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 Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]

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MessageSujet: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Mer 8 Juil - 10:08

Allons bon, depuis quand « donneur de conseils à son compte » était il inscrit en lettres d’or sur son front ? Gêné, ça oui, tu peux l’être cher Alban, toi qui vit ta vie comme elle vient sans se soucier du futur, ni du passé d’ailleurs, et peut être encore moins du présent. Toi qui suis tes tripes plutôt que ta conscience ou ton cœur ; elles t’en ont joué des tours, ces tripes, mais tu tiens toujours debout et c’est ça qui compte n’est ce pas ? Alors de quel droit, oui, de quel droit, viens-tu résoudre les problèmes des autres ? D’abord : ça ne te regarde pas, tu as eu raison de le spécifier, maintenant quand à appliquer, c’est forcément une autre histoire… et ensuite : qui es tu, toi, Albaran, pour donner… des conseils ? D’accord, un ancien éducateur sachant un minimum s’y prendre avec les enfants ; mais surtout : un royal emmerdeur à moitié misanthrope – avoue que le contact avec la société ce n’est pas ton truc – l’autre moitié doit contenir les gènes d’un salaud potentiel… Bref, tu n’as rien à donner, et surtout pas de conseils.

C’était à peu près ce que rapportait la petite voix schizophrène de la tête d’Albaran (le narrateur omniscient que je suis lui dois bien ça). Dans la réalité, une Malia quelque peu éberluée lui faisait face – mais ça, nous l’excuserons, il ne pouvait pas le savoir. Ce serait tout ou rien, il le savait. Soit la claque, soit… et bien soit le baiser passionné de « j’aime bien qu’on me fasse du mal » avec option coucherie sur les trois minutes et demi libres du programme de la journée. Soit rien, donc. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il y avait des chances pour qu’il en prenne pour son grade. Et ça, c’était moins sympathique. Il fut tout à fait convaincu que quelque chose n’allait pas quand elle lui parla, mais de musique. Seulement, sa voix annonçait… les problèmes à venir ? Non, juste une simple et grande gêne qu’il partageait en ce moment avec elle, pour une raison dont il ignorait la source. C’est vrai quoi, ce n’était après tout qu’une banale discussion entre collègues (de lit). … comment ça non ?

Il allait commencer à s’excuser (chose difficile et hautement gênante) mais Malia prit les devants. Ah. Elle se blottit contre son bras, comme une enfant qu’on aurait commencé à engueuler. Albaran avait tourné la tête vers elle, et l’observait, calmement, la jeune femme faire étalage de ses sentiments, ou plutôt de ses incertitudes et de ses inquiétudes. Il lui sourit. Elle fit un pas pour l’encourager à sortir de la pièce. Il embrassa le haut de sa tête.

« On apprendra tous les deux. »

Et il l’entraina dehors.
Il lui fallait d’abord retourner à la chambre pour prendre ladite trompette. Tenant la main de la jeune femme dans la sienne, Albaran sifflotait sur le chemin, apparemment raviiiii d’avoir quelque chose à montrer à quelqu’un aujourd’hui. Une fois de plus, rustre qu’il est, il la laissa à la porte en allant fouiller dans ses affaires pour chercher l’instrument (« mais c’est vraiment pire que le bordel là dedans… ») et repartit vers leur prochaine destination : la salle de musique.

Il n’était jamais entré dans cette dernière, disons qu’il n’en avait pas encore eu l’occasion. Se laissant à moitié guider par la jeune femme, l’autre moitié essayant de se rappeler le chemin sans faire surchauffer le peu de neurones qu’il possédait encore, l’aveugle pénétra dans la pièce. Il devait certainement se trouver un piano en plein milieu de la pièce, avec peut être quelques pupitres sur les côtés. C’est du moins ce qu’il visualisait de l’endroit. Preuve qu’elle n’était pas souvent utilisée, l’air était plein de poussières et sentait le vieux défraichit de ces gens qui ne gigotent plus assez pour que leur chat ne les confondent plus avec le meuble en bois d’à côté. Alban sortit sa trompette, souffla dedans à vide, agitant les pistons à vide. Puis il positionna ses lèvres sur l’embouchure. Un son clair et cristallin en sortit. Une note, puis deux, puis trois. Il entonna l’air d’ « Armstrong » en battant gaiement la mesure avec sa tête. Pour un peu, il se serait presque mis à chanter. Lorsqu’il eut finit, c’est le silence qui se réinstalla dans la pièce. Il essuya l’embouchure avec sa manche, et se tourna vers la jeune femme pour lui sourire. Un large sourire. Et, enfin, il s’approcha et se plaça derrière elle, installant les mains de la jeune femme sur la trompette.

« Il faut que tu places la trompette sur tes lèvres. Et non que les lèvres se placent sur la trompette. En fonction de la morphologie faciale des gens, son inclinaison varie, tu comprends ? C’est l’instrument qui s’adapte à toi. Vas y, essaye. »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Lun 27 Juil - 11:48

Elle avait fait ce pas, mais lui non, il préféra se pencher un peu vers elle et déposer un baisé sur son front comme un père à sa fille, ce qui ne manqua pas de la troubler énormément, disons pour faire court que son père n'était pas du genre fusionnel... Puis il répondit, quelque chose à laquelle elle ne s'attendait pas du tout, il ne semblait pas convaincu d'avoir lui même un bon comportement de professeur, parce qu'il voulait qu'ils apprennent tous les deux. Ils pouvaient aussi faire quelque chose de simple, travailler ensemble afin de contrebalancer leur côté trop fou ou trop rigide... Mais bon Malia l'avait déjà prouvé elle était plutôt du genre imprévisible et complètement folle durant ses cours, simplement elle faisait toujours cela avec un grand sérieux.
Une fois cela fait, elle le vit marcher en direction de la sortie, puis en direction des chambres, l'entraînant à sa suite. Elle réalisa après quelques secondes de recherches qu'il la conduisait vers sa trompette, visiblement il était sérieux pour sa proposition, elle qui pensait que ce n'était pas le cas elle avait eut tord. Enfin, point positif de la chose, il semblait heureux à lui tenir la main, sifflotant des airs inconnus de la jeune femme, tout en souriant. Elle le trouvait beau comme cela, attirant aussi, mais surtout très craquant avec cette face enjouée. Devant la porte elle se vit encore une fois priée d'attendre, cela devait vraiment être immonde pour qu'il la laisse ainsi poiroté, mais en vérité cela donnait simplement envie à la jeune femme d'entrer d'avantage. Mais après quelques minutes et beaucoup de bruits étranges, elle le vit ressortir, l'instrument à la main et se vit à nouveau conduire, tirée par la main, en direction de la salle de musique.

Lorsqu'ils entrèrent, elle observa cette salle où elle l'avait à moitié conduite, sans pour autant jamais y être entré. Un piano trônait dans le coin gauche de la salle, tandis que le mur droit était couvert de vitres baignant la pièce dans une ambiance très agréable et lumineuse. Au fond, une armoire fermé, et à côté des pupitres de musique. Par contre, l'air était saturé de poussière, et Malia ne tarda pas pour ouvrir en grand toutes les vitres avec une simple liane, elle n'avait pas le moins du monde envi de se séparer d'Albaran. Sa liane était simple, elle se nourrissait de la poussière ambiante et ne tarda pas à mourir si tôt qu'elle eut libéré le lien qui les unissait, n'ajoutant qu'un peu plus de poussière à la pièce. À côté des pupitres, deux pilles de chaises rangées pour laisser de la place dans la pièce, elle se sépara quelques instants de lui pour aller en chercher deux, lorsqu'elle revint, il jouait déjà de la trompette, c'était assez beau à vrai dire. Elle connaissait cet air, et après s'être assise sur une des chaises, se mit bien malgré elle à le fredonner, jusqu'à ce que le silence se réinstalle dans la pièce. Elle le vit sourire largement, visiblement satisfait, puis il vint s'installer derrière elle, elle se sentit même obligée de se lever, écartant la chaise du pied. Elle le sentit se rapprocher, jusqu'à voir apparaitre ses bras devant elle et lui installer la trompette dans les mains. La jeune femme n'était pas véritablement à l'aise ainsi, mais elle trouvait la situation et leur proximité plutôt agréable, elle l'écouta attentivement lorsqu'il lui expliqua ce qu'elle devait faire, avant de porter l'instrument à ses lèvres et de le poser sur ses dernières, inclinant un peu moins l'instrument, le rapprochant de l'horizontal afin que cela soit plus confortable pour elle. Puis elle souffla, actionnant une combinaison de piston qu'elle l'avait vu faire précédemment. Le son qui en sortit ne fut ni clair, ni beau, mais tremblotant et étrange, hideux presque... Elle finit par bredouiller quelques mots, écartant l'instrument de sa bouche, embarassée.


"- Excuse moi, c'était horrible. "

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Ven 28 Aoû - 16:41

[TRACKLIST: Winter -JOSHUA RADIN]

Depuis combien de temps n'y avait il pas touché ? Depuis combien de temps n'avait il pas savouré ses courbes et ses pistons, glisser ses doigts le long de son corps, fait jouer son index sur le métal brillant ? Il y avait de l'âme dans cette trompette, une âme qu'il n'expliquait pas, tant elle était enfouit au fond de lui-même. Cet instrument avait une histoire, certes, de longues heures de plaintes épouvantées pendant lesquels l'aveugle qu'il avait toujours été avait tenté de dompter "la bête". Et puis quoi, d'avions en avions, de l'Angleterre rurale jusqu'aux beautés du Japon, toujours à portée de main, le soir ou le matin, à égayer les quelques heures de repos qu'il avait eu. Et les enfants, trois petites filles, qui demandaient un peu plus d'attention que cette chère trompette, et le début d'une fin proche à la ranger de plus en plus loin dans l'étagère, de plus en plus haut - puisqu'il est bien connu que les étagères sont comme les hiérarchies : plus c'est haut, moins on s'en sert. Mais elle était toujours la preuve que, oui, il y avait bien existé une famille dans la vie d'un homme comme lui, que le rêve n'en avait pas tout à fait été un, et qu'après tout, c'était une preuve suffisante pour le faire encore tenir debout.

Il avait les mains de la jeune femme sous la sienne, puis la libéra de son étreinte quand elle eut attraper l'instrument, restant cependant derrière elle en encadrant son ventre de ses bras. Alban attendit en souriant doucement qu'elle souffle une première fois dans la trompette, posant soudainement son front sur l'épaule - beaucoup plus basse - de sa camarade. Il ferma les yeux quand résonnèrent dans la pièce les premières notes hésitantes et légèrement chevrotantes. Il pouvait maintenant sentir parfaitement sa présence à ses côtés, comme si elle n'avait pas été tout à fait évidente depuis hier soir. Alban avait toujours été homme de contact, d'abord parce que le contact le rassurait, tout aveugle qu'il était. Puis qu'il fallait bien se l'avouer : la proximité le rassurait, lui, le grand Mââââle dominant qui n'avait besoin de personne. Quelle idée. Et c'était pour cela, uniquement pour cela, qu'il la serra un peu plus contre lui, bercé par ses essais infructueux qui adorait au plus haut point. Il embrassa son épaule, enfouit son visage dans son cou, ignorant presque l'excuse qu'elle proféra à nouveau. Il rit doucement, ses lèvres remontèrent jusqu'à sa joue et, oubliant quelque peu avec qui et où il se trouvait, Albaran lui murmura en Japonais :

"Ca n'a pas d'importance, Katsu..."


Pardon ?
Il y eut comme un moment d'hésitation, son cerveau se remit en marche, le peu de neurones restantes entrèrent en action. Alban, Katsura ne reviendra pas, elle ne veut plus de toi ; et ce n'est pas "Katsu". Elle s'appelle Malia et elle va t'en mettre cinq si tu continue à l'appeler comme ton ex-femme. Débile profond. Il se redressa soudainement, choqué de ce qu'il venait de faire, et ouvrit la bouche pour s'excuser, mais sur le moment, rien n'en sortit. Il la lâcha, espérant qu'elle n'ait pas prêté attention à la fin de sa phrase, ou qu'il ait été trop enfouit dans sa chevelure pour être inaudible. Mais le petit silence qui s'installa lui laissa penser le contraire. Et ce fut un de ces rares moments où l'aveugle se sentit, vraiment, VRAIMENT, mal.

"Euh, j...je..." Je suis un crétin ? un abruti ? je ne mérite pas de vivre ? Tue moi steup ? Fais de moi des spaghettis ? "Euh désolé, je sais pas c'qui m'a pris, ça doit être... ça doit être les céréales qu'ont un peu de mal à passer."

Et gloups.
Il resta là, comme un idiot, à se demander quoi faire et quoi penser.
Et de quelle façon elle avait décidé de le tuer.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Sam 5 Sep - 17:56

[Trop beau, j'écoute ça depuis une semaine en boucle. Razz]

Malia sentit les mains d'Alban se retirer des siennes avec un certain regret qu'elle n'exprima que par une légère moue de ses traits. Mais le contact si doux qu'elle éprouvait avec les mains réapparu avec la chaleur de sa tête posée sur son épaule ce qui la fit sourire assez spontanément et même rapidement. Elle s'essaya à l'instrument et ne pu s'empêcher de s'excuser de la catastrophe. Mais cela ne sembla pas le déranger parce que bientôt elle le sentit se rapprocher un peu plus d'elle sans rien dire comme s'ils avaient été habitués à ce genre de complicité, un peu comme s'ils étaient un couple depuis si longtemps que ce geste était devenu naturel. La jeune femme continua à essayer s'excusant à chaque tentative infructueuse à l'instrument, afin de masquer son malaise. Ce qu'elle éprouvait était étrange, d'un côté elle appréciait énormément cette proximité, le baisé qu'il déposa sur son épaule, ou même le souffle qui se rapprocha de son cou, mais d'un autre côté elle ne se sentait pas du tout prête à laisser quelqu'un envahir sa vie aussi vite et surtout aussi pleinement.
Après plusieurs essais, elle l'entendit rire doucement au creux de son cou, puis elle le sentit remonter ses lèvres jusqu'à sa joue et alors qu'elle c'était arrêtée de jouer, elle l'entendit murmurer d'une voix suave une phrase rassurante qu'il adressait à une femme qu'il avait aimé avant même de la connaitre elle. Sur le moment cela la surprise, puis cela la fit sourire, rassurée. Il avait parler en japonnais, cela elle ne le remarqua qu'après un moment. Ce qu'elle venait de comprendre la troubla, comment pouvait-elle apprécier qu'il la confonde avec une femme avec qui il avait été marié et avec qui il avait même eut des enfants ? Elle qui n'utilisait les hommes que pour satisfaire ses besoins, qui avait toujours passer son temps à refuser la proximité de quiconque, c'est alors qu'elle réalisa combien elle se sentait bien avec lui, de façon qu'elle ne s'expliquait pas, même s'il faisait des choses qui la mettait mal à l'aise le bonheur qu'elle éprouvait alors était plus fort que le mal être...

L'étreinte qui les rapprochait précédemment avait disparu, la chaise d'Alban venait de trainer sur le sol signe qu'il c'était relevé. Elle mit quelques secondes à le réaliser, toujours immobile la trompette à la bouche, les bras comme fixés dans cette position. Elle ne les relâcha qu'après quelques secondes et en profita pour se relever afin de lui faire face, ce sourire joyeux sur le visage. Il prit la parole à ce moment là ce qui ne laissa pas à l'enseignante l'occasion de le rassurer par rapport à la bourde qu'il venait de faire. Elle se contenta simplement de décaler la chaise sur laquelle elle était précédemment assise et de poser l'instrument dessus, tout en écoutant avec attention ce qu'il avait à dire. Comme d'habitude c'était n'importe quoi, mais elle se mit tout simplement à sourire encore plus en faisant les dernier pas qui les séparaient l'un de l'autre. Puis elle li prit les mains et les posa sur ses lèvres pour qu'il puisse sentir qu'elle souriait. Elle lui laissa quelques secondes le temps d'analyser son expression, avant de prendre la parole.


"- Parce que tu as mangé des céréales ce matin ? "

Elle le regarda droit dans les yeux, et se blottissant un peu plus contre lui, espérant qu'il refermerait ses bras autour d'elle comme lorsqu'elle jouait, elle reprit son petit discours.

"- Cela n'a pas d'importance, si ces mots m'étaient bien destinés, ils m'ont fait plaisir tout de même."

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Mar 22 Sep - 9:43

[Pas très glorieux, mais je crois que c'était ça ou pas de réponse du tout avant longtemps...]

Ca devait donner quelque chose comme « BORDEL DE CUL DE SA MERE LE PHOQUE TRANSGENIQUE DE MES DEUX NEURONES DE BABOUIN DEGRAFFE DU SLIP », quelque chose comme un amer regret au coin de la gorge, qui vous l’enserre si fort qu’elle serait capable de vous le faire regretter, cette keunasse. Gasp, donc. Gasp, dans ta face Albaran, tu n’avais qu’à faire attention, tu n’avais qu’à chasser l’image de ton ex-femme – oui, ton EX-FEMME, de ton esprit, tu n’avais qu’à chasser aussi ce sort qu’elle t’avait jeté. Il n’y a plus personne pour toi maintenant, tu comprends ? Personne qui ne veuille ce que tu viens de faire. Sache au moins apprendre de tes erreurs, ça pourra changer. Alors, quoi penser mon grand ? Que c’était ta dernière chance, ton dernier essai ? T’auras tenu… moins d’une journée, pas maaaaal ! Allez, à combien tu montes les paris ? Combien qu’elle se retourne et t’en mets une ? Combien qu’elle part en claquant la porte ? Et combien t’en as déjà vu comme ça ? Le même tableau, la même scène, pourtant, tu devrais t’habituer maintenant.

La claque, maintenant ou plus tard ?

Oh oui, il l’attendait. Il en était persuadé. Mais il ne se cachait pas. Si elle se déchainait, eh bien, elle se déchainerait. Quelle importance cela pouvait il avoir, qu’il la retienne, qu’il se mette hors de portée de ses coups, franchement ? Au moins, cette erreur là, il la retiendrait. Espérons comme toutes les autres. Alors, maintenant, Albaran attendait. Il attendait le coup qui allait émerger du poing ou des plantes de la jeune femme. Il n’avait pas de préférence. Il y eut comme un froissement, sur le côté, un bruit de chaise (oui, pourquoi pas, une chaise ça fait bobo) et… et des mains. Oui, des mains, mais pas le genre furtif qui claque, plutôt quelque chose comme de la douceur. Des mains qui empoignèrent délicatement les siennes pour les porter jusqu’à un visage, celui de Malia. Il eut l’impression d’y décerner… un sourire. Quelques secondes. Et puis ses mains prirent l’initiative, enfin, délimitant les contours de l’étirement. Oui, elle souriait bien. Puis il y eut quelque chose comme une légère moquerie, si légère qu’elle cloua Alban dans un mutisme dont il ne put pas se passer. Le contact de ses yeux. Elle se blottit contre lui, il l’accueillit comme il en avait pris l’habitude. Il y avait, là dedans, quelque chose comme une immense douceur qui fit un moment fondre son cœur.

« Euuuuuuh. Oui, je pense. »
Il s’éclaircit la gorge. « C’est le prénom qui m’a échappé quoi, ‘fin, tu vois quoi… Non, tu ne vois pas. Tais toi Albaran, tais toi, tu t’enfonces. » Eh, c’était à moi de le dire ça.

Il la surplombait de plusieurs bons centimètres, penchés au dessus de son visage. Ses mains retournèrent d’elles-mêmes jusqu’à elle, creusant dans les traits de la jeune femme, dessinant dans l’esprit embaumé de l’aveugle, des traces de son apparence. Il refit le chemin de ses yeux, de ses paupières, délimita son nez, retourna sur ses lèvres, caressa son menton, passa ses doigts dans son cou, à quelques centimètres d’elle en sentant son souffle contre son propre visage.

« Navré de te le dire, mais tu ne seras pas le prochain Armstrong. » Murmure. Il y avait comme quelque chose – encore – comme quelque chose qui lui disait de ne pas s’en faire. Comme quelque chose qui lui disait qu’il aimait bien cette fille.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Sam 26 Sep - 22:53

Malia sentit les mains d'Albaran parcourir son visage, doucement, décrivant son expression, son sourire. Elle, se contentait d'apprécier la chaleur de ses mains, de savourer la douceur de sa peau. Il ne répondit rien à sa boutade, tout comme il ne fit rien lorsqu'elle chercha à se blottir contre lui, rien que la laisser faire et refermer ses bras autour d'elle, la surplombant de son visage, son souffle chaud retombant à intervalle régulier sur son visage. L'enseignante souriait tout simplement, il avait fait exactement ce qu'elle voulait qu'il fasse. C'était un moment tendre qu'elle apprécia particulièrement, l'écoutant elle continua de sourire, charmée par sa façon si stupide de s'enfoncer encore et encore creusant sa propre tombe. Elle lui murmura d'une voix rieuse.

"- Tu veux une pelle pour creuser ? "

Elle sentit alors ses mains se poser à nouveau sur son visage, ses doigts décrivaient encore ses traits, creusant le moindre volume, décrivant la moindre parcelle, comme un peintre dessine sur sa toile. Elle avait l'impression qu'il peignait son visage de ses doigts, se laissant totalement envahir par l'infinie douceur de ces gestes, les yeux clos. Si elle avait été un chat, sans doute aurait-elle ronronné. elle frissonna lorsqu'il passa ses doigts sous son menton, puis dans son cou, elle releva même une main pour la déposer sur la sienne si chaude et la retirer de son cou. Ces frissons gâtaient son plaisir.
C'est alors qu'Alban brisa ce moment, ou le prolongea, toujours aussi doux, d'une voix si basse qu'elle en était à peine perceptible à quelques centimètres de là, tout juste assez pour la jeune femme. Malia sourit à l'idée, elle n'avait jamais joué d'un instrument de sa vie, comment diable aurait-elle pu briller dès le premier essaye, peu lui importait la réponse, la remarque le fit rire, c'était tout ce qui importait. Elle glissa ses bras dans le dos d'Alban, et referma son étreinte, la raffermissant autant de la taille.


"- C'est grave tu crois ? "

Se contenta-t-elle de répondre un sourire amusé sur le visage, se rapprochant de ses lèvres comme si elle avait l'intention d'y goûter, mes restant juste assez loin pour ne faire que sentir leur chaleur. Ses yeux c'étaient rouvert, observant le visage de son collègue par la même occasion. Elle attendait de voir ce que lui allait faire maintenant.

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Dim 27 Sep - 12:52

[All My Loving – ACROSS THE UNIVERSE]

"- Tu veux une pelle pour creuser ? "

Plutôt pour t’en rouler une tu veux dire ?
Je t’en prie, enfonce moi ; enfonce moi comme toutes celles qui m’ont enfoncés. Les femmes et leurs caprices, les femmes et leurs délices, de ces corps qui se pavanent près des nôtres à nous narguer de leur puissance. Leur puissance qui ne tient qu’au niveau des cuisses et de la poitrine. Oh soit, de beaux avantages. Alors vas-y, je t’en prie, du haut de cette supériorité si évidente, vas-y, je t’en prie, fracasse moi, enterre moi, pétris moi, tue moi comme tu as du assassiner les autres, de tes yeux dont j’ignore la couleur mais dont l’intensité passe outre. Vas-y, je t’en supplie, de ces lèvres qui me narguent à ce semblant d’arrogance, ces mots que tu caches si bien derrière tes faux-semblants de jeune fille sérieuse. Mais à combien as-tu déjà fait ce coup-là ? A combien as-tu promis tout et rien, rien, rien qu’en glissant un doigt entre deux omoplates ? Combien ? Combien à tomber dans ce même panneau, combien à encore se rouler devant toi, demander en plaintes ces caresses que tu n’offres que par pitié ?

Il n’aimait pas cela, non, il n’aimait pas se sentir démuni, brisé, face à cette femme qu’il connaissait certes à peine, mais dont la logique finirait rapidement par le rendre fou. Elle voguait entre ses deux jeux : un temps plein de tendresse, un autre rempli de fureur. Le sérieux succédait à la douceur, et ainsi allait la vie de Malia. De quoi désarçonner un homme dont les réactions étaient aussi prévisibles que les secondes d’un chrono. Et elle souriait toujours. Ses yeux s’étaient fermés, entre ses mains à présent, elle n’était plus que poupée de soi à regarder défiler l’instant présent. Il avait bien trop peur de la lâcher, bien trop peur qu’elle redevienne cette femme de fer qui ne vivait qu’en résonnance à son passé. Pourtant, elle prit sa main, la referma autour de la sienne, la chassa de son cou. Et il la laissa faire.

Des lèvres à quelques centimètres des siennes. Il pouvait sentir leur chaleur, comme il pouvait sentir le regard de la jeune femme se fixant sur le sien à travers les lunettes noires protégeant ses propres yeux inertes. Elle semblait attendre, une réponse peut-être, une réaction, un rien qui prolonge ce moment pour les plonger un peu plus dans cette tendresse dont il délectait de s’entourer. L’aveugle lui rendit son sourire, large sourire, il resta à cette distance outrageante, sur le point de toucher ses lèvres, sur le point de s’en éloigner… comme le funambule sur son fil. Quand il parla, de la même voix suave, elles frottèrent doucement contre celles de la jeune femme.

« Mes pauvres oreilles s’en plaignent encore… » Ou si peu. « Mais je pense te faire essayer quelque chose comme… »

Il se mit à siffloter. La respiration de la jeune femme lui renvoyait la sienne, son corps se soulevait régulièrement, menant la danse d’un rythme qui le berçait. Il pouvait sentir cette odeur qui lui était particulière, qu’il commençait à présent à identifier, à aimer même. Ce sifflotement fut doux, à peine perceptible si elle avait été loin de lui. Mais en tendant l’oreille, on pouvait discerner quelque chose comme


Close your eyes and I'll kiss you,
Tomorrow I'll miss you;
Remember I'll always be true.
And then while I'm away,
I'll write home ev'ry day,
And I'll send all my loving to you.
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Jeu 1 Oct - 18:51

Malia frissonna lorsqu'elle sentit les lèvres d'Alban passer si prêt des siennes qu'elle pu sentir leur chaleur si douce. Elle n'aurait eut qu'un petit geste à faire pour que les quelques millimètres qui les séparaient ne soient plus qu'un mauvais souvenir, pourtant elle n'en fit rien, elle se contenta de l'écouter se moquer d'elle pour sa piètre prestation... Il se mit alors à chanter, enfin plutôt à siffloter un air qu'elle connaissait. Une chanson d'un vieux film à l'eau de rose qu'elle avait regardé un si grand nombre de fois qu'elle avait fini par en connaitre la moindre réplique par cœur. Tout un tas de bons souvenirs lui revinrent d'un coup en mémoire, et une sensation étrange, agréable et pourtant si forte, s'empara d'elle. Malia ne pouvait pas l'endiguer, trop surprise pour cela et ce qu'il se passait d'habitude à ce moment là se produisit... De nombreuses graines lui envahirent bientôt les mains, si elle ne se reprenait pas très vite, elle se retrouverait avec une pièce entière à refaire et une forêt vierge autour d'eux ! Oui, le pouvoir de l'enseignante avait beau être magnifique il pouvait être très destructeur.

"- Alban, je... merci beaucoup. "

Sa voix était troublé, elle déposa un baisé tendre sur la joue de son collègue et s'éloigna de lui, se rendant à la fenêtre pour respirer un peu d'air frais et se calmer. Elle en profita pour mettre toutes ces graines dans ses poches, la respiration forte qu'elle se forçait à avoir n'était là que pour essayer de calmer ses pensées, les faire revenir à quelque chose de plus tranquille. Triste néanmoins d'avoir mis fin à un moment si agréable, elle continua de lui parler sur un ton qui se voulait détendu mais qui cachait très mal cette tristesse.

"- J'adore le film d'où provient cette chanson, tu n'aurais pas pu faire un meilleurs choix, vraiment..."

Sa voix s'étrangla dans sa gorge, elle s'efforça de sourire, voilà, elle avait tout gâcher. C'était fini, maintenant.

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Sam 3 Oct - 21:07

    I'll pretend That I'm kissing The lips I am missing And hope that my dreams will come true. And then While I'm away I'll write home ev'ry day And I'll send all my loving to you…

    Dans la tête. Trop tard, ça y est. Elle y était. Enfoncée si profondément qu’il lui semblait qu’elle avait toujours fait partie de lui, petite mélodie, chose fragile qu’on aurait pu égarer à un coin de rue. Mais qui voguait, qui voguait toujours… Il la tenait encore ses bras, dans ses mains, dans un coin de sa conscience, si alerte au fur et à mesure qu’elle se rapprochait, toujours plus près. Il n’avait plus envie de déconner, il l’avait pas envie de rire, il avait envie de la voir, de la contempler, ce qu’il ne pourrait jamais – aux grands Dieux – faire. La seule et unique chose dont il avait envie était un mur impossible qu’il ne pourrait franchir qu’en s’écorchant doigts et mains dans les barbelés, à ses propres périls. Et pourtant, il avait tout aussi envie de lui dire, de la supplier de le laisser essayer, pour voir ses yeux, toucher son corps, caresser ses lèvres ; et tout cela en parfaite conscience des choses. La mélodie s’éloignait… Il ne voulait pas la laisser partir. Pas comme les autres. Du moins, c’est ce qu’il disait à chaque fois. Toujours la même chanson. A suivre la mélodie.

    Idiot.

    Il était allé trop loin, il le sentit au premier mot qu’elle prononça, au premier soupir qui s’échappa de ses lèvres. Alban. Hésitation. Trouble. Gêne ? C’était bien la dernière chose qu’il aurait aimé provoquer – une attaque martienne pouvant encore passer… Non. Trente secondes avant, Cronos, je t’en prie. Juste trente petites secondes, laisse moi juste réparer ça et… Trop tard. Elle posa ses lèvres sur sa joue, s’éloigna. Il eut à peine le temps de la sentir, de s’en rendre compte, et elle fila entre ses doigts. Son corps, son souffle, son odeur ne fut plus qu’un souvenir. Le bruit de ses pas s’éloigna vers l’autre bout de la pièce, où elle semblait s’arrêter, mais il ne la suivit pas. D’accord. J’ai compris. Toi. Moi. Point.

    Albaran passa sa main sur son visage, et se retourna ; il se cogna contre sa chaise, s’assurant de sa stabilité, s’assit après avoir attrapé son instrument sur l’autre. Il le porta à ses lèvres, souffla lentement dedans. Un son clair en sorti. Il se sourit à lui-même, attrapa une clope à la fraise, l’alluma, repoussa sa tête en arrière par delà le dossier. La fumée s’éleva lentement, et il ne cessait alors de siffloter. All you need is love. Love is all you need. Le silence s’était installé, longues minutes qu’il passa à sentir l’odeur bénéfique de sa propre nicotine s’élever au-dessus de lui comme un nuage de poussière. Il ne l’entendait plus. Il s’en inquiéta.

    « Malia ? »

    Ca n’aurait pas dû se passer comme ça.
    Rien n’aurait dû se passer.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Sam 3 Oct - 21:35

Malia observait par la fenêtre, le regard dans le vide, elle essayait de le chasser de ses pensées, sans y arriver. Son calme était revenu peu à peu, mais ce n'était que pour laisser une trainée de poudre visible, fragile et pourtant présente. La moindre étincelle ferait s'enflammer à nouveau le tout, et cela ne devait pas arriver, pas ici du moins. Il n'y avait qu'un seul moyen de faire disparaitre cet état sans doute, enfin elle n'en voyait qu'un seul, mais ce n'était pas envisageable, pas avec lui, pas ici... Pourquoi diable était-elle comme cela, pourquoi avait-elle tant besoin des hommes et pourquoi les effrayait-elle toujours. Lui ne pouvait pas voir, il n'aurait peut être pas peur, peut être, mais comment faire, ici il n'y avait aucun endroit où elle pouvait laisser les plantes pousser de la sortes cela ne serait que la destruction assurée si elle se laissait aller à ça. Non, ce n'était absolument pas possible, hors de question !

"- Malia ?"

Sa voix, cette voix avait fait tout disparaitre, elle avait trop envie de se laisser aller. Elle regarda encore quelques secondes l'extérieur, incapable de tenir plus longtemps néanmoins, elle se rapprocha, lentement de lui, pour s'arrêter à quelques centimètres devant lui. Délicatement elle se pencha pour prendre dans ses main l'instrument et le poser sur l'autre chaise libre, avant de prendre place là, sur ses genoux, face à lui, caressant lentement son visage, sans prononcer le moindre mot. Elle caressa ses lèvres lentement, glissant son autre main dans ses cheveux, approchant lentement son visage de celui de son collègue. L'enseignante avait envie de retirer ses lunettes, mais en même temps elle avait un peu peur de ce qu'il pouvait se passer. Elle hésita ainsi un moment, le doigt sur ses lèvres se faisant de plus en plus léger, et a main dans les cheveux de plus en plus lente, puis elle arrêta tout, s'emparant de ses lunettes, souriant presque. Elle essayait de s'arrêter maintenant, tant qu'elle pouvait encore se contrôler, mais c'était peine perdue, chaque geste pourtant était le fruit d'une longue lutte contre elle même, contre ses envies, et contre sa peur aussi. C'est la déraison qui gagna le combat après quelques secondes seulement, les lèvres de Malia s'avançaient déjà, presque trop vite, pour rejoindre celles d'Alban en un baisé langoureux et passionné. Oui, c'était mal, elle le savait, mais elle ne pouvait pas s'arrêter. Ses mains tremblaient déjà, parce qu'elle essayait de se retenir, de ne pas créer ses satanés graines... Trop tard aussi pour cela sans doute, Alban devait sentir une protubérance grossir au niveau de sa joue, là où la jeune femme avait sa main délicatement posée, une protubérance de chaque côté, pour chacune des mains sur ses joues.
Le baisé s'interrompit lorsque les deux premières graines furent créés, elle resta pourtant là, le front posé sur celui d'Alban, indécise quand à ce qu'elle allait faire ensuite. Ses mains elles étaient encore posées sur les joues de l'homme, les graines au creux de ses paumes. Elle parla.


"- Désolé, je n'arrive pas à me contrôler. Je vais finir par tout détruire, si je continue pourtant, mais... "

La raison était trop peu attirante pour elle, si seulement elle ne faisait rien, si seulement elle arrivait à refouler son pouvoir, si seulement elle contrôlait ses émotions. D'habitude elle se contentait de renouer le contacte avec les plantes, d'en créer d'autres avec les graines qu'elle avait stocké dans les pots, mais là elle ne savait pas pourquoi elle ne pouvait s'empêcher d'en produire, cela ne lui était jamais arrivé avant, tout comme jamais elle n'avait eu autant envie de passer du temps avec quelqu'un, jamais elle n'avait pensé à quelqu'un comme elle le faisait en ce moment. C'était trop troublant pour elle, trop peu habituel aussi...
Puis, elle recommença, se concentrant sur ses lèvres, focalisant ses pensées sur quelque chose d'anodin, histoire d'essayer de se contrôler, de ne pas produire d'autres graines.

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Lun 5 Oct - 9:44

    SOUNDTRACK : Belle A En Crever – OLIVIA RUIZ

    Le son cristallin de l’instrument résonnait encore dans sa tête, en vaguelettes d’ultra-son dont lui seul pouvait saisir la teneur. Il écoutait, attentif, ce qu’il restait de trace de vie dans cette salle devenue bien morne à présent. Comme si l’on avait jeté un sortilège sur l’assemblée, un sortilège qui avait fait basculer l’assistance dans un mutisme inébranlable. C’est à peine si l’on respirait. Il avait relevé sa tête, l’instant d’avant légèrement penché derrière le dossier à lui déchirer la nuque et les ligaments. La clope toujours à la bouche, il regardait dans sa direction, du moins essayait il d’imaginer le corps de la jeune femme face à la fenêtre, observant le dehors comme si elle y cherchait un quelconque signe qui viendrait avancer leurs affaires à tous les deux. Lui, n’avait pas encore tout à fait saisit le problème. C’est vrai quoi. Pour une fois, il n’avait rien dit qui puisse embêter la jeune femme – sa grande gueule s’était donc tenue sage – et il n’était pas tout à fait certain d’avoir été trop entreprenant avec elle, vu qu’elle avait fait bien pire la veille au soir… Tout ça pour dire, ce n’était peut être pas de sa faute mais en tout cas, cette histoire avait l’air de bien toucher la jeune femme. Et là, ça commençait à le concerner.

    Soudain, il eut un froissement. D’abord incertain, puis ce fut bien un corps qui se déplaçait à présent, flottant dans l’air, et le parfum revint lui caresser les narines. Il sourit. Elle était en face de lui à présent. L’on saisit la trompette qu’il tenait entre dans ses mains, il s’attendit à ce qu’elle en joue – ou bien lui fracasse dans la tête, c’aurait pu être marrant. Au lieu de cela, sa collègue la posa sur la chaise d’à côté, Alban attrapa sa clope et allait se pencher légèrement en avant pour supporter la tête de ses mains quand elle mit fin au mouvement en s’asseyant sur lui, face à lui, sur ses genoux, là. Il eut un mouvement d’étonnement, et un visage indiquant qu’il n’y comprenait pas grand-chose quand des doigts effleurèrent bientôt ses lèvres tandis qu’une autre alla jouer avec des mèches de ses cheveux bruns. Il ne comprenait pas tout, il ne comprenait rien pour ainsi dire mais mécaniquement, ses doigts lâchèrent la cigarette qui alla s’éteindre en atteignant le sol, et ses mains allèrent entourer le corps de la jeune femme. Attentif au moindre geste, moindre mouvement de sa camarade, l’aveugle laissa ses doigts glisser sur ses lèvres, cherchant de lui-même la caresse quand il estimait que ce n’était pas assez. Un bien-être intérieur avait rempli la moindre parcelle de son corps, il respira bruyamment, jusqu’à ce que Malia lui retire ses lunettes. Moment d’hésitation. Il s’arrêta, les yeux fermés, par peur de les rouvrir, sachant parfaitement ce dont était capable son pouvoir lorsqu’il était soumis à de telles douceurs.

    « Non, Ma… »

    Déjà trop tard. Elle avait saisit ses lèvres dans les siennes, et une langue vint lui caresser le palais. Ah, les femmes j’vous jure. Il y répondit avec autant de véhémence. Ses mains grimpèrent le long des cuisses de la jeune femme. Si c’était raisonnable ? Non. Il n’était pas sûr d’être mené seulement par son attirance pour sa collègue. Le désir qui dormait au fond de lui-même pendant plus d’un an devait certainement avoir son mot à dire. Seulement, pour l’instant, il n’écoutait pas cette petite voix de la raison, trop occupé à faire cesser les tremblements qui secouaient les mains de la jeune femme posées sur ses joues. Il savait ce qui poussait en ce moment même, encore une des réactions du pouvoir de Malia, encore une de ces choses qui pouvait avoir une incidence sur ce moral si fragile.

    Elle interrompit son baisé, Albaran reprit son souffle. Et voilà ce qu’il attendait : des excuses pour quelque chose qu’elle ne comprenait pas. Il sourit et finit par ouvrir les yeux sur ses deux magnifique iris bleus qui brillaient à présent. Une de ses mains attrapa le menton de la jeune femme. Et sur un air de reproche :

    « Malia. On. S’en. Fout. » Elle allait se rendre folle si elle continuait comme ça. Et lui aussi d’ailleurs. Il l’attira encore vers lui, la faisait glisser le long de ses jambes jusqu’à que le corps de la jeune femme heurte le sien. Ses mains se refermèrent sur celles de la jeune femme dans lesquels se tenaient enfermés les graines, toujours sur ses joues. Il mordilla la lèvre inférieure de sa collègue puis, laissant les siennes effleurer sa peau jusqu’à son oreille :

    « Laisse-toi aller. »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Ven 9 Oct - 15:52

Malia était là, assise sur les genoux d'Alban. Sa cigarette venait de toucher terre, s'éteignant dans un bruit très léger, seul un léger grésillement était encore perceptible dans le silence de la salle. les bras de son collègue venait de se refermer autour d'elle, tandis qu'elle continuait à balader ses doigts, hésitants à faire des choses futiles, elle sentait la peau sous ses doigts se faire plus présente par moment, c'était lui qui faisait cela. Sans doute désirait-il la même chose qu'elle, c'est sans doute ceci qui la décida réellement, et comme elle s'y attendait il protesta, il resta même un long moment les yeux clos. Elle ne sut pas vraiment quand il ouvrit les yeux, pendant son baisé, pendant qu'il lui rendait de façon encore plus passionnée qu'elle n'avait pu le faire ? Vraiment, elle n'en savait trop rien, tout ce qu'elle savait c'était le plaisir qu'elle avait ressentit lorsqu'il avait remonté ses mains le long de ses cuisses d'une façon si désireuse qu'elle en était tout émoustillée, elle avait même sentit son souffle se couper, laissant sa respiration plus grave l'espace d'un instant.
Tout ce qu'elle remarqua ce fut ses deux yeux merveilleusement bleu et doux, alors que tous deux reprenaient leur souffle. Son sourire lui aussi était très agréable pour la jeune femme, sans doute autant que l'entendre lui faire encore des reproches, ils avaient cette façon de se reprendre assez particulière, elle aimait. L'enseignante se sentit glisser sur les genoux, attirée vers Alban par ses bras, il n'arrêta pas avant de l'avoir installée si proche de lui qu'elle se retrouvait collée à son torse, puis ses mains se refermèrent sur les siennes, toujours sur ses joues, tandis que ses lèves vinrent à la rencontre des siennes et que ces dents en des mouvements capricieux ne jouent avec sa lèvre inférieur. Il s'arrêta assez rapidement, laissant la jeune femme presque désireuse qu'il reprenne, mas il vint à la place lui souffler quelques mots à l'oreille, des mots qui lui donnèrent envie de ne vraiment pas s'arrêter là, de ne même pas essayer de se contrôler, mais ils devaient partir de là, elle ne supporterait pas de démolir d'autres choses ici, après le passage de la GC. Elle se mit alors à sourire, laissant une main s'écarter de la joue d'Alban, ouverte, libérant la grande de la chaire qui l'entourait avant.


"- Promet moi de ne pas avoir peur. "

Elle lui murmura cela en guise de réponse, l'embrassant à nouveau, tandis que sa graine se développa se nourrissant de l'air de la pièce, les lianes qui en sortirent prirent appuis au sol, tandis qu'elles s'enroulaient d'autre part autour des deux professeurs. Après quelques secondes, ils se vinrent décoller du sol et se firent diriger vers la fenêtre avant de se faire monter juste au dessus, au niveau de la chambre de Malia qu'elle n'eut aucun mal à reconnaitre. Elle les fient ainsi passer dans cette pièce sans trop de difficulté, toucher à nouveau le sol, ici elle pouvait créer ce qu'elle voulait, rien ne serait détruit, enfin pas vraiment. Lorsqu'ils furent au sol, les lianes devinrent presque instantanément poussière, l'enseignante ayant rompu son lien avec la plante. Elle caressa à nouveau le visage d'Alban avec sa main, laissant de se fait tomber la graine qu'elle contenait, puis elle l'embrassa à nouveau, souriant en même temps.

"- Ici, d'accord."

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Dim 11 Oct - 19:34

Tout n’était que sons, contacts, odeurs et chaleur. Il y avait cette présence, pressante, contre son corps, qu’il désirait peut être… non, très certainement, oui, il en avait envie. Tellement envie qu’il ne la laisserait partir que lorsque la petite voix dans sa tête aurait réussit à se frayer un chemin à travers la douceur qui émanait de la jeune femme et ce même plaisir de le recevoir qui l’envahissait à présent. Il y avait tellement eu de temps, tellement de mois, tellement d’années, tellement de secondes sans ça, sans tout cela, sans le contact d’une peu chaude sur sa peau, un contact bien doux comparé au reste. Ce reste affreux qui le narguait de l’autre côté du miroir, quelque chose comme « puisque de toute façon, personne ne te supporte mais que tu t’en contentes, alors pourquoi tu ne te passerais pas de CA ? » Ca, c’était les mains d’une jeune femme hésitante qui courait sur les petites parcelles de T-shirt qu’elles ne connaissaient pas encore. Et lui, il avait très envie de rire. Elle était tellement… émouvante. A ne pas savoir exactement comment s’y prendre, oser, semblant se rétracter pour mieux agir au final. Il aurait aimé voir sa tête, voir cette mimique qu’il n’avait pu qu’entrapercevoir qu’une quinzième de moitié de secondes à son dernier débordement. Mais cette fois ci, il ne se laisserait pas faire. Pas aussi simplement en tout cas. De toute façon, pour le moment, il avait d’autres idées en tête.

"- Promet moi de ne pas avoir peur. "

Euh minute, avoir peur de quoi ? Mais avant qu’il ait pu poser la question, les lèvres de la jeune femme vinrent à nouveau s’unirent aux siennes. Bon, encore une fois d’accord : j’me tais. Et ce fut certainement à ce moment là qu’il se passa quelque chose de franchement pas claire. D’abord, il y eut un crissement, puis des froissements, comme des trucs… des machins qui… poussent. Ca devait être vraiment ça, à vrai dire. Il redressa la tête, légèrement non pas inquiet mais plutôt étonné. Et comme promis (sans cracher, mais c’est la même) n’eut pas peur. Ou si peu. Il commençait à prendre confiance, Malia maitrisait mieux le pouvoir qu’elle ne voulait le dire. Et de toute façon, il en avait déjà vu pire. Au pire, une petite chute ne serait pas de refus pour lui rappeler ce qu’il était en train de faire, c'est-à-dire s’enticher d’une femme de plus de dix ans sa cadette. Vingt ans non ? Plus ça va, et moins tu es regardant sur ce genre de choses… ca devient inquiétant, tu le sais ça ? Bientôt t’ira les chercher à la sortie du lycée, toi le vieux croulant de trente-deux piges (oh mais bientôt trente-trois mon grand !), trois femmes et deux gosses. J’ai envie de dire, bonjour le curriculum vitae. T’as beau avoir une gueule cassé, toi, les bagues, tu les mets pas sur les dents, tu préfères les passer aux doigts.

Ils étaient dans sa chambre. Il reconnut l’odeur, plus forte encore que dans la salle de musique. Ainsi donc, ils avaient traversé la fenêtre, monté un étage suspendu dans les airs, pour atterrir ici. J’commence à me sentir mal. Albaran ne fit aucun commentaire, mais lorsqu’il réalisa le chemin parcourut, il souffla un bon coup, accompagné d’un petit rire nerveux. Youhouuuu. Il lui sourit, on l’embrassa encore, passant à nouveau une main sur son visage, il ferma les yeux, se laissant bercer. Il aurait pu rester encore longtemps ici, puisqu’elle semblait le vouloir, comme si cette piaule était son petit paradis. Tant mieux, il avait bien envie d’un endroit où poser ses valises. Ses mains recommencèrent à courir le long du corps de la jeune femme tandis qu’il l’embrassait, le cou, la poitrine, les côtes où il la ramenait plus encore sur lui si c’était possible. Ces mains tatouées de croix et écritures indistinctes d’une ancienne période punk, retournant se loger sur ses cuisses, un fessier délicieux …

Il releva la tête vers elle, élevée au-dessus de lui. Ses yeux bleus rencontrèrent les siens, il le sut. Son regard se fit presque suppliant, à moitié apeuré. Aussitôt, le monde autour d’eux se disloqua, il y eut un instant de flottement où tout sembla s’être arrêté, les chaines pendus autour de son cou cessèrent leur bruit de métal insupportable. La pièce, du moins, ce qui semblait en être une, s’emplit d’un blanc qui fut un instant étincellent. Il plissa les yeux. La lumière s’atténua, Alban les frotta doucement.

Lorsqu’il les rouvrit, il voyait.

Mieux : il LA voyait. Ses yeux s’étaient teinds d’un bleu plus foncé, et il souriant, presque aux anges s’il ne savait pas pertinemment ce qui se passerait lorsqu’il retomberait dans les affres d’une réalité peut être trop dure à accepter. Machinalement, il tendit les mains pour toucher le visage de la jeune femme. Elle n’était pas exactement comment il l’avait imaginé. Mais il préférait ne pas y penser, tout simplement parce que sans cela, ce serait un moment de plus qui partirait en fumée… Tristement, il remarqua juste :

« T’es encore qu’une enfant. »

Et tout s’effaça, le rêve prit fin et avec cette fin la douleur, dure, mate, insupportable. Sans le vouloir, il la lâcha pour prendre son crane. Comme si cela aurait pu le calmer.
Comme si une fois de plus, il n’avait pas fait une grosse connerie.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Dim 11 Oct - 21:30

Malia observait Alban, durant le trajet, inquiète qu'il soit effrayé, mais visiblement il était simplement curieux, après tout il ne voyait rien, donc il ne réalisait peut être pas ce qu'ils étaient en train de faire exactement. Lorsqu'ils furent arriver cependant, elle entendit son souffle, il semblait soulagé, comme s'il venait de réaliser ce qu'ils venaient de faire, c'était sans doute cela. Il riait nerveusement, puis lui sourit, sourire qu'elle lui rendit, elle se laissa embrasser, satisfaite de la tournure que prenait les choses. L'enseignante se laissait tout simplement faire. Elle garda les yeux ouvert, appréciant le moindre contact de ses mains sur elle. Elle sentit ses lèvres se poser sur elle en des endroit agréables et d'autres plus inhabituel mais ils étaient seuls, aucun risque qu'on les voient, elle le laissa donc faire, c'était agréable, aussi agréable que de sentir l'audace qu'il prenait, et la perte des limites qu'il s'imposait.

C'est alors qu'il la regarda, droit dans les yeux, et que tout ce qui se trouvait autour d'eux disparu, petit à petit. Seul ses yeux restèrent dans le champs de vision de la jeune femme, des yeux qui traduisaient la supplication, voir même sans doute un peu la peur. Elle savait ce qu'il se passait, pourtant elle continuait de sourire, elle n'avait pas peur elle, la pâleur de ce lieu improbable fait uniquement de cette lumière blanche aveuglante l'apaisa, ils étaient dans un lieu improbable qui l'obligeait à plisser les yeux. Elle se contenta de l'observer en souriant, d'apprécier le bleu de ses yeux plus profond, plus sombre aussi, ils étaient beaux, délicieux même. Mais la chaleur de sa main sur sa joue elle apprécia plus, le voir l'observer c'était différent, c'était même inhabituel, presque effrayant. Aucun son ne perça se moment, jusqu'à ce qu'Alban prenne la parole, brisant quelque chose, par un commentaire qui la fit sourire. C'était la première fois qu'on lui faisait cette remarque, on lui disait en général qu'elle était effrayante, froide ou trop sérieuse, mais pas cela, et elle refusait de penser qe c'était à cause de son âge qu'il disait cela car même des hommes plus vieux ne le pensaient pas.
Elle ne comprit pas, mais visiblement cela suffit pour Alban car petit à petit sa chambre se re-matérialisa, les odeurs vinrent de nouveau chatouiller son nez et tout redevint comme avant, sauf une chose, la chaleur de la main d'Alban qui disparu. Ce petit geste lui attira l'attention, et elle releva la tête pour le trouver comme prostré, les deux mains sur son crâne, comme recroquevillé sur lui même, un enfant qui a peur, voilà à quoi il ressemblait. Malia se concentra à nouveau, elle fit pousser une nouvelle liane, ouvrit un tiroir lui fit prendre un foulard de soie et la fit le déposer dans sa main. Pendant ce temps, elle laissa son collègue livré à lui même, sans rien dire, elle avait peur de le blesser. Une fois qu'elle eut prit l'objet, elle reporta toute son attention sur lui, avançant timidement une main sur celle de son collègue, la lui caressant doucement tout en parlant à voix basse.


"- Alban, de quoi as-tu peur au juste ? Laisse moi juste t'aider s'il te plaît, tes lunettes sont encore en bas, mais je peux te bander les yeux si tu veux. Enlève juste tes mains, je te promet que tout se passera bien. "

Elle avait glissé sa main sous le menton de l'enseignant, lui redressant afin qu'il puisse lui faire face. Elle avait envie de lui murmurer au creux de l'oreille ce qu'elle avait en tête, mais ce n'était pas le moment pour l'humour, non elle se contenta de sourire tristement, lui caressant la main de la sienne tendrement, en gardant l'autre sous son menton. Elle attendait qu'il réponde, qu'il face quelque chose pour lui laisser le champ libre ou alors qu'il lui demande de partir. Elle n'en avait pas envie, les rôles étaient juste inversé cette fois ci. Après quelques secondes néanmoins, le voir agir comme cela la fit réagir.

"- Tu sais que de nous deux, c'est toi qui passe pour un gamin là, et puis franchement, on s'en fou que j'ai neuf ans de moins que toi, j'ai tout autant galérer pour en arriver jusque ici, alors s'il te plaît, laisse moi profiter de cet instant agréable. "

Elle déposa un baisé sur sa main droite, puis sur la gauche, patientant tranquillement, toujours assise sur lui. Elle était calme, et elle ne tarda pas à recommencer à lui caresser tendrement les mains pour lui faire comprendre que peu importe son choix, tout ce qu'elle voulait c'était être avec lui, là maintenant.

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Mar 13 Oct - 9:42

SOUNDTRACK : Imagine – PERFECT CIRCLE

C’était une douleur mate qui prenait ses débuts du bas de sa nuque jusqu’au dessus de son front, n’épargnant rien ni personne. Cette même douleur qui, insupportable, si dure qu’il n’en avait jamais vu le bout, tétanisait sa nuque, ses épaules et son dos dans un spasme statufiant qu’il attendait avec une certaine appréhension. Ah, la voilà. En un abominable relent, la douleur traversa son corps. Ses mains étaient toujours accrochés son crâne, sa respiration haletante, il fermait ses yeux au maximum et même plus si c’était possible. La douleur. Pas la douleur. Pas la douleur s’il vous plait. Elle était à peine acceptable, ou ne l’était plus depuis longtemps, il avait oublié à présent. Ses sens étaient fermés au monde extérieur pour mieux se renfermer dans un mutisme dont il ne sortirait que s’il en avait envie. Ou qu’on l’y forçait. Sur lui, on s’agitait un peu, Malia venait de reprendre elle aussi contact avec la réalité. Mais c’est comme si plus rien n’existait autour de lui. L’aveugle gémit, se recroquevillant d’autant plus sur lui. Il y avait quelque chose, quelque chose d’assis sur ses jambes, qui l’empêchait de tomber à terre pour chercher la froideur du sol qui avait tant le don de le calmer. Alors il gémit encore. Ce poids qui lui avait parut si agréable l’instant d’avant, presque inexistant, était devenu lourd, fort, plus puissant, il le bloquait. Le visage d’Albaran ne formait plus qu’une mimique de douleur, sa bouche se crispait, et il tira plus fort encore sur ses cheveux bruns. Ca ne cesserait donc jamais… ?

Soudain, quelque chose de plus froid se posa sur sa main. L’aveugle tressaillit, mais ne la chassa pas. De toute façon, il n’en avait pas la force. Le rêve ne lui avait demandé en soi pas tellement d’énergie – quelque chose de simple, sans grande consistance – mais le réveil avait été si rapide qu’il en était devenu brutal. Il n’aurait pas du se réveiller aussi vite, il ne l’avait jamais fait aussitôt, à peine une minute après son début. C’était là son erreur. Mais pourquoi ? Pour ne pas voir la vérité, une fois de plus ? Et laquelle ? Tu essayes de coucher avec une gamine qui te rappelle vaguement tes vieilles bourdes du passé, auxquels tu cherches à te détacher en le jetant à travers la fenêtre avec ton humour à décapoter une Mini© ? Quelle faiblesse. Quel lâche tu fais. Des bruits indistincts lui venaient, on parlait de peur, d’aide, de lunettes. Enlève tes mains. Non ! NON. Une nouvelle main se glissa sous son menton. Il se laissa faire. Elle semblait attendre son accord, il ne put qu’ouvrir légèrement la bouche mais aucun son n’en sortit sauf un râle. Il fallait qu’il attende encore un peu. Juste un peu… Alors Albaran pencha sa tête légèrement de côté, sur la main de la jeune femme ; oui, elle pouvait. Mets moi ce bandeau, qu’on en parle plus, qu’on ne parle plus de ce… de cette…

« … saloperie de… mal de crâne… » Il essaya de rire, ce ne fut qu’un étranglement qui s’enfonça un peu plus.

Les reproches de Malia ne tardèrent pas. L’inverse aurait été étonnant, un rictus signifiant le sourire s’installa sur sa bouche. Ouai, ouai, ouai… C’est moi le gamin, mais ça, tu t’en étais doutée dès la moto non ? Ou même avant. Neuf ans de moins, je remarque que t’as la mémoire des chiffres c’est bien… Mais l’instant agréable, personnellement, je me demande où il est passé. Des lèvres se posèrent sur ses mains, puis on les lui caressa. Il essaya de souffler, détendre ses épaules, faire passer cette douleur qu’elle prenait pour une peur qui n’en était pas vraiment une. Il s’était laissé aller, il en payait les conséquences et puis voilà. Ainsi allait cette foutue vie, ainsi allait cette foutu condition de mutant. D’une main tremblante, Alban piocha dans sa poche et en tira la petite boite d’anti-migraine qu’il avait toujours sur lui. Il en avala trois, soupira, et soudain, se pencha doucement en avant jusqu’à poser son crâne douloureux contre l’épaule de la jeune femme, se frottant à elle comme pour faire passer la douleur.

« Pa… pardon. Promis, on reprend où on en était dans… cinq… petites… minutes. »

Il porta une de ses mains à ses lèvres, l’embrassant à plusieurs reprises, et la reposa dans ses cheveux comme elle n’avait fait d’elle-même quelques minutes auparavant. Son corps frottait contre le sien. Mais ce n’était peut être pas le bon moment pour lui dire qu’elle était bien roulée.
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Mer 14 Oct - 7:36

Malia observait Albaran, il semblait tellement mal, peut être bien plus qu'il n'y paraissait, après tout, ne venait-il pas de resserrer son emprise sur ses cheveux ? Elle n'en était pas certaine, mais en tout cas, il semblait avoir mal, très mal même. La jeune femme n'avait d'ailleurs pas pensé qu'il puisse montrer de façon si ouverte sa douleur, pas en se faisant si misérable, pas sans rire du moins. Elle posa sa main sur la sienne, il tressaillit, elle le sentit, c'était-elle ? La douleur ? Elle n'en savait rien du tout, et continua d'essayer de l'apaiser, elle qui ne savait absolument pas ce qu'il se passait, qui avait envie de simplement revenir à cet instant quelques secondes auparavant où tout allait bien. Elle finit par lui prendre le menton, incapable de savoir ce qu'il avait, ce qu'il se passait dans sa tête pour qu'il agisse de cette façon si étrange. Elle attendit une réponse, qui ne vint pas.
Il resta là, ouvrant la bouche, sans qu'un son ne sorte, après un moment une sorte de cri, un râle plus vraisemblablement, un bruit en tout cas, rien de bien compréhensible. Elle le vit alors pencher la tête, il la posa presque dans sa main, si elle comprenait bien, c'était tout simplement un oui, mais elle n'était pas certaine, pas du tout même. Dans ces moments là elle se rendait compte combien elle le connaissait mal, si mal, depuis si peu de temps aussi. Quand était ce déjà ce jour où ils étaient rencontrés pour la première fois, lui avec Luna et elle au téléphone un certain livre en espagnol à la main. Depuis, tant de choses c'étaient passées, si peu de temps aussi... Il la sortit de ses pensées avec son humour si particulier, elle le retrouvait bien là à vrai dire, il la fit même rire. Elle lui couvrit les yeux, nouant le foulard autour de sa tête délicatement, il avait l'air d'un gamin comme ça, c'était véridique, et cela le rendait vraiment stupide, tout autant que mignon, mais ce n'était pas le moment de lui dire cela. Il avait toujours l'air crispé, tendu, non, impossible qu'il n'est que peur, il devait avoir mal, vraiment très mal réflexion faite.
Elle vit sa main, tremblante se précipiter dans sa poche, comme si la distance qui la séparait de quelque chose à comprimer la rendait trop faible pour rester fixe. Il en sortit une boite, qu'il ouvrit d'un coup du pouce, faisant l'instant d'après glisser des comprimés dans sa main puis directement dans sa bouche, avant de ranger la boite à sa place. Il venait de poser sa tête contre son épaule, qu'elle tenta tant bien que mal de garder fixe, il s'y frottait, exactement comme lorsqu'on se frotte en vain la tête lorsque la douleur devient si présente qu'on aimerait se la sortir de la tête, lorsqu'elle va même jusqu'à nous empêcher de réfléchir. Aucun doute il avait vraiment très mal, c'est pourquoi, très doucement elle posa sa main sur ses cheveux, lui caressant délicatement la tête à la manière d'une mère pour son enfant. Sa voix lui parvint dans le silence désormais établit dans la salle, tout son état transparaissait, il avait mal, mais il commença par un pardon. Et alors qu'il lui prit la main pour y déposer plusieurs baisés, elle répondit, tout en se laissant docilement faire, chuchotant plus que parlant.


"- Prends ton temps, ce n'est rien, tu n'y es pour rien. "


Sa voix était douce, pas la moindre once de reproche dans ces paroles, son ton était plutôt encourageant même, elle recommença à la caresser la tête tendrement, même si la situation la troublait à vrai dire. Elle fit la seule chose qu'il y avait à faire, attendre que cela se calme. Elle lui faisait confiance pour rendre de nouveau l'ambiance agréable lorsqu'il irait mieux, il était doué pour ce genre de chose, ça elle le savait maintenant.

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Sam 17 Oct - 10:04

SOUNDTRACK : Juste un peu de silence – CALOGERO

« Ce n’est rien. »
Pas tout à fait. C’était à présent la douleur à l’état brute, à l’état pure, celle qu’il avait toujours refoulée à force d’habitude peut être, ou bien parce que – tendresse manquante – il n’avait jamais laissé aller, de peur de n’avoir rien pour le rattacher encore au monde. Le vide. Béant. Immense. D’une façon ou d’une autre, il l’avait toujours cherché. Un choix assumé dont il aurait toujours voulut effacer les traces d’un simple rire. Comme si tout avait été simple. Mais il avait fallut que cette grande gueule s’en mêle, cette grande gueule insatiable qui l’avait toujours poursuivit comme la mort court après les Hommes, toujours à se foutre dans des affaires qui ne la regardaient jamais, à y investir le tout avec un plaisir morbide et évident, jusqu’à total extinction de ce semblant de bonheur qu’il avait toujours souhaité – plus ou moins – construire. Tout cela était d’un pathétique. Tellement pathétique qu’elle l’avait toute quittée, une à une, ses femmes qui lui avaient fait tant de bien et de mal à la fois. Allez tiens. Tu veux jouer au salaud, eh bien, jouons.

Retour d’bâton cosmique dans ton cul.

Et maintenant, mon grand, tu payes, et tu payes cher apparemment. Douleur qui se propage le long de ton crâne, qui te cloue le corps, qui brusque tes membres. Devant quelqu’un. Devant elle. Quelle faiblesse. Pour quoi passe ce sourire que tu te démènes de foutre en premier-plan, que devient ces rires que tu balances à chaque seconde ? Tu n’es plus qu’une épave et tu le sais. A force d’année, tu as été rongé, minute après minute, ce truc – cette science, cette évolution – te consume. Les scientifiques ne se soucient pas assez de l’Homme, et tu ne crois pas qu’on n’est jamais parlé d’études sur la personne mutant, et non le mutant en lui même. A la base de l’espèce, on trouve des Hommes, n’ayant rien demandé, des Hommes qui sous le poids du destin ont vu leur vie changé de cap. Des Hommes qui n’ont jamais été que comme des animaux jusqu’ici. Des Hommes modernes que l’humanité rejette parce qu’elle les effraie.

Allez, putain. Reviens, reviens. Son souffle avait quelque peu ralentie, mais il restait pressant. Les battements de son cœur résonnaient dans sa tête, ses veines frétillaient, tout son sang était en ébullition. Quelle sale idée hein ? Pourquoi ce soir ? Il avait tout gâché. Tout ça avait si bien commencé… Curiosité, il avait toujours été insatiable sur ce point. Mais là, ça frôlait quand même le masochisme. Albaran tacha de se concentrer. Il mit de côté tout ce qui lui passait par là, souffla un bon coup, relâcha les épaules. Voilà. I’m back. Il releva la tête vers elle.

« Bien. » Il sourit, un grand sourire dont on pouvait supposer qu’il était honnête. « Nous disions donc, mademoiselle, que l’apprentissage d’une langue mérite un travail assidu, hum ? »

Rapport à la proposition de Malia, non pas de s’ébattre toute la journée – pas encore – mais plutôt de lui enseigner le français. Charmante langue s’il en est. Albaran calcula rapidement les bruits, les sons, les renvoie que son corps lui faisait de l’atmosphère autour de lui, et de l’emplacement de certains objets. Il avisa en silence, souriant toujours un peu – histoire de la rassurer sur son état, qui n’était guère plus avancé que la minute d’avant cependant. Et il se leva, empoignant la jeune femme dans ses bras. D’abord ne sachant pas vraiment s’il allait se casser la gueule dès que ses fesses auraient quitté la chaise. Et puis, pendant quelques secondes, la pièce sembla tourner autour de lui. Et se stabilisa. Il se dirigea vers ce qu’il se rappelait être un lit, la déposant d’abord – sans se casser le dos puisque de toute façon, c’est un peu comme s’il portait une boite de petits pois – avant de s’y allonger avec bonheur, savourant sa tête posée contre un oreiller moelleux. C’est bon, mec, t’étais bien parti là. Cinq secondes plus tard, le temps qu’il lui fallait pour s’en remettre, Alban revint s’approcher de sa collègue. Il se pencha légèrement au dessus d’elle, son front frottait contre le sien, il lui souriait toujours. Il l’embrassa. Quelle idée de mettre son odeur si envoutante à niveau de son nez. Et tandis que ses lèvres couraient sur les siennes, il glissa une main dans les cheveux de la jeune femme, l’autre allant chercher son menton pour l’enserrer entre deux doigts. Et en franco-japonais :

« Comment dit-on en français… ? Ah. Oui. Merci. »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Sam 17 Oct - 15:28

Malia regardait Alban avec une sorte d'intérêt étrange, du moins lorsqu'on connaissait leur lien, et surtout la date si récente de leur rencontre. Elle avait le regard d'une mère inquiète pour son enfant en ce moment, étrange et en même temps si charmant à vrai dire. Oui, c'était très anormal mais en même temps cela montrait bien que ce qu'elle venait de dire était sans nul doute véritable, qu'elle se fichait bien qu'il ait gâché ce moment tant qu'il retrouve sa bonne humeur passée, tant qu'il arrêtait d'avoir autant mal au crâne. Il finit par relever la tête, souriant après un mot qui brisa le silence qui c'était installé dans la pièce. Malia aimait le silence, elle l'avait toujours aimé parce qu'il traduisait son amour pour le bruit de la nature, le silence n'existait pas en temps normal on entendait toujours quelque chose, les oiseaux, le vent, la mélodie de la ville ou des champs, tout avec sur cet terre son rythme, ses bruis et tout ceci faisait en sorte que le silence n'existait pas...
Il se mit à parler des langues, référence à ce qu'elle lui avait proposé sans doute, lui apprendre le français, ou du moins ce qu'elle en connaissait. L'intérêt soudain pour cette langue la fit sourire, elle lui caressa même la joue avant de quitter le contact qu'elle avait entretenu durant tout ce temps avec la tête d'Alban. S'il désirait faire cela, pas de soucis, elle voulait bien lui apprendre. Mais il se tut subitement, laissant l'enseignante perplexe quand à sa volonté de véritablement apprendre. Il semblait d'ailleurs complètement absorbé par quelque chose, elle ne savait dire quoi, même s'il souriait, signe sans doute qu'il allait néanmoins plutôt bien. C'est alors qu'elle sentit les mains de l'homme se refermer sur ses bras, tandis qu'elle perdait l'équilibre, tandis qu'il se levait. Elle quitta aussi tôt le sol, élevée dans ses bras, tandis que lui quittait sa chaise, en direction inconnue pour l'heure, il ne semblait pas si bien que cela, il mit d'ailleurs quelques secondes avant de bouger, alors qu'elle n'osait rien dire, rien demander. Il la reposa quelques secondes plus tard sur le lit, délicatement, avant de s'allonger à côté d'elle, à plat dos, observant le plafond quelques secondes. Elle le regardait interloquée par son attitude, que cherchait-il à faire au juste, que voulait-il vraiment ? Elle était incapable de le dire, et de toute façon elle n'avait plus le temps d'y réfléchir car le voilà qui bougeait déjà, il se rapprocha d'elle, se pencha légèrement au dessus de son champs de sa tête, de sorte que leurs fronts viennent se toucher et frotter l'un contre l'autre. Il souriait, et sans vraiment de raison elle se mit elle aussi à sourire, elle le laissa l'embrasser, fermant les yeux par la même occasion, rassurée presque de le voir agir de la sorte. Malia frémit en sentant ses mains glisser dans ses cheveux, tandis que l'autre lui agrippait le menton, elle se sentait comme prise au piège maintenant, et à vrai dire elle avait un peu peur, c'était si inhabituel qu'elle se laisse dominer de la sorte par quelqu'un qu'elle était en quelques sorte un peu effrayé. Effrayée surtout de trouver cela si agréable, elle ne c'était même pas rendue compte d'ailleurs que ses mains étaient d'elles même allées enlacer la taille de son collègue qui prenait la parole en japonnais. Cela la fit sourire, et elle ne tarda pas à répondre en français.


"- De rien. "

S'il ne comprenait pas il n'avait qu'à lui demander, pour l'instant elle se contenterait de regarder l'homme encore un peu, avant de goutter à nouveau le goût de ses lèvres chaudes qui avaient quitté les siennes quelques secondes plus tôt, il désirait vraiment son cours, ou c'était juste un prétexte pour l'acculer de la sorte. Elle avait toujours peur, cela la rendait presque mal à l'aise, et profitant du fait qu'elle l'embrassait elle le fit glisser sur le dos pour ne plus être complètement sous son joug. Elle reprit ensuite sa contemplation, avant de discuter tranquillement, en anglais cette fois ci, comme si ce comportement était tout à fait naturel, et cette position des plus banales.

"- Tu sais que tu es un peu effrayant quand tu agis comme ça, j'ai l'impression d'être ta prisonnière. " Puis elle se mit à rire devant la futilité de ses paroles.

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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Dim 18 Oct - 13:23

SOUNDTRACK : Hey Jude – ACCROSS THE UNIVERSE BO

On était bien mieux ici. Du moins, IL se sentait bien mieux là, le corps presque en apesanteur sur la couette moelleuse, le seul truc qui semblait ne pas trop provenir d’une décharge, pas comme l’odeur de la bouffe de la cantine qui s’échappait jusque dans les couloirs. Si vous voyez ce que j’veux dire. Il savourait avec bonheur ce petit moment de douceur, offert par les partenaires de la Faculté. Et aussi par la personne qui se tenait à ses côtés. Evidemment. Il la tenait fermement entre ses bras, ses mains, la bloquant avec son corps. Difficile de s’échapper dans ses conditions. Le malin plaisir qu’il prenait à profiter de ses lèvres devait être une des raisons pour laquelle son sourire ne cessait de s’étendre. Il la gênait. Il le savait. Au reste, il en était sûr. Malia ne semblait pas appartenir à la classe de ses femmes qui pensent que l’amour est une réalité, et qu’une relation stable et toujours préférable au banal coup d’un soir. En somme, elle n’avait jamais connu l’amour, le vrai, ce truc immonde qui vous prend par les tripes pour mieux vous recracher sur le trottoir, avec lequel vous devenez aveugle – sauf si c’est pas d’jà fait – et sourd, et muet, et con. Bref, il était persuadé que cette façon de se conduire avec elle devait l’étonner, la choquer, peut être la gêner, oui en effet. S’il y avait bien une qualité pour laquelle on pouvait applaudir Alban, c’était pour sa franchise envers les autres. Un coup de pied dans le cul quand tu m’emmerdes. Mais quand je t’aime bien, les patins ça t’ira ?

Des petits bras menus entourèrent sa taille, Albaran hilare, satisfait de la réponse qu’elle lui fournit en français, retourna sur les lèvres de sa partenaire, la tenant toujours bien serré contre lui. Jusqu’à ce que, emporter par ses baisés, il laissa Malia le basculer sur le dos, inversant les rôles qu’il avait lui-même distribué quelques minutes avant. Ah, cette chère Malia et son domination-complex. Il lui sourit, plus grand encore. C’était tellement facile au final. Passant les mains derrière son crâne, il rit doucement avec elle, repassant à l’anglais comme elle l’avait fait.

« Ah oui ? Je me demande si je gagnerais grand-chose avec une rançon… »

Il passa un doigt dans ses cheveux. Souriant de plus belle, Albaran souleva ses fesses assez pour attraper le paquet de clopes et le briquet qu’il avait dans la poche arrière de son pantalon. La troisième de la journée, on avait vu pire. Bientôt, l’odeur de ses habituelles cigarettes à la fraise s’éleva dans la pièce, remplissant l’atmosphère d’une douce fumée grisâtre. Machinalement, il chercha son visage d’une main, se remémorant – comme si ce fut utile à quoi que ce soit – les contours de ses traits. Le silence. Il le laissa passer. Elle n’avait pas dû aimer qu’il prenne les devants, qu’il soit le geôlier et elle la « prisonnière ». Ca pouvait se comprendre, vu l’aventure de la moto, le gardien avait plutôt l’air d’un sacré manchot. Il souriait en y repensant, tira une nouvelle bouffée de sa clope.

« Oh, ça te dérange si je fume ? » Comme si c’était la première fois. « Et au fait. Euh. Pas de mal de tête, de nausées, de vertiges, suite à… enfin, tu vois. » Ouai, suite à tes conneries quoi.
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MessageSujet: Re: Quand on veut chanter l'espoir [PV Malia]   Jeu 22 Oct - 22:43

Le sourire qui illuminait pour ainsi dire le visage d'Alban laissait Malia sans voix, comment se faisait-il qu'elle se sente si bien avec quelqu'un qui était tout d'un coup si proche d'elle, plus proche que quiconque auparavant, comment avait-il fait pour cela ? Comment tout ceci avait-il pu arriver ? Elle ne savait quoi en dire, mais tout de même, c'était si troublant pour elle qu'elle en était perdu. Le moelleux de son lit elle le ressentait, l'air lourd de sa chambre tant il était chargé d'arômes florales elle l'appréciait toujours autant, mais quelque chose était différent, elle n'était pas emportée par lui comme elle l'aurait été quelques jours plus tôt, elle ne se laissait pas envahir par ses fragrances si douces, ce parfum enivrant, non tout ce qu'elle faisait c'était s'émerveiller de sa chaleur, s'abreuver de la douceur de ses lèvres, de la force de son souffle chaud, de la douceur de son toucher. Dans un autre monde, c'était si agréable et d'un autre côté si nouveau. Il répondit à son discours, s'il en était, de la façon la plus détendue qu'il soit, les mains qu'il venait de glisser sous sa tête venait juste ajouter un eu plus de véracité à son ton jovial. Elle se mit à rire, de le voir ainsi, surtout en sachant ce qui se trouvait sous son oreiller, il risquait de ne pas trouver cela si reposant que cela lorsqu'il l'apprendrait, ou alors se moquerait-il d'elle comme à son habitude. Qui savait...
Elle se mit à rire, la blague était bonne du moins elle le prenait comme cela, et pour tout dire trouvait cela plutôt agréable sa façon d'agir. Elle rougit lorsqu'il lui montra à nouveau son affection en passant un doigt dans ses cheveux, rassurée par son sourire, et en même temps malhabile face à ces nouvelles sensations qu'elle éprouvait. Il se mit alors à bouger, sortant son paquet de cigarettes avant de l'allumer, et d'en apprécier le goût à sa juste valeur. Ses lèvres avaient alors un goût particulier étrange mais agréable si on lui avait demandé, néanmoins elle ne fit rien, se contentant juste de poser sa tête sur son torse, les mains sur ce dernier jouant avec les plis de son tee-shirt. Après quelques secondes à peine il reprit la parole, brisant le doux silence qui c'était installé, et la faisant sourire, la suite surtout, parce que la question était plutôt rhétorique ou du moins complètement idiote.


"- Non, mais je dois pouvoir te goûter après, cela te donne un goût très agréable. "

Malia laissa en suspend le reste réfléchissant quelques instants de plus à ce qu'elle allait lui répondre. Puis elle se releva doucement et légèrement et se laissa glisser à ses côtés avant de s'asseoir adossée à la tête de lui à ses côtés.

"- Tu penses vraiment que je pourrai avoir peur de toi ? enfin je veux dire vraiment peur. Sais-tu seulement qu'il me suffirait de glisser ma main sous ton oreiller pour te tuer, je te laisse voir par toi même ce qui s'y trouve, de toute façon j'en ai plein ici un peu partout et ceci n'est pas le plus meurtrier, croie moi. Arrête de t'inquiéter pour moi, en fait je trouve ton don plutôt cool, il te fait découvrir des choses que tu n'es pas capable de voir en temps normal, il te fait connaitre les gens d'une autre façon... C'est une chose que je n'ai pas le loisir de connaitre avec le mien, même si j'avoue que je n'échangerai pour rien au monde ce que je suis capable de faire avec quoi que soit d'autre. "

Elle glissa lentement sa main dans ses cheveux, jouant avec les mèches bien plus courte du fumeur. Elle souriait, glissant ses doigts le long du tissus si doux qu'elle lui avait noué autour de la tête. L'enseignante eut l'espace de quelques secondes un regard légèrement plus triste, avant de quitter l'étoffe de la main pour lui ébouriffer les cheveux. Elle reposa alors sa tête sur le mur, murmurant une réflexion à voix basse, juste pour elle, mais qu'Alban pourrait facilement entendre sans qu'elle le désir pour autant ; ses doigts restés à bouger mécaniquement dans ses fines mèches.


"- J'ai juste envie que tu n'en es plus peur, parce que moi je n'en ai pas peur... "

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