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 L'archer, la belle plante et l'aveugle...

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MessageSujet: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Jeu 18 Sep - 13:58

Qui mieux que Malia peut entretenir votre Renaud peut lancer des plans foireux à 15 heures de l'après-midi par simple prétexte qu'il faut sortir un peu de son foyer, et ROULER JEUNESSE ! Et bien non, personne d'autre que la collègue de notre cher ami Albaran, qui n'avait eu d'autre choix (ouh le chiqué) que de s'accrocher derrière la belle brune et de se laisser glisser sur sa selle de la moto pour venir se coller un peu plus à ce qui semblait être et était en vérité des atouts puissants d'une féminité engagée. Mais dans quel monde vit-on, franchement ? Et mon Dieu, quel malheur d'être ainsi accroché sur cet engin de guerre qu'était une moto... Laissez vous porter par votre imagination et installez dans votre subconscient toutes les bosses et autres cailloux qui vous décapotent les fesses simplement parce que vous êtes mal assis SUR CE PUTAIN DE FUCKING CHAISE ! Ouh, c'était malheureux à dire, Albaran regrettait à chaque virage de n'avoir refusé l'invitation. Certes, un regard pénétrant et d'un incroyable sous-entendu ne devait pas être pris à la légère, mais son postérieur non plus... Bien que la plupart des motos de cette époque soient conçus pour le confort de leur passager, il y avait toujours quelques détails techniques qui empêchaient une parfaite aisance sur ses machins de tortures. Mais revenons, je vous prie à notre soucis principal. Non, ce n'était pas le fait que les cuisses du professeur Malia avait un touché très séduisante NI celui que son odeur de fleur enivrait le nez de notre cher Albaran ; c'était plutôt le fait qu'il ignorait totalement où donc se rendait il. Dans la jungle, certes, mais ne dites pas ça à un aveugle, il vous rirait au nez... non ? Bon. Cela n'avait pas d'importance de toute façon : Alban était lâché dans la nature, seul ou presque, et ça l'inquiétait beaucoup voyez vous. Qui sait ce qui loge dans cette jungle boueuse et empestant l'alcool ?! (Logan n'y est pour rien) Et si les gens qui l'accompagnait décidait de l'abandonner à son sort ??? OH MON DIEU !!!!!

Cette crise de délira cessa quand l'aveugle mis pied à terre. Albaran retira son casque, s'arrachant les oreilles au même passage. On est arrivé ? Il n'avait aucune idée de ce qu'envisageait la prof moléculaire, ce qui était plus sûr, c'est qu'il allait devoir la suivre. Son habituel sourire sur les lèvres, l'aveugle chercha à récolter le maximum d'informations sur l'endroit où il se trouvait. Une odeur de plantes... d'arbres... une odeur naturelle, n'ayant subit aucun dégâts par l'homme, du moins pas tout de suite. Il entendait des gazouillements, des craquements aussi. Albaran sortit ses lunettes de sa poche, et les remit sur son nez, faisant le tour de l'espace où ils avaient atterrit. Il caressa une liane, indifférent aux mouvements des autres personnes l'accompagnant, ignorant leurs questions, se concentrant juste sur l'endroit. Comme on lui avait appris toutes ces années... "Observe, analyse... un peu comme Actionman !" Oui, c'est vrai, un peu comme un surhomme. Les aveugles sont des surhommes. Là où certains n'y voient qu'un arbre, ils peuvent sans même voir savoir quels ravages l'ont frappé, de quel type est il et tant d'indices qu'un voyant ignore et ne cessera d'ignorer. En un sens, sur le plan de la sensibilité, ils nous sont largement supérieurs.

Y'a quoi là-dedans ? C'était plus une question à lui-même. Pour tout dire, Albaran n'osait pas demander. Il s'imaginait bien des monstres à trois têtes (rien à voir avec Danni XDDDDDD) sortant des profondeurs boueuses d'une mare à l'aspect répugnant pour emporter les enfants pas sage et les vieux pervers à la retraite. Ca avait un goût de comédie musicale que personne à part Albaran (et moi même) ne pouvait comprendre. Allons, vous ne voyez pas ces lianes s'agiter soudain pour hurler un bon vieux TELL ME MORE à un serpent crasseux qui passe dans le coin ? Ou bien quelques plantes vertes nous offrir un déhanché de macaréna sous l'œil avisé d'un jury d'insecte ? Tss, aucune imagination. En attendant, lui...

"Tell me more, tell me more..."

... ça le faisait chanter.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Jeu 18 Sep - 16:36

Après avoir accompagné ce cher Alban jusqu'à ces quartiers, elle c'était changée en triple vitesse, enfilant un bon jean sa veste chocolat et ses bottes à haut talon fait dans le même cuire tanné par l'usage. Elle prit aussi son habituel trousse à pharmacie et un bon vieux couteau de chasse (le truc qui coupe et pas qu'un peu...). Ses clefs de moto en main elle referma la porte derrière elle. La jeune femme était comme à son habitude élégante mais habillée de façon pratique lorsqu'elle arriva près de la cabane du jardinier et qu'elle sortit son véhicule chérie de son écrin de verdure de la façon habituelle, puis elle attendit que les deux autres arrivent.

Il était à peine quinze heures lorsqu'elle vit des silhouettes s'approcher et même s'arrêter autour d'elle. Peut être que Félix était toujours là auprès d'elle, elle n'en savait trop rien et il ne parlait pas en tout cas. Elle avait sortit ces trois casques, et fait en sorte de rallonger le siège de la moto pour pouvoir transporter trois passagers, oui une bonne vieille liane qu'on rigidifie et qu'on fait courir tout le long de la carlingue avant de créer une troisième assise à l'arrière, dans le vide.
Une fois tout le monde arrivé, et bien installé, elle démarra, le matériel emporté avait quand à lui été rangé dans le coffre sous l'assise où elle se trouvait installé avec son collègue, Lelfic étant le plus léger il avait la troisième place. Ils filaient à une vitesse bien trop élevé vers le centre de ce que les gens appelaient la jungle de l'île et qu'elle considérait plutôt comme une végétation dense. Elle aimait le calme de ses lieux et aussi les bruits de la nature qu'on pouvait entendre. Et puis ici elle pouvait faire autant de cascades hallucinantes qu'elle voulait, personne ne viendrait pour lui faire remarquer qu'elle était complètement folle.
Bref, pour tout dire la destination était un peu spécial, un lieu qu'elle avait trouvé au hasard d'une balade piétonne qu'elle avait fais à son arrivée. Un endroit où les troncs d'arbre centenaire tombés et les rocs faisaient un parfait terrain pour quelques cascades. Aujourd'hui, elle avait envie de partager ce lieu avec d'autres. Lelfic qui lui pouvait voir, avait devant lui de gros troncs bardés de lianes qui tranchaient le paysage en hauteur tant ils étaient haut, leurs cimes étaient tout bonnement invisible à leurs pieds, des rochers posés ça et là afin de former de parfait virage sur-élevés ou alors des tremplins, et puis il y avait encore d'autres troncs qui eux étaient couchés sur le sol et formaient des rampes plus ou moins inclinées. Un vrai paradis pour les amateurs de sensations fortes.

Malia vit son collègue s'éloigner et s'approcher d'un tronc et en toucher les lianes. Il ne semblait pas très à l'aise de se trouver dans ce lieu inconnu et dangereux. Elle savait que le bruit de moteur faisait fuir les animaux, aucun risque de ce côté là, mais c'est certain que lorsqu'on ne voyait rien il était sans doute peu rassurant de se trouver là. Elle observa Lelfic puis son collègue et préféra commencer par le jeune homme. Ne croyez pas qu'elle gardait le meilleur pour la fin, même si c'était le cas, en vérité elle préférait commencer par l'archer car cela permettrait une reconnaissance du terrain par son collègue. Lelfic, lui voyait il pouvait donc anticiper les mouvements qu'elle allait faire, Alban lui non et c'était sans doute un problème pour la confiance qu'il devait placer en elle. S'approchant de l'élève, elle cherchait ses mots, dans son meilleur français, elle essaya de lui expliquer ce qu'elle souhaitait faire. Mais vu le parcours, elle se doutait qu'aucun des deux n'accepterait avant de l'avoir vu faire. Elle prit donc la parole en français tout d'abord.


"- Je commencer par démonstration ? "

Elle vit alors que Alban avait un peu pris ses distances, le temps qu'elle vide le contenu du coffre de la moto et qu'elle laisse mourir la plante qui avait servit de siège à l'archer. Elle s'approcha donc de lui afin d'échanger quelques mots en anglais cette fois ci. Elle avait toujours sa réponse à faire d'ailleurs et il était venu, elle pouvait donc lui donner. Même si son étreinte était appuyée durant le voyage, il ne lui avait pas arraché les tripes donc il avait ce qu'il fallait de cran.

"- Ma mère était laotienne et mon père espagnol, mais j'ai été élevée par une famille chinoise, en Chine, après quelques magouilles et meurtres de la firme qui les avait engagé. Je possède de ce fait les trois nationalités. Mais j'ai vécu plus d'une dizaine d'années au japon et ensuite deux ans en Espagne où j'ai appris quelques bases de différentes langues européennes. J'espère que la réponse est assez précise pour que vous ayez une idée d'où je viens. C'est bien cela que vous vouliez savoir, n'est-ce pas ? Ne répondez pas, je vais faire une petite démonstration de ce que je suis capable sur cet engin, si vous voulez y prendre part ensuite, vous n'aurez qu'à demander. "

Elle s'éloigna de quelques pas d'un pas décidé puis s'arrêta. Elle se retourna les sourcils un peu froncé, puis ajouta toujours aussi tranquillement et sereinement.

"- Au fait, vous avez un très beau timbre de voix quand vous chantez. "

Puis, un sourire satisfait sur le visage, elle retourna en direction de son engin, laissant Alban dans le même état sans prendre la peine de le rassurer pour une attaque ou autre chose d'éventuels animaux. Elle le laisserait profiter du bruit mouvant du moteur et le laisser imaginer ce qu'elle pouvait bien faire sur le terrain accidenté qui s'étendait devant-elle. La jeune femme enfila son casque et fit rugir son moteur avant de partir en trombe en direction d'un premier tronc dont elle se servit comme rampe pour sauter sur un rocher duquel elle prit de l'élan pour effectuer un saut sur un tremplin. Elle continua ainsi d'enchainer les cascades en marquant des poses de temps à autre. En deux minutes seulement, elle fit ainsi le tour de ce qu'il y avait à montrer, puis elle revint vers les deux garçons pour savoir ce qu'il voulaient faire par la suite.

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Sam 20 Sep - 17:36

Lelfic s'était donc installé sur la moto, son arc passé en bandouillère pour ne pas le predre en chemin.

Lorsque la moto démarra, il eu la désagréable impression de ne plus rien pouvoir faire. Cela allait vite. Trop vite. C'était effrayant et Lelfic n'en menait pas large à l'arrière de la bécanne, d'autant plus qu'il ne savait pas trop à quoi s'accrocher pour éviter de tomber. Les muscles de ses cuisses et de son dos protestèrent rapidement sous l'effort. Le jeune était effrayé par cette conduite brusque et la conscience qu'il ne contrôlait absolument rien démultipliait sa crainte. Et pourtant, pourtant... C'était grisant. Cette vitesse, le paysage qui défile de chaque côté, le vent qui fouette le visage, tout cela avait un petit agréable, excitant.

Lorsque la moto s'arrêta enfin, il fut quand même très soulagé d'en descendre, et ses muscles également. Un oeil observateur aurait pu remarquer qu'il était un peu pâle, malgré la rougeur que le vent sans douceur avait fait monter à ses joues. Les jambes un tantinet flageolante, il se dirigea vers un tronc d'abre et s'assis sur la mousse à son pied, le dos appuyé contre l'acorce, avec un soupir de soulagement.

Ensuite, la prof se proposa de lui faire une démonstration et elle se lança à moto sur le terrain accidenté de roche et de végétation. Le jeune homme fut impressionné par une telle performance et profita du spectacle avec plaisir. C'était encore mieux qu'au cirque ! En effet, cette petite ballade lui faisait du bien au moral. L'air frais était agréable, emplis de l'odeur de la végétation, à la fois familière et inconnue, car le jeune homme venait d'une contrée bien lointaine. Et le petit spectacle de cascades que Malia leur offrait était une distraction amusante et fascinante.

Mais lorsqu'elle revint vers lui, il recula par reflexe contre le tronc derrière lui lorsqu'il compris qu'elle lui proposer de participer. Elle voulait qu'il monte avec elle pendant qu'elle faisait çA ?! ça va pas la tête ?! Tu veux le tuer par crise cardiaque le pauvre Lelfic ? Le jeune homme ne trouva rien à dire et ne put que hocher négativement la tête pour lui signifier son refus. Là, c'en était trop pour lui. Il préférait rester ici, où il ne risquait rien.
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mar 7 Oct - 13:12

[Résumé rapide pour cause de suppression de poste (rien à voir avec Darkos x)) : si ma mémoire est bonne, Albaran réussit à analyser les bruits de la bécane et conclut des sauts de Malia par un sympathique "elle veut notre mort" à Lelfic... L'entendant revenir vers lui, il hurle vouloir essayer absolument et enjambe la moto devant la jeune femme, lui explique rapidement un système simple pour l'aider dans sa conduite et pars en trombe sans finir sa phrase. Have fun! ^______^]
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Dim 12 Oct - 17:01

Alors qu'elle revenait vers eux ravie, l'enseignante proposa d'abord à Lelfic de faire un tour. Bien entendu elle ne lui ferai pas faire ça, mais bon visiblement la démonstration lui avait fait peur, il refusa d'un simple hochement de tête. Elle y avait été trop fort il n'avait même plus la force de parler... Voilà une première bourde ma vieille, c'est noté en tout cas pas de trucs trop violents pour le petit français, il serait peut être bon d'en apprendre un peu plus sur lui, en lisant son dossier par exemple. Elle le nota quelque par dans un coin de sa tête pour plus tard.
Malia allait se tourner vers son collègue, s'il acceptait il gagnerait quelques points à ces yeux, il devait avoir une sacrée confiance en elle pour mettre sa vie entre ses mains. Sinon tant pis vu son handicap il était probable qu'il refuse, après tout cela devait faire un drôle d'effet de ne rien maîtriser. Elle en tout cas aurait du mal à supporter. Mais elle n'eut pas le temps de le faire, l'homme devait sans doute être encore plus dingue qu'elle ne l'était, il enfourcha la moto et alors qu'il lui expliquait comment ils feraient pour qu'il puisse conduire l'engin, il démarra en trombe, sans même prendre le temps de finir sa phrase.

La jeune femme avait déjà du faire à ces cas de crise comme ça, mais là elle n'était pas aux commandes et elle n'avait pas vraiment envie de passer des heures à réparer son engin, elle ne prit donc pas vraiment le temps de réfléchir. Elle agit assez vite pour ne pas perdre trop de temps, elle jeta comme s'il ne s'agissait que de vulgaires confettis des graines sur Alban et elle fit pousser des lianes qu'elle rendait le plus mou possible afin d'amortir la chute inévitable. Elle essaya de plus de faire pousser d'autres lianes en travers de la course de la moto pour la maintenir en l'air ou du moins ralentir la chute, du fait que ces lianes soient attachées aux arbres et rochers assez haut pour servir. Puis elle prit Lelfic afin de l'écarter de tout ça, un blessé suffisait, pas besoin d'en avoir plusieurs, cela serait encore pire ensuite.
Lorsque son cher engin émit un craquement sonore, elle ferma les yeux et regarda le carnage. Bon les roues devraient être changées, mais quoi d'autre ? Pourquoi se souciait-elle tant de cela ? Elle est si superficiel que ça cette prof ? Il faut dire que sa moto c'est la seule chose auquel elle a jamais vraiment tenu, c'est un souvenir qui la relit aux bons moments qu'elle a vécu avec ses parents, avant qu'elle ne sache que c'étaient ses parents adoptifs et tout ce qu'ils lui avaient fait subir, donc oui c'est très précieux, mais peut être pas autant que la vie d'un homme. Ne vous en faite pas tant que ça, elle n'est pas si folle que ça, elle a tout de même courut vers Alban (vous pensez vraiment qu'elle va laisser un aussi bon coup filer comme ça ?) pour l'aider et le soigner si besoin, du moins dans la mesure de ces capacités.


« - Alban tout vas bien ? »

Voilà les premiers mots qu'on put entendre sortir de sa bouche. Elle s'inquiétait peut être pour cet objet si précieux à ces yeux, mais si vous le lui demandez, elle vous répondra que la vie d'un homme est la chose la plus précieuse qui puisse exister. Encore plus lorsqu'il est intéressant sur autant de sujets, soit dit en passant...
Alban rassuré, elle ne t'abandonne pas à ton triste sort ? (pour ceux qui ne comprennent pas voir le premier message du dit monsieur...)


[Désolé pour l'attente, un peu beaucoup de boulot et en plus je dois retourner à l'école pour poster... Oui c'est ouvert le dimanche, même si je suis seule ou presque...]

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Sam 18 Oct - 17:10

Idiot. Absolument stupide. Franchement, quel cerveau inexistant pouvait bien contrôler ce corps ? Aucun, ils auraient certainement trop honte. Pourtant c’était un fait : Albaran était bien mené par un esprit quelconque – malfaisant à n’en point douter – et qui prenait un certain plaisir à le foutre dans des situations plus que cocasses. Comme celle-ci, par exemple… bon allez, Malia l’avait un peu cherché tout de même. Elle aurait dû un minimum se douter que ça n’était pas le genre de la maison d’attendre sagement sur un banc que descende du ciel la lumière divine. Au contraire même. Du moins, si vous le pensiez, il est temps de faire une gigantesque croix à la peinture rouge, de froisser le tout et de le donner à manger aux chats de la rue Brocat. Parce que voilà quel magnifique tableau nous pouvons détailler à présent : un Albaran hurlant de plaisir, sur une moto hurlant de vitesse avec une Malia hurlant de terreur. Et le petit Lelfic ? Oh bah lui, il avait certainement déjà fait une crise cardiaque et gisait – hypothétiquement – inanimé sur le sol, attendant le secours d’un Dieu quelconque qui COMME D’HABITUDE, n’avait pas la moindre envie de secouer son cul poussiéreux pour la simple réincarnation d’un elfe. Parce que personne ne les aiment, ces sales prétentieux !

Revenons à notre joyeux couple crapahutant dans le terrain boueux. Plus pour longtemps d’ailleurs. Albaran ne vit pas la bosse qui envoya la moto valdinguer en l’air, mais il sentit très bien ses fesses se soulever sans que l’apesanteur ne puisse rien y faire. Sur le moment, son visage passa du blanc au livide, sous l’action d’une adrénaline qui se muta vite en terreur : celle de s’écraser contre le sol. Avouons le : sur le coup, il pensa d’abord à ce que ressemblerait sa tête après le crash plutôt qu’à la vie de sa camarade ou de tout autre petit animal macroscopique sans valeur. Cela dit, l’idée qu’il puisse faire du mal à une personne de plus lui effleura totalement la pensée lorsque son épaule – déjà meurtrit par une rencontre étrange en Amérique du Nord – le rappela à l’ordre. Punition du ciel, mon petit Albaran… Tiens, d’ailleurs, on t’appelle là, t’entend pas ? Si, en effet… Une sympathique voix tendre et féminine se glissa le long de son oreille et le ramena gentiment à la réalité dans un grand soupir de bien être.

« Ahhh nan. Ne me dites pas que vous avez un décolleté plongeant légèrement mal ajusté qui me ferait regretter d’être aveugle ? »

Non, ça va non. On te préviendra quand ce sera le cas.
Il lui sourit, reprenant légèrement le contrôle de son corps, soulevant ses membres les uns après les autres pour voir s’il y avait des dégâts. Apparemment non. Quoi que… Il porta une de ses mains à son visage. Plus de lunettes.

Plus de lunettes.


PLUS DE LUNETTES !!!!
Ah booordel ! C’était bien sa journée aujourd’hui ! L’anglais couvrit son regard d’une paire de doigt légèrement abîmée durant le crash et tenta de garder un sourire rayonnant pour la jeune femme.

« Vous allez bien ? Lelfic va bien ? Et par hasard, vous n’auriez pas vu mes lunettes ? »

C’était presque dit sans panique.
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Sam 18 Oct - 17:56

Lelfic se demandait s'il n'était pas trop lâche pour avoir refusé de monter sur la moto pour suivre les acrobaties da Malia. Après tout, la prof avait fait montre d'une certaine maîtrise de son engin. Cependant, ce n'était sûrement pas la même chose avec le poid d'un passager. Il se posait la question quand Alban pris soudain le taureau par les cornes, ou plutôt la moto par le guidon, et démarra en trompe pour se lancer dans une série d'acrobaties tout aussi impressionnantes. C'est devant ce spectacle que sa décision n'était pas de lâcheté mais de la prudence, et surtout qu'elle était la bonne.

Après, les évènements s'enchaînèrent à une vitesse qu'il ne comprit pas vraiment ce qui se passait. Assis au pied d'un arbre sur un mince tapis de mousse un peu humide, il se souviendra plus tard qu'il était en train de penser à ses vieux amis de l'orphelinat et à se demander ce qu'ils pouvaient bien devenir quand une ombre obscurcissant brièvement le soleil lui fit lever les yeux pour voir une moto volante foncer droit sur lui. Il avait sentit quelque chose le pousser avec force à quelques mètres de là. Par la suite, il vit Albaran allongé sur le sol et Malia penchée sur lui.

Sur le coup, il eu peur que l'anglais ne soit gravement blessé. En essayant de se relever, sa main se posa sur quelque chose qui s'avérra être des lunettes noires. Il les ramassa et constata que le verre de l'un des côtés était partit en éclats tandis que l'autre était un peu fissuré. En se dirigeant vers les deux adultes, le jeune homme put constater avec une pointe de soulagement qu'Albaran se réveillait et semblait en assez bonne forme, même s'il n'entendait pas ce que se disaient les deux personnes. Il arriva à portée de voix juste au bon moment pour entendre :

" ...mes lunettes ? ".

Le jeune homme s'arrêta prèt de l'anglais et lui tendit l'accesoire brisé.

" Ce sont les vôtres ? Elles sont cassées... "

Tout en rendant ses lunettes à l'anglais, le jeune homme jeta un coup d'oeil à la moto. Ils semblaient bon pour rentrer à la Fac à pieds...
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Jeu 6 Nov - 11:54

Malia toujours inquiète suivit avec intérêt et soulagement la rémission plus que rapide de son nouveau collègue. Il parlait, c'était déjà ça, quelques éraflures en plus sans doute mais rien de bien grave, et puis surtout il avait toujours son humour décapant. Quel personnage saint d'esprit commencerait par poser cette question alors qu'il vient d'échapper à la mort. Enfin c'était Alban et on pouvait le lui pardonner.
Il avait perdu ses lunettes et après quelques secondes il s'en inquiéta, mais Lelfic les lui rendit assez rapidement, en piteux état par contre... Enfin ce n'était pas comme si ces lunettes lui servaient à quelque chose. Bon et bien comme tout le monde allait bien, ou presque, la jeune femme pouvait se pencher sur sa moto. Il allait y avoir du boulot pour réparer tout ça sans doute, mais si rien avait été cassé, ou du moins rien de vital ils pourraient tous repartir comme ils étaient venus.


« - Non pas aujourd'hui, navrée de ne pas vous permettre de vous rincer l'oeil. Sinon, tout le monde va bien, sauf ma moto. »

Voilà tout ce trouva Malia à répondre. Elle avait un ton mi-figue, mi-raisin, mais cela ne l'empêchait pas de vivre avec le sourire. Si bien que si Lelfic ne comprenait pas ces quelques mots il ne serait quoi trop penser de l'attitude du professeur. Pour l'heure elle avait envie de tuer le dit bonhomme et pour commencer, elle prit les lunettes des mains du petit français avant de discuter un peu avec lui, enfin façon de parler.

« - Merci bien. Moi je répare moto si je peux. Aide moi trouver bouts qui manquent ? »

Pitoyable pour quelqu'un qui connaissait de nombreuses langues ? Et bien écoutez pour quelqu'un qui n'a jamais appris le français plus que ce qu'elle a pu en comprendre en deux ans au fil de conversations de ses collègues je trouve déjà ça très bon comme niveau. Elle croisait les doigts pour l'instant histoire de ne pas avoir trop de frais en réparation... Il restait juste une chose avant de partir à la chasse à la pièce et à la visse manquante.

« - Alban j'ai vos lunettes, elles sont dans le même état que ma moto, ça vous fera pas de mal de vous en séparer un peu, j'espère. Et puis cela ne vous sert pas vraiment non ? »

Cette fois ci elle se moquait de lui, tout en cherchant des yeux des pièces de moto parmi l'humus de la foret. Oui cela n'était pas le comportement le plus courtois, mais la vexassion mêlée au fait qu'elle ne pouvait être vue par son interlocuteur, elle se permettait de petits écarts de la sorte. Ce n'était pas encore le moment de lui faire la moindre remarque désobligeante ou un peu sèche, elle partirait sur ses grands chevaux sans aucun mal. Avant elle devait réparer ce qui avait été détruit.

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mer 12 Nov - 10:48

Au moins c’était une belle victoire : elle s’inquiétait pour lui.
Albaran n’avait rien de ces hommes qui cherchent une compagne dans chaque individu féminin qu’il croise sur leur route… mais c’est vrai qu’il avait toujours eu un penchant pour les fortes poitrines. Et les fortes têtes. Un peu dans le genre de sa collègue, à vrai dire. Non pas qu’il avait toujours cherché la complication sous toutes ses formes, mais disons que des femmes pareilles, ça ne se contemple pas. Ca se goûte. Cela dit, pour le moment, il avait cassé sa belle machine. Il aurait bien aimé être réparé lui aussi. Ca lui aurait fait une belle jambe. Surtout que maintenant… il n’avait plus ses lunettes. Aux yeux des autres personnes présentes, cela pouvait paraître bien dérisoire, mais Albaran, lui, était totalement paniqué. Il détestait ne pas porter ses lunettes, ce fait annonçait deux choses inquiétantes : soit il allait de voir utiliser son pouvoir contre quelqu’un, soit il était trop perdu pour s’en soucier. Dans ce cas, il n’avait pas du tout envie de précipiter, par un pur hasard, un pauvre gosse et une belle fille dans un cauchemar dont il n’est pas sûr qu’ils ressortissent. Albaran contrôlait parfaitement son pouvoir. Du moins se démenait-il à le dire. Quoi qu’il en soit, un choc violent pouvait toujours lui faire perdre la tête, comme chacun d’ailleurs. C’est pourquoi il aurait préféré les garder sur son nez plutôt que de jouer avec les restants. Et Malia qui se foutait de sa gueule… après tout, il ne pouvait qu’en rire lui aussi. En rire jaune.

« Comme vous dites, elles ne me servent pas vraiment… bon et bien, vous n’aurez plus qu’à éviter de croiser mon regard, sauf si vous voulez passer la pire nuit de votre vie. N’oubliez pas de lui faire la traduction ! », Dit il avec engouement, comme s’il s’agissait d’une chose très gai et de fait peut inquiétante.

Non, il n’était absolument en pas en train de se foutre d’elle. Sans quoi la réplique aurait été plus venimeuse. Mais il avait oublié à quel point il était dur de se faire comprendre des autres. A quel point il haïssait les autres mutants aussi. Eux et leur… pouvoir, sans aucune… oui, il était jaloux. Jaloux d’eux, parce qu’il n’était pas devenu aveugle, bien qu’ayant muté. Jaloux parce que ça le soulait qu’une bande d’abruti n’est pas reçut en compensation de leur pouvoir une bonne et handicapante cécité. Et enfin il s’en voulait de penser ça, parce qu’eux aussi n’avait rien demandé. Voyez, cela rend tout d’un coup les rapports à la société un peu plus compliqué.

Cela dit, il s’appelait Albaran, et il n’était pas le genre à se morfondre. Alors l’aveugle se releva et s’épousseta avant de se rapprocher de sa collègue. Et d’attraper doucement son bras, la forçant à le regarder.

« Je suis désolé. Pour votre moto et aussi pour vous. J’aurais pu vous tuer. Excusez-moi. »
Il lui sourit doucement et se retourna pour parler à Lelfic. « Allez viens gamin. On va remettre cette bécane sur pied. »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Jeu 4 Déc - 22:55

Bon récupérer les pièces tombées, et ensuite tout réparer... Elle commença par abandonner l'idée de retrouver tous les morceaux d'elle même, de plus même avec trois paires d'yeux enfin deux en vérité, ils ne parcourraient pas assez de terrain. Malia réfléchit donc et réfléchit vite. Une chose que peu de monde savait c'était que toutes les plantes qu'elle faisait, elle pouvait sentir tout ce qui rentrait en contact avec celle-ci comme si c'était elle même qui le touchait. Des lianes pouvaient donc l'aider, et c'est ce qu'elle fabriqua : en quelques secondes une dizaine de graines avaient atterri un peu partout sur le sol et de grandes lianes en étaient sortit. Poussant à une vitesse vertigineuse, le professeur elle avait fermé les yeux et se concentrait plus qu'à l'accoutumée. En même temps un prolongement de notre corps le cerveau avait du mal à suivre et des gouttes de sueur perlaient sur son front tant l'effort était intense de se concentrer sur chacune des lianes. Le sol se recouvrit de lianes très fines sur une large zone, tandis que Malia elle se concentrait pour capter chacun des débris, visses ou boulons.

C'est alors qu'elle entendit Alban lui parler, et lui donner quelques informations face à un danger potentiel si on croisait son regard. Bon dangereux quoi, tout autant de la multiplication des tâches qu'elle était en train d'effectuer. Elle visualisa la zone qu'elle avait passé au peigne fin et décida d'arrêter là, de toute façon elle avait trop mal au crâne pour pouvoir continuer maintenant. Ensuite elle fit e tour pour récupérer les pièces qu'elle avait ainsi pu trouver, avant de se rendre vers sa boite à outil. Elle prit alors un torchon propre (enfin presque vu qu'il était partiellement couvert d'huile et autres liquides mécaniques). Maintenant voilà qu'elle se dirigeait vers Alban avec sa boite à outil contenant en plus les pièces récupérée, et le chiffon dans la main. Elle s'approcha tout prêt et lui toucha l'avant bras tout en le tirant vers le bas pour que son collègue se baisse. D'une voix à la fois embêtée et troublée, elle lui donna quelques consignes.


"- Je n'ai rien de mieux pour cacher tes yeux... Désolé pour l'odeur. "

Elle était embarrassée de lui imposer ça, mais elle avait besoin d'ouvrier si elle voulait réparer ça au plus vite. Vu l'état de son véhicule cela n'allait pas être si horrible, d'autant qu'elle avait un atout très précieux : Alban. Elle lui reprit la main cette fois ci et d'une simple pression l'invita à la suivre en direction du véhicule, puis toujours sans un mot elle le fit s'assoir et plaça la caisse à outil contenant toute la visserie devant lui.

"- Voilà, tu peux me trier toutes ces visses je ne peux pas faire la différence entre certaines à l'œil, voilà la case où elle se trouvent, certaines sont légèrement courbes, place les juste dans la case de droite. "

Elle prit les mains du professeur et les posa sur la case contenant les visses avant de les décaler un peu vers la droite. Puis elle le regarda droit dans les yeux enfin, façon de parler, elle détestait cette idée de ne pas voir les yeux du personnage. C'était quelque chose qu'elle considérait comme très important : les yeux étaient comme le miroir de la vérité pour elle car c'était la seule chose qui ne pouvait pas mentir si l'on était pas un grand spécialiste du camouflage.

"- Merci. Je vais m'occuper de la réparation avec Lelfic, tu me fais signes quand tu as fini. "

La voilà maintenant qui se dirigeait vers le français en réfléchissant à comment elle allait bien pouvoir lui expliquer ce qu'elle attendait de lui. Après tout il n'avait peut être jamais fait de réparation de choses comme ça. Bref de toute façon elle était près de lui et devait s'exprimer dans un français le plus correcte possible.

"- Toi peux me aider ? Peux apporter moi morceaux moto ?"

Pendant ce temps elle faisait pousser une liane qui remontait le véhicule au dessus du sol en l'installant sur une sorte de promontoire en branchages le plus résistant possible. En tout cas ça tenait donc c'était le principale... Avant même d'avoir la réponse, elle se dirigea vers le véhicule qu'elle avait retourné. Elle en fit le tour pour ramasser les pièces qui venaient de tomber, puis donna les visses qu'elles n'arrivaient pas à différencier avant de s'attaquer à voir ce qu'il manquait et où placer tout ce qu'elle pouvait replacer... Il ne restait plus que la réponse de Lelfic, mais vu la situation cela n'était pas très grave seul quelques réglages seraient à refaire, la roue peut être à changer car légèrement voilée, mais rien d'insurmontable pour retourner à l'école.

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mar 9 Déc - 21:14

Le jeune homme assista à cet échange sans rien comprendre, les deux adultes parlant dans une autre langue. Alors il resta interdit, attendant la suite des évènements. L'homme se releva et Dis quelque chose à Lelfic, que le français ne compris pas. Il ne répondit rien pendant quelques secondes, restant à le regarder comme s'il attendait quelque chose, puis il se décida à ouvrir la bouche.

" Je ne comprend pas. "

Puis les choses se mirent en place, visiblement pour tenter de réparer la moto que Lelfic pensait hors d'usage. Il fut franchement surpris de voir Malia lui demander son aide, et ouvrit la bouche pour lui rétorquer qu'il n'y connaissait absolument rien en mécanique et qu'il ne luji serait d'aucun secours. Mais il en fut empêché car elle lui expliqua aussitôt ce qu'elle attendait de lui, une tâche simple. Il ferma donc la bouche, hocha la tête et se mit à rassembler les morceaux de métal éparpillés un peu partout.

C'est ainsi que ce qui devait être une promenade agréable s'était transformé en une corvée pénible. Car en effet, même cette simple tâche impliquait des désagréments : le jeune homme s'était légèrement brûlé sur un morceau de métal encore chaud, et s'était fait une entaille à la main gauche sur une arrête coupante. Bien que ses mains en aient vu d'autres, tout comme lui, ce fut tout de même des minutes longues et pas vraiment agréables. Surtout que tout ceci ne détournait pas son esprit de ce qui le taraudait. Félix était mort, et il n'avait rien fait pour l'empêcher. Et bien que je jeune québecois soit réaparut quelques heures plus tôt, Lelfic ne l'avait pas revu depuis et craignait que cette courte apparition soit un adieu. A ce moment, le jeune homme ne savait pas qu'il ne reverrait jamais plus Félix,son premier ami à la Fac, mais il le craignait.

Tandis qu'il rassemblait dans sa main des petits morceaux de métal, des boulons et autres, ses pensées se mirent à vagabonder autour de Félix, de l'attaque de la GC, de son arrivée à la Fac, de sa rencontre du hasard avec le professeur Silena, et d'autres choses encores. Lorsqu'il s'en rendit compte, il secoua la tête pour disperser ces songeries et se concentra sur sa tâche, apportant à Malia les pièces qu'il avait trouvé, les petites comme les grandes.
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Sam 13 Déc - 17:43

Franchement, on le prenait pour qui ?
Lui, Albaran, anglais de son état, devoir se contenter de… de ce vieux chiffon dégoutant pour couvrir des yeux aussi purs, aussi beaux, aussi envoutants que ceux-ci ? Apparemment oui.
Il accepta le morceau de tissu puant sans broncher ou presque. Ca schlinguait la rouille, mais il avait déjà vu pire. Sauf qu’il craignait que l’essence ne lui brûle les yeux. Ce qui, en soi, n’était pas un danger, seulement une crainte d’avoir bobo. En parlant de ça, Alban commençait à sentir son épaule recommencer son élan de douleur. Il n’avait décidemment pas été assez prudent, stupide même. Tout ça pour un peu d’adrénaline… mais quel genre de malade sommeillait en lui ? Certainement pas de ceux, sains et raisonnable, qui pensait que se jeter du haut d’un ponton sous une mer de requin en s’ouvrant le ventre à la mort était plus efficace que de souffrir mille douleurs le cul posé sur une moto avant de gentiment s’écraser contre un arbre pour en revenir frais et vivant. Mais il était anglais, voyez vous… sado de nature, effroyable camarade quand il s’agissait de s’en mettre plein la face. Quelqu’un de décidément pas fréquentable. Qui avait faillit une fois de plus entrainer plusieurs personnes dans ses idioties.

Il mit le chiffon devant ses yeux en silence, tel un dardevil des temps modernes, ignorant l’odeur qui lui prit les narines et la tête, faisant tourner doucement cette dernière. Il allait commencer par perdre ses repères, lorsqu’une petite main attrapa la sienne, et d’une simple pression, l’entraîna vers ce qui semblait être une carcasse de véhicule. Elle lui intima de s’assoir. Ce qu’il fit sans broncher, conscient qu’il lui devait bien ça. Ouai, bon, c’était le minimum. Il aurait quand même préféré la réconforter. On ne choisit pas sa vie. Vie de merde. Bref. Il essaya de chasser l’odeur de planta aguichant en se concentrant uniquement sur ce qu’elle avait à lui dire. Difficile. C’était une senteur si étrange, et si envoutante… douce… fermer les yeux et se laisser porter. Il aurait bien aimé. Penser au Japon, tiens, à ces paysages qu’il n’avait peut être jamais vu, mais qu’on lui avait si longtemps détaillé qu’il parvenait à en rêver en couleurs. Mais le devoir l’appelait. Comme il n’y avait pas de petits chinois à disposition, c’était sur lui que la prof moléculaire rabattit la drôle de tâche. Trier des visses… suuuupeeeeeeeer. Non, cache ta joie Albaran. Il lui adressa un bref sourire en coin, très séduisant soi dit en passant, et commença à s’atteler à son devoir. Il sentait qu’on le regardait droit dans les yeux, si franchement qu’il aurait frémit s’il n’avait pas été habitué. Mais en sentant une nouvelle fois l’odeur de l’essence lui prendre la tête, Alban se sentit plus à l’aise.

« C’est parti, c’est parti… », Dit il tout bas.

Ses doits se mirent à caresser doucement les bouts de métal. Il comprit vite ce que Malia lui avait expliqué. Ca n’était pas si compliqué. Son sens aigu du toucher le faisait travailler vite et bien. Accroupis, il prenait les visses trois par trois, les serrait un moment dans sa main et partageait le paquet. Puis recommençait. Ainsi de suite. Derrière lui, il sentait que sa collègue utilisait de nouveau des pouvoirs dont il ne comprenait pas encore le sens. Des lianes ? Savait-elle seulement les faire pousser ou contrôlait-elle toute végétation ? Les deux ? Et Lelfic ? Albaran se rendit soudainement compte qu’il connaissait très mal ceux avec qui il partageait sa vie. Cette pensée creusa un trou dans son estomac. Il le retient. Se relevant, il tourna son visage pâle vers la jeune femme, grimaçant de douleur lorsque son épaule le brûla de nouveau et leva un bras pour l’avertir de la fin du boulot.

« Finit miss. Besoin d’aide ? »

Il n’était pas l’homme de la situation, mais bon. Il restait quand même un homme.
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Sam 13 Déc - 20:09

Trente minutes seulement ! Voilà tout le temps qu'il lui avait fallu pour réparer le véhicule. Bon il n'était plus aussi rutilant et n'ayant pas le temps de vérifier les jauges elle ne pourrait pas aller bien vite, mais bon elle était assez satisfaite du temps. Lelfic lui avait apporté les pièces une par une assez vite pour ne pas qu'elle est besoin de venir lui prêter main forte, même si au passage il c'était coupé. Alban quand à lui avait trié les visses sans broncher et encore plus vite que ce qu'elle avait espéré, donc c'était vraiment parfait pour elle. Une efficacité maximale et un engin en état de marche très vite. Elle remit le tout sur deux roues d'une simple demande mentale aux lianes qu'elle avait gardé tout ce temps en vie par la pensée. Elle était très fatiguée, trop forcé oui c'était clair non pas à cause de son pouvoir, mais plus à cause des multiples tâches qu'elle avait fait faire à son cerveau en même temps. En vacillant elle se plaça sur la moto et passa la clé sur le contact avant de faire vrombir le moteur. Cela roulait donc on pouvait rentrer. Elle réparerait le tout une prochaine fois là s'en était bien assez pour aujourd'hui.
Elle éteignit tout un sourire satisfait aux lèvres. Comme quoi son niveau en mécanique était utile, enfin elle connaissait à fond sa moto le reste c'était une autre paire de manches... Maintenant restait plus qu'à voir pour soigner Lelfic son truc c'était mauvais de le garder ouvert sans le nettoyer surtout quand on avait touché à des pièces de moto comme celle de la jeune femme. Disons pour faire court que ça avait trainé un peu partout et que tout le monde n'était pas comme Twilight à pouvoir se soigner sois même.


"- Lelfic vient moi soigner ta main. "

Le gamin devait sans doute bien se moquer d'elle vu son faible niveau de français mais en tout cas il le cachait bien, et puis elle arrivait à se faire comprendre c'était le plus important. Elle se dirigea vers Alban, pour s'essuyer les mains comme elle pouvait, il lui avait proposé son aide tout à l'heure mais elle n'avait même pas pris la peine de répondre. Après tout que voulait-il faire ? Écraser d'éventuel pièces au sol ? Démonter l'équilibre encore instable de pièces quand la carcasse du véhicule ? Bref sa question était stupide et vu le mal de crâne de Malia ce n'était pas la peine de lui en infliger encore un plus important. Repassant en anglais, elle prévint son collègue qu'elle récupérait quelques temps son essuie main.

"- Attention je récupère le chiffon, je dois soigner Lelfic qui c'est coupé. Toi ça va, pas trop mal ? "

Elle lui replaça après quelques secondes seulement pour ne pas qu'il se passe elle ne savait pas trop quoi, mais visiblement cela l'effrayait. Elle se tourna alors vers le petit français et se baissa pour prendre la trousse de secours qu'elle avait prise. Bon alors voyons voir ce qu'il y avait à faire. Désinfecter puis panser cela n'allait pas être trop compliqué en fait mais bon espérons simplement que cela ne soit pas trop grave, l'infirmière n'était plus là pour faire quoi que ce soit à cause de cette fichue attaque...


"- Attention, faire mal."

Elle le prévint simplement avant d'appliquer de l'alcool sur la plaie, mais s'il ne comprenait pas cela risquait de le surprendre... Son mal de tête ne se dissipait pas, ou du moins pas assez vite. Et dire qu'elle allait devoir conduire et maintenant Lelfic, allait-elle y arriver ? Oui sans doute, se faire violence pour résister n'était en rien quelque chose qu'elle n'avait jamais connu mais bon elle détestait devoir le faire. Après ça sans doute prendrait-elle quelques temps pour se reposer parce qu'elle risquait la vie de chacun d'eux dans le cas contraire.

"- Fini. Toi peux jouer si vouloir."

Elle lui fit un grand sourire les yeux fatigué sous l'effet de la douleur. Puis elle prit place non loin sur un rocher, le dos appuyé sur un tronc d'arbre. Vivement que ça passe c'était ennuyeux de voir tout presque flou à cause de son crâne. Comment Alban faisait-il pour vivre sans images ? Elle ne supportait même pas le fait de voir moins bien alors dans le noir...

"- Alban j'ai besoin de repos, trop mal au crâne pour le moment. Donc si tu veux te balader je t'en prie."

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Dim 14 Déc - 19:40

Lelfic poussa un soupir de soulagement lorsqu'il constata que toutes les pièces éparpillées avaient été récupérées et que la moto était à présent de nouveau en état de le ramener à leur point de départ. Le jeune se demandait encore comment on on était arrivé à une telle situation. Malia les avait amenés jusqu'ici sains et saufs, et Albaran , aussitôt qu'il eu la machine entre les mains, s'est empressé de d'aller la flanquer dans le décors. Le terrain choisi par Malia pour faire ses galipettes mécaniques n'était assurément pas de tout repos, accidenté et plein d'obstacles. Cependant, la façon dont l'anglais avait fait cela, on dirait... On dirait presque quil ne regardait pas du tout où il allait. Il faut être un peu déranger quand même pour piloter un tel engin sans regarder devant soi.

Enfin bon, quoi qu'il en soit, la situation s'arrangeait, et Malia demanda au jeune d'approcher pour soigner sa main. Il regarda sa paume etaillée en constatant que la prof avait remarqué cette blessure. Mais il avait déjà vu plus grave, il s'en remettrait. Il s'approcha machinalement, mais alors qu'il allait protester qu'une blessure si bénigne ne nécessitait pas tant d'attention, la prof lui attrapa la main et y appliqua l'alcool après l'avoir prévenu que cela serait douloureux. Le liquide fit son office désinfectant et la zone ouverte se mit à le piquer méchament. Mais là encore, il avait vu pire, il se contenta de serrer les dents et d'attendre que cela se termine.

Lorsqu'un pensemant fut appliqué sur la coupure, la prof lui dit qu'il pouvait aller jouer s'il en avait envie. Mais pour qui le prenait-elle ? Bien qu'il ne puisse pas vraiment se considérer comme un adulte, il n'était toutefois plus un enfant. Lui parler de cette manière était plutôt vexant. Mais le jeune homme ne releva pas et contenta de s'éloigner en silence.

Il faillit encore se perdre dans ses pensées, mais cette fois, il n'en eut pas le temps. Car il songea qu'il faudrait bien finir par rentrer à la fac, et ce de la même manière manière qu'ils étaient venus. Il jeta un coup d'oeil vers la bécane qui protait encore les marques de son altercation avec un arbre et se sentit soudain mal à l'aise. Cet engin ne lui inspirait pas vraiment confience. Il ne l'apréciait pas beaucoup cette moto dont tout lui échappait. Aller à une telle vitesse sans avoir le contrôle de quoi que ce soit était effrayant. Il se dit qu'aun final, rien ne valait ses propres jambes pour se déplacer, et cela l'amena à la décision qu'il prit en cet instant. Mais pour la mettre en oeuvre, il lui faudrait agir sans tarder. Il pris son arc resté posé contre un arbre et le passa en bandouillère autour de son torse avant de revenir vers Malia.

" Je vais rentrer à pied. Je préfère. En partant maintenant, j'aurais le temps de revenir à la fac deux heures avant la nuit. "

C'était une estimation plutôt approximative qu'il avait faite de la distance parcourue en moto, mais elle devait être assez exacte, du moins l'espérait-il. Il devrait même avoir le temps de flâner un peu en route si jamais il en avait envie, histoire de profiter du calme de la nature sauvage et de se relaxer. Sa décision prise et annoncée, il se détourna et se mit en route sans perdre de temps.
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Lun 15 Déc - 16:00

Et bien. Albaran se rendit soudain compte du bordel qu’il avait pu mettre lorsque la jeune femme l’ignora parfaitement alors qu’il lui proposait de l’aider. Elle était en rogne ou quoi ? Lui qui ne voyait rien pouvait s’attendre à tout. Si seulement son cerveau aurait pu lui dire si un sourire était de rigueur sur le visage de la jeune femme… oh certainement qu’elle lui en voulait, que croyais-tu donc Albaran ? Qu’elle allait te laisser filer alors que tu venais de défoncer sa pauvre bécane qui ne t’avais rien demandé ? En même temps, c’était Malia qui lui avait proposé de faire un tour. Elle n’aurait pas dû laisser un aveugle se saisir de l’engin. Enfin bon. Ce qui était fait, était fait ; rien n’y personne ne pourrait y changer. L’homme aux cheveux noirs s’assit sur le tronc d’un arbre en grommelant quelques paroles inaudibles, cherchant dans sa tête des excuses toutes prêtes à lui servir pour se faire pardonner. Ce dont il doutait fort. Brrr, quelle sale journée… Il oubliait même un moment où il se trouvait, et fut surpris lorsque la jeune femme revint vers lui – certainement pour le frapper, ou un truc de ce genre – et lui demanda d’une voix plutôt sympathique si elle pouvait retirer l’essuie-tout qui lui servait de bandana. Il en convient. Et remarqua non sans amusement qu’elle évitait son regard. Il se garda bien de lui répondre à voix haute et hocha simplement la tête à l’interrogation qu’elle lui avait faite. Et bien, il n’avait pas l’air en mille morceau, mise à part cette épaule qui le faisait souffrir – mais en soulignant qu’elle le faisait souffrir en permanence, rien ne bien perturbant. Par précaution, Albaran se tâta le reste du corps, essayant de différencier son sang de l’huile qui lui avait coulé dans le cou. Non. Ca avait l’air d’aller. Il prêta attention à la conversation des deux autres jeunes gens.

Comment cette femme pouvait elle donc parler autant de langues, ne serait qu’en connaître les bases ? Alban n’ayant jamais été foutu de retenir l’espagnol qu’on lui avait enseigné durant ses années de lycée, il était ébahit de la maîtrise de sa collègue. Plus encore, de son pouvoir. Les plantes, hein… on ne voyait pas ça tous les jours : le contrôle des éléments était un don rare et d’une force incroyable. C’était agir sur la nature elle-même, sans passer par des artifices quelconques. Albaran avait connu bon nombre de mutant, mais la plupart de leur pouvoir s’arrêtait à allumer la télévision de loin ou planter des clous à la perfection. Lui-même n’était pas si sûr d’obtenir une parfaite maître de son pouvoir. Il ne s’y était jamais attardé jusqu’ici. Son ancien job avait toujours été… très envahissant. Et lui-même n’avait jamais vraiment pensé à s’y attarder, l’utilisant peu et donc ne voyant pas l’utilité. Il allait malheureusement devoir s’y remettre. Et ça ne l’enchantait pas du tout. Il retourna à la réalité quand un froissement se fit entendre sur sa gauche, suivit de cette bonne vieille odeur de plante. Albaran sourit dans sa direction. Elle lui dit qu’elle devait se reposer, avec une voix qui lui révéla rapidement son état physique, et lui proposait aussi de se balader. Seul. Il resta sur son tronc en jouant avec le chiffon qu’elle lui avait rendu mais qu’il n’avait pas remis, laissant ses yeux bleus errer où ils le voulaient. Lelfic parla mais Alban ne saisit pas le sens, alors il se contenta d’écouter pour capter les allés et venus de la voix du gamin. Le français, une langue peu harmonieuse quand on y pensait. Mais pas question qu’il l’apprendre. Trop compliqué. Il entendit bientôt les pas du jeune homme s’éloigné, et il s’adressa directement à Malia.

« Il s’en va ? »

Apparemment. Le départ de Lelfic laissa bientôt place au silence. Il ne fit rien pour l’empêcher de s’installer. Il se remémora ses paroles. « Alban j'ai besoin de repos, trop mal au crâne pour le moment. » Mal au crâne ? A cause de quoi ? L’homme aux cheveux noirs, bientôt ennuyé que personne n’ose ouvrir la bouche sortit une cigarette et l’alluma. Puis il releva la tête et dévisagea sa collègue. Elle avait l’air de souffrir. Mais même s’il ne pouvait rien faire, Albaran se sentit coupable. Elle avait dû se servir de ses pouvoirs par sa faute. S’il n’avait pas empalé sa bécane contre un arbre… ce qu’il pouvait être stupide, franchement. On lui avait bien dit un jour : « Tu n’es qu’un abruti, Alban. » Qui donc déjà… ?
Il chassa cette pensée d’un geste, tourna une nouvelle fois son visage vers Malia et éleva doucement la voix.

« Vous allez bien ? », lui susurra t’il… en japonais.
Oui, un langage parfait, dénué de tout accent, qui aurait pu s’échapper de la bouche d’un des nippons s’il n’avait pas eu des yeux aussi peu bridé. Pourquoi maintenant ? Peut être pour ne pas la perturber outre mesure. Et puis… dix ans au Japon, elle serait peut être heureuse de rencontrer un autre camarade expatrié.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Lun 15 Déc - 18:16

Malia vit le visage du petit français changer d'expression lorsqu'elle l'envoya jouer. C'était comment dire, mal venu surtout pour quelqu'un de cet âge sans aucun doute, mais Malia n'était pas en mesure de dire quoi que ce soit d'autre bien plus adapté comme par exemple : "- Nous ne partons pas tout de suite si tu permets, donc fait ce que tu veux en attendant. " Mais bon ce n'était pas la peine de rêver elle ne savait pas assez bien parler le français pour ça. Et encore elle c'était améliorée depuis qu'elle avait quitté l'Espagne, elle lisait autant qu'elle le pouvait des livre en version originale dans les langues qu'elle connaissait, ou alors elle s'en procurait lorsqu'elle partait en voyage. Mais bon il pouvait aussi lui arriver de lire la presse étrangère, c'était toujours intéressant d'avoir plusieurs points de vue d'un même évènements.
Lelfic venait de partir et Alban devait l'avoir entendu il demandait confirmation en haussant un peu le temps ce qui fit augmenter de façon passagère le mal de crâne de la jeune femme. Mais elle n'avait pas très envie de bouger encore. Elle avait surtout peur de voir ce mal encore augmenter. Le silence revint elle en fut soulagé, ce mal être se dissipait peu à peu trop de concentrations, d'efforts... Enfin trop de pouvoir comme disaient certains. Elle n'était pas chaude c'était déjà ça, dieu merci qu'elle n'ait pas en plus de la fièvre ! Elle entendit plus qu'elle ne vit Alban allumer une cigarette. Pourquoi les gens étaient-ils dépendant de ce genre de chose, elle ne l'avait jamais compris, mais bon elle s'y était faite et cela ne la dérangeait même plus à force.
C'est alors qu'une chose étrange se produisit, elle entendit une voix familière dans une langue familière. Cela lui fit ouvrir les yeux tout rond et puis comme pour ajouter au trouble déjà présent il avait dit cela d'une façon très séduisante malgré le fait qu'il parle fort. Comment arrivait-il à concilier cette tonalité tout en gardant cette douceur sensuelle dans la voix elle ne le savait pas trop, mais en tout cas elle venait d'apprendre quelque chose, il savait parler le japonnais et plutôt bien même.
Elle se leva vu qu'elle savait par expérience que les gens dans ce cas là désiraient avoir une petite conversation. Elle prit place juste à côté de lui et remarqua toutes les marques d'huile et autre qui c'étaient répandu un peu partout. Son tee-shirt en était tout autant recouvert mais bon cela risquait de lui faire mal s'il avait la mauvaise idée de se frotter la figure et avec sa cigarette c'était pas franchement recommandé sauf pour se faire brûler le visage.


"- Que viens-tu de dire ? "

Lui demanda-t-elle en anglais pour voir s'il assumait ou pas, tout en lui prenant sa cigarette pour l'éteindre. Puis elle prit le temps de lui essuyer le visage et le cou ainsi que les mains avec le chiffon qu'il avait posé non loin. L'effet n'était pas très concluant mais bon c'était mieux qu'au début. Le seul problème c'était que le chiffon était lui aussi trop sale pour fonctionner correctement. Restait plus qu'à utiliser quelque chose de pas trop sale mais déjà mort et il n'y avait que son tee-shirt. Mouais pas terrible comme idée à vrai dire il n'avait qu'à pas fumer.

"- Tu as encore le visage plein d'huile en fait donc la rallume pas."

Elle lui posa au creux de sa main, avant de fixer un point au loin, droit devant-elle. S'il la rallumait, elle terminerait sans doute de lui nettoyer le visage au moins, mais bon elle n'en avait pas très envie. Simplement le feu elle n'avait pas envie de le voir ravager son visage, il était mignon après tout et cela aurait été con de gâcher ça. Et puis il était de toute façon dans le caractère de Malia se s'inquiéter des autres un minimum, enfin de les préserver d'éventuels mal qu'ils pourraient se faire.

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mar 16 Déc - 10:17

Finalement, ça n’était pas une si bonne idée. Sa gentillesse à la con, il ferait bien de s’en débarrasser. Délicate attention que de parler Japonais pour distraire un peu sa collègue de son mal de tête ? Oh, tellement délicate, que les conséquences allaient être bien pire. S’expliquer lui prendrait au moins une bonne dizaine de minutes, sans compter que l’histoire était compliqué et connaissait plusieurs versions. De quoi vous refiler pire qu’une migraine. Alors certes, il avait parlé spécialement pour lui faire plaisir, parce qu’elle avait l’air de souffrir après avoir réparé cette bécane qu’IL avait cassé. Mais Albaran n’avait jamais demandé que l’on se rapproche de lui pour entamer la discussion ou pire… lui demander de répéter. Les gens ne pouvaient ils jamais se contenter de ce qu’on leur offrait ? Il n’avait jamais été doué pour s’exprimer ou raconter une histoire – histoire qu’il n’avait pas envie d’évoquer plus que cela d’ailleurs. Le processus d’un divorce étant plutôt long, refaire surgir ce qu’il avait tenté d’oublier le ferait passer pour un maso. Alors, cigarette dans la bouche, il s’était tourné vers l’origine de cette voix douce et mélodieuse, même si la souffrance transparaissait encore dans le ton. Il prit note des perfections de son langage, un curieux mélange d’accents variés, et osa – enfin – planter ses yeux dans les siens. Directement. L’espace de quelques secondes. Il avait toujours aimé perturber son monde, rien n’était plus plaisant que cela. Mais là… c’était différent. Son regard rencontra celui de la jeune femme furtive. Puis il le dirigea ailleurs.

Soudain, on lui prit sa cigarette des mains. Il allait râler lorsque le tissu absolument dégueulasse et horrible du chiffon qu’il avait porté précédemment vint frotter sa peau pour en retirer il ne savait pas. Alban aurait pu le lui arracher des mains en grommelant, mais au lieu de ça, il se laissa faire ; fermant cette fois-ci les yeux en tournant son visage vers elle. Luttant aussi pour ne pas paraître bien, l’odeur aguichante de la jeune femme envahissait ses narines à l’instar d’une nicotine plus naturelle. Il la laissa opérer, en silence. Après son visage, elle en vint au cou, puis à ses mains. Apparemment, plus d’huile qu’il ne le pensait avait dégouliné sur lui. Albaran sentit bientôt qu’on lui déposait sa cigarette dans le creux de la main et l’explication de cette toilette improvisée vint. Ah oui. Forcément. Ce serait embêtant s’il finissait sa journée à l’hôpital, rayon des grands brûlés. Il lui glissa un petit merci. Loin de lui encore l’idée de répéter encore une fois cette phrase qui venait de le trahir. Mais la question comptait toujours. Et cette fois, ce serait peut être à lui de s’inquiéter pour elle. Il porta une main au visage de la jeune femme et posa sa paume contre son front. Son toucher étant bien plus développé que la plupart des autres personnes, il aurait pu dire d’un simple contact si la fièvre était montée ou pas. Albaran grommela.

« Apparemment, votre température n’a pas augmenté. C’est la concentration qui vous fait cela ? Un pouvoir à double-tranchant… » Il avait parlé en anglais, détachant doucement ses mots, tout bas, il ne savait pas pourquoi. Ni pourquoi il posait la question, c’était tellement évident. Lui-même devait supporter ce revers de la médaille qu’il n’aimait guère. Migraines, migraines… oh mais au fait, n’avait il pas ses cachets habituels dans la poche de son blouson ?
Une autre idée lui vint alors qu’il n’avait pas encore retiré sa main. Mais autant faire les choses bien. Son autre main s’avança vers le visage de sa collègue et il la scruta tendrement pour la mettre en confiance. « Je peux ? » demanda t’il d’un nouveau murmure. Ses doigts vinrent caresser la peau de la jeune femme, démarrant du front et traçant le contour de ses yeux, de ses pommettes, de son nez. C’était loin d’être de la perversité, juste un moyen de savoir à qui il avait à faire. Albaran essaya de se représenter mentalement son visage, regardant un point inconnu dans le vague, les yeux fermés pour laisser la concentration s’installer. Il termina par les lèvres et laissa retomber ses mains sur ses genoux.

« Simple curiosité de ma part. », lui dit il en souriant. « Et dites moi, combien de langues parlez vous au juste ? »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mer 17 Déc - 12:30

Elle regardait toujours dans le vide au loin sans trop attendre quelque chose de ce qu'elle venait de faire. Son mal de crâne se dissipait petit à petit mais vraiment trop lentement selon elle. Pourtant quelque chose la sortit de ses songes, un contact chaleureux qui lui fit tourner la tête vers son collègue. Elle le regardait l'interrogeant du regard sans vraiment se rendre compte qu'il ne pouvait pas la voir. Mais l'explication de ce geste vint bien assez vite. Il s'inquiétait pour elle, c'était donc bien ça qu'il cherchait à savoir tout à l'heure. Cet homme était étrange, il gardait toujours cette distance dans son langage, le vouvoiement poli tandis qu'elle laissait souvent voir toujours tomber cette barrière très rapidement. Elle allait lui répondre en lui enlevant sa main encore perchée sur son front, mais il y joint l'autre main pour palper son visage. Elle rabaissa sa main et lui répondit en japonnais :

"- Oui. "


Puis elle se tue le laissant balader ses mains sur son visage, se privant le temps de cette inspection de la vue de son regard doux sur elle en fermant les yeux. Elle n'essayait pas vraiment de profiter de ce contact, il était simplement en train de lui tartiner de l'huile sur le visage elle le sentait, mais en plus profiter voulais dire augmenter son mal de crâne... Il passa chaque point en revue, après le front les yeux en une pression si légère qu'elle en devint presque imperceptible, les pommettes qu'elle avait très peu marqué bien qu'à fleur de peau, puis il passa un doigt le long de l'arrête de son petit nez pointu avant de finir par les lèvres. Puis faisant une pause infime sur ce dernier lieu le contact qui enchantait la jeune femme prit fin dans une petite pointe de regret.

«- Simple curiosité de ma part. »

Un léger silence se fit, il aurait pu durer, cela ne la dérangeait pas mais Alban était visiblement curieux. Elle avait déjà une réponse à lui donner, mais voilà qu'il en posait une autre. Par quoi commencer ? La première comme ça il n'irait pas se pencher plus là dessus, non pas qu'elle n'aimait pas parler de son pouvoir, mais elle avait au fond d'elle toujours peur de se faire étudier encore une fois et donc perdre les secrets qu'elle avait eu temps de mal à garder petite face à ses scientifiques.


"- Lorsque je fait pousser une plante, elle reste gravée dans ma tête, tout ce qu'elle touche je le ressent, tout ce qu'elle subit aussi, si bien que tant que je n'ai pas coupé le contact avec elle je fatigue mon esprit exactement comme tu viens de le faire pour visualiser ce que tu ne peux pas voir. C'est étrange comme sensation : découvrir des choses qu'on ne voyait pas tout simplement par le toucher, même si cela me rappel tout un tas d'images je trouve ça agréable. Simplement là j'ai trop forcé et j'ai mal à la tête, tu comprends ? "

Elle fit une pause, essayant de voir s'il réagissait à cela, elle n'en avait pas envie mais s'il le faisait elle répondrait sans doute. Pourtant elle stressait un peu, elle se tortillait même les doigts en serrant ses mains l'une contre l'autre d'une façon très explicite. Avant même qu'il est eut le temps de répondre elle repris la parole d'une voix un peu plus anxieuse.

"- Et bien j'en parle quatre couramment et j'ai quelques notions de Français, d'Italien et de Laotien. Dis moi, pourquoi ce vouvoiement ? "

Oui elle avait fini par poser une question, elle ne détestait pas se faire vouvoyer mais là c'était un peu comment dire gênant ? Alban était plus âgé qu'elle c'était un fait, mais en général on ne mettait pas autant de distance avec une collègue surtout quand on "vivait avec elle" en plein milieu d'une île dan un établissement comme celui-ci. Enfin elle n'était pas habituée à cela en Espagne et c'était la seule fois qu'elle avait travaillé dans une équipe avant aujourd'hui donc la question n'était pas trés approfondie. On verrai bien ce qu'il répondrait, espérons qu'il ne remarque l'état d'anxiété qu'elle avait prit avant cette dernière intervention.

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mer 17 Déc - 13:07

Il s’était quelque peu laissé distraire. La présence de cette femme le rendait très … nerveux. C’était certainement dû au fait qu’elle semblait presque opérer de manière instinctive lorsqu’elle cherchait à lui faire accomplir des travaux – par exemple trié des clous – alors qu’elle savait pertinemment que sa cécité pouvait être un obstacle. En cela, et parce que peu de gens en était capable, il lui semblait qu’elle éprouvait une sorte de compassion pour lui, une compassion telle qu’Albaran était constamment sur la défensive. Il ne supportait pas qu’on le prenne pour un animal faiblard et dépendant, survivant grâce aux autres et ne pouvant réellement se débrouiller seul. Evidemment, c’était le cas. Mais l’admettre était une autre paire de manche. La seconde raison, c’est qu’elle venait de découvrir un ‘secret’ que pas mal de gens ignoraient : son apprentissage du Japonais. Et bien qu’il se soit sentit obligé, le bien des autres étant un des problèmes fondamentales d’Alban, voilà maintenant qu’il reconnaissait le regretter. Il n’était pas sûr que sa collègue pose plus de questions qu’il ne le veuille, mais la perspective de cet interrogatoire le laissait dubitatif et tendu.

Etonnamment, la jeune femme se laissa faire. S’il avait imaginé une demoiselle farouche et peu désireuse de tisser des liens, voilà qu’il s’était trompé. L’inspection avait duré le temps nécessaire à Albaran pour visualiser approximativement son visage. Et pour l’instant, il était plutôt fier de lui. A n’en point douter, c’était une belle femme. Jeune. Et rayonnante, si ce n’était qu’il lui manquait le sourire. Il lui donna une vingtaine d’année à peine. Elle avait pourtant l’air si frêle… cette impression s’était souvent répétée, du fait que sa carrure à lui en aurait effrayé plus d’un ; mais chez cette femme, il ressentait une réelle fragilité. Elle ne pouvait s’apparenté à de la faiblesse, et pourtant, Alban était certain de déceler les traces de quelconques expériences douloureuses. Il note le léger silence qui suivit, gardant un petit sourire sur les lèvres. Malia avait attisé sa curiosité. Maintenant, il avait envie d’en savoir beaucoup plus.
Elle ne tarda pas à lui offrir quelques réponses. Il l’écouta avec concentration et s’étonna de comprendre ce qu’elle lui racontait. « Découvrir des choses qu'on ne voyait pas tout simplement par le toucher. » Evidemment, rien n’était plus parlant pour lui. Son monde se résumait à ce que ses doigts et son nez pouvaient sentir. Rien ne lui avait jamais parut réel, Albaran était fait d’un monde inventé de toute part par son imagination. Evidemment, encore voyant, cette notion n’avait jamais été présente dans son esprit. Et même lorsqu’il partageait un rêve, il lui était difficile de réaliser que cet onirie était la parfaite représentation de la réalité. Il hocha gravement la tête lorsqu’elle lui demanda s’il avait compris. Oui, bien sûr… Elle savait donc à qui elle s’adressait. Il garda cette information dans un coin de sa tête et l’écouta repartir de plus belle. Il se surprit à aimer l’écouter parler. Cette petite voix de … gamine ( ?) montant dans les aigues sans jamais dépasser le stade critique, il l’adorait. Il fût étonné lorsqu’elle lui annonça le nombre fatal de quatre langues couramment parlé. Albaran eut un petit rire, se sentant bien minable avec son anglais moyen. Bon, va pour le Japonais aussi. Voulant rester dans le sujet, il allait lui poser de nouvelle question lorsqu’elle trouva de quoi le faire parler à nouveau. Dans un premier temps, il l’observa, étonné. Puis il consentit à répondre. Ou plutôt…

« Est-ce que ça te gêne ? »

C’était une question sans agressivité. Posé innocemment. Il avait toujours eu du mal avec le contact humain. L’impression d’être différent, voyez vous. Dans un monde à part. Bref, il avait toujours été normal pour lui de vouvoyer qui n’était pas d’Adam et Eve. Mais bon. Il y a un commencement à tout.

« Je suis désolé, mais j’ai plutôt l’habitude des… rapports professionnels disons. J’avais oublié que la Faculté était une grande et belle famille »
, railla t’il, plus pour se moquer de lui qu’autre chose. « On se sent parfois de trop quand on débarque dans votre monde, vous savez ? »

‘Votre’ monde, celui de cette île abritant quelques dizaines de mutants. Il ne s’y sentait toujours pas à sa place d’ailleurs. Redevenant quelque peu tendu, Albaran préféra changer de sujet.
« Et euh… votre moto… vous pensez qu’elle survivra ? »
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mer 17 Déc - 13:37

«- Est-ce que ça te gêne ? »

Malia observa longuement son collègue, tout en esquissant un sourire. Il venait de lui poser une question à laquelle il lui était difficile de répondre. En vérité elle ne connaissait pas la réponse, ou alors elle la connaissait trop bien mais ne voulait pas l'aborder. Lorsqu'il avait prononcé ces mots, en la tutoyant un poids c'était comme envolé, mais il réapparu aussi vite avec la suite de cette question. C'est à ce moment là qu'un flash lui passa dans la tête, dissipant ses maux de crâne. Elle se revoyait petite, à l'hôpital allant avec son père dans cet endroit sinistre où sans qu'elle le sache il l'étudiait tel un cobaye avec tout un troupeau d'assistant qui la vouvoyaient. Elle n'avait jamais vu son père au travail, elle avait toujours cru qu'il était ailleurs dans l'établissement, pas derrière une vitre teintée à la regarder retenir ces larmes en espérant que la journée terminerait vite pour ne plus avoir à subir ces interrogatoires et ces expériences.
Son souffle c'était coupé lorsqu'elle repensa à cette époque, des larmes lui vinrent aux yeux, pourquoi pleurer ? Elle ne l'avait pas fait depuis si longtemps, et surtout pas en compagnie de quelqu'un. Comment arrivait-elle à se sentir se bien avec lui pour se laisser involontairement allée de la sorte. Elle serra les poings et essaya de chasser ses pensées lugubres de sa tête. Mais cette découverte était trop importante pour elle...
La suite de sa vie repassa devant ses yeux, ce phénomène qu'elle avait toujours esquivé, à l'école militaire elle ne vouvoyait que ces chefs, ses camarades elle les tutoyait tout en les matant s'ils profitaient de cette proximité. Elle ne s'en était jamais rendu compte, mais même ensuite à l'arobase elle avait tout simplement continuée à agir de la sorte, tutoyant ses collègues de travail à leur plus grande surprise. Ses chefs eux elle leur réservait comme l'avantage de les vouvoyer. Un comportement étrange qui au fil des ans devint même quelque chose de banal. En Espagne l'attitude des gens était différente, on tutoyait tout le monde le respect se montrait autrement et donc l'atmosphère lui convenait parfaitement, le traumatisme vécu petite avait pendant ces années là disparu. Pourtant en entendant cela dans la bouche de son collègue elle en souffrait inconsciemment.

Elle devait lui répondre d'autant plus qu'entre temps il avait du lui poser une autre question. Elle n'avait pas tout entendu mais juste deux mots : "moto" et "survivra". Elle commença par cette réponse afin de se laisser encore un peu de temps de réflexion. Sa voix était troublée par les larmes qu'elle avait eu temps de mal à retenir, d'ailleurs deux c'étaient échappées sans qu'elle ne puisse rien faire.


"- Oui, ne t'inquiète pas, il faudra que je repeigne sans doute et que je fasse une révision générale mais elle roule encore."

Elle se tue quelques seconde avant de reprendre la parole : émue.


"- Je déteste qu'on me vouvoie..."

Elle ne pouvait pas en dire plus, sa voix venait de se bloquer dans sa gorge. Les larmes étaient toujours là à forcer le passage, mais elle tenait bon, il suffisait de serrer encore un peu les poings et ça passerai vite. Du moins il fallait l'espérer. Par contre elle ne posa pas de question passant son tour afin d'essayer de se calmer. Il ne continuerait pas sur cette voix elle en était certaine mais il était aussi probable qu'il cherche à comprendre pourquoi elle détestait ça. Elle espérait qu'il ne le ferait pas aujourd'hui et pas dans de tels conditions. Elle n'aimait pas vraiment révéler cette histoire, surtout qu'elle c'était complexifiée avec les années et les découverte qu'elle avait faites. La haine avait grandie avec celles-ci...

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mer 17 Déc - 14:09

Il ne s’était pas attendu à un silence si long. Un silence léger, cependant, qui s’installa naturellement. Comme s’il avait touché un point sensible. Albaran ne pipa mot. Lui qui avait l’habitude de mettre les pieds dans le plat se tut. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas eu une conversation aussi… sérieuse ? Disons qu’il n’avait pas discuté avec un être humain. Tout cela le changeait bien d’avant. A l’époque, s’adresser à ces enfants autistes – débarrassés de toute conversation – ne l’avait jamais gêné outre mesure. L’habitude, certainement. Et maintenant que l’on lui demandait d’en tenir une, Albaran ne savait que faire. Il avait toujours été très maladroit. Très peu bavard aussi. Et vexant même. Peut être que sa question n’avait pas été la bonne, mais c’était une chose faite à présent qu’il ne pouvait changer. Alors il l’observa, simplement. Se demandant à quoi elle pouvait bien penser. Il sentait que Malia s’agitait. Que pouvait il bien se passer dans sa tête, qu’avait il ENCORE fait ? Il repensa à cette belle femme aux cheveux d’encre qui avait un jour été sa femme … Katsura… son regard, il s’en souvenait encore. La première fois aussi, la première fois où il avait sentit la peine, la tristesse, immense, démesuré, dans ses yeux ; et cette envie qu’il avait eu de la prendre dans ses bras et de l’apaiser comme elle l’avait fait de nombreuses fois avec lui…

… mais là c’était différent. Il ne connaissait pas cette jeune femme, elle n’était pas Katsura, elle n’avait pas ses yeux si communicatifs et cette puissante aura qui avait fait qu’ils s’étaient compris. Non, Malia ne l’avait pas. Mais elle avait cette odeur… il aimait son odeur. Rassurante. Sauf sur le moment. La senteur se fit bien plus oppressante, bien plus forte, bien moins agréable. Albaran plissa le nez et s’inquiéta soudain de ce silence. Il voulut parler, mais elle le coupa. Répondant d’abord à cette interrogation sur l’état de la moto. Il s’en foutait. Il attendait moins patiemment la suite. Elle vint. Il fut surpris de tant de peine dans une si petite phrase. Sur le moment, ne sachant quoi répondre, ou plutôt faire, Alban se surpris à essayer de deviner si elle pleurait ou non. Roh mais c’est pas vrai, quelle journée de merde… Il essaya d’écouter en vain la respiration de sa camarade. Pour se rendre compte qu’elle n’allait pas très bien.

« Malia ? Qu’est ce qu’il y a ? »

Il n’avait pas à poser la question, ayant deviné par avance. Albaran avait penché son visage vers elle, la scrutant de ses grands yeux bleus aveugles. « Malia ? » répéta t’il alors qu’elle ne lui répondait pas. Une de ses mains jusque là posées sur ses genoux grimpa jusqu’au visage de la jeune femme, s’arrêtant sur sa joue pour y déceler des larmes. Pas encore mais ça n’allait pas tarder, il le sentait. Son autre main alla chercher celles de la jeune femme, enserrant des poings fermés qui montraient sa tristesse. Ou sa hargne. Il s’était encore plus rapproché d’elle, oubliant les conventions pour une fois, lui qui avait essayé d’oublier ses côtés très… tactiles. Jusqu’à ce qui n’en put plus. Sentant qu’il ne faisait aucun doute qu’elle allait déverser quelques torrents si les larmes continuaient à montrer, Albaran entreprit de l’amener contre lui et posa son menton sur le haut de sa tête. Comme il l’avait si souvent fait avant, pour ses filles, pour sa femme, pour d’autres enfants. Il savait que ce geste était très risqué, et qu’il avait quelque chance de se faire repousser brutalement. Mais il tenta le coup. Il n’avait rien à perdre, sauf peut être une confiance même pas encore acquise. Au moins, elle penserait alors à autre chose que ce qui la rendait dans cet état. Silencieux un court moment, il partit soudainement dans un doux murmure.

« Je suppose que te demander d’où vient cette frayeur est peine perdue ? »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Mer 17 Déc - 14:51

Elle avait repris sa respiration, elle essayait de se calmer en la forçant un peu tout en gardant un rythme contrôlé. Elle pouvait le faire, elle l'avait déjà souvent fait même, mais aujourd'hui elle avait du mal, sans vraiment comprendre pourquoi. Son inquiétude se lisait dans sa voix, elle l'entendait la questionner, mais ne pouvait pas répondre, pas maintenant, sinon elle allait craquer, laisser toute cette peine sortir. Sans doute les évènements des jours précédents avait amplifié les choses, mais c'était un fait elle était toujours sur le point de pleurer. Elle ne voyait plus tant ses yeux étaient humides. Elle essayait de toutes ses forces de retenir les larmes mais c'était peut être un combat perdu d'avance.

C'est alors qu'elle entendit son prénom d'une voix inquiète encore plus que précédemment mais aussi infiniment plus douce. Elle ne répondit pas non plus, mais sur son visage on pouvait voir que ces traits c'étaient détendu légèrement, si elle n'avait pas été aussi concentrée on aurait pu voir un sourire éclairer son visage... Cela fut suivit par une main qui vint se poser sur sa joue, et une autre sur ses mains. Il s'inquiétait tant que cela pour elle ? Comment fait-il pour agir de la sorte, c'était si agréable, parfait... Elle se détendit un peu encore, rassurée de la présence sans pour autant réussir à se sortir de son passé, l'enfance était revenu, elle entendait encore en boucle les différentes voix des assistants comme un bruit de fond dire la même chose inlassablement et à tour de rôle, ce vouvoiement, cette même question... "- Mademoiselle Malia,que sentez-vous ?" L'intonation n'était jamais la même mais elle n'avait aucune compassion jamais.
La suite était elle encore plus horrible à revivre, des images celle de son père qui arrivait un grand sourire sur le visage et qui la prenait dans ses bras. Elle savait encore qu'elle souriait de toutes ses forces en chassant sa mauvaise journée de ses souvenirs. Son père ne lui posait jamais de questions, et elle n'avait jamais ressentit le besoin de lui raconter une fausse journée pour lui raconter sa vie. Non elle préférait garder ce temps là pour lui raconter la fleure qu'elle parfaite qu'elle avait conçu et améliorée pendant la journée sans jamais la créer. A ce jour elle ne l'avait toujours pas fait, pourtant elle savait qu'elle en était capable.

Elle se sentit soudain basculer, la main qui était sur sa joue c'était retrouvée dans son dos et l'attirait vers son propriétaire. Que faisait-il ? Elle sortit de ses cauchemars éveillés pour revenir subitement à la vie réelle non sans un soulagement profond. Il posa alors son menton sur sa tête et elle le laissa faire, se blottissant dans des bras protecteurs qu'elle avait attendu chaque jours lorsqu'elle était petite. Était-ce bien ? Elle n'en avait pas la moindre idée, mais en tout cas elle aimait ça et en profita pour se calmer. Elle cligna de nombreuses fois les yeux ayant du mal à réaliser ce qu'il venait de faire tout autant que ce qu'il se passait.
Ce bonheur soudain, qui se traduisant dans l'esprit de la jeune femme comme un profond réconfort fut complété par la voix douce d'Alban qui lui posait la question qu'elle redoutait tant quelques minutes plus tôt et qui maintenant bien que la réponse n'avait en rien perdu de son côté effrayant, ne lui posait plus tant de problèmes à dévoiler. Le simple geste qu'il venait de faire sans même la connaitre avait eu un effet inespéré sur elle.


"- Des assistants de mon père qui m'ont étudié quand j'étais enfant. Ils passaient leur journée à me faire décrire la douleur ou autres sensations que je ressentais avec une politesse sans la moindre faille. Depuis je ne supporte plus qu'on s'adresse à moi de cette façon ou très mal. "

Sa voix était calme, elle avait laissé glissé l'eau que contenait ces yeux le long de ses joues, le reste des larmes ayant disparus. Là elle se sentait comme protégée, apaisée par cette présence. La seule chose qu'elle avait envie de faire était de rester encore là un peu, profiter de cela encore quelques minutes, elle n'aurait sans doute plus l'occasion de le revivre de si tôt. D'une voix plus chaleureuse Malia se contenta de chuchoter avec une timidité inhabituelle pour elle qui était si ouverte d'habitude.


"- Merci."

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Jeu 18 Déc - 10:33

Un instant, il douta de ce qu’il venait de faire. L’espace de quelques secondes. Rien que quelques secondes… L’odeur enivrante qui montait à ses narines ne parvenait pas à le calmer. Et pour le coup, il hésitait quand à la réussite de cette entreprise : des bras pouvaient ils calmer toute cette douleur, toute cette souffrance ? Il aurait aimé en être persuadé, mais Albaran se souvenait aussi de toutes ses fois où une de ses filles, la plus grande, l’avait un jour repoussé si violemment qu’il avait mis plusieurs jours à s’en remettre complètement. Alors qu’espérer de cette tentative face à une personne qu’il connaissait à peine, ou alors si peu… Quoi que. Albaran n’était peut être pas un génie en matière de caractère humain, mais il lui semblait que tout ce dont avait besoin Malia, ce n’était qu’un peu d’attention… de chaleur humaine… que ce soit lui ou un autre, ça n’aurait rien changé. Même s’il était ravi d’être l’heureux élu. Cela ne résolvait cependant pas le problème. Il lui restait quelques microsecondes pour savoir si la journée allait se terminer avec la joue rouge. Ou pas, tout dépendrait d’où il poserait ses mains. Ce fût contre son dos qu’il les aplatit, resserrant alors plus encore son étreinte autour d’elle. Les bras d’Albaran avait toujours eu cette faculté : rassurer, apaiser… son corps chaud y était pour pas mal de choses aussi. Ce geste était devenu presque naturel chez lui. Il détestait voir la souffrance chez les autres. Alors les larmes d’une femme …

Il sentit qu’on s’agitait un peu dans ses bras. Albaran écarta juste de quelques centimètres son visage, ne se détachant pas, essayant d’apercevoir le regard de la jeune femme de ses yeux d’aveugle. Malia mit quelques secondes avant de déclamer ce qui la tracassait tant d’une voix si calme et presque atone que l’homme ne put qu’en frémir. Des discours comme celui là, il en avait entendu toute sa vie. Des mutants meurtris, des esprits blessés par la haine et le devoir scientifique. Notamment, il se souvenait bien distinctement des parents de tous ses petits patients, tous inquiets, tous tristes… de ne pouvoir rien faire pour leur gosse, d’espérer une guérison qui souvent ne viendrait jamais, de les regarder grandir sans pouvoir simplement échanger les impressions du dernier match de baseball. En cela, il était habitué. Pourtant, Albaran ne pu s’empêcher de frémir. Sa deuxième main revint se poser sur une des joues de la jeune femme, l’autre étant appuyée contre son cou ; il effaça les dernières traces de larmes en gardant le silence. Il n’y avait rien à dire. De toute façon. Dans cette situation là, il voyait un deuil : celui du passé de Malia, et de ce père qui l’avait livré à ses assistants – il fallait cependant prendre en compte qu’Alban ne connaissait pas tous les détails de l’histoire. Quoi qu’il en soit, une plaie ainsi ouverte n’allait pas se refermer par de simples bras. Il en était convaincu.

Puis vint ce dont il s’attendait beaucoup moins. ‘Merci’… tiens, cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas entendu ce mot résonner pour lui. Rien que pour lui. Albaran eut un large sourire à l’encontre de la jeune femme. Pour le coup, il ne savait quoi répondre. ‘De rien’ sonnerait trop naturel… et puis, il n’avait pas envie de lui dire de rien. Il voulait qu’elle sache que ses bras seraient toujours grand ouvert, qu’elle n’avait pas besoin de lui expliquer tout dans les détails mais qu’il se portait garant pour l’entendre, et que importe l’heure, elle avait le droit de venir pleurer. Mais évidemment, le grand benêt se tue. Son regard, cependant, n’en disait pas moins. Il en émanait la même chaleur que son corps. D’ailleurs, l’air autour d’eux s’était quelque peu refroidi, et le soleil commençait à décliner doucement à l’horizon. Lelfic était il rentré à temps ? Il l’espérait, mais si ce n’était pas le cas, Malia et lui ne tarderait pas à le rattraper. Seulement, pour l’instant, il avait envie de rester là. Il voulait la savoir près de lui tant que ses larmes ne se seraient pas tout à fait taries. Et encore une fois, son odeur l’apaisait. Ce qu’il lui fit remarquer.

« Vous sentez bon. »
C’était peut être stupide, et cela le fit rire doucement, mais c’était vrai. Son nez était appuyé contre la chevelure de la jeune femme, quoi de meilleur pour profiter de l’intensité de son odeur. Sur sa lancée, Albaran continua par une note un peu plus… légère ? « Il y a quelque chose qui me tracasse. J’ai l’impression que tu sais exactement comment t’y prendre avec les gens comme… avec les gens comme moi. Disons que tu n’es ni trop protectrice, ni trop distance, le juste milieu. Tu as déjà travaillé avec des aveugles ? »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Jeu 18 Déc - 11:13

Ils n'avaient pas bouger, ou pas vraiment, Alban avait remonté sa main lentement jusqu'à son cou et avait juste posé l'autre sur sa joue essuyant les derniers vestiges des deux larmes déjà présente dans ses yeux. Elle restait là profitant de ce moment comme s'il n'y en aurait jamais plus d'autres. Comment faisait-il pour faire ça aussi spontanément ? Cela resterai un grand mystère pour la jeune femme redevenu l'espace d'un instant la petite fille sortant de l'hôpital dans les bras de son père (bien loin de la situation actuelle donc). À l'entente de son merci, elle sentit simplement le menton bouger sur son crâne il souriait, elle en était certaine même si elle ne pouvait pas le voir.

Elle ne savait pas pourquoi ils restaient ainsi, mais elle y prenait tant de plaisir qu'elle espérait le partager avec lui. Visiblement c'était le cas, il venait de lui annoncer qu'elle sentait bon. Pourquoi, elle n'en avait pas la moindre idée, mais sans doute à cause des plantes qu'elle cultivait dans sa chambre, ou peut être une odeur caractéristique qu'elle ne sentait pas elle même, après tout elle était une plante à moitié donc... Entendre ce compliment la fit rougir très légèrement, heureusement qu'il ne pouvait pas le voir, même si théoriquement il pouvait le sentir vu qu'il avait une main sur la joue..., mais cela Malia n'y pensait pas grand bien lui en face, cela la rassurait de "savoir" qu'il ne pouvait le remarquer. Puis vint une autre question, plus complexe mais pas le moins du monde dérangeante. Que voulait-il dire par : « J’ai l’impression que tu sais exactement comment t’y prendre avec les gens comme… avec les gens comme moi. »

Puis il l'expliqua sans pour autant résoudre l'interrogation de l'enseignante. Que faisait-elle de si spécial qu'il appréciait pour qu'il la remercie comme cela ? Elle réagissait exactement comme avec tout le monde : elle faisait avec les capacités de chacun elle était douée pour ça à l'école militaire. Ses camarades avaient bien vite fini par la mettre en meneur de groupe ravalant au passage leur fierté car ainsi ils pouvaient ensemble pulvériser l'autre groupe, les adversaires... Cette question était néanmoins simple. Mais elle était à modéré en vérité, c'était un peu compliqué vu le parcours de la jeune femme, elle avait eu à faire à de très nombreux personnages et cas de handicapes différents...


"- Avant de venir ici je travaillait en temps que guide dans un musée en Espagne. J'y ai croisé quelques enfants mal voyant ou aveugle, et un jour l'un d'entre eux m'a dis qu'il pouvait voir les objets à travers mes mots. J'ai donc pu observer le comportement de leurs parents, mais non je n'ai pas travaillé directement avec des mal-voyants. Alban tu ne devrais pas te mettre dans une catégorie comme ça, tu n'es pas très différent d'un autre homme en vérité. Chacun a eu son lot de problèmes avec sa mutation, c'est indépendant de notre volonté. "

Elle c'était décollée de lui pour lui déclamer la fin de cette petite explication, le regardant droit dans le fond de ses yeux d'un bleu profond. Ils avaient des yeux magnifique, plus bleu que tous ceux qu'elle avait vu jusque lors. Elle vit alors le jour tomber, petit à petit mais ne fit rien pour amorcer un départ immédiat. Dans quelques minutes, il faudrait partir, même si elle allait encore devoir rester avec son collègue du moins pas avant de lui avoir retiré toute cette huile de moteur du visage.

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MessageSujet: Re: L'archer, la belle plante et l'aveugle...   Jeu 18 Déc - 12:04

Il la sentit se libérer de son étreinte alors que la question qu’il avait posée résonnait encore dans ses oreilles. ‘Les gens comme … moi’, son cœur souffrait rien qu’en répétant cette phrase, détachant chaque mot comme s’il s’agissait de balles d’un révolver tirées au compte goutte. Pan. Pan. Pan. Il avait toujours autant de mal à l’accepter. Aveugle… payer le prix d’une mutation non voulue par cette cécité, mais quel horrible Dieu pouvait ainsi décider de ce genre de loi ? Il aurait aimé ne jamais devenir ce drôle de bonhomme aux cheveux noirs, capable de déchainer cauchemar et rêves d’un simple regard. Oh si tout avait été plus simple, si il avait choisit sa vie, certainement n’aurait il jamais finit ici. Il aurait joué au burocrate dans une grosse boîte de Londres, se serait marié sans jamais divorcé, aurait eu ses deux petites filles aimantes – et pas celle qui l’avaient regardé un jour comme un monstre. « Ne me regarde pas comme ça ! » La voix résonna dans sa boîte crânienne, les derniers mots de Malia aussi. Il sentait son regard enfoncé dans ses yeux, son visage était à quelques centimètres du sien. L’iris de ses yeux bleus se fit à pétiller. Il digéra lentement ce qu’elle venait de lui dire, tout sourire ayant – pour le moment – déserté de son visage.

« ‘Son lot de problèmes’… », Répéta t’il lentement. « Tu penses que devenir aveugle est un ‘lot de problèmes’ ? » Sa voix n’était pas agressive, simplement décontenancée, les mots furent prononcés si bas que seule Malia aurait pu les entendre s’ils avaient été entourés. « Et j’espère bien n’être pas différent d’un autre homme ! Manquerait plus que ça… » Marmonna t’il. « J’ai les mêmes attributs qu’eux tu sais ! »

Cette fois, son rire puissant résonna dans la jungle. Fidèle à lui-même, Albaran regagna son sourire si caractéristique de son visage, comme si toute peine s’était soudain échapper de lui pour gagner d’autres contrées lointaines. Soudain, son hilarité cessa. Il la sentait à nouveau, dévisageant ses yeux avec intensité. Et bien ! Il avait donc un regard si perturbant que cela ! Il avait toujours du mal à supporter qu’on le regarde ainsi directement. Non pas que cela le gênait, enfant, il avait pris de dévisager soigneusement tous les gens à qui il adressait la parole. Simplement… il avait l’impression que son côté mutant faisait bouillir ses veines à chaque fois qu’il voyait une occasion d’être utilisé. Sourire en coin, sachant pertinemment que la couleur de ses yeux suffisaient à envouter quiconque y errait, l’aveugle lui accorda une dizaine de secondes avant de se pencher soudainement vers elle et d’approcher sa bouche de son oreille.

« Ne regarde pas mes yeux. » Lui susurra t’il calmement mais d’un sérieux étonnant. Il sentait la respiration de la jeune femme contre sa peau mais tenta soigneusement de se concentrer sur autre chose. « Ils pourraient te tuer si aucun de nous deux n’y faisait attention. »
Ce qui n’était pas faux. Albaran n’avait pas encore assez d’entrainement pour choisir de participer au rêve, et l’arrêt de ce dernier lui était encore compliqué et difficile. Sa main jusque là posée dans le dos de la jeune femme la détacha complètement de lui, idem pour celle qui tenait sa joue. Sourire aux lèvres, Alban la laissa digérer ses paroles et se leva de la souche en s’étirant bruyamment. Il se gratta le menton avant de se tourner vers sa collègue.

« On rentre ? J’aimerai bien que tu ne prennes pas le sentier dans la nuit noire, histoire de revenir entier de cette journée. »
Il eut un silence. « La bécane exceptée. »
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