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 Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?

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Malia Ramires
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MessageSujet: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Dim 31 Mai - 12:41

[Précédemment]

La réponse ne vint pas immédiatement, mais elle savait qu'Alban jouait avec elle, c'était tout à fait visible du fait qu'il faisait semblant de réfléchir, elle ne savait pas trop ce qu'il cherchait en vérité, mais visiblement c'était suffisamment attrayant pour se donner un peu de mal en talent de comédien. Alors qu'elle allait se relever pour le laisser libre de ses mouvements, il régit enfin, lui demandant d'attendre, ce qu'elle fit un peu perplexe. Mais heureusement pour lui l'attente ne fut pas assez longue pour qu'elle décide de désobéir, après tout cela aurait été dommage de laisser passer un tel geste. Malia le sentit plus qu'elle ne le vit s'emparer de son visage et sa taille pour l'embrasser tendrement comme on le faisait en général avant de s'endormir dans un vieux couple, elle revoyait ses parents faire cela parfaitement et l'idée l'amusa à vrai dire. De plus c'était des plus agréable, pas de quoi se plaindre donc.

Lorsqu'il la relâcha, elle se leva un sourire doux sur ses lèvres, elle ne bougea pas se contentant de le regarder rassembler ses affaires. Elle mit même quelques secondes avant de réagir à la main qu'il lui tendait pour glisser la sienne dans celle qui lui était offerte, puis ils s'engouffrèrent dans le couloir, laissant à peine le temps à la jeune femme de fermer la porte derrière elle. Il la conduisait quelque part, qui n'était pas la cafétéria, mais peu lui importait, son comportement l'intriguait et elle aurait bien aimée savoir où tout ça la mènerait. Sa façon de se déplacer était parfaitement fluide, évaluant parfaitement l'espace qu'il leur fallait pour passer à tous les deux, même lorsqu'ils croisaient du monde. Devant sa porte, il l'abandonna quelques minutes, avec pour seul message un petit sourire, elle ouvrit la bouche pour râler mais ne dit rien, il était déjà trop tard, elle se contenta d'attendre, il verrait ce qu'elle pensait de tout ça ensuite.

Lorsqu'il ressortit, il avait changé de tee-shirt ce qui n'était pas plus mal vu l'état du précédent, puis il lui annonça qu'il était prêt à la suivre. Elle lui tendit la main sans le toucher histoire de voir ce qu'il ferait, après tout ses vêtements avaient émis un bruit lorsqu'elle c'était posé de cette façon juste à côté de sa main, mais trop loin pour le toucher. Elle se contenta donc de lui lancer un petit pic pour l'avoir laisser poireauter dehors puis ils se mirent en marche direction de la cafétéria sur un pas un peu précipité afin de ne pas manquer l'heure.


"- Très bien, monsieur chambre interdite. "

Ils arrivèrent peu avant la fermeture du service, au grand damne des agents de service, qui fustigèrent du regard Malia à défaut de pouvoir le faire sur le grand dadais à ses côtés. Elle lui fit un sourire charmant et s'approchant elle leur dit qu'ils s'occuperaient de faire leur vaisselle et nettoyer leur table il n'avait qu'à leur laisser de quoi à côté. Alban n'avait rien à dire pour ça, l'offre était déjà faite et s'il avait le toupet de râler alors qu'elle doutait qu'il soit capable de faire certaines de ses tâches convenablement, il l'entendrait. Ils étaient désormais devant le buffet et Malia prit deux bonnes grosses tranches de pain grillé et un peu de confiture de mangue ainsi qu'un bon grand bol de thé, puis elle reporta son regard sur Alban, réalisant que lui ne pouvait sans doute pas voir ce qu'il prenait. De la façon la plus moqueuse possible, même si le ton était tout à fait gentil, elle lui proposa alors de l'aide, attendant une réaction tout aussi rigolote, ce qu'elle trouvait tout à fait charmant chez son collègue.

"- Besoin d'aide ou tu te débrouilles comme un grand ? "

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Dim 31 Mai - 17:42

Elle n’avait pas posé de question, elle s’était contentée de lui balancer quelque chose qui ressemblait fort à une vanne. Non pas qu’il ne voulait pas la faire entrer dans sa chambre. Disons qu’il ne voulait pas qu’elle y rentre. Elle aurait été catastrophée par le nombre de bouteilles de bière et autres boissons destinés à l’apéro juchant le sol poussiéreux qu’il n’avait pas jugé utile de nettoyer à son arrivée. Le tout dans une obscurité presque totale à cause des rideaux qu’il n’avait jamais ouvert depuis, d’une couleur presque vert cramoisie, virant à certains endroits dans des teintes de bleus marines immondes. Pas sa faute. Ce qui manquait à la Fac’, c’était une lessive. Et puis, quand on est pauvre, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a et on s’en contente. Et tout un écosystème sous le matelas, je ne vous dis pas. La seule source de lumière qui n’avait pas encore été réduite à néant provenait des cigarettes fumantes sur lesquelles l’anglais tirait toute la sainte-journée. Une chambre de mec. Autant dire, elle n’avait rien à faire dans cet endroit, la petite, jeune et encore délicate Malia avec son odeur de sapin et de rose mêlés…

Il la suivit sans faire d’histoire, en prenant la main qu’il avait sentit près de lui quand elle l’avait tendu vers lui, hésitante ou plutôt interrogative, se demandant s’il en voulait ou pas. Le geste de questionnement l’ayant touché, Albaran consentit à lui prêter cette dernière. Après tout… Elle savait déjà qu’il n’en avait pas besoin, mais c’était assez attentionné pour lui faire plaisir. Il en était presque joyeux. Un petit sifflement s’échappait de ses lèvres tandis qu’ils pénétraient dans les odeurs nauséabondes de la cafétéria, et son odeur de café mêlé à la confiture de fraise, et le pain chaud fumant dans un coin avec les relents du bacon et… argh. Alban fit la grimace, sentit le froissement d’autres vêtements autres que les leurs, et le soupire agacé des agents de service qu’il gratifia d’un sympathique sourire presque trop large avec l’air de « si ça vous dérange, ce sera pareil de toute façon ». Ajustant ses lunettes de soleil noir ébène, il suivit Malia jusqu’au buffet.

Evidemment, l’odeur ici était encore plus forte. En se penchant – au risque de passer pour un abruti – il pouvait toujours deviner ce qui était présenté sur la table mais… il avait eu le malheur d’user de cette technique à un repas d’affaire (les raisons de sa présence étaient très obscures) et voilà que son bout de nez avait eu la grâce de se parer d’une tâche de caviar d’un noir intense qui avait valut quelques sursauts à l’assemblée gracieuse présente. Bah, peu importe. Il accueillit la phrase de la jeune femme en levant un doigt près de son visage, très sérieux et parfaitement concentré.

« Cela fait un peu plus de vingt cinq années que je n’ai plus besoin d’aide, ma chèèèère. Et permets-moi de te dire que j’ai terminé ma croissance depuis longtemps, et je pense être arrivé à un stade très honorable ! »


Et pourtant, disons les choses comme elles sont, il se débrouillait comme une vache manchot avec des gants de boxes. Ce qui avait quelque chose de très comique. Et d’assez humiliant et émouvant à la fois. Disons que ses doigts couraient en vain sur la table, en rencontrant des verres qu’ils renversaient immédiatement - au grand damne du service de nettoyage – avec option rempli de jus d’orange en prime. Il essaya d’attraper une assiette, avec un peu de rapidité qu’il n’en aurait fallut car il s’abima les doigts sur cette dernière qui toucha bientôt le sol dans un bruit de vaisselle cassée caractéristique. Albaran soupira. Tachant de reprendre son calme et sa concentration. Allons bon, il n’allait pas se laisser abattre pour une si petite gueule de bois et une cigarette à peine entamée. Avisant ce qu’il avait réussit à attraper après deux bonnes minutes de galère, il se tourna finalement vers Malia et la gratifia d’un sourire un peu plus faible qu’à l’accoutumé.

« ‘sont où les p’tites cuillères ? »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Lun 1 Juin - 11:51

La cafétéria était un lieu à la fois agréable et détestable pour la jeune femme. En général elle le trouvait trop bruyant, même si elle essayait de venir avant l'heure de pointe, cela n'était pas toujours une réussite, et d'autre part elle aimait cet endroit non pas pour sa cuisine mais plutôt pour son ensoleillement. La pièce était claire et ensoleillée, et elle ne savait comment, elle arrivait à masquer l'odeur de gras ambiant. Ils devraient aérer plus souvent et cette pièce serait réellement agréable. Elle regardait désormais Alban se servir, pensant qu'il aurait mieux fait de prendre encore une fois la main qu'elle lui avait tendu, elle n'avait qu'une envie, faire pousser des lianes et le pendre au plafond histoire de lui montrer combien il était ridicule, mais au lieu de cela elle se retint envisageant une possibilité bien plus amusante. En sourire narquois apparu même sur son visage. Quand à la réponse qu'il venait de lui faire très prétentieuse, elle le prit avec un grand sourire, ce mec était très ridicule et vraiment trop fier, mais bon elle trouvait tout ceci parfaitement charmant.

"- Bon et bien si tu n'as pas besoin d'aide je te présente deux amis, le balais et la serpillère, tu vas nettoyer tes catastrophes. La prochaine fois tu prendras peut être les mains qu'on est prêt à te tendre. Quand à la croissance de ta fierté oui, elle a atteint un stade non négligeable de gigantisme, pense à dégonfler de temps en temps. Je te regarde, j'attends de voir le résultat avec impatience. Pour la petite cuillère, je m'en occupe. "

Malia lui place dans les mains, le balais et le sceau contenant la serpillère, puis s'écarta, allant juste chercher sa tasse de thé histoire de ne pas le retrouver froid lorsqu'il aurait enfin fini. Elle se demandait comment il allait réagir, et aussi comment il allait se venger à tout ceci. Elle n'en savait trop rien, mais en tout cas elle espérait grandement le voir riposter peu importe le moyen qu'il jugerait bon. C'était juste un plaisir pour elle de le faire enrager, elle avait toujours aimer casser les pieds aux hommes trop prétentieux ou fier d'eux et Alban en faisait largement partit.

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Mar 2 Juin - 9:35

TRACKLIST : Cocoon – Christmas Song

Etrangement, il s’attendait à une réaction du style. Il avait déjà bien compris que ce n’était pas l’humour tout entier qui habitait la jeune femme, et qu’elle n’avait sur lui encore aucune compréhension, aucune. Peu importe, il lui laissait le plaisir de réagir comme elle le souhaitait, ce n’était pas son problème après tout. Il en avait vu d’autre. Albaran se garda bien d’éclater d’un rire tonitruant qui risquerait d’en dire long ou de tenter toute autre forme de moquerie à l’égard de la jeune femme. Il n’était pas d’humeur de toute façon. Non, l’aveugle se contenta d’attraper lestement le balai et la serpillère qu’on lui accrochait dans les bras et écouta sa collègue d’infortune s’éloigner, certainement dans un sourire ravie qui valait aussi bien ce « gigantisme » qu’elle lui attribuait. Soit. Il n’allait pas se fâcher pour si peu, ce n’était pas correct, et puis c’était certainement vrai. Même si, avec Alban, tout s’expliquait simplement (peut être un peu trop d’ailleurs). Il reste planté là un petit moment avant de commencer à voir de quelle manière il allait pouvoir commencer. Avec un peu de chance, il éviterait de se cogner partout sous l’œil amusé des agents de service. Ce qui n’était jamais trop plaisant.

L’aveugle commença par soupirer. Une bonne chose de faite. Il évita de regarder dans la direction de Malia, ou de faire un tant soit peu de geste pour lui donner une bonne raison de se foutre de lui. Ce qu’elle lui avait dit le mettait en colère. Surtout le « La prochaine fois tu prendras peut être les mains qu'on est prêt à te tendre. » Surtout. Il croyait entendre sa mère, ce qui, entre vous et moi, n’était pas un compliment. L’anglais décida de partir d’un bon pied, pour ce ramassage express de verre brisé et de jus d’orange. Il se baissa, accroupit, cherchant prudemment les bouts tranchants qu’une personne censée lui aurait interdit de toucher. Mais évidemment, personne ici n’était une personne censée, même la cuisinière pourtant bonne bougre. Et puis, c’était un peu bien fait pour lui, c’est ça ? Il en toucha un du bout des doigts, l’attrapant et le disposant sur la table puis en fit de même avec le reste, tâchant de ne pas se couper ou s’arracher la moitié de la peau. Dans un coin, il entendait comme des ricanements. S’il avait été voyant, si ces gestes avaient été souples, précis ; jamais, jamais on se ser… bon, ne commence pas Albaran. Il arrivait maintenant au moment où ses mains pataugeaient dans le jus d’orange. Fascinant. L’aveugle se releva, soupira une fois encore, ça lui donnait du courage. Et repartit à l’assaut, couvrant du mieux qu’il pouvait la surface recouverte d’un liquide jaune pisse immonde. Heureusement pour lui (ah ah !), il ne voyait rien.

Ce fut après plusieurs minutes à râler tout bas qu’il balança négligemment le tout et attrapa son plateau. Il s’avança dans l’allé, s’arrêta devant la table où Malia avait posé son délicieux postérieur et la gratifia d’un sourire hypocrite à en décrocher des bananes dans un cerisier.

« C’est bon, Maman ? Je peux manger maintenant ? »

Et sans attendre de réponse, il choisit une table qui n’était pas la sienne, à quelques mètres d’ici, et vint s’installer, replaçant ses lunettes noires sur son nez, trempant son croissant dans un grand bol de thé. Froid, le thé.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Mar 2 Juin - 14:40

On dit parfois que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, et c’est partiellement vrai, mais ça ne l’est pas complètement non plus. C’est en fait une déformation d’une habitude du monde animal. Dans la nature, beaucoup de prédateurs chassent après le crépuscule, lorsque leur sens leur donnent un net avantage sur leurs proies. Mais le jeune Lelfic lui, n’étant pas doté de la vue perçante d’un rapace, de l’odorat surdéveloppé d’un canidé ou de la vision nocturne d’un félin, avait opté pour une autre méthode. Avec les années, il avait pris l’habitude chasse juste avant l’aube, lorsque le ciel commence à peine à s’éclaircir d’une pâle grisaille. C’était pour lui le moment idéal car la plupart des animaux ne se réveillaient qu’un peu plus tard, lorsque la lumière gagnait en intensité, mais celle-ci était suffisante pour se repérer et traquer son gibier. De cette manière, il pouvait survivre en se levant très très tôt. Ceux qui survivent sont ceux qui se lèvent tôt.

Bon d’accord, il s’agirait plutôt d’une histoire de vigilance et de vitesse de réaction, métaphorisée dans « se lever tôt », mais on va pas chipoter non plus.

Bref, pour en revenir à nos moutons, Lelfic avait pris l’habitude de se lever très tôt, avant les premières lueurs de l’aube, habitude qu’il avait un peu perdu depuis son arrivée à la Faculté, mais il lui arrivait encore régulièrement de se lever avant le soleil comme s’il partait en chasse. C’était le cas ce matin-là. Après un affreux cauchemar, il s’était réveillé en sursaut dans l’obscurité de sa chambre et il avait préféré ne pas se recoucher, il s’était donc levé, habillé, et avait attrapé son arc et ses flèches pour aller s’entraîner dans le parc. L’obscurité ne le dérangeait pas vraiment puisque grâce à son pouvoir, il savait toujours où se trouvait chacune de ses flèches et pouvait les retrouver dans le noir le plus complet sans aucun problème. Une aptitude qui lui avait déjà été fort utile lorsqu’il égarait un projectile en pleine forêt après avoir manqué sa cible, envolé de la branche sur laquelle elle était perchée.

Le jeune archer quitta donc sa chambre qu’il occupait à nouveau seul, Luna étant partie du jour au lendemain sans rien dire, et descendit les deux étages jusqu’au hall du grand bâtiment pour franchir la grande porte principale et sortir dans la fraîcheur de la nuit. La lumière de la lune l’aidait à se repérer sans aucun problème, et il faisait beaucoup plus clair dehors sous le ciel qu’à l’intérieur des murs. Programme de la matinée : révision des techniques déjà apprises et entraînement intensif afin d’arriver à une meilleure maîtrise. Cela constituait en fait la base de presque tous ses entraînements car il était loin de la perfection. Le plus difficile était de rester précis à très grande distance. Il était déjà difficile d’atteindre une cible à la distance maximum normale que pouvait atteindre un arc comme le sien, mais lui pouvait en plus, grâce à son pouvoir, lancer des flèches plus loin encore, au-delà de ce que pourrait atteindre une flèche ordinaire, mais forcément, à une distance pareille, la précision s’en ressentait grandement, et c’était cela qu’il devait s’entraîner en priorité.


* * *


Le soleil commençait à bien monter dans le ciel comme la matinée avançait, et à la cafétéria de la Faculté, deux profs prenaient un petit déjeuner tardif tout en s’amusant à leur manière bien particulière. Ils étaient les seuls dans la grande salle, à l’exception du personnel encore sur place qui fermait boutique. En tournant le regard vers la porte d’entrée, on put voir arriver un jeune homme tenant son arc à la main, un jeune homme qui avait l’air bien fatigué, et même carrément épuisé. Une fois encore, il avait été trop loin et n’avait pas su s’arrêter à temps. Lelfic avait la mauvaise habitude d’aller au-delà de ses limites et d’en faire trop, et cela lui jouait souvent des tours. Il entra donc dans la cafétéria légèrement titubant, une main longeant le mur au fur et à mesure qu’il avançait. Malheureusement, le bruit métallique caractéristique se fit entendre dans la salle juste lorsqu’il entra : ils étaient en train de baisser le rideau de fer de la cuisine.

Lelfic essaya de presser le pas, leur demandant d’attendre, mais il n’arriva pas temps, et même si cela avait été le cas, il n’aurait rien put faire. Tout ce qu’il eut fut une voix venant de l’autre côté :

« Désolé jeune homme, il faudra attendre le repas de midi. »

Dépité, Lelfic s’assit là où il se trouvait, ou plutôt se laissa tomber en position assise, le dos contre le mur. Sa tête lui tournait, il était vidé. Il s’était entraîné à l’excès ce matin, enchaînant flèche après flèche, chacune chargé d’une peu de son énergie pour aller plus vite ou plus loin ou pour passer à travers les obstacles qu’elles rencontraient. Il avait été jusqu’au bout de ses force car son cauchemar de la nuit le tourmentait, et qu’il cherchait à l’oublier en s’entraînant à en perdre la tête. Il voulait oublier ces voix qui l’appelaient, le suppliaient de l’aider, ces yeux qui le regardaient fixement et l’accusaient de les laisser périr sans rien faire, ces silhouettes vagues qui apparaissaient et disparaissaient des les brumes, ignorant ses appels et se dérobant à ses efforts pour les rattraper. Pour tenter d’apaiser un peu son esprit, il avait poussé son corps au-delà de sa limite, afin de n’avoir même plus la force de penser.

Mais bien sûr, il avait échoué. Les mécanismes d’autoprotection de son corps s’enclenchaient toujours avant d’en arriver à de telles extrémités, afin qu’il ne se tue pas à la tâche. Et il se retrouvait là, assis par terre appuyé contre un mur de la cuisine de la cafétéria, complètement lessivé. Il était fatigué dans tous les sens du terme, il devait manger quelque chose pour reprendre des forces. Mais il avait sommeil, très sommeil. Dormir un peu lui permettrait de récupérer légèrement, mais il aurait toujours aussi faim au réveil, et ce n’était pas un endroit pour dormir. Le service de midi commencerait dans quelques heures, il devait resté éveillé jusque là. S’il ne bougeait pas trop, cela devait être possible.

Le jeune homme avisa deux personnes dans son champ de vision, deux adultes qu’il lui semblait connaître, mais il était si fatigué, il avait si envie de dormir, il ne parvenait pas à se souvenir. Ses doigts se détendirent et son arc tomba sur le carrelage de la salle. Lui, bien qu’il ait les yeux encore à moitié ouverts, il somnolait déjà, sa tête dodelinant sur ses épaules, à un cheveu de s’endormir pour de bon.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Mar 2 Juin - 18:30

Musique : Ndidi O. – Wicked Lady

Malia était non loin de lui, elle l'observait avec attention, buvant de temps à autre son thé bien chaud, il faisait cela de façon bien étrange mais peu lui importait, s'il se coupait cela lui ferait une bonne excuse pour encore faire les garde malade, avec Alban c'était un peu quand il voulait, elle en aurait été ravie. Enfin une chose la contrariait, le fait qu'il fasse cette moue significative, elle avait dit ou fait quelque chose qu'il n'appréciait pas du tout, sans doute sa réflexion, parce que sinon il n'aurait sans doute pas accepté de faire ce qu'elle lui demandait. En l'observant agir comme il le faisait, elle se demandait vraiment ce qu'il se passait dans sa tête pour qu'il décide de faire cela de cette façon, avec le balais c'était bien plus simple, et bien moins dangereux, Alban était étrange. Il râlait ça elle le savait même si elle ne l'entendait qu'en de rares occasions, pourtant elle ne fit rien pour lui dire d'arrêter, il fallait qu'il termine cette corvée juste pour qu'il comprenne que demander de l'aide c'était mieux que de déclencher des tornades et de ensuite engendrer un travail inutile aux autres. Mais elle n'était pas certaine qu'il comprendrait. D'ailleurs, lorsqu'il eut fini et qu'il prit l'ensemble des débris pour s'en débarrasser, elle regagna sa place, songeuse. C'était maintenant au tour d'Alban de venir râler, ou lui jouer un sale tour s'il le voulait, et vu le sourire qu'il avait c'est la seconde solution qu'il avait choisit. Les questions qu'il lui posa lui firent oublier les siennes, elle l'avait vexé bien comme il faut visiblement, en lui rappelant sa mère, c'était toujours mauvais de faire ça aux hommes encore plus lorsqu'ils sont fiers d'eux même... Elle ne répondit pas, de toute façon il c'était installé à une autre table sous le regard moqueur des cuisiniers. Elle s'y attendait de tout façon, mais pas à ce qui suivit.

Alors que tout était en train de fermer, un gamin arriva, visiblement épuisé, c'était Lelfic le petit français qui bien malheureusement pour lui demanda quelque chose que les agents ne comprirent pas, c'était surtout la langue qui n'allait pas (Lelfic juste une précision, on est juste le lendemain de l'accident de moto dans la jungle...), et le rideau se ferma, Malia le regarda ne sachant pas trop quoi faire, même eux n'avaient pas le pouvoir de changer les horaires, alors comme le lui dit la femme, il devrait patienter jusqu'à onze heure et demi précisément. Mais l'attitude du garçon lui fit froncer les sourcils, les agents eux avaient laissé un sceau avec une lavette pour laver les deux tables utilisées, et dirent à Malia qu'ils pouvaient laisser leur vaisselle sur la table et tout remettre là ils s'en occuperaient tout à l'heure. Elle les gratifia d'un sourire rapide et reporta son attention sur Lelfic.
Il semblait exténué, sur le point de s'endormir ou plutôt de tomber dans une sorte de coma, c'était pas bon du tout, elle n'avait pas touché à ses tranches de pains ce qui était bon pour lui, parce que maintenant elle se leva pour aller voir comment il allait de plus prêt. t ce n'était pas glorieux, sa tête ne tenait pratiquement plus en place lorsqu'elle arriva. Le professeur s'accroupit et lui fichu une bonne claque pour le réveiller.


"- Réveillé ? Tu manger. "

Elle le prit ensuite dans les bras avec quelques difficulté, un poids mort c'est pas léger, puis elle le transporta jusqu'à sa table où elle lui laissa son plateau avec les deux tranches de pain, le fond de thé qui avait refroidi et la confiture de mangue qu'elle mis sur les tartines. Peu importe qu'il aime ou pas c'était des sucres lents, exactement ce qu'il lui fallait. Puis, toujours en français, ou du moins un semblant de français vu qu'elle savait du vocabulaire mais pas la conjugaison véritablement, elle lui demanda de se sustenter avec son plateau, elle le laissa ainsi ensuite, se dirigeant droit vers Alban.

"- Lelfic manges. "

Arrivé à côté de la table d'Alban, elle regarda le contenu de son plateau, mais ne vit rien qui ressemblait à du chocolat ou à du sucre, bien dommage, elle qui en avait toujours lorsqu'elle donnait un cours en cas de malaise de ce genre, là elle n'en avait pas. Puis après son inspection de quelques secondes, elle prit place à côté de lui, de façon à voir Lelfic s'il y avait besoin d'intervenir.

"- Excuse moi pour ce que je t'ai dis tout à l'heure, si cela t'a vexé, ce n'était pas le but, mais ta fierté est parfois stupide, demander de l'aide est humain, même si c'est pas un truc de mec je sais. "

Elle lui dit ça sur un ton très humoristique, non pas pour se moquer de lui, mais plutôt pour qu'il oublie l'incident qu'il venait de se dérouler.

"- Lelfic a du trop s'entraîner, il est pâle comme un linge et vraiment pas bien, je vais retourner là bas, mais tu n'as pas de sucre rapide sur ton plateau que je n'aurai pas vu par hasard ? Mon pain et ma confiture ne seront sans doute pas assez. "

Cette fois ci, son ton était un peu plus inquiet, oui elle avait faim mais peu importait, Lelfic lui avait véritablement besoin de manger, elle aurait au pire son ventre qui couinerait un peu mais rien de plus. Elle attendit ainsi une réponse de son collègue, tout en ayant son regard fixé sur l'élève qui n'allait visiblement pas bien du tout.

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Dim 7 Juin - 13:04

Il n’allait pas aller la voir, oh ça non. L’anglais moyen, tel le français en colère – quand la situation n‘était pas à sa convenance et que ça se sentait – l’anglais moyen donc était soudainement doué d’une fierté, principalement masculine d’ailleurs, qui pouvait aussi correspondre à de la susceptibilité ou tout simplement un caractère de merde. Quoi qu’il en soit, non, ce n’était pas à lui de s’excuser parce qu’il avait voulut lui montrer qu’il savait se débrouiller seul et que ça avait un peu foiré. Albaran avait ses limites – très peu délimitées, certes, et il lui arrivait lui-même de s’y perdre – mais des limites tout de même. Qu’elle le moralise ainsi, et puis quoi encore. Il ne voulait pas une seconde mère, l’autre l’avait assez fait de ravages comme ça. L’aveugle, blessé, bourru, mâchait lentement le croissant graisseux qu’il avait trempé dans son thé froid. Quelle journée magnifique n’est ce pas ; quand tout commence si bien, qu’il n’y a rien à ajouter sauf… merde, peut être ? C’était fort dommage pour les gens qui allaient devoir le supporter, Albaran n’en avait cure, il était décidé à leur faire sentir la pilule qu’il avait bien envie de leur enfoncer dans le… Nan mais t’as finit tes états d’âme merdiques, vieux con ? La conscience, c’est ce qu’il a de moins paternaliste.

Il y eut des mouvements sur sa gauche, un peu derrière, là où Malia était installée. Il ne s’attendait pas à la voir venir vers lui aussi naturellement, ça ne pouvait cacher qu’un intérêt, vu qu’elle était certainement aussi têtue que lui. Effectivement. Rien qui ne vint vers lui, mais il lui sembla que la jeune femme s’était déplacée. Le son de sa voix lui parvenait, lointain, mais dans une langue autre que celle de l’anglais, certainement du français… L’aveugle tendit l’oreille. Les pas revinrent vers le centre du réfectoire, s’arrêter de nouveau, la voix, puis le bruit significatif des chaussures repartit jusqu’à… et bien jusqu’à lui. Albaran releva la tête quand elle fut à son niveau et la gratifia d’un regard parfaitement neutre – il ne lui en voulait pas, mais il n’allait pas s’excuser voilà tout. Ce qui tombait bien, puisqu’elle le fit. Il l’écouta, sans rien dire, puis finit par sourire. Bon. D’accord. C’était UN PEU de sa faute.

« Ma fierté est stupide quand on lui fout de quoi l’être. Incident oublié. »

Voilà, sujet clos. Malia passa directement à Lelfic. Albaran l’écouta, une fois de plus – un miracle n’arrive jamais sans un autre ? – et se retourna comme pour observer le garçon qui était donc la personne avec qui la jeune femme avait parlé. Evidemment, il ne le voyait pas (AH AH AH), mais c’est tellement cool de prendre un air pensif. Il avisa les féculents sur son plateau – pas de rigueur pour le problème à venir – et l’aveugle finit par se lever. Il se dirigea vers l’élève de son pas certain et ferme, tapota pour vérifier qu’il le tenait bien, et l’empoigna par l’épaule. Au moins, il était sûr d’avoir son attention. Albaran se pencha au-dessus du jeune homme, et pointa un doigt contre son torse en vociférant :

« Lelfic, débile profond ! »


Ca, c’est fait. Il avait toujours rêvé de dire ça.
Il entendait la respiration hésitante du garçon, et son manque de pèche dénotait de sa santé physique. Il grogna, finit par le lâcher. Albaran détestait ça. Se faire du mal, surtout par le travail. Ce n’était pas sérieux. Et puis, si c’était pour crever et ne plus pouvoir s’entrainer, ça n’avait pas d’intérêt n’est ce pas ? Le prof avisa les odeurs autour de lui, les agents de service en train de plier bagages, les médicaments dans sa poche. Bon, allez. Il alla au fond de la salle, ouvrit la porte où les cantinières ( ?) rangeaient les petits pots d’accompagnement pour le matin. L’odeur le guidait. La confiture de fraise, ça pue à trois cent mètres. Il dénicha une, puis deux plaquettes, pris un autre morceau de pain et rejoignit Lelfic et Malia. Balançant le tout en face du garçon, Alban s’assit sur le siège d’en face, sortit une cigarette et l’alluma. Et qu’on n’aille pas dire qu’il se foutait de ses élèves.

« Y’a des gens qu’on de drôles d’idées, franchement… Mourir de faim en s’entrainant trop. J’aurai tout vu… enfin, entendu. Mange maintenant, idiot. »

En espérant, bien évidemment, que Malia fasse la traduction.
Les petits surnoms en moins.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Dim 7 Juin - 22:05

Le jeune homme n’arrivait qu’avec grand peine à rester à moitié éveillé, et n’avait pas plus conscience de l’endroit où il se trouvait que la chaise à quelques mètres de là. Le sommeil qu’il l’appelait d’une voix mélodieuse semblait si doux, si tentant, si agréable. Comment résister à cela ? Après l’épreuve de son entraînement qu’il s’était imposée, dormir serait aussi bon et le tentait autant que de manger.

Au moment où il allait céder à cet appel et s’abandonner aux douceurs d’un sommeil profond, une douleur de feu sur sa joue le ramena à la conscience et il releva brusquement la tête en ouvrant les yeux, trouvant dans son champ de vision le visage de Malia. La prof organique lui parla, juste deux mots bredouillés en français, mais de toute manière, il ne les compris car son esprit était comme englué dans une boue visqueuse. Comment avait-il pu en arriver à se fatiguer à ce point sans s’en rendre compte ? D’habitude, lorsqu’il s’entraînait, il prenait toujours garde à conserver suffisamment de forces pour ne pas se retrouver dans une situation aussi critique que celle-ci, sauf une fois où il avait carrément perdu connaissance sur le terrain d’entraînement.

Alors avant qu’il s’en rende compte, ma prof, plus forte qu’il n’y paraissait, la prit dans ses bras pour le transporter – elle fait pas les choses à moitié – jusqu’à une table de la cantine. Pour Lelfic, ce fut un moment à peine croyable. Sentir la chaleur de Malia contre son corps fatigué, la douceur de cette étreinte pourtant assez puissante, protectrice, c’était comme se souvenir qu’il avait eut une mère. Il ne se souvenait de rien concernant ses parents et n’en avait aucun souvenir, son arc dont il ne se séparait jamais en était la seule trace, la seule preuve qu’ils avaient existés un jour. Mais à cet instant où la prof, qui n’avait que six ans de plus que lui, le transporta dans ses bras, fut comme un baume sur une douleur dont on avait pas conscience avant qu’elle ne s’apaise. Passé le premier instant de surprise, modérée par le filtre flou de la fatigue, il eut envie de s’abandonner dans ces bras bienveillants comme il se serait abandonné au sommeil un peu plus tôt, et cette fois il ne tenta même pas de résister. Retombant presque à la petite enfance le temps de quelques secondes, l’idée de se blottir contre sa bienfaitrice s’imposa à son esprit, et ce n’est que par crainte de déstabiliser cette dernière qu’il ne la mit pas en application.

Une fois installé sur une chaise, ce fut pour trouver devant lui un plateau-repas dont il restait encore deux tranches de pain et un peu de confiture à l’odeur sucrée délicieuse pour les narines. Un regain d’énergie provoqué par la promesse d’un repas, aussi frugal soit-il, lui permit de tendre mollement le bras vers la table et se s’emparer d’une tartine pour la porter à sa bouche et en arracher un morceau de ses dents avides. Tandis que Malia retournait vers Albaran que Lelfic n’avait pas encore remarqué, le jeune homme termina ce délice qui lui était offert pour reconstituer une partie de ses forces. Lorsqu’il avalé les deux tartines sans en perdre une miette et vidé la tasse de thé, ses geste étaient déjà un peu plus énergiques. Il ne semblait pas prêt à faire le tour de la fac en courant ni même à faire plus que marcher jusqu’à sa chambre, mais au moins n’était-il plus à deux doigts de tomber d’inanition.

Puis l’aveugle s’approcha du jeune et celui-ci ne le remarqua que lorsqu’il lui vociféra quelque chose d’incompréhensible à la figure, mais considérant le ton, il n’eut pas besoin de traduction pour comprendre l’idée générale. Lelfic ne savait pas trop quoi faire, il n’avait même aucune idée de la façon dont il devait réagir à un tel éclat, le laissant figé d’incertitude sur sa chaise à regarder le prof droit dans les lunettes. Si on était dans un manga, on le verrait cligner des yeux avec un ahuri et une grosse veine prête à éclater sur le front d’Albaran.

Puis le prof s’éloigna, laissant Lelfic respirer soulagé, et lorsqu’il revint en jetant presque sur la table une manne appétissante, il s’assit en face de lui et alluma une cigarette. Le jeune fut un peu incommodé par la fumée du tabac qui se consumait, mais il ne dit rien, trop content d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent, il se contenta de laisser échapper un « merci beaucoup » parfaitement sincère. Cette dernière précision narrative n’est pas vraiment nécessaire car Lelfic est toujours sincère et ne dira jamais rien qu’il ne pense pas vraiment. Il dévora donc le petit déjeuné qui lui était offert par les deux profs avec une avidité témoignant de l’ampleur de sa faim. Albaran lui parla encore et il ne comprit pas, mais peu importait, il n’attendit pas la traduction de Malia pour mettre son conseil en application avec autant d’enthousiasme qu’un élève assidu cherchant à contenter son maître.

Il termina le tout assez vite. Il avait encore faim, bien entendu – les rumeurs parlant des quantités astronomiques ne nourriture qu’il avalait commençaient à faire le tour de la Fac – mais il se sentait déjà beaucoup mieux. Son visage avait regagné des couleurs et il se tenait à nouveau droit, ses gestes assurés. Il regarda les deux profs et tenta tant bien que mal de les remercier convenablement.

« Tank iou… vairy… mutche. I... I... ... Je vous revaudrai votre aide, I promaïse. »

Et il sourit. Parce qu’à ce moment, il était heureux, ou presque. Que quelqu’un lui vienne en aide de cette manière lui faisait chaud au cœur. Et penser qu’il y avait encore en ce monde quelqu’un qui se soucie de lui de cette manière était rassurant, et agréable, et c’est aussi pour cela qu’il leur était reconnaissant.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Mar 9 Juin - 17:25

Malia était toujours là assise à regarder Lelfic et Alban du coin de l'oeil. Il avait sourit et jugé l'histoire close en faisant un semblant d'excuses, ce qui avait eut pour effet de faire sourire la jeune femme. Alban était marrant passé le côté têtu trop fier de lui, il était assez agréable, bel homme ou tout du moins à son goût, et avec de la conversation en plus. Pour tout cela elle aurait bien passé une journée agréable et sans le moindre incident en sa compagnie, seulement voilà la journée commençait et Lelfic était mal en point sans la moindre infirmière dans l'établissement pour lui venir en aide, juste les deux profs qui c'étaient levés trop tard pour prendre le petit déjeuné à une heure « normale ».

Lorsqu'il l'informa des féculants sur le plateau elle fit la grimace elle n'avait pas besoin de féculent, qui sont des sucres lents mais de sucres rapides, elle avait envie de lui signaler une petite boutade à l'appuie, mais le professeur psychique se leva avant coupant court à la conversation et se dirigea droit vers Lelfic pour lui crier dessus sa débilité. Heureusement pour lui Lelfic ne parlait pas l'anglais et donc ne comprenait pas cela, mais vu son attitude de tout à l'heure, très câline comme s'il recherchait le soutient d'une mère Alban jouait parfaitement le rôle du père en lui remontant les bretelles. Une idée qui fit sourire Malia tandis qu'elle s'approchait.
Alban ne tarda pas à partir en direction d'elle ne savait quoi, mais il faisait exactement la même tête que lorsqu'il avait essayé de se servir sur le buffet précédemment, le nez en avant et le visage fermé de concentration, il était hilarant à voir. Elle prit place en face de Lelfic, profitant de ce point de vue pour observer les deux hommes en même temps. C'est de cette façon qu'elle vit Alban apporter tout un tas de victuailles bien sucrées et les déposer juste devant le jeune français. L'homme fini sa course en venant s'asseoir juste en face de l'élève, à côté de Malia, allumant une cigarette à la fraise.


« - Bon appétit de notre part. »

Malia se sentit un peu obligée de traduire, et s'il y avait bien quelque chose qu'elle savait dire en français c'était ça, on le lui avait tellement dit qu'elle avait retenu à force. La traduction du message d'Alban elle la mise de côté, de toute façon elle e savait pas dire la moitié des choses et toutes les insultes qu'il y avait glissé ne lui donnait pas envie de traduire. Elle attendit qu'il commence à manger ce qui ne tarda pas pour poser son regard sur Alban, il avait toujours les brulures de ce matin bien rouges, et elle ne pu s'empêcher de les caresser du bout des doigts.

« - Merci pour ton aide. »

Son ton était tout à fait neutre, simplement reconnaissant, elle accompagna ces quelques mots en glissant ses doigts dans la mains libre de son collègue avant de les retirer et de reposer ses mains sur ses genoux à elle, reportant son regard sur Lelfic, qui mangeait à une vitesse surprenante, ayant presque fini tout ce qu'Alban lui avait apporté. Il ne tarda pas à mettre un terme à cet amas de victuailles et il les remercia même dans une sorte d'anglais français que la jeune femme n'eut aucun mal à comprendre. Elle se contenta de sourire de le voir plus en forme ou en tout cas avec des couleurs.

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Ven 12 Juin - 17:07

Appelez-moi Jésus.
Ou Dieu plutôt, ça fait plus « c’est moi ton maître, incline toi s’teup ». Dans un sursaut de générosité, oui, il avait bien voulut accorder quelques minutes de sa vie à cet idiot de Lelfic qui pensait que, décidément, mourir d’entrainement, de faim, de fatigue, c’était beaucoup plus fun que de crever dans son lit après s’être tapé bière, frite et fille toute la sainte journée. Chacun son truc quoi. Nonchalamment assis en face du garçon et près de la jeune femme –madame sa collègue ET de boulot ET de lit – Alban mâchonnait sa clope d’un air pensif qui n’annonçait rien de très bon. Disons… il serait très difficile pour lui de demander à Lelfic les causes de cet acharnement suicidaire à la tâche, du simple problème de la langue qui dressait ici des barrières non négligeables. Et Malia avait certainement mieux à faire que de jouer les «Voilà Google » avec un sourire d’hôtesse de l’air qu’il s’imaginait en souriant comme un débile. Le regard dirigé vers Lelfic, Albaran entendait très clairement la mastication de sa mâchoire, et le plaisir évident qu’il prenait à dévorer – puisque c’était le mot – le déjeuner de Malia et le butin que l’aveugle avait trouvé contre l’avis de tous.

Il allait ouvrir la bouche, laissant échapper la fumée de sa cigarette à la fraise dont l’air était maintenant parfaitement embaumé. Une main frôla la sienne, l’autre qui n’était pas occupé par la clope ; la main de Malia évidemment, ou alors il s’était trompé sur les intérêts de Lelfic… Evidemment, les doigts de la jeune femme recouvraient les brulures du réveil de ce matin, qui le brûlaient encore très légèrement sur toute une partie du corps, dont le cou, le torse, le bras gauche et une partie de sa main. Il se tourna vers elle avec un petit regard interrogatif et étonné. Elle le remerciait. Albaran garda le silence, et la laissa faire, elle glissa ses doigts dans la paume de sa main, qu’il ne put que serrer très brièvement avant qu’elle ne les ramène vers elle. Dommage, chuchota la petite voix dans sa tête.

L’aveugle avait repris une contenance, maugréant quelques mots incompréhensibles qui devaient être de l’ordre du « c’est naturel voyons » en beaucoup plus imagé avec de l’argot de tous les côtés du style « on s’arrangera sur le lit ma belle ». Non, c’est pas vrai. Têtu et fier, Alban garda profil bas, se contentant de faire des ronds avec la fumée de sa cigarette, presque gêné qu’elle lui dise merci de façon aussi direct. Mais restait le problème. Le problème Lelfic, ou plutôt, celui de compréhension que l’anglais ne pensait pas régler aussi rapidement que cela. Il faudrait bien qu’il trouve, il aurait certainement un jour des élèves d’autres nationalités ne parlant pas forcément la même langue que lui, la langue de Shakespeare, la plus belle langue du monde, la langue internationale, le gruyère sur les pâtes aux gruyères, le… Albaran, tu t’égares.

Bon. Réflexion, action, réactions. Ou dans l’ordre que vous voulez. Le grand homme se gratta la gorge, s’agita un moment sur sa chaise, et se pencha – très sérieux et concentré – vers Lelfic qu’il gratifia d’un regard bleu à faire peur et…

« Euh… bonjour ? »

Très précisément, ce fut en français qu’Albaran tenta de s’exprimer, mais la prononciation fut plus semblable à la langue des Zargon, ce peuple immonde en tête et en haleine que Spock combat à travers espaces et… trois dimensions disons. Il avait l’air ridicule, vraiment. Enfin bon, ça montrait que lui aussi essayait de faire des efforts et non pas de se moquer du pauvre petit et adorable Lelfic qui, pour l’instant, devait plus ressembler à la Dame Blanche qu’autre chose. Il s’attendait à ce que Malia éclate de rire, ce qui n’avait que peu de chances de se produire vu l’air sérieux et concentré qu’elle essayait de se donner mais on pouvait toujours espérer. Il pouvait toujours rester les Rêves, SES Rêves pour se comprendre, enfin bon… trop dangereux. Albaran plissa les yeux, sembla insister par le seul mot en français qu’il pouvait encore prononcer sans faire trop d’écarts à la langue.

« Pamplemousse ? »


Désespoir de cause.
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Mer 17 Juin - 14:16

Albaran était un homme vraiment étrange, et très difficile à cerner, pour ne pas dire impossible, pour une personne ordinaire, mais alors pour Lelfic qui était loin d’être un fin psychologue, ce n’était même pas la peine de tenter l’expérience. Il semblait passer un sérieux savon au jeune homme quelques secondes plus tôt, avant de lui apporter un festin arraché aux cuisines et voilà maintenant qu’il tentait de communiquer avec cette bête étrange parlant un langage qui n’était pas le sien. Le résultat n’était pas probant, et son accent à couper au couteau fit sourire le jeune homme, mais Lelfic ne dit rien, car il ne doutait pas que sa propre performance en anglais ne devait pas atteindre des sommets, loin de là. Du peu qu’il connaissait du caractère du prof aveugle, il était même plutôt enclin à saluer l’effort, il lui répondit donc normalement.

« Bonjour. Oui, je veux bien merci. »

Il était même très content, il adorait le pamplemousse, ce fruit sucré mêlant l’acidité des agrumes à une délicieuse amertume. Il en mangeait souvent à l’orphelinat, et il était d’ailleurs le seul à aimer ça et à croquer dans cette chair rose avec plaisir. Il gratifia donc Albaran d’un sourire que celui-ci ne pouvait pas voir.

Mais il y avait une légère ombre au tableau. Il était là, à la cafétéria, avec Albaran et Malia, et passée sa fatigue , c’était un moment agréable, mais pourtant, il y avait tout de même quelque chose. En voyant les deux profs, il avait inexplicablement l’impression de déranger. Il se dit qu’il ferait peut-être mieux de refuser le fruit et d’aller dormir un peu, d’autant plus qu’il était vraiment fatigué. Ce repas que lui avaient offert les deux profs était une véritable bénédiction, un regain d’énergie qui lui donnait l’impression de lui avoir sauvé la vie, bien que ce ne soit pas vraiment le cas, mais ce n’était toutefois pas suffisant pour recouvrer l’intégralité de ses forces. Une bonne sieste suivie d’un bon repas pour midi et il serait comme neuf.

Le jeune homme ne voulait pas imposer davantage se présence aux deux profs. Il ne savait pourquoi mais il avait l’impression d’être mal tombé.

« En fait, nan, je vais plutôt aller me reposer jusqu’au repas de midi. Merci beaucoup pour votre aide. »

Il leur sourit en se levant de sa chaise et commença à se diriger vers la sortie de la grande salle.
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Jeu 18 Juin - 11:07

Malia observait à la fois Lelfic qui mangeait avec un appétit féroce et Alban, ne sachant pas vraiment comment son collègue allait réagir. Ils observait le français avec une expression qu'elle n'arrivait pas à s'expliquer, ni à déchiffrer d'ailleurs... Il semblait pensif et en même temps souriant d'une façon presque lointaine, cela donnait juste à la jeune femme l'envie de lui retirer ses lunettes pour voir ses yeux bleus magnifiques et surtout leur expression. Elle apprécia le contact de leurs deux mains mais se rendant compte qu'ils n'étaient pas seul soudainement, elle retira sa main, déçu presque de devoir y mettre un terme... Il semblait gêné, se contentant de continuer à fume, ne réagissant que très peu, du bout des lèvres seulement.

Pourtant elle le sentait loin, très loin d'ici réfléchissant sur autre chose, elle ne savait simplement pas quoi, puis alors qu'elle allait reporter son regard sur Lelfic, elle le vit s'agiter, se gratter la gorge comme lorsqu'il va sortir une connerie de première ou un truc super sérieux avec un visage qui ne l'est absolument pas... Du moins c'est ce qu'elle imaginait en le voyant agir ainsi. Non, rien de tout ça il se contenta d'essayer, je dis bien essayer de parler français. Le mot était bon, mais l'accent lui était atroce, cela la fit sourire, même si elle se retint de rire il était évident pour quiconque la voyait qu'elle en avait une envie folle. Mais lorsqu'il prit à nouveau cet air sérieux et qu'il s'y essaya à nouveau, elle fut prise par une envie de rire si forte qu'elle du s'enfoncer ses ongles dans la peau des mains pour se retenir. Elle était tel une cocotte sous pression en fin de cuisson. Lelfic, tout gentil qu'il était lui répondit, avant d'annoncer qu'en fait il partait dormir enfin c'est ce qu'elle imagina, une fois qu'il eut passé la porte Malia explosa. Non pas une purée informe de chair et d'os décomposé, repeignant le réfectoire de sang et bout de cervelle, elle explosa de rire, faut suivre un peu... Il rit de bon cœur pendant quelques secondes, essayant vainement d'articuler quelque chose, puis comprit qu'il faudrait qu'elle se calme pour cela. Elle pensa donc à quelque chose de neutre, pas drôle du tout et sans rapport avec Alban, ce qui marcha merveilleusement bien, et quelques secondes plus tard, soit une à deux minutes après le début de ce fou rire, la fit taire, les larmes aux yeux.


"- Excuse moi, mais c'était dit avec tant de bonne volonté pour un résultat à l'accent si... pathétique que je n'ai pas pu me retenir plus longtemps. "

Elle le regarda dans les yeux un moment, sans le toucher, réfléchissant à comment elle pouvait bien se faire pardonner de cela, puis elle eut une idée, assez géniale car cela lui ferait une excuse très viable pour passer du temps, beaucoup de temps avec lui, enfin fallait-il encore qu'il accepte.

"- Si tu veux je peux t'apprendre, même si j'étudie toujours le français, je commence la conjugaison en ce moment, il y a encore de la marge avant que tu me rattrapes. "

Sa voix était sérieuse et en même temps excitée d'une certaine façon, cela traduisait bien l'envie qu'elle avait de partager du temps avec son collègue mais aussi son plaisir à enseigner tout court, elle attendait maintenant une quelconque réponse le regardant droit dans les yeux ou plutôt dans les lunettes...

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Lun 29 Juin - 10:37

Pamplemousse. A vrai dire, c'est le seul mot qu'il avait jamais retenu; un mot si profondément ancré dans sa mémoire qu'après vingt et quelques années de collège, il s'en souvenait encore. Ca devait certainement être lié à l'histoire avec cette fille... Rosa qu'elle s'appelait... rien dans la tête, mais compensation au niveau du torse, si vous voyez ce que je veux dire. Le genre de pouffe anémique qui pense qu'en avoir plus dans les fesses et dans la poitrine pouvait offrir de nombreux choix de carrières autre que celui de courir les rues en jupette courte (mais une fois encore, vous voyez ce que je veux dire) (d'ailleurs, juste qu'à très récemment, j'ai toujours pensé qu'une péripatéticienne était une sorte d'infirmière spécialisée ou un truc du genre...). Pamplemousse disons-nous. Cette fille, cette blondasse - mais il ne l'avait pas su à l'époque - lettres modernes option français, un diplôme qu'elle aurait certainement (vous n'avez pas vu la blonde contre-attaque ?), le tout additionné à un anglais des plus tentés (votre humble serviteur), ce qui finissait par donner - bien loiiiin des clichés hollywoodien - galipettes dans le gymnase. Je ne vous ferais pas le coup de l'enfer exothermique mais... oh et puis si.

Question bonus d'un devoir de chimie: « L'enfer est-il exothermique (évacue de la chaleur) ou endothermique (absorbe de la chaleur) ? »
« Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons donc besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer. Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu'une fois entrée en enfer, l'âme n'en ressortira plus. Du coup, aucune âme ne sort. De même pour le calcul du nombre d'entrée des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd'hui. La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas un membre de leur religion, alors vous irez en enfer.
Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer...
Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que « pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes. » Par conséquent, cela donne deux possibilités [1] :
* Si l'enfer se dilate à une vitesse moindre que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.
* Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.
Laquelle choisir ?
Si nous acceptons le postulat que ma camarade de classe Rosa m'a répondu durant ma première année d'étudiant : « Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi », et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors la seconde hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé... Le corollaire de cette théorie c'est que comme l'enfer a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup qu'il n'existe plus... laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l'existence d'un Être divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Rosa n'arrêtait pas de crier "oh mon dieu !....."»

Vous noterez le parfait désintérêt de ce paragraphe, merci.
Tout ça pour dire, cet après-midi là, un mot s'imprima très clairement dans son esprit : pamplemousse. Avec tout ce que cela peut comporter d'ambiguë et de dangereusement vulgaire, mais le moyen mnémotechnique vaut la chandelle, Albaran pourra vous l'assurer.
Pour en revenir à nos moutons... Lelfic à peu près rétablit, il prononça quelques mots d'anglais que l'aveugle ne comprit pas, mais le sens lui parvint très clairement. Certainement dans le genre de "merci vieux, la prochaine fois que tu tomberas dans les escaliers, j'te rattraperai, promis". Ca sentait bon les remerciements. Son égo se regonfla quelque peu. Ah ça oui, il avait de quoi être fier ; lui, Alban, il n'aurait pas hésité à le pousser dans les escaliers LUI. Ah c'est sûr, la bonne action transcende la mauvaise pensée... il en avait pris pour au moins quelques dizaines d'années. Bon. N'exagérons rien.

Oh bah Lelfic... tu t'en va ?

Pas fun. Nan mais dis au revoir au moins, sale gosse. Et le voilà partit... Le bruit significatif d'une chaise qu'on rabat. Alban lui fit un bref signe de main - certainement son accent avait du le faire fuir, oh ça oui. Soit. Le voilà partit maintenant, et voilà que... mais oui, voilà que Malia était en train d'exploser, de rire, évidemment. Il se tourna vers elle, surprit de tant d'écarts de sa part, elle qui n'aurait pas aimé péter à côté l'instant d'avant. Comme c’est étrange, elle riait… de lui. Ou plutôt, de son accent misérable. Ben voyons. Albaran attendit sagement qu’elle se calme, lui souriait lui aussi doucement. Ca ne l’embêtait pas. C’était même très agréable. Elle avait un rire à faire chanter des anges.

(oui, cherchez pas, une vieille expression de ma grand-mère.)

Le délire passé, Malia prenant à nouveau un semblant de contenance, elle lui proposa de lui donner… des cours, oui des cours, et de français apparemment. Lui qui avait plutôt l’habitude de jouer le prof resta très dubitatif sur l’instant. Bien qu’elle semble très emballée par cette idée – sa voix avait des sursauts d’excitation – Alban fit durer le suspense en tirant une nouvelle bouffée de sa clope et il lui sourit à nouveau.

« Pourquoi pas ! Ca me ferait très plaisir… » Et ça pourrait servir avec Lelfic aussi. Appuyant ses paroles, Albaran passa une main derrière le dossier de la chaise à Malia et caressa très légèrement ses cheveux. « Mais en contrepartie, moi aussi je veux t’apprendre un truc. » Quoi, il n’en savait rien ; mais ils auraient tout le temps de réfléchir pendant leur french lesson.
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Dim 5 Juil - 23:24

Malia se calma petit à petit, Lelfic était partit, les laissant seuls, ce qui n'était pas pour déplaire à la jeune femme. De plus, il semblait aller bien mieux que lorsqu'elle l'avait vu entrer. Il avait repris des couleurs et tout semblait aller mieux, un peu de repos et tout serait revenu dans l'ordre, cela rappelait à la jeune femme un entraînement éreintant à la base militaire. Un entraînement qui avait finit le visage dans la boue. C'était il y a de cela quelques années lorsque la jeune femme avait passé un certain temps dans l'armée pour passer un certain nombre de permis, un jour elle c'était retrouvée envoyer s'entraîner avec les soldats d'élite pour lui forger le caractère et surtout pour qu'on puisse bien se foutre de sa gueule au retour... Le seul problème c'est que la jeune mutante n'était pas du tout du genre à se démonter et que donc elle avait fait comme les autres son travail. Un journée entière dans la jungle dense, levé avant l'aube, marche, escalade et autres joyeusetés jusqu'au point de rendez-vous du midi avant de se séparer en groupe de deux pour deux jours, chaque groupe ayant un objectif à remplir. Le leur était de récupérer un colis dans la jungle, ils avaient la position, il suffisait d'aller le chercher. L'homme qui était avec elle était réputé dans la base pour être le meilleur élément et de loin, mais aussi le plus machiste qui soit, alors lorsqu'il c'était retrouvé avec une femme : autrement dit un boulet à ses yeux vous n'imaginez pas la tête qu'il avait fait. Pour Malia ce partenaire rimait avec vaisselle et bouffe à faire... Enfin elle devait aussi réussir à le suivre, et c'était bien là sans doute le problème. Ils avaient pas mal d'obstacles à franchir, ce qui posait de problèmes très mineurs au soldat, à elle bien plus. A l'époque faire pousser des lianes n'était pas une partie de plaisir, cela la fatiguait bien plus que maintenant, mais elle en avait eut besoin à de nombreuses reprises le premier jour. Le soir elle était épuisée et la température avait chuté de façon phénoménale à la tombée de la nuit, si bien qu'elle avait du mal à se réchauffer. Pourtant la nuit avait été assez agréable, le soldat que l'on disait si désagréable malgré ses bons états de service avait été plutôt bon, il avait fait à manger en la voyant à moitié endormie après avoir aidé à dresser le camps et surtout être aller chercher du bois. Puis ensuite ils avaient passés la nuit ensemble cela avait été assez instructif et plaisant (je ne vous fait pas un dessin), surtout compte tenu du fait que personne n'en serait rien chacun ayant une réputation à garder. Le lendemain ils avaient récupéré le colis et avait rejoins la base en ralliant le point de rapatriement. Seule problème pour la jeune femme le chemin était encore plus complexe et demandeur d'effort que celui de la veille, elle avait même forcé de façon inconsidéré sur son pouvoir afin tout simplement de pouvoir suivre le soldat, et arrivé dans l'hélico, lorsque l'adrénaline était retombé elle était en prise à l'évanouissement, enfin elle avait réussit à l'éviter de justesse en arrivant à la base, mais avait quand même passé deux jours à l'infirmerie pour se rétablir. Son chef avait quand même été soufflé de son exploit, aucun de ses hommes n'ayant survécu à un tel parcours auparavant, alors une femme vous pensez bien... Enfin tout ceci était du passé, elle espérait simplement que Lelfic ne recommencerait pas de tels conneries cela pouvait être dangereux pour soit même et conduire à des fins des plus funestes.

Sa proposition à Alban, en tout cas elle ne l'était pas, funeste, elle était même assez agréable, pourtant, il semblait y réfléchir, ce qui fit douter Malia l'espace d'un instant. Pourtant cet état se dissipa lorsqu'il lui sourit et lui répondit une sorte de oui, un oui complété d'une condition qui l'enchanta assez dirons nous. Passer plus de temps encore avec lui, elle ne disait pas non c'était certain, elle lui rendit même son sourire, éclatant en entendant la condition. Elle sentit la main qu'il avait passé derrière son dos, ses cheveux bouger très légèrement, signe qu'il devait jouer avec, dommage il n'y avait pas de terminaisons nerveuses dedans, impossible de ressentir ses gestes, elle se tourna même vers lui.


"- Marché conclu alors... "

Elle se pencha sur lui afin de se rapprocher de son oreille, afin de lui glisser la fin de la phrase dedans sur le ton de la confidence.

"- Tu me diras ce que je vais apprendre quand tu auras une idée. "

Puis elle déposa un baisé sur sa joue avant de se lever, la cafétéria n'était pas un lieu très agréable, elle n'avait pas très envie de s'y éterniser, alors elle rassembla leurs affaires avant de les déposer au lieu convenu et passer un cou de lavette sur la table afin de tout laver. Elle attendit ensuit qu'Alban se lève en rangeant sa chaise sous la table, il n'avait qu'à décider de ce que serait la suite des événements, elle n'en avait pas la moindre idée.

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Lun 6 Juil - 23:11

A la réflexion, il n’avait peut être rien à lui apprendre. Cette femme qui lui avait parut si froide et peu accommodé aux contacts de la société (dans le genre diner mondain s’entend – ça me rappelle quelqu’un…) ; cette femme donc, il l’avait aussi découvert comme partenaire de lit, si l’on puisse déjà la nommer ainsi - disons concubine, ça mettra tout le monde d’accord – c'est-à-dire plus entreprenante qu’elle n’était rigide vu que c’était bien Malia qui avait fait le premier pas hier soir. Cette fille était… étonnante. Et imprévisible, mais Oscar Wilde n’a jamais jugé cela de défaut et il faut toujours écouter Oscar Wilde. Imprévisible rimant avec épuisante (ou pas), Albaran ne pouvait pas encore en juger mais il était sûr d’une chose : elle n’avait pas finit de le surprendre.

Ca tu peux le dire.

Il était certain qu’elle allait refuser sa proposition. Qu’elle allait laisser de côté le fait qu’il lui enseigne quelque chose, parce qu’elle était peut être bien trop fière pour qu’un aveugle lui apprenne la vie. Oui, quelque chose comme ça. Un refrain qu’il connaissait bien pour l’avoir vécut de nombreuses fois en tant qu’éducateur spécialisé, notamment dans les autistes, les aveugles, et parfois même les mutants. Les hyperactifs s’entends, les précoces pas encore adultes qui ne parvenaient pas à gérer et dont le comportement s’aggravait d’années en années. Mais le pire, ce devait être les parents. Généralement, Alban essayait de ne les rencontrer que deux fois : le premier jour, pour rendre compte du problème ; et le dernier, une fois qu’il avait réussit à gérer le gosse. Quand c’était le cas. Le reste du temps, il laissait faire les personnes appropriés. Celles qui avaient plus de patience avec les adultes. Pas comme lui. Les enfants, il pouvait comprendre. Albaran adorait les enfants. Raison pour laquelle il avait été papa, et deux fois. Mais les adultes… quelle horreur. Rien n’était plus dramatique que d’entendre une personne consciente de ses mots répéter ses derniers en boucle comme une litanie : « Mais… vous êtes aveugle non ? » Ca ne lui avait jamais empêché d’exercer, d’avoir son diplôme, de trouver un emploi. Et pourtant, toujours la même question. En boucle. Sans relâche. Sans pitié. Alors, certes, Malia n’était sûrement pas à ranger dans cette catégorie de gens. Mais peut être ne se voyait elle pas recevoir des leçons de la part d’une personne qui n’avait certainement rien à lui apprendre.

Etonnamment donc, ce fut oui. Un oui très délicat, si on en croyait le frisson qui grimpa le long de son échine. Hola. Doucement. Elle accompagna la fin de sa phrase en déposant ses lèvres sucrées (il en était sûr) sur sa joue, difficile de résister à l’envie d’en finir, là, maintenant, dans cet endroit désert à présent. Il se retint, la laissa se relever avec un petit pincement au cœur. C’est que, les femmes fatales… étaient des cordes qu’il aimait pincer par principe et plaisir. Lorsqu’il l’entendit se lever, ranger sa chaise, l’aveugle fit de même, attrapant sa veste non loin de là. La voyant hésiter, il comprit qu’elle attendait la suite des évènements. C’est alors qu’un soupçon de conscience inespéré lui traversa l’esprit.

« Dis, pourquoi tu n’étais pas pareil avec Lelfic ? » Comprenant que sa question n’avait aucun sens, il enchaina. « Je veux dire… moi, tu me touches, tu me… comment dire… tu me comprends. Tu me suis. Quand on était sur la moto, tu étais sûre que cette histoire allait mal finir, pourtant tu ne m’en as pas empêché ! C’est quoi le problème Malia ? Tu ne veux pas qu’on voit qui tu es réellement ? Tu as peur qu’on te juge ? Parce que tu penses que de paraitre légèrement libérée nuirait à ta réputation que les élèves ont de toi ? »

Il s’approcha légèrement d’elle, et il lui semblait qu’il n’avait jamais été aussi sérieux depuis qu’il avait empêché sa dernière femme de le quitter.

« Tu sais… ce n’est par parce que tu vis pleinement que les gens vont t’en vouloir. »
Voilà, ça ça devenait irréel. « Enfin… excuse moi. Ca ne me regarde pas. » Il laissa flotter sa phrase, regardant un esprit inconnu dans un coin de la pièce, un millième de secondes durant et là… « Tu veux que je t’apprennes la trompette ? C’est super la trompette ! On peut réveiller les voisins en ayant une excuse ! Allez viens, on y va ! »

Et le revoilà partit, bonne humeur sur le visage.
Sourire à la hauteur de la gêne qu’il ressentait.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Mar 7 Juil - 20:17

Le voyant se lever, et ranger sa chaise tout comme elle l'avait fait précédemment, elle se contenta de sourire, visiblement il était d'accord pour faire autre chose, quoi elle n'en savait rien encore, il ne l'avait pas dit. Mais lorsqu'il ouvrit la bouche pour lui parler d'elle, une grimace se dessina sur son visage. Enfin au début elle avait froncé les yeux, ne comprenant pas ce qu'il voulait dire. Pourquoi n'était-elle pas comme quoi avec Lelfic ? Comme elle se comportait maintenant, tel ne petite fille qui a un gros béguin sur un mec canon ? Cette question était trop idiote, tout comme le comportement qu'elle ne devait pas manquer d'avoir mais qui plaisait en général beaucoup aux hommes... Puis il continua laissant voir à Malia tout ce qu'il avait dans la tête, ou du moins tout ce qu'il pensait de cette situation. Et la jeune femme en resta bouche ouverte une moment les yeux qui reflétaient une grande peur et une gêne incommensurable. Elle ne dit rien, elle en était même incapable pour le moment. Elle le vit s'approcher, ou plutôt l'entendit, ses yeux même s'ils étaient encore capable de voir n'était plus véritablement traduit par le cerveau à cause de toute l'activité neuronale qui était demandé à l'organe. Peut être dans un autre contexte aurait-elle été capable de réagir, là non, tout ce qu'elle réussit à faire était de fermer la bouche après un moment, alors qu'il repartait de plus belle. Finissant par fuir le sérieux de la conversation en lui proposant des cours de trompette, ce qui la fit sourire intérieurement et eut le mérite de la faire revenir sur terre. Elle remarqua alors qu'il souriait un peu différemment à d'habitude, sans doute était-il gêné, heureusement qu'il n'avait pas pu voir sa tête en tout cas, sinon il aurait été bien plus gêné que cela.

Elle finit par lui prendre le bras pour le ralentir, profitant qu'il n'y avait personne ici pour continuer cette conversation. Elle savait ce qu'elle devait apprendre : comment être un professeur et surtout qu'est ce que c'était que cette bestiole là ? En quoi ça consistait, ça elle le savait, mais comment agir et réagir ça elle n'en avait aucune idée. C'était ça le problème, son problème, la seule fois où elle avait eu à faire à un prof c'était à l'armée et c'était un instructeur qui était tenu de montrer l'exemple du matin au soir à ses soldats, donc elle reproduisait simplement le comportement, visiblement à tord...

"- La trompette ça me va, mais je ne sais pas du tout jouer de musique, je te préviens..."

Elle répondit à cela en premier, reprenant un peu son calme, sa voix trahissant la gêne qu'elle ressentait face à ce qu'elle désirait lui répondre. Pourtant il le fallait bien alors elle se lança ensuite, se blottissant presque contre lui, à force de resserrer son étreinte contre le bras de l'aveugle. La jeune femme n'ayant absolument pas l'habitude de ce genre de conversation avec un homme.

"- Pour ce qui est de mon attitude, je n'ai jamais eu de professeur, j'ai toujours étudié seule, alors le seul exemple que j'ai c'est mon instructeur de l'armée. Je dois mal m'y prendre, sans doute, mais je ne sais pas trop comment me comporter je dois montrer l'exemple en quelque sorte mais pour ça je ne voix pas comment faire autrement à vrai dire. Tu pourrais m'apprendre ça aussi tu crois ? "

La demande pouvait paraître incongrue mais le ton était sérieux et visiblement embarrassé, elle avait même fait un pas invitant son collègue à quitter la pièce sans pour autant lui lâcher le bras. C'était une façon pour elle de cacher son embarras.

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MessageSujet: Re: Qu'est ce que ça prend des profs petit dej' ?   Mer 8 Juil - 10:08

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