! Oui, ils avaient annoncés le bal de la St-Valentin en début de moi et elle avait quitté fort peu après cette annonce... donc disons début février jusqu'à fin-avril... ça faisait donc environ trois mois qu'elle était partie, sur un mois passé là-bas. Seulement trois mois de voyage... c'était bien court à son avis pour tant de changement et de réalisation. Enfin, mieux valait se contenter de répondre pour l'instant.

"Je suis partie il y a trois mois, mais je ne sais pas trop si je vais y retourner encore..."

Elle n'avait pas besoin de spécifier pourquoi, après tout, Icanthyx ne le connaissait pas encore au point de partager sa vie et le but de son voyage. Surtout que de parler de celui - ceux - qu'elle désirait retrouver ici devant une New-yorkaise était suicidaire! Ce serait des plans pour le mettre Holmes en danger s'il allait bien ou bien pour se retrouver coincée pour de bon aux États-Unis et ça c'était problématique. Si elle se faisait prendre à avoir traversé illégalement la frontière, à connaître l'identité d'un meurtrier en série et en étant mutante... elle serait finie! Non, il ne fallait pas révéler le but de son voyage et la raison de sa présence ici.

"Mais qu'est-ce qui vous amène à New-York; à mes souvenirs, les autres élèves partaient assez euh..." Icanthyx s'arrêta un instant, cherchant le mot juste. Elle avait passé deux mois sans parler français, puis un autre où elle ne parlait que de manière très simplifiée, il faudrait donc retrouver un peu l'usage de la langue pour cette discussion. "rarement! de l'école, non?"
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 0:44

Après avoir répondu à la question de Lelfic, Icanthyx posa à son tour une question, de sa manière si particulière de parler et se comporter qui donnait au jeune homme l’impression qu’elle était indifférente à tout. Cependant, il savait qu’il ne fallait pas toujours se fier aux apparences et qu’elles pouvaient parfois être trompeuses, mais comme il n’était pas vraiment doué pour lire entre les lignes, loin de là, il était incapable de déterminer si la dessinatrice était vraiment indifférente ou simplement inexpressive. Mais cela n’avait pas une bien grande importance au fond, et il n’y pensait pas vraiment. Il répondit simplement à la question avec cet enthousiasme qui l’habitait depuis qu’il avait retrouvé Laure et ce sourire franc et sincère accroché à son visage, témoin de son bonheur du moment.

« En fait, je suis venu à New-York pour retrouver Laure. Je ne l’avais pas vue depuis plusieurs années, quand nous étions enfant, et c’est grâce à la l’aide de la Faculté que j’ai pu entreprendre ce voyage. Sans cela, je n’aurais même pas pu retrouver le village où nous avons grandit et donc l’endroit où Laure vivait maintenant. »

Oubliant qu’il était en train de se faire prendre le portrait, il se tourna vers Laure pour lui parler, mais sans marquer de pause après sa phrase précédente, laissant ses paroles sortir de façon ininterrompue.

« D’ailleurs, la gouvernante me fait dire qu’elle te passe le bonjour et qu’elle espère que tu est heureuse dans ce que tu fais et que tu deviendra une grande journaliste. J’aurais pu ne pas le reconnaître en la voyant, tous ses cheveux sont blanc ! Quand on était petits, elle avait les cheveux plus noirs que la nuit, et la différence est incroyable. »

La jeune femme blonde parut surprise par la réponse de Lelfic et n’en fit pas mystère.

« Tu as traversé la moitié du monde juste pour me retrouver ?! Mais si j’étais si importante pour toi, il ne fallait pas partir de l’orphelinat au milieu de la nuit ! »

Elle donnait l’air d’être exaspérée, mais ne ce n’était pas sincère car même si elle ne le montrait, elle était flattée par une telle initiative. Mais Lelfic parut soudain gêné et son expression se fit sérieuse comme il se retournait pour faire à nouveau face à la dessinatrice.

« Je suis désolé…, je ne pouvais pas rester. Je ne peux pas te dire pourquoi mais il fallait que je parte. Et c’est aussi un peu par nécessité que j’ai cherché à te retrouver malgré la raison qui m’a poussé à partir. »
« Et bien je ne sais pas ce qu’il en est mais de toute façon, je ne veux rien savoir. »

Elle avait dit en se retournant pour lui montrer son dos avec un air boudeur, mais cela ne demeura pas car elle revint très vite près de lui pour lui parler près de l’oreille, pas assez bas toutefois, pour cacher ce qu’elle disait à qu’Icanthyx.

« Promets-moi que tu ne ma laissera plus comme ça, à partir sans rien dire. C’est horriblement douloureux tu sais. »

Il y eut un instant de silence puis :

« Je te le promet. »

A dire la vérité, Lelfic commençait à envisager la possibilité de ne pas retourner à la Faculté, et de rester ici à New-York, pour faire sa vie là où il pourrait voir la personne qui lui était la plus chère au monde. Il ne restait plus qu’à attendre que Icanthyx termine son dessin, ensuite, il irait peut-être boire un verre quelque part avec Laure, ou bien il l’accompagnerait jusque chez elle pour voir son appartement. Ils parleraient des sujets pénibles plus tard, ils avaient le temps, tout le temps.
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 1:38

Tout en l'écoutant parler, Icanthyx continuait son œuvre, capturant les traits joyeux de son interlocuteur. Elle voulait capturer en image cette insouciance et cette bonne humeur qui était caractéristique de ce moment pour ce jeune homme. Capturer chaque trait et chaque parcelle d'émotion était ce qu'elle appréciait dans l'art visuel; c'était un peu comme recréer un moment de ses propres mains, gardant à jamais enfermé un souvenir sur une feuille de papier de manière parfois plus fidèle encore qu'une photo. Aussi, alors que Lelfic parlait, un léger sourire en coin pu se faire voir sur son visage pendant l'espace d'un instant alors qu'elle se disait que, décidément, elle n'était pas la seule à chercher quelqu'un dans cette ville géante. S'il avait réussi à trouver celle qu'il cherchait, peut-être trouverait-elle également? Enfin, pour l'instant, la seule chose étant sûr était que cet élève appréciait la Faculté et que celle-ci avait joué un rôle importante dans sa vie. Cela ne la regardait pas vraiment, mais quand même.

Ce n'est qu'au moment où il bougea que l'artiste de rue du stopper son mouvement, attendant qu'il décide de se remettre en place ou bien qu'il se souvient qu'il était présentement son modèle. C'est donc pourquoi Icanthyx prêta plus ample attention à ce qui se passait devant elle, à défaut de pouvoir continuer son œuvre. À ses yeux, le nouvel élève de la faculté lui semblait être un jeune homme encore innocent, semblable à la majorité des gens de leur âge; tout le contraire de ce qu'elle était en fait. Il respirait la joie de vivre et ses retrouvailles semblait faire de lui l'être le plus heureux du monde. Aussi, ce n'est qu'à ce moment que la jeune mutante au regard dépareillé plongea dans ses songes, cherchant à s'imaginer une énième fois à quoi pourrait bien ressembler les siennes si elles avaient un jour lieu. Ce devait bien être la seule chose pour laquelle Icanthyx avait cherché à imaginer ou à prévoir en fonction de future, jouant un peu contre son mode de vie. Mais elle avait si hâte de retrouver cette première personne à part son défunt frère qu'elle avait su qualifier d'ami. Il fallait espérer qu'il - ils - se souvienne/nt toujours d'elle...

Ce n'est qu'au moment où son modèle se retourna enfin, abordant une toute autre expression, que la dessinatrice remit les pieds sur Terre. À vrai dire, elle avait un peu perdu le file de la conversation se déroulant devant elle, mais comme celle-ci s'était égaré sur un terrain de la concernant pas, ce n'était rien de bien important pour elle. Toutefois, il s'avérait qu'à cause de ce changement si soudain, elle doive recommencer son dessin commençant à prendre forme. Un léger soupire la parcouru alors qu'elle haussait les épaules, changeant de page et recommençant son dessin, depuis le début. C'était tout de même dommage que leur conversation ait évolué sur une révélation brisant cette humeur si joyeuse et légère qui enveloppait la place. Même Angelos, qui avait remarqué ce changement regrettable sans comprendre le sens des mots, s'était remis à jouer, cherchant à détendre un peu l'atmosphère. Il semblait, également, à Icanthyx que c'était tout de même un peu de sa faute si cette humeur avait dérapé; si elle n'avait pas poser cette question un peu plus tôt, jamais le sujet ne serait tombé dans la conversation. Elle et sa grande bouche aussi... elle aurait du s'en tenir à son habituel silence, même si elle était tout de même heureuse de retrouver un lien avec la Faculté. Enfin, mieux valait dessiner et ne rien dire de plus, c'était mieux comme ça.


"Faut sourire." fit Angelos au bout d'un moment, en ayant assez de ce silence déplaisant "Le après-midi est beau, pas froid et êtes avec une bonne compania."

Icanthyx sourit face à ce commentaire fort typique de son compagnon de voyage, tout autant qu'à ses efforts pour parler une langue dont il ne connaissait que des bases. Toutefois, elle resta concentré sur son œuvre, ne voulant en aucun cas risquer de commettre une autre erreur risquant de gâcher la journée des deux êtres en face d'elle ou de blesser quelqu'un sans le vouloir. Au fond, même si elle ne le montrait pas, cette mutante s'intéressait beaucoup au monde l'entourant, elle ne savait juste pas l'exprimer à cause de cette méfiante et peur qui l'habitait constamment avant le début de son voyage. Néanmoins... voyant que la conversation ne risquait pas de reprendre, Icanthyx préféra demander un léger service maintenant au lieu d'attendre la fin où le silence règnerait sans doute encore.

"Si ça ne vous dérange pas trop... je voudrais savoir s'il serait possible pour vous de remettre quelque chose à quelqu'un lorsque vous rentrerez."

La dessinatrice se sentait terriblement gêner de demander un service du genre après avoir gâcher l'ambiance, expliquant pourquoi ses joues prirent une couleur dite 'normale', indiquant qu'elle rougissait.
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 2:35

L’attention de Lelfic fut soudain détournée de Laure par la voix du musicien qui disait de sourire, d’une façon très personnelle il faut le dire. Mais il avait du mal, son secret à cacher à Laure était un fardeau dans une telle situation et cela n’aidait pas à retrouver sa bonne humeur. Puis Icanthyx lui demanda un service, celui de remettre quelque chose à quelqu’un, comprendre par là quelqu’un à la Faculté, ce quelque chose étant probablement un message ou un cadeau souvenir. Seulement Lelfic n’était plus aussi certain qu’avant son départ de vouloir retourner à la Faculté, Laure était ici à New-York, et il était plus heureux avec elle qu’il ne l’avait été depuis plusieurs années. Bien sûr, il avait eut de très bons moment là-bas, c’était un lieux de paix et de bien-être, et le premier après l’orphelinat qu’il puisse considérer comme son foyer. Mais ce n’était rien de comparable avec cette sensation de plénitude que procurait la compagnie de son amie d’enfance. C’était comme s’il était de nouveau entier. Il était juste d’en informer Icanthyx.

« Je veux bien, ça ne me pose pas de problème, mais ce ne sera peut-être pas possible si… enfin je ne suis pas vraiment sûr de ce que je vais faire maintenant et il est possible que je ne retourne pas à la Faculté avant longtemps. »

Laure regarda son ami avec surprise et s’adressa à lui avec l’accent de l’incrédulité.

« Lelfic, mais qu’est-ce que tu nous fais là ? Je te reconnais à peine ! Tu était un garçon si jovial et énergique à l’orphelinat, et le premier à rire de tout et de rien, et regarde-toi tout timide et bien comme il faut ! »
« Ah bon ? Tant que ça ? » Lui répondit-il avec un petit sourire un peu forcé. »
« Le passage des années je suppose… »

Se souvenant qu’il était en train de se faire dessiner, un portrait qui devait être offert à Laure, il se remit correctement en place et essaya de suivre le conseil du musicien, à savoir sourire. Un exercice très difficile de sourire sur commande pour le jeune homme, et son étirement forcé des lèvres ressemblait plus à une grimace qu’à un sourire. En le voyant, Laure se mit à rire à gorge déployée.

« Hahaha ! Tu verrais ta tête ! »

Et elle continua de rire un bon moment en se tenant les côtes, à en avoir les larmes aux yeux. Le rire de son amie fut pour Lelfic comme une panacée et un sourire, un vrai cette fois, se dessina sur visage. Seulement l’espace de quelques secondes car ensuite, il se mit à rire avec Laure. A rire !!! Il n’avait plus rit depuis la mort de Sylvain ! Il était même étonné de ne pas avoir oublié comment on fait.

Lorsque leur hilarité à tous les deux se fut calmée, il fit de nouveau face à Icanthyx. Il avait retrouvé sa bonne humeur et son sourire, tout était rentré dans l’ordre. La magie de ces instants bénis resterait à jamais gravée en lui, comme un joyau précieux incrusté dans son cœur. Il inspira un grand coup pour remplir ses poumons d’air, comme s’emplissait en même temps de l’agréable ambiance et de son propre bonheur, puis il s’adressa de nouveau à Icanthyx, toujours avec son sourire et sa bonne humeur.

« Désolé pour ça, mais ça fait du bien. Alors, dans le cas où je retournerais à la Faculté, que voulez-vous que je transmette et à qui ? »


Dernière édition par Lelfic le Jeu 23 Juil - 3:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 3:13

« Je veux bien, ça ne me pose pas de problème, mais ce ne sera peut-être pas possible si… enfin je n’ai pas vraiment sûr de ce que je vais faire maintenant et il est possible que je ne retourne pas à la Faculté avant longtemps. »

Tient... c'était tout de même dommage. Enfin, en même temps, Icanthyx ne savait même pas si son ex-compagnon de chambre et cette québecoise qu'elle avait rencontré de manière quelque peu particulière dans la cafétéria se souvenaient encore de son court passage ou souhaitaient recevoir des nouvelles. En fait, ce qui était véritablement dommage était le fait que, malgré que ce jeune homme ait parlé aussi positivement de la Faculté, il soit entrain de parler de quitter cet endroit qu'il avait qualifié de 'parfaite pour lui'. Bien que d'un sens, elle avait quitté un endroit lui apportant un peu de paix également... mais elle ne pouvait pas dire que la Faculté soit ce qu'on appelle la perfection à ses yeux non plus. Vraiment, cette dessinatrice pensait beaucoup à cette 'école' tout d'un coup. Sans doute était-ce seulement parce qu'elle se trouvait face à l'un de ses élèves et qu'Angelos lui parlait de plus en plus souvent de stabilité entre ses projets de voyage vers l'Afrique. Ce ne devait rien être de bien important et mieux valait continuer à dessiner une fois s'être contenté de hausser les épaules.

« Lelfic, mais qu’est-ce que tu nous fais là ? Je te reconnais à peine ! Tu était un garçon si jovial et énergique à l’orphelinat, et le premier à rire de tout et de rien, et regarde-toi tout timide et bien comme il faut ! »
*Tient... lui aussi est orphelin?* pensa seulement la dessinatrice alors qu'elle continuait sur ce second portrait.
« Ah bon ? Tant que ça ? »
« Le passage des années je suppose… »

Alors qu'Icanthyx levait les yeux de sa feuille pour prendre un repère visuel sur le visage de Lelfic, elle eu la surprise de tomber sur une sorte de sourire étrange, déclenchant le rire de la New-yorkaise, qui fut bien sûr rapidement suivit par un fou rire qu'Angelos tenta au mieux de réprimer par politesse. Pour ça part, la jeune mutante ne démontra qu'un sourire amusé alors qu'elle fermait les yeux pour un instant à défaut de les rouler. Après tout, on parlait de politesse, elle ne connaissait pas vraiment cet élève (bien que la conversation lui en ait révélé beaucoup à son sujet) et seule Laure qui le connaissait bien avait droit d'en rire. Ce n'est que lorsque le jeune homme commença à rire à son tour que la mutante au physique décoloré ouvrit les yeux, souriant alors que son visage démontrait de l'enthousiasme et que son œil vert reprenait un peu de brillance. Elle reprit la page où elle avait commencé son précédent portrait, mit son crayon de côté et s'attaqua au fusain, indiquant que la base était terminée et qu'elle pouvait enfin commencer à vraiment donner une vie à cette image. Au moins, cet élève aurait, tout comme elle avait eu la première fois, un bon souvenir de son passage dans cette ville. Et si son souvenir n'était que moindrement aussi heureux que le sien avait été... alors ce serait un souvenir merveilleux.

« Désolé pour ça, mais ça fait du bien. Alors, dans le cas où je retournerais à la Faculté, que voulez-vous que je transmette et à qui ? »

Et dire que la dernière fois qu'elle était venue, elle voyait les gens civilisés comme des gens voulant absolument trouver le pouvoir ou être meilleur que les autres, classant tout le monde en deux catégories distinctes: dominé et dominant. Toutefois, depuis son voyage, elle avait vue tant de variante et avait vécu tant de moment mémorable que seul un voyage dans un lieu totalement inconnu et dépaysant pouvait offrir que sa manière de voir le monde avait changé de manière assez impressionnante. Prenons seulement le moment présent par exemple: du moment où elle était encore à la faculté, se faire rendre un service par quelqu'un lui aurait immédiatement indiqué que cette personne désirait quelque chose en retour et que ce ne serait rien de spécialement agréable. Aujourd'hui, Icanthyx croyait que l'humain était capable de bonté et de ne rien attendre en retour; c'était un avancement considérable! C'était signe que l'emprise psychologique que les Tinkler avait sur elle s'effaçait et qu'elle commençait enfin à reprendre sa liberté. Enfin, pour le moment, mieux valait répondre et ne pas faire attendre cet élève qui préférait sans doute passer un bon moment avec sa compagne plutôt que de bavarder avec une dessinatrice.

"Et bien... je prendrai seulement quelques minutes pour scra...griffonner un petit quelque chose pour Dana, en espérant qu'elle soit toujours là. Ça ne sera rien de bien long, je ne voudrais pas vous make...retarder."

"Porque no das lo que quieres dar de tus manos?" [=>Pourquoi tu ne lui donnes pas ce que tu veux donner de tes mains?]
"No voy a 'estabilizarme' Angelos..." [=>Je ne vais pas me 'stabiliser' Angelos...]

Décidément, quand il décidait de s'y mettre celui-là... Ce n'était pas parce qu'elle avait seulement seize ans (bientôt dix-sept) et que les autres gens de son âge menaient une vie normal incluant l'école et un domicile fixe que cette mutante au regard si particulier devait en faire autant! Aussi, en répondant, Icanthyx n'avait que lancé un regard en biais au musicien, alors qu'elle perdait toute trace sourire, retrouvant son visage neutre pendant l'espace d'un temps. Toutefois, retourner à son dessin la détendit, laissant naître sur son visage une expression seulement décourager ou exaspéré par son aîné, alors que le coin de ses lèvres démontrait à quel point exercer son art pouvait faire son bonheur.
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 4:11

Le jeune homme acquiesça d’un hochement de tête à la réponse d’Icanthyx et passa les minutes suivantes à s’efforcer de rester immobile. La dessinatrice concentrée sur son travail ne disait rien, ce qui semblait d’ailleurs être une habitude chez elle, et Laure s’était tue comme Lelfic, car ils préféraient être seuls pour parler vraiment, se raconter leur vie respective, leurs rêves et leurs espoirs. Ils avaient le temps et pour le moment, ils profitaient du silence relatif du parc et de ce moment de détente. Angelos continuait de jouer de sa guitare, une mélodie douce et relaxante, parfaite pour accompagner ce moment de calme sérénité, les notes tombant de ses cordes les unes après les autres et s’enchaînant pour devenir un air agréable à écouter. Le vent frais fit bruisser les feuilles des arbres qui leur offrait une ombre clairsemée, l’air n’était certes pas aussi pur que dans les campagnes de sa France natale, mais il était beaucoup plus respirable dans ce grand parc que dans les rues de la cité qui ne dort jamais.

Les minutes s’écoulèrent tranquillement, dans un calme silence, mais pas un de ces silences que l’on a envie de combler quitte à dire un bêtise, mais un silence reposant et agréable dont on profite tant qu’il dure. Et il dura jusqu’à ce qu’Icanthyx annonce enfin qu’elle avait terminé. Lelfic se leva de son tabouret en s’étirant, il n’était pourtant pas resté assis pendant des heures, et remercia Icanthyx après lui avoir payé la somme dûe, plus un petit pourboire pas si petit que ça (« c’est Fraust qui régale »).
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 4:58

Une fois son œuvre terminée, la jeune mutante rangea ses crayons soigneusement dans une petite boîte que lui avait offert l'un des matelots du bateau sur lequel elle s'était embarqué pour sa traversé jusqu'en Amérique du Sud. C'était une boîte tout à fait banale, mais elle renfermait de merveilleux souvenirs de sa traversé en mer, la seule qu'elle n'avait pas fait dans la caisse d'un bateau de marchandise, cela avait le mérite d'être mémorable. Enfin, elle enveloppa sa création dans une feuille de papier de soie et la tendit à Lelfic en souriant. Elle était heureuse qu'il ait pu sourire au final, faisant en sorte que ce souvenir reste à jamais heureux, même sur cette simple image qui viendrait lui rappeler à jamais cette si courte journée. Oui... car lorsqu'on y repense, tout souvenir agréable semble court, si court, trop court pour qu'on prenne vraiment le temps d'en profiter et de l'apprécier à sa juste valeur. Elle espérait que ce jeune homme profite de son séjour à New-York un peu plus qu'elle n'avait profité du sien, bien qu'en fait c'était surtout une manière pour elle de transférer ses émotions ailleurs que sur elle-même. Après tout, Icanthyx avait longtemps regretté de ne pas avoir profité de cette rencontre étrange, mais elle avait été tant submergée par tant de nouveauté qu'elle n'avait réalisé qu'elle devait profité de ce moment unique... de son premier rire et sourire depuis si longtemps.

Réalisant qu'elle s'était laissée aller à sa rêverie, Icanthyx secoua légèrement la tête et tendit l'œuvre au jeune homme, le remerciant pour ce pourboire inattendu; voilà qui compenserait un peu pour la tranquillité de ce jour. Aussi, la jeune mutante se pencha de nouveau sur sa planche a dessin, griffonnant (c'est un grand mot puisse que l'image était tout de même fort bien réussie) le parc dans lequel ils étaient, laissant pourtant un vaste espace vide au centre, là où son message prendrait place. La rapidité d'exécution des traits de la jeune fille laissait croire qu'elle dessinait depuis toujours, ce qui était vrai en partie seulement; elle ne dessinait, d'après son frère, que depuis son 'réveil' au milieu de son enfance. Enfin, au centre de cette image, on pouvait y lire le texte suivant:


Citation :
Chère Dana,

j'espère que tu es toujours à la Faculté. Encore désolé d'être partie sans rien dire, mais je ne me sentais plus à ma place entre ses murs, j'avais besoin de reprendre un peu d'air et d'entreprendre un nouveau voyage. Ça m'a vraiment fait du bien je dois dire, mais je ne pense pas retourner dans 'notre petit coin de pays', ça me ferait un peu trop étrange après être passé de l'Inde jusqu'à l'Égypte, puis de l'Argentine jusqu'à New-York. Je ne pense pas rester dans cette ville longtemps non plus, je veux seulement retrouver quelqu'un et je verrai après; je songe à l'Afrique.

Si non, tu vas toujours bien? J'ai entendu dire qu'il y avait un nouveau professeur, j'espère qu'il est sympa' avec toi et les autres aussi. Je suis désolé de ne pas pouvoir vraiment te laisser répondre, j'aimerais vraiment avoir de tes nouvelles, mais comme je suis sans domicile fixe, ça serait un peu difficile. Enfin, en même temps, je ne sais pas si cette lettre t'arrivera donc...
Bon, je vais m'arrêter ici, je ne veux pas faire attendre celui qui a si gentiment accepté de te remettre cette lettre.

Prend bien soin de toi,

Icanthyx.

La jeune mutante au regard dépareillé plia la feuille en quatre avant de la tendre à Lelfic, légèrement gêné de demander ce genre de chose. Elle n'était même pas sûr qu'il lui donnerait cette lettre en fait... peut-être avait-il seulement été poli et accepté sans avoir l'intention de le faire. Enfin, c'était un risque à prendre, ce n'était pas pire que si Dana était rentré dans leur Québec natal.

"Merci... je l'aurais bien fait moi-même... mais comme je pense continuer à voyager jusqu'en Afrique, ce sera un peu compliquer."

Angelos poussa un soupire découragé, mais amusé, alors qu'il se rendait compte un peu plus à chaque fois que cette jeune fille n'était pas prête de vivre normalement. Il connaissait son avis sur les gens dit 'civilisés', mais elle devrait apprendre à faire confiance à ce monde un jour si elle ne voulait pas se retrouver comme lui, vingt ans passé, à chercher un endroit où vivre en se demandant s'il pourrait manger le lendemain! Dire que ce mode de vie lui convenait... c'était dommage pour un tel potentiel à son avis; enfin, c'était son choix. Aussi, ayant décidé d'ignoré le soupire du musicien, Icanthyx se contenta de souhaiter une bonne journée aux deux jeunes gens avant d'attendre un moment et de replonger le nez dans un cahier a dessin qu'elle gardait pour ses souvenirs, tournant les pages jusqu'au dessin d'un rat encadrant un jeune homme tout juste plus jeune qu'Angelos, visiblement un itinérant n'ayant jamais mis les pieds dans un refuge, présentant un sourire tout simplement joyeux, dont les yeux présentait deux expressions opposées; l'un appartenait à Sairoh (joyeux, simple et naïf) alors que le second appartenait à Zerrat (plus sérieux et mature).

"You missed a chance there small one." fit l'Argentin en posant une main sur son épaule. "That might have been your only chance to come back."
"I don't care..." répondit la mutante en effleurant le visage du bout des doigts, "I won't move from here until I find news from him, and after that, I'll leave for Africa. There's no way I'll get in to a world I can't trust."
"You should trust them more than me dear..."

En théorie, il avait raison... mais Icanthyx se sentait tout de même plus en sécurité dans les rues que dans n'importe quel foyer.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 15:17

Lorsque la dessinatrice eut terminé d’écrire son message, Lelfic pris le papier plié en quatre et ouvrit sa mallette posée à plat sur le sol pour l’y ranger. Là, le message serait en sécurité, car cette valise noire contenait ce que le jeune archer avait de plus précieux : son arc, et il y faisait particulièrement attention. Il se tourna ensuite vers Laure et ils se sourirent du même sourire franc de satisfaction, comme s’ils venaient d’accomplir quelque hilarante farce. Puis ils s’échangèrent leur dessin, Lelfic avait maintenant le portrait de Laure et Laure celui de Lelfic. C’était comme remonter le temps et redevenir un enfant espiègle et joueur. Le jeune homme dit au revoir à Icanthyx et Angelos, leur souhaitant une bonne fin de journée, et précisant qu’il se reverraient peut-être bientôt si la providence le permettait, puis il s’éloigna avec Laure.

Les deux jeunes gens avaient passé un agréable moment, mais la journée commençait à tirer sur sa fin et la faim se ferait bientôt sentir. Pour fêter leurs retrouvailles, ils dînèrent dans un restaurant ce soir-là, ce n’était pas un lieux de luxe, mais il était convivial et agréable, décoré à la façon chalet campagnard, on y servait diverses spécialités européennes. Un endroit que la jeune femme appréciait beaucoup et qu’elle voulait faire connaître à son compagnon retrouvé. Pour Lelfic, ce fut encore une expérience inédite, car il n’avait encore jamais eu l’occasion de mange dans un restaurant. Il n’avait pas l’habitude de se faire servir et Laure ne cessait d’essayer de la convaincre que les serveurs étaient payés pour ça et donc que cela ne les dérangeait pas. Il ne but qu’un fon de verre du vin rouge commandé pour le repas et Laure, qui avait une bonne descente sans en avoir trop l’air, en vida le reste de la bouteille, ce qui la rendit euphorique et d’humeur encore plus joyeuse.

Après ce bon dîner, ils sortirent dans l’air frais du soir nocturne et Laure appela un taxi, car elle « n’avait pas envie de marcher jusque chez elle ce soir ». Il arrivèrent donc assez vite à un immeuble plutôt coquet, mais sans être luxueux ou tape à l’œil, c’était toutefois un bel endroit pour vivre et elle expliqua qu’elle avait la chance d’avoir un mécène jouant de ses relations pour lui octroyer un appartement ici à bas prix. L’ascenseur les amena jusqu’au septième étage où Laure sortit ses clefs pour ouvrir la porte de son apaprtement et y entrer sans cérémonie. Lelfic resta sur le seuil en la regardant enlever ses chaussures et les laisser négligemment dans l’entrée. Il devait songer à trouver un endroit où dormir pour la nuit lui aussi, ce n’est pas les hôtels qui manquaient dans les environs. Mais alors qu’il s’apprêtait à redescendre, la voir de Laure le retint depuis l’entrée de l’appartement.

« Lelfic ! Alors, qu’est-ce tu attends pour entrer ? Et ferme la porte derrière toi. »

Un peu gêné, mais ravi, il n’hésita qu’une courte seconde avant d’obtempérer. L’appartement était plutôt petit, mais il y avait bien assez de place pour vivre, meublé assez simplement et de façon plutôt classique.

« J’espère que ça ne te dérangera pas de dormir sur le canapé. T’inquiète pas, il est assez confortable. »
« Pas de problème. »

De ce côté, il n'était vraiment pas difficile, après avoir dormi plus souvent qu'à son tour avec l'herbe humide pour seul matelas et le ciel étoilé pour toute couverture. Les deux jeunes gens continuèrent à discuter de tout ce qui leur passait par la tête pendant toute la soirée, qui faisait en fait une bonne partie de la nuit. Jusqu’à ce que Laure dise qu’elle devait aller se coucher parce qu’elle devait malgré tout retourner travailler le lendemain. Il attendit donc qu’elle soit rentrée dans sa cambre pour s’enrouler dans une couverture et s’allonger sur le canapé. La journée avait été fantastique, c’était presque trop beau pour être vrai, il craignait un peu qu’en se réveillant le lendemain, tout ceci n’ait été qu’un rêve. Cependant, il s’endormit tout de même comme une masse, fatigué par les derniers évènements et le décalage horaire.

La nuit passa, comme passe le temps, comme passe la vie, et le matin vint comme tous les autres matin avant celui-là. Une fois n’étant pas coutume, Lelfic s’éveilla bien après le lever du soleil et Laure était déjà partie au travail. Mais étant un habitué des grands espaces, le jeune homme ne pouvait pas rester là à attendre le soir, il décida donc de sortir s’aérer, pourquoi pas retourner au parc, l’endroit le plus agréable de cette ville. Avec un peu de chance, il pourrait y retrouver Icanthyx et discuter un peu plus avec elle. Mais discuter que quoi ?

Et puis après tout, peu importait, il verrait bien sur place. Peut-être lui demanderait-il de lui raconter ses voyages ? Enfin, s’il avait la chance de la retrouver, rien n’était moins sûr.
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 17:32

Time Square, lumière et insomnie, parfait pour continuer à se faire un peu d'argent en attendant que le refuge pour sans abri où nos deux itinérants avaient décidés de passer leur nuit ne ferme ses portes. N'ayant pas besoin d'argent pour autre chose que de manger, Icanthyx s'occupait du service du soir dans ce refuge, quittant le parc pendant deux heures, garantissant ainsi une place à Angelos alors qu'elle préférait payer la sienne (ce n'était pas cher avec un seul dessin elle pouvait avoir un toit). Aussi, suite à ce repas, cette mutante au physique décoloré retrouvait son compagnon de voyage sur Time Square, s'assurant assez de lumière pour pouvoir continuer ses œuvres alors que la musique de son compagnon se faisait plus entraînante et mouvementée. En même temps, il s'agissait d'un moyen pour cette mutante de voir un peu plus de la ville, arrivant dans un lieu où elle aurait, à son avis, bien plus de chance de croiser Sairoh et Zerrat que dans le calme de Central Park. C'était un rythme de vie fort moins agréable que celui du reste du voyage, mais de cette manière, elle aidait Angelos à se faire une base monétaire pour prendre enfin une vie stable et elle pouvait chercher 'ceux' qu'elle désirait retrouver sans se mêler au danger des rues nocturnes de New-York. Après tout... Icanthyx avait beau se sentir plus en confiance dans les rues, il y avait toujours des limites et elle n'était pas inconsciente non plus.

Ce soir, sur le chemin du retour, le musicien revint un instant sur la rencontre du pensionnaire qu'ils avaient croisé dans le parc, cherchant encore une fois à convaincre cette jeune voyageuse de retrouver également un peu de stabilité. C'était peine perdu, elle ne voulait rien entendre. Fort heureusement pour elle, Angelos était l'une des seules personnes (voir même la seule en fait) à qui elle acceptait de tenir tête et jouait de son habituelle expression inexpressive pour jouer la carte de l'indifférence. En vérité, elle était seulement agacée par toutes ses tentatives et cela lui donnait même de moins en moins envi de retourner à la vie dite 'développée et civilisée', préférant nettement l'ambiance des rues. Pourtant, ce n'était pas faute de ne pas y avoir pensé, au contraire, mais en même temps... comment pourrait-elle être pleinement à son aise si elle était incapable d'accorder sa confiance envers ceux auprès de qui elle se trouverait?


"Your trust is wrong miss." Fit Angelos en se retournant vers Icanthyx, ne voyant qu'un seul moyen de replacer pour de bon la confiance de cette gamine imprudente. "I told you countless time that you shouldn't trust me."

S'il devait lui prouver qu'elle faisait fausse route, alors il le ferait à sa manière; tant pis si Icanthyx y laissait des plumes... elle l'avait cherché à son avis! Aussi, il l'entraîna dans une ruelle, dépeignant un visage sévère que la jeune mutante n'avait encore jamais vue sur son visage (sauf une fois en Honduras), ne présageant rien de bon. Son masque d'indifférence n'était plus et elle devait faire de son mieux pour ne pas faire en sorte que sa panique ne se fasse voir. Si elle avait douté un moment, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, que ce musicien ne cherche qu'à lui démontrer son point de vu de manière traditionnel, elle ne comprit dans quel pétrin elle s'était enlisé qu'au moment où il la plaqua contre le mur d'une ruelle vide, loin des regards. L'artiste de rue pouvait sentir son cœur tambouriner contre sa cage thoracique alors que l'aîné serrait ses poignets ensemble et la prenait par la taille; elle était allée trop loin, elle aurait du savoir qu'elle ne pouvait avoir confiance.

"And now," murmura l'Argentin à son oreille, "I'll have fun and get paid for it."

Complètement paniquée, la jeune mutante se débattis au mieux alors qu'autour d'elle, toute trace de couleur outre son œil vert s'effaçait, faisant du monde un film en noir et blanc. Ce n'est qu'au moment où il réalisa ce phénomène qu'Angelos s'éloigna, stupéfait par ce phénomène et apeuré par sa permanence.

"WHAT THE FUCK ARE YOU!? Bring me back to normal!"

Sans même attendre une seconde de plus, Icanthyx prit la fuite, perdant l'équilibre à quelques moment alors qu'elle ne cherchait qu'à s'éloigner. Partir de là et ne plus rester à New-York, s'embarquer de nouveau sur un bateau et partir pour l'Afrique, elle le ferait dès le lendemain matin. Mais qu'est-ce qui pouvait bien lui indiquer qu'elle ne retomberait pas sur un autre 'Angelos', et que ferait-elle pour Sairoh et Zerrat? Trop de question pour le retour de ses maux de tête et pour lui permettre de penser clairement à un endroit où trouver refuge pour la nuit, car une chose était sûr, elle ne pouvait aller dans ce même refuge pour sans-abris qu'ils avaient trouvés à leur arrivée. Ce n'est que loin de Time Square que la jeune fille se permis enfin de s'arrêter, prenant le temps de respirer un instant avant de se diriger vers Central Park. Une scène avait été aménagée pour un concert bénéfique qui aurait lieu le lendemain, elle pourrait toujours dormir sous celle-ci...

* * *


Ce matin là, Icanthyx était installé sur un banc de parc, les yeux visiblement fatigués, indiquant qu'elle n'avait pas dormis la veille. Elle n'avait pas faim non plus, mais elle préférait attendre un peu que l'appétit ne lui revienne avant de s'aventurer vers le port, bien que cela restait encore à décider. Sans doute n'offrirait-elle pas ses services de dessinatrice aujourd'hui, préférant se remettre de ses émotions plutôt que de rencontrer divers gens au cours de la journée et de se montrer sur ses gardes toute la journée. Ce n'est donc qu'au bout d'un moment que la jeune mutante se leva dans un soupire, se disant que de marcher un peu lui ferait le plus grand bien et réveillerait peut-être son appétit du même coup.

Ce n'est qu'après quelques temps de marche, ne cherchez pas à savoir combien, Icanthyx avait perdu la notion du temps depuis longtemps, que cette jeune mutante au regard si étrange remarqua une tête connue. Au bien sûr, il ne s'agissait pas de celui pour qui elle avait entrepris de remonter jusqu'à cette ville, mais quand même une tête connu: Lelfic. Elle n'était pas vraiment sûr d'être à l'aise pour parler à qui que ce soit en ce jour, mais elle se dit que c'était comme à cheval après une mauvaise chute: il faut remonter tout de suite pour ne pas en avoir peur à jamais. Comme elle ne désirait pas briser les progrès en question de confiance et d'ouverture que son voyage lui avait apporté à cause d'un seul musicien, elle préférait encore s'approcher de cet élève de son âge que de parler à n'importe qui au hasard dans la rue; qui sait ce qui peut arriver!


"Tient... vous n'êtes pas avec votre compagne aujourd'hui?" Aborda Icanthyx qui, visiblement, n'avait pas l'habitude d'aborder les gens...
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 18:19

Lelfic marchait depuis un petit moment maintenant sous les ramures des arbres. Il ne cherchait pas Icanthyx, il ne faisait que se promener dans les allées verdoyantes en profitant de l’instant paisible et de la brise fraiche. Mais ce bienheureux émerveillement ne pouvait pas durer éternellement. Il était venu à New-York pour une raison précise : parler avec Laure de ce qui était arrivé un Sylvain, et il le ferait la prochaine fois qu’il la verrait. Mais en attendant, une autre journée de paix ne serait pas de trop. Mais alors qu’il se promenait autant dans ses pensées que dans le parc, il fut interpellé par une voix qui lui était familière, et en revenant à la réalité, il vit Icanthyx devant lui. La jeune fille faisait presque sa taille, tandis que Laure était devenue un peu plus grande que lui avec les années.

« Non, elle travaille au journal, je la reverrais ce soir. Et vous, vous n’êtes pas avec Angelos ? »

Il affichait maintenant une expression normal, ni la pure joie de la veille, ni la grise mine renfermée de ses mauvais temps mais un juste milieu entre les deux.
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 18:53

Tient c'est vrai, il faudrait qu'elle trouve une excuse pour expliquer que ce musicien ne serait plus sur son chemin. Elle n'était tout de même pas pour parler de la veille, ce n'était pas le temps des confidences douteuses ou bien de révéler cet épisode fort humiliant et il était fort probable que ce ne soit jamais le moment pour ça. Sans doute serait-il bon d'exploiter le fait que cet homme parlait si souvent de ramasser de l'argent ici avant de retourner s'installer dans un pays d'Amérique Centrale, elle pourrait toujours mentir et dire qu'il était parti dans une ville plus musicale ou alors dans l'une des banlieues de New-York. Enfin, une chose était sûr, leurs routes s'étaient séparées et n'étaient pas prêtes de se recroiser!

"Il est parti vers l'Ouest hier. Il compte redescendre les États-Unis, se faire un peu d'argent et retourner s'installer quelque part entre l'Équateur et le Tropique du Capricorne sans doute."

Tout en parlant, Icanthyx avait haussé les épaules, insinuant que l'Argentin ne savait pas précisément où il allait et que cela ne lui dérangeait pas tant que ça. Après tout, il était seulement question d'un compagnon de voyage, ce n'était pas comme s'il avait marqué sa vie d'une manière ou d'une autre. Enfin, ça, c'était la version qu'elle donnait de par les apparences, alors qu'en réalité, il avait véritablement influencé sa manière de voir les choses, mais d'un côté fort peu positif il fallait l'avouer. Mais ça, un élève qu'elle n'avait rencontré que la veille n'avait pas à le savoir, personne n'avait à le savoir, et elle préférait prendre le risque qu'il la voit comme une autre gamine complètement indifférente qui ne vit que pour elle-même plutôt que d'avoir à s'expliquer. Et puis, ce n'était pas comme si l'opinion de cette personne comptait réellement... comptait-elle? Fort peu, pour le moment il s'agissait seulement d'un moyen pour elle de penser à autre chose et d'éviter de retomber dans son ancien et si habituel état de méfiance dont elle avait eu tant de mal à ce débarrasser. Quant à savoir ce qui arriverait au cours de cette conversation, bonne question, personne ne peut le savoir donc autant laisser filer le cours des choses et le suivre sans ce poser de question, comme elle avait appris à le faire avec le voyage. Mais avant tout... il faudrait parler tient...

"Ça vous dérange si je marche un peu avec vous?" demanda-t-elle sur son habituelle voix calme et posée, ne sachant pas trop si cela paraîtrait comme 'trop' de mentionner qu'elle ne comptait pas s'installer avant l'après-midi ou non.

Commencer une conversation... voilà qui était bien étrange et compliqué pour elle qui ne parlait pratiquement pas. Avec son frère, parler était simple et tout les mots coulaient toujours de source, puis il y avait eu ceux qu'elle recherchait qui lui avait donné, à sa plus grande surprise, cette même impression, tout comme Dana, malgré quelques efforts au moment de leur rencontre. Mais maintenant, elle devait tenter de débuter quelque chose... sans doute poser une simple question et suivre le sujet, non? Mais une question... cela ne la regardait strictement pas! La vie de ce jeune homme n'était pas de ses affaires après tout et... et c'était ainsi qu'on commence à parler. Bon, tant pis, il n'aurait qu'à ne pas répondre s'il ne le voulait pas, ce n'était pas bien compliqué en fait. C'est donc pourquoi Icanthyx décida d'enfin se prendre en main et d'essayer de parler un peu, en espérant ne pas tomber à côté de la traque comme on dit.


"Au fait, hier vous parliez de ne peut-être pas retourner à la Faculté. Mais n'avez-vous pas dit que cet endroit était parfait pour vous?"

Et oui... c'était sa manière de demander pourquoi il ne comptait pas rentrer en Indonésie... Décidément, cette mutante au regard dépareillé avait encore beaucoup de chemin à faire côté social. Peut-être la marine marchande serait un bon moyen de l'aider à parler un peu plus, ce serait à envisager.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 19:28

Ainsi le compagnon d’Icanthyx était partit de son côté. Et elle semblait prendre cela avec une étonnante indifférence que Lelfic avait un peu de mal à comprendre. Mais il n’eut pas le loisir de s’attarder sur cette particularité de la jeune fille décolorée car elle lui posa une question qui le prit de court. Pourquoi ne pas revenir à la Faculté ? C’était évident, pour Laure. Il se plaisait beaucoup à la Faculté, mais ici, à New-York, il y avait Laure, avec qui il avait l’impression d’avoir retrouvé quelque chose qu’on lui aurait arraché. Avec elle, il pouvait rire de bon cœur et cela n’avait pas de prix. Cela pouvait ne pas durer cependant et sa décision n’était pas encore prise. L’issue de la prochaine discussion qu’il aurait avec elle serait déterminante. Mais en attendant, il ne pouvait pas parler de choses de ce genre à une inconnue, il essaya donc d’éluder la question, exercice dont il était loin d’être coutumier.

« Eh bien, j’hésite en réalité, c’est une décision importante et je ne veux pas me presser, mais j’ai le temps. Mais pour dire la vérité, en dehors de ce parc cette ville ne me plait pas. Tout ce monde, toutes ces voitures, tout ce bruit en permanence et cet air irrespirable, je ne sais pas comment ils font tous pour s’entasser de la sorte. Mais il y aussi des choses fantastiques, par exemple ce restaurant où on a mangé hier soir, je n’avais jamais vu ça. Et vous, où avez-vous voyagé pendant ces trois mois ? Vous avez dut voir plein de choses merveilleuses non ? »
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 23 Juil - 20:08

Et voilà, elle venait de poser une question qu'il ne fallait pas. Enfin, au moins, il ne semblait pas avoir démontré de réaction négative s'annonçant mauvaise pour elle ou bien montrant qu'elle ait été trop loin. En fait, ce jeune homme s'avançait pas mal dans la même direction qu'elle: passer le temps en cherchant à parler de choses qui n'intéressait pas vraiment au fond. Après tout, ni l'un ni l'autre ne se connaissaient, il ne s'agissait que d'une rencontre ayant offert un drôle de hasard, mais rien de plus ne justifiant de partager leur vie. Mais bon, comme cette mutante avait comme règle de toujours répondre aux questions lui étant poser dans la plus grande politesse, elle n'allait tout de même pas laisser cette question en plan. Aussi, sans doute ferait-elle bien de tenter de démontrer un certain intérêt pour cet essai de début de conversation d'une manière ou d'une autre. Les gens montraient souvent des photos de vacances au cours de conversations sur les voyages, peut-être devrait-elle en faire de même avec ses dessins? Ou peut-être pas... c'était tout de même bien personnel ce qu'on trouvait dans son cahier, enfin, c'était ça manière de le considérer alors qu'au fond, il ne s'agissait que de simples images pour la majorité des gens. Néanmoins, pour Icanthyx il s'agissait d'une fenêtre vers ce qu'elle voyait et ce qu'elle pensait vraiment, dessinant des souvenirs plutôt que de simples moments ou paysages exotiques. Enfin, répondons d'abord et voyons par la suite ce qu'elle déciderait de faire.

"Quand même assez. J'ai quitté l'Indonésie pour l'Inde, puis j'y ait passé quelques temps dans une petite famille à les aider en échange qu'ils m'hébergent pour un moment. Après, j'ai continué la route jusqu'en Égypte en autocar, ce n'est pas ce qu'on appel visiter, mais ça permet de rencontrer des gens et d'essayer de nouvelles langues. Je me suis ensuite embarqué sur un cargo marchant pour me rendre jusqu'en Argentine, là où j'ai rencontré Angelos, puis nous sommes remontés jusqu'ici. Les gens sont plus intéressant dans les rues que dans les tours de bureau."

En parlant, Icanthyx ne s'était pas rendu compte qu'elle parlait sans vraiment de retenu, étant, sans qu'elle puisse comprendre vraiment pourquoi, simplement heureuse de pouvoir partager un peu son voyage avec quelqu'un. Ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait faire en général, si non comment expliquer qu'une itinérante comme elle, n'ayant visiblement pas de passeport (ce qui était d'ailleurs vrai), ait pu autant voyager? Parler de passer illégalement une frontière aux États-Unis n'était pas quelque chose de très brillant et il y avait longtemps qu'elle n'avait plus fait de rencontre agréable sur la route. Après tout, depuis leur arrivée dans ce pays, voir même en arrivant dans le Nord du Mexique, cette mutante au regard peu commun n'avait plus eu autant l'occasion de retrouver l'humeur de l'Amérique Latine ou bien le calme de son voyage en Orient et Moyen Orient. Aussi, aussi étonnant que cela puisse paraître, elle ouvrit son sac pour en sortir son cahier à dessin (celui qu'elle utilisait pour usage personnel) et l'ouvrit à la page où son voyage débutait, tout de suite après avoir quitté la faculté, et le tendit à Lelfic, l'observant comme pour dire: "tu veux voir?" Parler pour dire ça n'était pas utile et n'importe qui pouvait le comprendre.

S'il décidait de le prendre, il pourrait tout d'abord y voir les montagnes de l'Himalaya, puis les rues de l'Inde où des commerçants marchandaient des fruits ou des objets utiles, sans prétention. Il y verrait des enfants jouer et rire, ainsi que cette petite famille de deux personnes avec qui elle avait vécu avant de tomber sur les pages de paysages défiants sur la route, jusqu'à montrer des visages de femmes voilés ou d'hommes installés contre la fenêtre ou voyageant sur le toit avec elle. Il y verrait les déserts, les montagnes, la vie telle qu'elle se présentait aux gens vivant loin des milieux touristiques et des grandes villes. Puis il verrait l'équipage du bateau sur lequel elle avait traversé, voyant des scènes de la vie quotidienne tel un reflet dans l'eau. Il découvrirait l'Amérique du Sud et l'achalandage touristique, puis un certain musicien entouré de gamin alors qu'il tentait d'apprendre à un adolescent à jouer de la guitare. Il verrait les villages et les fermes maigres, puis les enfants qui amenaient les chèvres au ruisseau, jusqu'à la vie plus dynamique et endormie du Mexique, jusqu'à fort peu d'images des États-Unis en comparaison. Bien sûr, malgré toutes ses images, seul huit d'entre elles étaient des souvenirs mémorables et on pouvait les distingués par leur côté un peu plus abstrait; mais Icanthyx n'en dirait rien.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Ven 24 Juil - 0:56

Les yeux de Lelfic s’agrandissaient un peu plus à chaque nouveau lieu énuméré par la jeune fille, imaginant des paysages exotiques et différents de tout ce qu’il avait connu. Quel ne fut pas son émerveillement lorsqu’elle lui montra ce qui était manifestement un carnet de dessins, dont chaque page représentait un paysage ou un personnage rencontrée lors de ses voyages. Cela n’aurait été qu’une curieuse habitude si cela avait été de simples dessins mais il s’agissait de bien plus, ces images avaient une âme. A chacune d’elle qu’il regardait, à chaque page qu’il tournait, il avait l’impression d’avoir accompagné Icanthyx dans son aventure tellement ils étaient réalistes. Ils étaient emprunts de quelque chose de particulier, quelque chose qui les rendait vivants, ils n’étaient pas une simple reproduction de la réalité, mais une image capturée de ce qu’avait vu la jeune voyageuse, vu et vécu. Le jeune homme feuilleta le cahier avec émerveillement, retraçant le périple de la jeune fille. Il ne disait rien, cela se passait de commentaires, tout était dit dans ces pages et il n’y avait rien à y ajouter.

Lorsqu’il arriva à la fin des illustrations, il rendit cérémonieusement le cahier à sa propriétaire et resta silencieux un long moment. En fait il n’y avait rien à dire. Lelfic n’avait rien de comparable à partager. Certes, il n’avait jamais cessé de bouger pendant les six dernières années mais on ne pouvait vraiment pas appeler cela voyagé. A la suite de cela, il savait chasser, trouver de la nourriture dans des endroits insoupçonnés, grimper aux arbres comme personne et bien sûr tirer à l’arc, rien qui puisse se partager ni même d’intéressant à raconter.

Mais subitement, un détail attira son attention. Parmi les différents chants d’oiseaux que l’on pouvait entendre dans ce parc, il y en avait un qui n’était pas normal. Lelfic marcha dans la direction d’om venait ce bruit en scrutant les alentours pour essayer d’en trouver la source. Il fit un crochet à gauche, puis un autre à droite, avant de trouver au sol un oisillon qui piaillait sa douleur, incapable de redécoller. Le jeune homme ramassa la boule de plume et l’examina un moment, et en conclut qu’apparemment, aucune de ses ailes n’était cassée, c’était une chance pour lui. Alors Lelfic leva le nez en l’air et regarda un peu de tous les côtés, tournant presque sur lui-même, car il y avait plusieurs arbres pas ici. Lorsqu’il repéra enfin un nid, il commença à grimper à l’arbre avec une agilité née de l’habitude, s’aidant uniquement de sa main droite car la gauche tenait l’oisillon. Le début de l’ascension était la partie la plus difficile car les branches étaient un peu plus rares au pied de l’arbre, mais il y parvint en se hissant des pieds et du bras et le reste fut une promenade de santé. Ainsi il replaça l’oiseau dans le nid où se trouvaient déjà deux autres de ses semblables attendant qu’on leur apporte à manger. Il resta assis sur sa branche à regarder les animaux un petit moment en se disant que son arc avait fait beaucoup de victimes parmi les peuples du ciel pour qu’il puisse manger. Cependant, il n’avait pas sauvé cet oiseau parce qu’il se sentait coupable pour tous les autres, il ne se sentait pas coupable. La nature avait établit ainsi les règles de la vie : prendre une vie pour manger et la transformer en un petit morceau de sa propre vie, il n’avait pas agit autrement, et tous les animaux de la Terre perpétuaient cette façon de vivre. Seuls les êtres humains avaient brisé ce cycle, en tuant plus qu’il ne leur était nécessaire, et pas pour manger. Lui-même n’avait pris conscience de ce fondement de la vie qu’après avoir fui l’orphelinat, et cela lui avait apporté une perception plus aigue de la vie qui l’entourait des conséquences de chacun de ses actes.

Au bout d’un moment, il redescendit de l’arbre, mais son pied glissa sur une branche et il fut une belle chute à l’issue de laquelle il demeura étendu sur le dos, bras et jambes écartés. Il ne s’était pas blessé, simplement il ne se relevait pas tout de suite parce que son regard était en train de se perdre dans les coins de ciel visibles entres les arbres. Et lui, comment vivait-il ? Tant bien que mal, il essayait de concilier ses espoirs typiquement humains retrouvés depuis son arrivée à la Fac’ avec le respect de ce cycle fondamental qu’était la vie. Il essayait de réunir deux mondes différents pour n’en faire plus qu’un, une entreprise impossible, même en la limitant à son échelle. C’était pourtant ce qu’il avait choisit, ou plutôt ce que les circonstances de son vécu l’avaient poussé à choisir. Mais c’était malgré tout un choix.

C’était une chose agréable qu’il redécouvrait depuis qu’il était arrivé à la Fac : pouvoir vivre selon ses choix, no plus être poussé par la nécessité.
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Icanthyx Aizawa
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mar 28 Juil - 18:13

Lorsque Icanthyx reprit son cahier dans le plus grand des silences, elle ne pu s'empêcher de se sentir bien. Oh bien sûr, ce n'avait rien à voir avec le retour de son cahier, ou alors bien peu; après tout, si avant le simple fait de le tendre à quelqu'un était à la limite de l'insupportable, elle avait appris à partager ses souvenirs et à le laisser glisser de ses mains pendant un temps, à condition de l'avoir en vue bien sûr. Non, elle trouvait plutôt ce silence des plus confortable. Pour elle qui préférait communiquer autrement que par les mots, simplement en échangeant un regard ou bien par quelques petits gestes qui veulent tout dire, se rendre compte que Lelfic parlait - en temps normal - tout autant qu'elle était assez agréable. Enfin, cela n'empêchait pas qu'elle devrait reprendre un jour la conversation et échapper quelques mots histoire de ne pas paraître trop fermée, mais il lui semblait à présent qu'il ne lui serait peut-être pas nécessaire de lui parler pour réapprendre à faire confiance. Il était peut-être encore beaucoup trop tôt pour parler, mais quand même, cette jeune mutante au regard dépareillé ne voyait en cet élève rien de menaçant; sans doute était-ce parce qu'il était lui aussi un dominé, tout comme elle, qui sait.

Tout ce passait des plus normalement, jusqu'à ce que l'élève change de direction et se mette à observer les arbres, à la recherche de quelque chose. C'était un comportement plutôt étrange, mais considérant que le sien avait sans doute été encore plus particulier lors de son arrivée à la Faculté, elle préféra ne pas passer de jugement sur le sujet. Après tout, peut-être avait-ce un lien avec son pouvoir ou quelque chose comme ça, on ne sait jamais. Toutefois, elle fut surprise de voir cette nouvelle connaissance se pencher pour prendre un oisillon qui était visiblement tombé de son nid. Quoi, il y avait encore des gens en ce monde turbulent se préoccupant de ce genre de chose? Et bien il s'agissait là de la preuve qu'il y avait encore des gens, même dans un monde dit 'civilisé' ou bien 'développé' qui voyait encore un intérêt à autre chose qu'eux-mêmes et leur nombril devenant tout d'un coup le centre de l'univers. Aussi, Icanthyx ne fut que d'autant plus surprise de voir Lelfic monter à un arbre, tenant toujours l'oisillon contre lui, jusqu'à le reposer avec délicatesse dans son nid, semblant s'émerveiller de ce simple spectacle pourtant si commun, quelqu'en soit le lieu sur la planète. C'était un regard d'enfant, un regard émerveillé par la vie et n'ayant pas encore été corrompu par le rythme perverti des pays dit 'développé'. En fait, il semblait même venir d'un tout autre monde, peut-être même étranger à toute cette dynamique tourbillonnante ici et là, jusqu'à corrompre ces endroits où il faisait bon vivre dans la simplicité.

Alors que l'artiste de rue observait la scène comme on regarde une fresque fantastique peinte par les plus grands artistes de ce monde, son expression changea alors que Lelfic perdait l'équilibre. Inquiète qu'il ne se soit cassé quelque chose en tombant, surtout voyant qu'il ne se relevait pas, Icanthyx s'approcha d'un pas rapide ayant en tête de lui demander s'il allait bien et de l'aider à ce relever, jusqu'à ce qu'elle remarquer l'expression de cet élève. Aucune trace de douleur, enfin, rien ne le forçant à rester au sol, plutôt absente, perdue dans le ciel, entre les feuilles et les branches. Décidément, ce jeune homme était plein de surprise, ce qui n'était rien pour gêner la voyageuse qui, au contraire, trouvait même ce comportement assez... comment dire, agréable. Il donnait l'impression que ce jeune homme était - là où un être venant de ces mondes nombrilismes l'aurait déclaré idiot - capable d'une bonté rare en ce monde et qu'elle avait trouvé, plus particulièrement, chez cette petite fille rencontré au début de son périple en Inde. Un sourire illuminait son visage, laissant son œil vert démontrer une certaine chaleur paisible alors que son visage semblait emprunt d'une certaine nostalgie. Bien sûr, ce n'était rien de très tape à l'œil, seul son œil vert démontrait clairement ce que pensait Icanthyx sur le moment, le reste restant une représentation assez légère, mais assez claire pour être remarqué et dire que l'artiste de rue n'était plus cette statu de marbre qu'elle avait un jour été.


"D'où viens-tu?" demanda-t-elle après quelques secondes. "Tu ne peux pas venir d'un pays dit 'développé', tu es trop... comment dire... différent pour ça."

Tout en restant surprise d'avoir passé ce commentaire qui n'aurait, à son avis, jamais du quitter son esprit, elle tendit la main au jeune homme pour l'aider à se relever. Il restait à savoir maintenant quelles autres surprises cet être avait en réserve.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Mer 29 Juil - 16:47

Tandis que Lelfic regardait le ciel en songeant à sa vie et aux différentes directions qu’elle avait prise, il entendit les pas feutrés d’Icanthyx qui s’approchait. C’était un bruissement presque inaudible sur l’herbe, mais l’oreille de Lelfic était entraînée à repérer tout mouvement pouvant trahir un animal susceptible d’être mangé, une condition obligatoire pour trouver de quoi se nourrir en pleine nature. Mais la question que lui posa la surprise le pris de court, car il ne s’attendait pas à cela, cependant elle le justifia très vite et le lorsqu’il la regarda pour lui répondre, le jeune homme remarqua qu’elle avait les joue un peu moins pâles qu’à l’ordinaire. Pourquoi était-elle donc gênée ? Cela n’avait rien d’une question indiscrète, à moins qu’elle n’ait une arrière-pensée dont le jeune homme ignorait la nature. Quoi qu’il en soit, il ne voyait pas de raison de ne pas répondre. Comme le jeune fille lui tendait la main pour l’aider à se relever, il la prit et répondit à la question en se remettant sur ses jambes.

« C’est peut-être parce que j’ai vécu un certain temps à l’écart du monde « civilisé » que je suis différent. J’ai acquis certaines habitude et modes de pensée que je n’au rais jamais imaginé adopté quand j’étais encore à l’orphelinat. Pour répondre à ta question, je suis né et j’ai grandit en France. Enfin je ne suis pas certain d’y être né, mais je le suppose puisque c’est ma langue maternelle. J’ignore tout de mes parents ou de la vie que j’avais avant d’entrer à l’orphelinat, et j’en suis partit à onze ans parce que… quand j’ai découvert que j’étais un mutant. Ainsi, j’ai du vivre par mes propres moyens pendant six ans. Je m’approchais des villes le moins souvent possible, seulement lorsque je ne pouvais pas faire autrement, et je ne restais jamais longtemps au même endroit, parce que j’avais peur du monde entier, je croyais être seul. Trouver de la nourriture et un abri pour la nuit est devenu une préoccupation permanente, c’est pour ça que j’ai sauvé cet oiseau, parce que j’ai horreur du gaspillage. Et puis il y a quelques semaines, j’ai découvert par hasard qu’il y avait d’autres mutants dans ce monde qui n’avaient pas été exécutés, et ils m’ont emmené à la Faculté. »

Il marqua une pause, le temps de récupérer la mallette contenant son arc.

« Chercher de la nourriture, se cacher, chercher de la nourriture, trouver un abri, se cacher, chercher de la nourriture, c’était mon quotidien. Mais depuis que je suis à la Faculté, je peux profiter de moments de paix tels que celui-ci, et tu n’imagines pas combien c’est agréable de pouvoir s’étendre et ne rien faire, ne se soucier de rien. C’est un cadeau, un magnifique cadeau. Avant, à l’orphelinat, je voulais toujours faire quelque chose, j’avais horreur de rester inoccupé, mais je sais maintenant à quel point c’est un privilège de pouvoir ne rien faire, simplement s’imprégner de ce qui nous entoure et sentir la vie s’écouler autour de nous comme de l’eau. »

Ce n’est que lorsqu’il se tut qu’il se rendit compte qu’il avait beaucoup parlé, et qu’il en avait dit beaucoup plus qu’il n’aurait voulut. C’était à son tour d’être gêné, pas au point de rougir, mais il évitait de regarder Icanthyx et ne disait plus rien. A présent, la jeune savait même des choses que Laure ignorait. Ce qui n’est pas surprenant puisque Lelfic lui avait à tout prix caché qu’il était mutant, et qu’il avait franchement édulcoré les aspects pénibles de sa vie de vagabond pour ne pas l’inquiéter. C’était comme si Icanthyx avait recueilli tout ce qu’il avait retenu en parlant avec Laure. Mais bien qu’il soit gêné, il se sentait bien et marchait d’un pas tranquille à côté de la jeune fille, sans destination précise. Pour dire, il ne savait pas quoi faire de sa journée et ne connaissait pas du tout la ville. Mais pour l’instant il était avec Icanthyx et comme elle était d’agréable compagnie, c’était inutile de penser à plus tard pour le moment.
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Ven 31 Juil - 7:55

Icanthyx l'avait écouté parler, comme ça, sans rien ajouter. En vérité, ce qu'il disait ne la concernait pas vraiment et ne pensant pas vraiment qu'elle le reverrait un jour suite à leur séjour respectif, il ne lui servait à rien de le savoir. De plus, cet élève aurait très bien pu ne dire que la première phrase de son monologue qu'il aurait clairement répondu à sa question, bien que la seconde impliquait une précision intéressante. Après tout, la question de l'artiste de rue n'avait été posé que pour éviter de dire (en d'autres mots bien sûr): "Comment est-ce possible que quelqu'un comme toi qui a l'air de venir de ce monde n'agisse pas comme n'importe quel idiot de ce monde prétendument plus développé?" Mais d'un autre côté... entendre son histoire était assez intéressant en fait et bien que cela n'ait visiblement aucune utilité pour le moment, elle aimait bien l'idée que quelqu'un puisse lui confier quelque chose. Cela lui donnait l'impression de compte ne serait-ce que moindrement sur cette Terre, malgré le fait qu'elle abrite plus de six milliards d'êtres humaines, l'impression de ne pas être simplement n'importe quelle inconnu dont personne ne se souviendra jamais à cause de son instabilité ou de sa tendance à s'effacer lorsqu'elle commence à prendre racine quelque part. Mais bien sûr, ce n'était qu'une illusion. Après tout, les marins ne se souviendraient bientôt plus d'elle, les itinérants de New-York ne verraient plus qu'une image grise et flou dans un mois, les chauffeurs d'autobus ou les gens lui ayant appris quelques mots au Moyen Orient devaient depuis longtemps l'avoir oublié et ainsi de suite. Il en serait sans doute de même pour Lelfic, dans un mois il ne resterait d'elle que sa signature en bas d'une image. De son voyage, ceux gardant peut-être un souvenir d'elle seraient sans doute cette petite fille chez qui elle avait logé en Inde, Angelos malgré ses intentions et... et ça serait tout. En fait, Icanthyx n'était même pas sûr que Sairoh et Zerrat se souviennent encore d'elle, c'était un comble pour elle qui s'était donnée la peine de faire pratiquement le tour du monde pour les retrouver! Enfin, c'était la vie et qu'on ne le veuille ou non, Icanthyx, comme quiconque sur cette planète, n'était rien de plus qu'une poussière dans le temps. Enfin, ça suffit les réflexions sur la mémoire, elle n'était pas là non plus pour changer la face du monde, mais bien pour elle-même donc cela ne changeait pas grand chose. Au moins, elle serait existante aux yeux de quelqu'un pendant quelques temps.

"You're weird..." fit-elle inconsciemment en levant la tête vers le ciel, l'air quelque peu absente, "but I don't like normal people so I guest it's fine."

Aussi, consciente qu'elle avait parler sans la moindre retenue, la jeune mutante aux yeux dépareillés vit ses joues pendre une couleur normal... encore une fois; que voulez-vous, elle n'a pas l'habitude d'être à l'aise avec quelqu'un au point de parler librement. Oui, car pour le moment, avec cet élève seul, semblant bien plus innocent que n'importe quel gamin de leur âge, complètement étranger de cette quête pour le pouvoir et démontrant clairement qu'il n'avait rien d'un 'dominateur', Icanthyx ne craignait rien et ce sentait en confiance. Si cette jeune femme, Laure, aurait été en sa compagnie, sans doute ne se serait-elle permis une telle liberté de parole que sur le moment. Encore une fois... il fallait croire que New-York, dans toute sa grandeur et diversité humaine, avait le don de lui faire rencontrer des gens pouvant la mettre en confiance et lui permettant de se détendre un peu, ne serait-ce que l'espace d'un moment. Dommage que ces rencontres ne soient qu'éphémères, pouvoir respirer et ne pas craindre instinctivement le pire était une véritable bénédiction, voilà justement pourquoi elle tenait tant à voyager. Ce monde tourbillonnant... devrait-elle un jour s'y conformer?

"Je crois savoir ce que c'est..." glissa-t-elle simplement alors que ses joues avaient repris leur couleur extrêmement pâle habituelle, "d'apprécier de pouvoir ne rien faire. Enfin... ce n'est pas exactement la même chose... plutôt, d'apprécier d'être à l'aise l'espace d'un moment et de ne pas appréhender quoique ce soit..."

En temps normal, elle aurait simplement ajouté la première phrase pour démontrer un intérêt, mais sur le moment, Icanthyx avait véritablement envi de répondre et de partager un petit quelque chose à son tour. Après tout, elle en savait maintenant beaucoup sur lui et avait pu faire de nombreux liens avec sa propre vie, au point même de trouver dommage de n'être en face que de quelqu'un qu'elle ne reverrait sans doute plus jamais. Enfin, au moins, elle savait qu'elle n'était pas la seule dans une situation aussi particulière. Enfin, elle le savait déjà, mais rencontrer une preuve est toujours plus rassurant que de simplement 'savoir' sans 'connaître'.

"Tant mieux si la Faculté à pu vous offrir ça."

Oui... elle le pensait sincèrement.
...même si cela ne se voyait que par un petit éclat lumineux de la part de son œil dit 'vivant'.


° ° °


La journée commençait déjà à avancer à un bon rythme et la conversation, bien que très faible contenu de la personnalité visiblement plutôt silencieuse des deux jeunes gens, était agréable. Il y avait déjà un moment qu'Icanthyx n'avait pas fait de rencontre du genre et elle ne pouvait nier que le côté paisible de la journée lui plaisait bien et lui donnait quelque peu envie de connaître ce même calme au quotidien, bien qu'elle ait du mal à l'envisager. Aussi, c'est alors que le soleil commençait à descendre et à aborder des rayons plus rougeoyants que dorés que la jeune mutante réalisa qu'elle avait passé bien plus de temps qu'elle ne l'aurait pensé dans ce parc accompagné de Lelfic et qu'elle n'avait pas moindrement passé de son temps à la tâche pour laquelle elle était venue à New-York. C'est donc dans le but de se diriger vers Time Square et les environs que l'artiste de rue fini par se retourner vers l'élève de la faculté.

"Bon, je crois que je vais vous quitter ici. J'ai encore quelques petites choses à faire avant que la nuit ne tombe. Donc... si on ne se revoit pas et bien, je vous souhaite bonne chance dans le chemin que vous déciderez de suivre, que vous restiez ici ou que vous décidiez de rentrer à la Faculté."

Refusant de jouer par des adieux classiques, ne sachant surtout pas vraiment comment s'y prendre pour l'instant sachant qu'elle aimait bien l'idée de pouvoir revoir ce jeune homme un jour, Icanthyx s'éloigna doucement vers Time Square, reprenant la recherche du meurtrier en série ayant terrorisé les New-yorkais pendant si longtemps...
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 20 Aoû - 13:14

Sans même s’en rendre compte, Lelfic passa toute la journée avec la jeune mutante à l’apparence si peu commune. Leur discutions entrecoupées d’agréables silences et de moments de paix les menèrent au long des heures sans attirer leur attention sur le temps qui passait et c’est en prenant le jeune homme par surprise que le crépuscule arriva. Icanthyx annonça d’ailleurs à Lelfic qu’elle devait le quitter là et cela tombait plutôt car il devait lui aussi aller retrouver Laure. Cependant, il éprouvait une sorte pincement au cœur à l’idée qu’il ne reverrait peut-être jamais cette fille et il rechignait un peu à la laisser. Mais il était venu à New-York pour Laure, et c’était Laure qui importait le plus en cet instant. Il remercia donc Icanthyx d’un hochement de tête pour ses paroles encourageantes et la salua d’un signe de la main avant de la quitter et de partir vers l’appartement de Laure sans se retourner.

Il arriva vingt longues minutes plus tard, et Laure était déjà rentrée et l’attendait quelque peu fébrile.

« Lelfic ! J’avais peur que tu ne reviennes pas ! Que tu sois à nouveau partit sans rien dire. »

Le jeune homme se sentit un peu confus devant cette réaction, et bredouilla une réponse en montrant un coin du salon.

« Je suis désolé, je ne pensais revenir si tard. Mais j’avais laissé mon sac à dos ici. »

Laure se tourna pour jeter un coup d’œil et constata qu’il y avait effectivement dans un coin son sac à dos usé et rapiécé.

L’incident passé, les deux jeunes gens passèrent à table pour déguster un repas préparé par Laure, tout à fait exquis de l’avis de Lelfic. Ils discutèrent de tout et de rien, mais le jeune homme appréhendait le moment ou il devrait parler de ce pourquoi il était venu : Sylvain. Et cela arriva trop tôt à son goût.

« … on était toujours les premiers pour ça, on trouvait toujours le meilleur moyen de jouer de sacrés tours de la façon la plus drôle possible. » Disait Laure, et Lelfic lui répondit en redevenant grave.
« Oui, parce qu’on était avec Sylvain. C’est lui qui trouvait toujours le meilleur moyen de faire les choses. Tu ne l’a pas oublié, n’est-ce pas ? C’était notre meilleur ami à cette époque. »

Laure avait cessé de sourire et semblait à présent plutôt affligée.

« Oh s’il te plais, ne parlons pas de lui. Je regrette tellement ce qui lui est arrivé. »

Aussitôt, Lelfic sentit un fort espoir naître en lui, et la joie de voir un autre espoir comblé : Laure aussi regrettait la mort de Sylvain, elle aussi aurait souhaité qu’il vive et reste avec eux. C’était comme une libération, un soulagement qui lui enlevait un poids de l’estomac dont il n’avait pas conscience avant cela.

« Mais moi, je suis venu justement pour… »
« Si seulement il n’avait pas été un mutant ! »

Cette phrase fut comme un glas et son espoir périt alors que son cœur tombait dans son ventre. Qu’entendait-elle par là ?

« Mais c’était notre ami avant tout, avant d’être un mutant ! »
« Oui, c’était notre ami, mais en tant que mutant, la mort était appropriée, sinon il nous aurait fait du mal, tu comprends ? Notre ami a disparu lorsque le mutant s’est réveillé. »
« Comment peux-tu… Non ! Sylvain n’aurait jamais fait de mal à personne ! »
« Sylvain, non, mais le mutant oui. Tu n’imagines pas le nombre d’incidents et de désastres dont les mutants sont à l’origine, moi je le sais parce que c’est mon travail de savoir, et je peux te dire que c’est conséquent. »

Lelfic avait l’impression de tomber dans un trou sans fond, de se faire avaler par des ténèbres glacées qui réduisaient toute lumière, tout espoir à néant. Laure ne regrettait pas que Sylvain soit mort, elle regrettait seulement qu’il ait été un mutant. Et elle… elle disait explicitement que sa mort était une bonne chose, la seule chose logique à faire ! Comment était-il possible qu’elle en arrive là ?

Et surtout, qu’allait-il faire maintenant ? Le fol espoir de rester près d’elle venait de crever comme une bulle de savon. Il allait retourner à la Faculté, bien entendu, mais comment allait-il quitter Laure. Il lui avait promis de ne pas partir sans rien dire comme la dernière fois, mais s’il partait, il serait forcé de lui expliquer pourquoi il s’en allait si vite. Comment pouvait-elle tenir de tels propos ?! Comment une fille qui avait été si gentille, si aimable avec tous les autres enfants de l’orphelinat, pouvait aujourd’hui dire sans sourciller que la mort des mutants était une bonne chose ? Que la mort de leur ami d’enfant était une bonne chose ! Lelfic sentait ses entrailles de tortiller. Heureusement, Laure alla se coucher tôt car elle devait travailler le lendemain.

Pour sa part, Lelfic, fut incapable de dormir et il passa de longues heures à se retourner sans cesse dans le noir, des pensées encore plus noires tourbillonnant dans sa tête. La nuit s’étira interminablement, dénuée de tout repos, de toute paix. C’était comme s’il avait oublié comment s’il prendre pour dormir. N’y tenant plus, il fini par se lever du canapé où il était couché, endossa son sac et sortit, la boîte contenant son arc à la main. Il ne savait pas où aller, ni que faire, il était désemparé. Laure avait complètement rejeté Sylvain parce qu’il était un mutant, et il ne faisait aucun doute qu’elle rejetterait aussi Lelfic si elle apprenait son secret. Il ne pouvait plus espérer renouer le lien qu’il avait avec elle, ils vivaient dans des mondes trop différents, aux antipodes l’un de l’autre. Mais en même temps, il ne pouvait s’empêcher de la considérer comme une amie, et la quitter ainsi, alors qu’il avait précisément promis de ne pas le faire, le remplissait d’un désagréable sentiment de culpabilité.

Avant même de s’en rendre compte, ses pas l’avaient mené dans le seul endroit de la ville qu’il connaissait : le parc. Assis sur un banc, il regarda passer les dernières heures d’obscurité avant que la nuit fraiche ne laisse place à une aube grisâtre.
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Icanthyx Aizawa
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Jeu 20 Aoû - 16:17

La soirée ne s'était pas déroulée comme les autres. Seule dans cette grande ville devenant plutôt dangereuse le soir pour tout itinérant ne sachant pas où vivre, Icanthyx ne pouvait s'empêcher de sentir la nervosité monter en elle à mesure que le soleil laissait place aux ténèbres et que les lumières de la ville éclairaient ses pas. À ce stade, tout la rendait nerveuse, même la rencontre de "ceux" qu'elle était allée retrouver; après tout, ils pourraient très bien tout deux ne pas la reconnaître après tout ce temps et faire ce pourquoi ils étaient connu: la tuer. À cette idée, Icanthyx ne pu s'empêcher de se sentir terriblement idiote et coupable pour penser que cette première personne qu'elle avait considéré comme un ami puisse faire une chose pareille, Holmes ne lui ferait pas de mal... n'est-ce pas? Enfin, c'était impossible de le savoir et elle ne pu que continuer à rêvasser en marchant dans les rues, ne prêtant bientôt plus attention à sa recherche, l'esprit complètement occupé par la crainte qu'une autre mésaventure ne survienne.

Ce n'est qu'au bout d'un moment de marche, qu'elle entendit le bruit de quelque chose qui tombait à ses pieds. Se retournant d'un geste rapide, mais tout de même assez lent considérant que ses réflexes étaient atténués par sa fatigue, l'artiste de rue pu voir le contenu de son sac renversé sur le sol, un gamin s'empressant de ramasser l'argent y étant tombé et le peu de nourriture qu'elle avait l'habitude de se garder en réserve. Craignant qu'il ne prenne ce qui était le plus important pour elle, elle se précipita pour ramasser ses cahiers à dessins, ses crayons et la veste trop grande de son frère alors que le gamin finissait son travail avant de courir plus loin dans la direction opposé. Découragée, épuisée et surtout affamée, Icanthyx échappa un soupire rageur pratiquement muet alors qu'elle replaçait le tout dans son sac maintenant déchiré qu'elle devrait garder contre elle, tenant l'ouverture créée par ce petit voleur fermer le plus solidement possible. New-York... elle était bel et bien comme toutes autres grandes villes, l'exemple même d'un monde se voulant civilisé mais n'ayant aucune idée de la solidarité et des véritables valeurs desquelles ce monde était fait. Elle détestait ce genre d'endroit, tout autant que Montréal, symbole de son passé et du monde occidental à son avis, mais elle devait d'abord trouver Sairoh et Zerrat, elle ne voulait pas partir avant de les retrouver dans cette ville ou dans ses banlieues... elle ne voulait pas partir de nouveau sans au moins s'être assuré qu'ils allaient bien.


*Qu'est-ce que je fais maintenant mon frère...? Je sais qu'il y a très longtemps que je ne t'ai pas parlé - je n'aime pas avoir à le faire seulement pour te demander de l'aide -, mais je suis perdue...*

La jeune fille soupira de nouveau, sachant parfaitement qu'elle n'adressait la parole au défunt que lorsqu'elle se sentait vulnérable, menacée ou bien complètement perdue. Depuis les derniers moments qu'elle avait passé à la Faculté, elle n'avait plus senti autant le besoin de le faire, se sentant enfin capable de vivre quasi-normalement par elle-même et sans se sentir coupable d'apprécier quelqu'un d'autre que celui ayant toujours été présent pour elle. Toutefois en cette soirée où elle commençait à voir le danger en chaque passant, impression décuplé par la fatigue et la faim, elle ne se sentait pas capable de continuer seule. Son corps lui criait de retourner au refuge dormir et tenter de manger malgré l'heure de la fermeture des portes passée, bien qu'elle refusait de le faire de peur de croiser Angelos de nouveau. Cette mutante devrait dormir à la dure de nouveau, se trouver un endroit, n'importe où, et supporter la faim car elle refusait de se résoudre à voler quoique ce soit, bien qu'il s'agisse présentement de sa seule option pour pouvoir manger quelque chose ce soir.

Dans sa fatigue grandissante, Icanthyx s'adossa contre le mur le plus près et sortie sa veste en s'assurant de ne pas faire tomber le reste de son sac. Elle enfila donc le vêtement bleu pâle et clairement usé, laissant encore voir quelques rayures verdâtres formant des carreaux sur cette veste beaucoup trop grande pour l'artiste de rue. Les manches dépassaient ses mains d'au moins une fois et demi la taille de celles-ci alors que le bas de celle-ci lui arrivait tout juste un peu plus haut que ses genoux. Au bien sûr, même pour son frère elle avait toujours été trop grande, mais il la portait sans cesse, disant qu'elle avait appartenu à leur père. Enfin, la dernière membre vivante de ce qu'elle connaissait de sa famille biologique continua de déambuler dans les rues, jusqu'à chercher à se réfugier dans le seul endroit lui paraissant encore moindrement sûr: Central Parc en espérant que la scène sous laquelle elle avait dormis soit toujours présente.

Ses pas devenaient lourds alors que sa tête commençait doucement à tourné en signe de protestation violente de son corps qui ne pensait plus qu'au refuge et à cette soupe ou potage du jour bien chaud avec un peu de pain n'étant que moindrement sec, mais qui lui paraissait moelleux en comparaison à ce qu'elle avait l'habitude de consommer. Voyant la nécessiter de s'arrêter un peu, la jeune mutante et artiste de rue au regard dépareillé se laissa finalement tomber au pied d'un arbre au cœur du parc, n'arrivant même plus à se souvenir de l'endroit où elle avait dormis la nuit dernière. Les yeux mi-clos par la fatigue et le poids que semblait maintenant avoir son corps, elle ne porta même pas attention aux quelques gens encore présent dans le parc s'offrant une balade nocturne ou bien à celui étant installé sur un banc non loin de là. Elle serra son sac contre elle d'un main, alors qu'elle déposa l'autre sur son ventre... cherchant à se remémorer du goût du peu de pain qu'elle avait manger aujourd'hui.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: [New-York]Laisser le passé pour un nouvel avenir [PV]   Ven 21 Aoû - 1:20

Peu avant l’aube, Lelfic émergea d’une demi-somnolence agitée et désagréable. Sa dernière conversation avec Laure laissait en lui une marque cuisante, la marque d’un espoir détruit, brisé, et il n’avait à nouveau perdu ce qu’il croyait avoir retrouvé.

Laure haïssait les mutants. Tous les mutants. Elle avait dit que la mort de Sylvain était appropriée. Comment peut-on estimer appropriée la mort de son meilleur ami. Dans quel état d’esprit, dans quel aveuglement faut-il vivre pour penser ainsi ? Une chose était en tout cas certaine : si Laure apprenait que Lelfic était un mutant, elle le rejetterait comme elle avait rejeté Sylvain, et cette seule idée lui était insupportable. Mais cela impliquait qu’il ne pouvait pas rester près d’elle. Lelfic était un mutant, il ne pouvait pas le cacher à son entourage, car ce secret concernait la nature de son être, son identité toute entière. Cela aurait été comme vivre perpétuellement déguisé en fille. Il ne lui restait plus qu’une seule chose désormais : la Faculté. C’était beaucoup plus que quelques mois, ou même quelques années plus tôt, car à cette époque il n’avait personne, ni aucun refuge, aucune chance de répit, alors que maintenant, il avait au moins ça, un lieu où rentrer, parmi ses semblables, où il pouvait faire comme s’il se sentait chez lui. Il savait tout cela, mais ce n’était pas suffisant pour étouffer la terrible sensation de perte qui lui étreignait le cœur, pour étouffer la douleur à la perspective de devoir dire adieu à son amie d’enfance. Il avait une place à la Faculté mais ce réconfort en filigrane était pour le moment complète oblitéré par le malheur de son désespoir, de sa cruelle désillusion. Avant, il croyait que Laure avait complètement renié Sylvain et ne regrettait en rien sa mort, et qu’elle pourrait haïr Lelfic parce qu’il était un mutant. A présent, c’était une certitude, et cela n’avais rien d’agréable. C’était tout un pan de sa vie qu’il devait abandonner derrière lui, une part entière de son existence à laquelle il devait renoncer.

Ses yeux étaient secs, il ne pleurait pas, il était trop étourdit pour ça, comme s’il avait reçu un coup sur la tête. Après ces émouvantes retrouvailles, après ces merveilleux moments qui lui avaient fait retrouver le temps passé où le bonheur était quotidien, il était à nouveau plongé dans le désarroi, à nouveau confronté à monde qui le rejetait et qui le jugeait coupable d’exister. Ce qu’il perdait, c’était ses racines, son passé, la seule attache qui lui restait avec l’enfant qu’il avait été, une partie de son identité.

Perdu dans ces sombres pensées, il ne se rendit compte qu’à retardement que quelque chose l’avait sortit de sa somnolence. Il regarda autour de lui pour chercher de quoi il s’agissait et aperçu une silhouette familière dans la chiche lueur des quelques réverbères éparpillés dans le parc. Ses cheveux blanc prenaient une teinte orange sous la lumière artificielle et à la façon dont elle était avachie contre le tronc d’arbre, elle semblait aussi assommée de fatigue que Lelfic l’était de douleur. Sans vraiment réfléchir, le jeune homme se leva de son banc et s’approcha d’elle. Il n’était plus en était de réfléchir à ce qu’il faisait, il agissait instinctivement. Il resta debout près d’elle à la regarder quelques secondes serre contre elle son sac. A la vue de cette jeune fille si particulière, particulière comme il l’était lui-même, il sentit comme une légère pointe de réconfort, comme si la Faculté était soudain plus présente. Cela ne lui remonta pas vraiment le moral à proprement parler, mais il se sentit un peu moins désespéré. Elle ne dormait pas, ou à moitié, mais elle ne semblait pas l’avoir remarqué, ou alors elle l’ignorait, mais dans son état d’esprit actuel, ça n’avait pas d’importance. Cependant, il remarqua, à travers les brumes de confusion, qu’elle venait d’avoir un léger frisson. Le printemps avançant, le temps se réchauffait peu à peu, mais à New-York, il faisait beaucoup plus froid qu’en Indonésie ou même qu’en France, et les heures précédant l’aube étaient toujours les plus fraiches. Lelfic déposa la boîte où était rangé son arc, laissa son sac glisser de ses épaules et retira sa veste usée pour la placer sur Icanthyx à la manière d’une couverture trop petite. Il fut presque surpris de ce qu’il faisait, car il le faisait sans réfléchir, sans y penser, il le faisait avant d’avoir eut l’idée de le faire, comme si son corps anticipait ses pensées et agissant de sa propres volonté. Elle devait avoir remarqué sa présence maintenant, à moins qu’elle ne se soit complètement endormie entre-temps, mais cela n’avait toujours pas grande importance. Le jeune homme s’assit par terre, adossé au tronc d’arbre, tout près de la jeune fille. C’était comme se raccrocher à une bouée glissante au milieu d’une mer démontée par une tempête : un bien mince espoir, mais un espoir quand même, et qui pourrait lui sauver la vie dès que le temps se calmerait.
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