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 Du passé au présent.

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Lelfic
3ème année - Elève sérieux
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MessageSujet: Du passé au présent.   Jeu 28 Aoû - 18:34

Un couloir, un escalier, un autre couloir, et encore un, voilà comment il était arrivé dans cette pièce. Malgré les quelques jours qu'il avait déjà passé à la Faculté, il n'en connaissait pas encore certaines parties et il lui arrivait de se retrouver à explorer un terrain inconnu. Il avait bon espoir pourtant de finir par connaître au moins le bâtiment dans sa globalité. S'il devait vivre ici, autant être familier des lieux. C'est dans ces circonstances qu'il entra un peu par hasard dans ce qui avait tout l'air d'être une salle de détente. L'endroit était doté de canapés et de fauteuils apparement confortables et très attirants, ainsi que d'une table de belle taille. La pièce était équipée d'une télévision et de distributeurs mettant à disposition des élèves toutes sortes de boissons sucrées ou non et de friandises délicieuses du même accabit.

Lelfic entra donc en regardant partout autour de lui. C'était un endroit qui semblait agréable, propice à la détente et aux discusions en tous genres entre élèves. Le jeune homme se dit qu'il devait être agréable de se retrouver ici avec quelques amis pour rire et s'amuser tous ensembles. Du moins pour ce qu'il savait ce que c'était que d'avoir des amis. Il y avait une pièce qui ressemblait un peu à celle-ci à l'orphelinat, mais moins bien équipée, forcément. Lelfic y avait passé des heures et des heures à concocter des plans en compagnie de Laure et Sylvain. Le grand blond trouvait toujours des idées géniales, des farces à faire qui les faisaient se tordre de rire pendant des heures. Laure avait un véritable don pour en rajouter dans le comique et pour trouver la manière globale de mettre en oeuvre ces plans. Quant à Lelfic, il avait le sens du détail et trouvait toujours comment compléter les plans pour que tout marche sur des roulettes, sans accrocs. Ils formaient un trio incroyable, ensembles, ils étaient invincibles.

Tandis que Lelfic pris place dans un fauteuil, son arc (dont il ne se sépare jamais) appuyé contre un mur proche, tous ces souvenirs lui revenaient en mémoire les uns après les autres. Quelle frayeur le jour où ils avaient voulu explorer la grotte dans le bois derrière l'orphelinat. Quelle idée aussi de s'y rendre en fin d'après-midi. Ils n'avaient rien trouvé dans la caverne naturelle, qui n'était pas exceptionnellement profonde, mais ils y étaient restés plus longtemps qu'ils n'auraient du et lorsqu'ils en étaient sortits, la nuit était tombée. Imaginez ce que cela peut être pour des enfants qui n'ont même pas dix ans de progresser en pleine nuit dans une forêt obscure éclairés d'une seule lampe torche. Et bien entendu, ils s'étaient perdus. Lorsque la gouvernante partie à leur recherche leur tomba dessus avec toute sa hargne et sa mauvaise humeur (on la comprend un peu quand même) alors qu'ils étaient déjà bien angoissés, ils avaient eu si peur que Lelfic avait sentit son petit coeur manquer un battement avant de se mettre à marteller comme un fou dans sa poitrine. Le lendemain, ils avaient eu droit à la plus longue et pénible punition de leur enfance (et il y en a eut des punition !), mais ils parlaient de cette aventure en riant, entre eux ou avec leurs autres camarades.

Et la fois où ils avaient couvert de peinture bleue la vieille voiture de l'épicier du village qui était à l'origine d'un vert sale et délavé absolument immonde ? Quelle journée ! Ils avaient mis au point un ingénieux système de ficelles (de leur point de vue d'enfants) pour pouvoir le faire à distance en restant cachés. Le pot de peinture s'était élevé, s'était renversé au dessus du toit de la vieille bagnole et la peinture s'était joyeusement déversée dessus. Malheureusement, le pot était trop haut et la peinture rebondissant en partie sur la carrosserie avait éclaboussé de gouttellettes bleues l'épicer, ses légumes, et quelques passant. Vraiment cocasse ! Ce n'est que par chance qu'il échappèrent ce jour-là à l'épicier qui leur aurait flanqué une volée qu'ils n'avaient pas volé. Mais la gouvernante qui avait reçu la plainte par la suite ne les rata pas. Une fois encore, ils furent privés de dîner et éccopèrent de toutes les corvées ménagères pendant deux semaines. Mais à chaque fois qu'il évoquaient le sujet, c'était pour en rire à gorge déployée ou sous cape, avec ou sans leurs autres camarades.

Ensembles, ils étaient vraiment invincibles.

Le jeune archer fut pris d'une soudaine mélancolie qui le saisit aux tripes. Le sourire qui s'était dessiné sur son visage à l'évocation de ces souvenirs s'effaça comme un rayon de soleil qui, après avoir percé à travers les nuages, s'étouffe à nouveau dans la grisaille. Ce temps était fort loin à présent.

Non, il n'était pas simplement loin, il était mort. Cette époque heureuse avait périt avec Sylvain dans cette rue du village, au milieu de cette foule haineuse. Il revoyait encore le visage incrédule du grand blond qui venait de courir une centaine de mètres en à peine quatre seconde, et qui ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Il le voyait se faire encercler par les villageois qui le regardaient comme un monstre.

Le jeune homme dans la salle de détente se pris la tête entre les mains pour se boucher les oreilles, mais cela ne lui épargna pas d'entendre à nouveau le cri d'agonie de son ami linché par la foule. Et Laure ... Il avait beau fermer les yeux aussi fort qu'il le pouvait, il revoyait encore ce visage impassible, indifférent. Cette expression sur le visage de son amie d'enfance et le cri de Sylvain le hantaient encore chaque jour. Il n'avait rien pu faire. Le passé heureux où il avait des amis et où il riait avec eux était bel et bien mort en ce jour avec Sylvain.

Et qu'était-il devenu ? Après des années de cavale solitaire, il avait atterit ici presque par hasard. Mais il n'était plus le même, c'était évident. Il n'était plus le petit garçon rieur qui faisait des farces avec ses amis, il était un mutant, haï du monde pour être ce qu'il était. Il n'était plus que l'ombre de lui-même. Il était seul. Depuis que Sylvain était mort, il était seul au monde. Même le prête qui s'était occupé de lui pendant un an, avec toute l'attention et l'affection d'un père, n'avait pas réussit à le débarrasser de ce fardeau, ni à appaiser la culpabilité qu'il ressentait à l'égard de Sylvain. Mais il ne pleurait pas. Ses lamres étaient tarries depuis bien longtemps, depuis cette époque où il n'avait même pas eu le droit de pleurer la mort de son ami.

Mais sa solitude s'estompait un peu depuis quelques jours, depuis qu'il vivait avec d'autres mutants, qui ne le haïssaient pas. Il était toujours seul et se sentait toujours coupable, mais au fond de son coeur, une étincelle de lumière perçait à nouveau les ténèbres.

Assis dans un fauteuil de la salle de détente, sans rien voir ni entendre de ce qu'il y avait autour de lui en cet instant, il nageait sans ses souvenirs et se demandait pour la enième fois comment racheter sa faute, comment racheter sa vie. Comment chasser ces ténèbres et voir à nouveau le sourire du joyeux petit garçon qui faisait des farces avec Sylvain et Laure ?
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Ven 29 Aoû - 9:35

Si, moi je te hais.
Je vous hais tous, vous, les mutants. J’en suis un pourtant, merci à vous de me le rappeler. Mais je vous hais, je vous crache dessus et j’en chie du parmesan. Vous avez le cul bordé de nouilles : pourquoi pratiquez-vous votre pouvoir sans contrainte, pourquoi pouvez « vivre » presque comme tout le monde – avouons que la différence n’est pas importante : au lieu de vous cloîtrer dans l’idéalisme, vous vous réfugiez dans cette baraque sur une île presque déserte. Dites moi pourquoi. Dites moi pourquoi le ciel est bleu, pourquoi le sable colle lorsqu’on est mouillé, pourquoi les chats sont tous gris le soir, pourquoi a-t-on Dieu pour réconfort, pourquoi l’a-t-on aussi comme bourreau, pourquoi votre mutation ne vous a pas doté d’une patte galeuse, pourquoi alors que moi… je suis devenu aveugle.

Large sourire. Il y était presque. Cramponné à la rambarde des escaliers, un jeune homme aux cheveux noirs jouait sa vie à pile ou face. Pile…. Face…. Face… Pile… Bref, la pièce tourne. Il la récupère. La retourne. Touche et ricane. L’aveugle sauta sur cette balustrade en pente accentuée et dévala sur le cul l’interminable rambarde en éclatant d’un rire clair et enfantin. Mais… au fait. Comment qu’on fait à la fin, hein Alban ? Comment qu’on fait ?
Moue inquiète, puis crispée. Serre les dents, ça va faire mal.

« TOYABOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONGAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!! »

Blan. Ou non, plutôt ahhhhhhhhhhhziiiiiiiiiipbouuuuuuufbaaaaaaam. Le bruit d’un corps qui quitte la pesanteur pour s’élever dans les airs pour retomber aussi sec sur le sol. Albaran resta un moment sur le sol, mort de rire à n’en plus pouvoir. Ce manoir regorgeait de conneries qu’il n’avait jamais eues le temps de faire. Pourquoi se priver ? L’aveugle se releva et s’épousseta, continuant inlassablement de rire. Si son ex-femme avait vu ça… elle n’aurait même pas attendu le prononcement du divorce pour tenter de le tuer. Mais le rire devint bientôt forcé.
Et si… et si il y avait eu une belle boule or comme cela se fait habituellement à la fin de cette rambarde ?!
Albaran partit en tremblant, la sueur lui collait sur le front.

Depuis combien de temps était-il là. Impossible à définir. Il était arrivé comme une fleur à la Faculté à peut près une semaine avant de repartir faire un tour du côté de l’Amérique du Nord et y rencontrer une miss qu'il avait ramené (on va commencer le topic XD) ici même. Luna, qu’elle s’appelait. Et c’était une de ses prochaines élèves, comme la petite Aura qui l’avait accueillit à son arrivée. Une gentille gamine, pareil pour Luna… mais Alban espérait qu’il n’aurait pas de tête brûlée à ses cours, sans quoi le mélange risquerait d’être explosif. Or il ne pouvait pas prendre de risque. Ce serait cruel de tuer de si jeunes enfants, huhuhu…

Non, je plaisante.

Il se savait assez sûr de lui, à présent, pour pouvoir enseigner des voyants, des mutants qui plus est. Il tâcherait simplement de mettre sa colère de côté et puis… tout cela devenait stupide. Albaran n’avait pas envie de ressembler à ces idéalistes terroristes comme la GC ou les gouvernements hostiles aux mutants qui croyaient que la mort leur appartenait et s’octroyait le trop de la distribuer qui leur barrait la route. Il ne voulait pas devenir une de ces larves que seule la haine dominait et qui, dans leur solitude, tuait plus d’hommes qu’ils n’en avaient jamais rencontrés.
Non, Alban savait ce qu’il devait faire. Il allait enseigner à ces jeunes le respect de la loi, de la différence, leurs droits et leurs devoirs. Il allait leur apprendre à maîtriser ces satanés pouvoirs, pour que la génération suivante soit plus compréhensive du monde qui l’entoure. C’était un fait : dans quelques années, les gens vivront à moitié entourés de mutants. Et excepté si la proportion de maniaque suicidaire grimpait en flèche, personne ne voudrait d’une terre dévastée et inhabitable.
Quoi que…

Un bruit. Quelque part. Albaran tendit l’oreille, comme un chasseur. Il s’accroupit, comme un chasseur ; avançant à pas feutrés, comme… vous avez compris. Petit sourire sur son visage pâle, euh… peau rouge. Ah, ah. Qu’est ce donc encore ? Un Chuck Nourris égaré ?

«Bonzaï… »

Il sauta en l’air, ce malade. Il sauta dans la pièce ouverte, là où il savait qu’il y avait une sorte de fauteuil ou de canapé, peut être un sofa, enfin bon ; quelque chose avec quelqu’un dedans. Qui soupirait. C’est pour ça. Il sauta, donc, et atterrit juste devant la personne en question, comme une ombre, ne prévenant pas, allant certainement lui faire peur, et tout ça en hurlant :

« BONZAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !»

Avouez tout de même que ça à de quoi surprendre. Un grand gosse d’un mètre quatre-vingt, cheveux noirs, lunettes noires, aspect noir, en T-Shirt Lep Zepp’ et grand pantalon de rockeur, qui sort tout ce qu’il a dans ses tripes pour vous souhaiter un bon bonzaï….
Et là, on se la fait Vitalie et on dit :

"MAIS LOL QUOI XD"


Bordel que ça faisait du bien.
Reprenant son souffle, Albaran observa – à prendre au second degré – la réaction de sa nouvelle victime, souhaitant grandement que son petit tour ait fonctionné. Pffiu… Quand on se casse la tête à faire rire des gosses qui broyaient du noir, ça devient un boulot à plein temps. Faudrait qu’il pense à demander un deuxième salaire à Fraust.

Soudain, il releva la tête. Personne dans la pièce. Il faisait beau dehors. Le rire des enfants résonnaient. Qu’est ce qu’il faisait là ce petit bonhomme (ou cette petite bonne femme), tout(e) seul(e) assis comme un possédé sur son canapé moelleux.
Allô assistant solitude bonjour ?

« Allez, laisse moi une place. »

Pas même de s’il te plait, non, il poussa le petit corps en moins de deux – et sut qu’il se trouvait alors en présence d’un gosse de sexe masculin XD – et installa sa graisse à côté. Soupira un bon coup et essuya la sueur sur son front.

Putain que ça fait du bien.
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Lelfic
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Sam 30 Aoû - 2:12

Lelfic fut tiré de sa mélancolique rêverie de façon fort brutale par un grand "BANZAIIIIIIIII"

Il sursauta sur son fauteuil à une hauteur respectable avant de retomber tout pantelant, le coeur battant à tout rompre et la main sur sa bouche pour ne pas laisser s'échapper le cri de surprise qui lui était monté à la gorge. Devant était soudain apparu un grand type tout de noir vêtu, avec des lunettes noires sur le nez. Secoué par une vive émotion, une poussée d'adrénaline dans les veines, le jeune homme, qui avait machinalement cherché son arc du regard, n'eut même pas le temps de se remettre de sa surprise que cet plaisantin lui intima de lui faire une place. Et sans lui laisser le temps de la décision, il le poussa pour prendre place près de lui.

Voilà une attitude vraiment cavalière qui aurait put offusquer bien des gens. Mais le jeune mutant avait vécu des années en solitaire, retiré de la société, et ce genre de choses ne le choquaient pas. La surprise qu'il avait eut en revenche, cela l'avait secoué. Il ne protesta pas contre cet homme mais s'exclama tout de même :

" Vous m'avez fait peur ! "

C'est le moins qu'on puisse dire. Les battements de son coeur commençaient à peine à ralentir pour revenir doucement à un rytme normal.

Et puis comment réagir à cela ? Cet homme lui avait une horrible frousse, mais en même temps, Lelfic n'était pas fâché que quelque chose vienne le tirer de ses sombres pensées. Il pris sur lui et fit un effort pour se dire que le passé était derrière lui et qu'il ferait mieux de se soucier du présent et de sa propre situation. Mais il ne pouvait s'empêcher de penser à ses amis. Ils étaient toujours là, quelque part, comme une petite icône au coin d'un écran.

Lelfic espérait que sa vie pourrait s'améliorer dans cet endroit, et qu'il pourrait peut-être regagner un peu de ce qu'il avait perdu. Il espérait qu'au contact d'autres personnes, il pourrait trouver la réponse qu'il cherchait depuis si longtemps.

Du coin de l'oeil, il étudia brièvement l'homme qui venait d'entrer. Celui-ci ne devait pas y voir grand chose avec des lunettes noire à l'intérieur du bâtiment. Le jeune homme se dit qu'il serait plus poli de le saluer, et/ou de se présenter. Cela permettrait également d'engager la conversation et donc d'établir un contact. Il pensait qu'il devrait agir ainsi, que ce serait le mieux à tous points de vue, mais il n'en fit rien.

Il resta assis sur le fauteuil et ne dit rien, le regard perdu entre le vague, la fenêtre et ses pieds. Il ne savait pas comment l'autre réagirait et par conscéquent, ne savait pas comment réagir lui-même. Alors il resta immobile et silencieux, incommodé par sa propre gêne. C'était beau de se dire qu'il devait vivre en société pour avancer et se construire une vie, mais il en était encore incapable. Malgré ses dix-sept années d'existance, il n'était qu'un gamin timide, réservé et ignorant de la vie, et du coup paraissait parfois n'avoir que dix ans mentalement.

Bref, tout ça pour dire qu'il se contenta de faire une place à cet homme qui la demandait si cavalièrement et de se taire. Mais il ne pouvait plus penser à présent. Ses souvenirs lointains étaient repassés en arrière-plan et il ne savait pas quoi penser de sa situation présente. Sa tête était devenue vide. La timidité peut-être parfois véritablement handicapante.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Lun 1 Sep - 12:54

(Sorry, manque de temps...)

Il n’avait pas autre chose à dire, ce gosse ?
Chai pas moi, un bon vieux « Mais allez-vous en sale gueux ! » ce qui donnerait en version ‘jeune’ « z’y va, barre fils de (ta jolie mère qui rentre tard le soir) !». Mais non. C’est qu’il y a des gens bien élevés en ce monde. Ou alors de total crétin incapable de faire savoir leurs avis.
Mettons une parenthèse ici : Albaran adoooore embêter les gens. C’était sa manière à lui de se venger ; il aimait jouer au pauvre aveugle désœuvré et totalement perdu dans ce bordel de monde, rien que pour le faire chier, ce monde. Mais ce qu’il préférait par-dessus tout, c’est se faire une victime colérique. Ouai, le genre hyperactif capable de vous mettre des claques parce que vous avez pénétré dans son espace vital, un genre de Spike Baret en moins blond – parce que j’aime pas les blonds, c’est tous des nains d’abord… Bref, se faire une belle scène de ménage pour passer le temps.
Il était bien mal tombé.

Car tout ce que ce gosse avait trouvé à dire ne lui convenait absolument pas.

L’aveugle encaissa le coup, vexé et touché dans son amour-propre. Il aurait tout facilement put employer le petit corps de son voisin de fauteuil et le secouer dans tous les sens en hurlant de l’insulter, de l’engueuler, de s’énerver contre lui ; en somme de jouer au sado gratos pour un grand type d’un mètre quatre-vingt qui n’avait, à première vue, pas l’air très commode.
Mais ce n’était pas le genre d’Albaran. Il aurait bien aimé essayer de le pousser à bout, comme d’habitude, seulement… il sentait qu’il avait à faire à un dur à cuire dont les mijaurées d’un aveugle n’allaient pas plus dérangé son cycle naturel. Soit. Lui aussi aimait jouer, ça tombait bien. Alban empoigna son impolitesse à pleine mains.

« Dis donc bonhomme, tu laisses souvent les squatter ton canap’ comme ça ? Et si je te disais de dégager de là, tu le feras ? »

On pari ? Le prof physique empoigna donc le pauvre gosse, quel âge pouvait-il avoir d’ailleurs ? Douze ? Non, n’exagérons rien. Allez, donnons lui treize, ces ados mal dans leur peau et boutonneux au printemps, ça lui parlait bien. Bref, je disais donc : Alban empoigna ce petit bout d’une main et entreprit de le faire passer par-dessus les accoudoirs du fauteuil, histoire de se donner un peu plus de place pour batifoler. Ce fut simple. En moins de dix secondes, il avait éjecté le Légume et jouissait d’assez d’espace pour s’étendre complètement sur les coussins moelleux.
Mettons certainement pendule à l’heure : il n’en profitait A-BSO-LU-MENT pas. Disons qu’il… enseignait à un jeune mutant – apparemment au bout d’une timidité maladive – à se comporter correctement en société. C'est-à-dire laisser sa place au plus vieux, par exemple…

« Et là, gamin, ça te fout quand même pas un peu les boules d’être éjecter par un vieux crouton malpoli ? »

Hein ? Hein ? Qu’est ce que t’as à dire ? Hein ?
Prions pour qu’il ne cache pas son jeu.
Ca lui rappelait ce gosse qui lui avait mis trois patates dans le nez pour les mêmes raisons. Il ne les avait pas vu venir, d’ailleurs. Ni prévu… Quel idiot il pouvait faire parfois.
Mais quel canapé confortable !
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Lelfic
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Lun 1 Sep - 19:50

Cet homme impertinent s'était installé sans ménagement et avait pris place comme s'il était chez lui à la faculté. Mais le jeune homme pensa que ce devait être effectivement le cas, puisque la facutlé accueillait beaucoups de mutants et était devenue un foyer pour chacun d'eux ou presque.

Mais l'inconnu en rajoutta une couche en disantune phrase à laquelle Lelfic ne comprit rien du tout. Rappelons que notre jeune archer ne parle que le français et qu'il ne sait qu'au mieux reconnaître de l'anglais. Et c'était précisément le cas, il reconnu vaguement de l'anglais dans le language utilisé par ce grand type, mais il n'en comprenait pas un traitre mot. Il ne comprit donc pas de quoi il parlait.

" Je ne comprend pas. " Dit-il en français, puisqu'il ne connaissait aucune autre langue.

Imaginez-donc sa surprise lorsqu'il se fit éjecter du canapé sans ménagement comme un malpropre installé là où il n'aurait pas dut être. Le cul par terre, il ne comprenait rien de ce qu'il se passait. Il se releva pour regarger avec effarement l'homme s'étaller confortablement sur la place qu'il venait de libérer, et poser sur lui un regard incrédule. Serait-ce une coutume du pays qu'il ne connaissait pas ? Peu probable. Ce fauteuil était-il réservé à certains utilisateurs uniquements ? Il avait déjà vu ça un fois, quelque part. Pourtant, il n'avait vu aucune indication concernant une telle règle. Ce ne devait donc pas être ça. Dans ce cas, était-ce un homme qui profitait de sa force supérieure pour prendre ce qui était aux autres ? Possible. Lelfic en avait déjà vu aussi de ceux-là.

Bon, en tout cas, s'énerver ne mènerait à rien. Il récupéra son arc et alla tout simplement s'assoir dans un autre fauteuil, en face du premier. Par chance, il y en avait trois dans la pièce, donc, largement assez de place pour deux personnes. Vous l'aurez compris, il est très difficile d'énerver Lelfic. D'un naturel calme et non-violent, il ne se laisse quasiment jamais aller à la colère.

Puis, l'homme parla à nouveau, et une fois de plus, le jeune archer ne compris rien. Il essaya donc de le signaler une fois de plus.

" Je ne comprend pas ce que vous dites. "

A nouveau installé assez confortablement, il posa son arc à côté de lui, contre une table. Il savait que s'énerver ne rapportait que des ennuis, cela obscurcissait le jugement et attisait ce qu'il y avait de mauvais en nous. Bien sûr, il était outré d'un tel comportement de la part de cet homme, mais il était inutile d'en rajouter une couche en essayant de protester. Il se contenta donc de lui lancer un regard mécontent en travers de la face (ignorant que l'autre était aveugle, et que c'était donc inutile) et n'ajouta rien puisque de toute manière, il ne comprenait pas ce que l'autre disait.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mar 2 Sep - 9:01

Au programme : humour noir, foutage de gueule, second degré et j'en passe...



QUOOOOUUUUA ????
Mais nan, mais nan !
Pas possible ça, mais dans quelle époque on vit ?!

POURQUOI CE BOULET NE PARLE T’IL PAS ANGLAIS ?!


Mais c’est vrai à la fin ! L’Anglais. La langue la plus parlée au monde (selon eux) après le Chinois, l’Espagnol et le Japonais. Ce peuple fier et indomptable dont le seul plaisir est de construire à l’inverse des autres pays occidentaux, y prenant un plaisir jouissif et débordant. Parfois trop. L’Anglais, cet animal étrange qui parle avec une patate dans la bouche, l’Anglais, ce personnage mystique qui se balade dans la rue chapeau melon, costard cravate et parapluie obligatoire. L’Anglais déteste le Français. Moyen tout du moins – les friqués sont acceptés en échange de gage d’amitié qui puent le Viton et le Harrod à plein nez. Je disais donc, l’Anglais n’aime pas le Français. Plusieurs raisons expliquent : le manque total d’ouverture vers le monde, ce plaisir – toujours jouissif hélas – d’en raconter trop sur la seconde guerre mondiale, le bacon (inexistant dans nos contrées françaises, diable que c’en est sadique) et Lady Di.

Cela dit, nous sommes quittes : les Anglais ont brûlé Jeanne d’Arc ; nous sommes allés scratcher la voiture de Diana. Huhuhuhu

Pouvant débattre encore des heures et des heures sur l’Anglais – ayant la passion de l’Être, damned je me sens pousser des grandes oreilles - revenons à nos moutons. Non, pas les Tecktonik. Revenons par exemple à ce pauvre petit Lelfic, dont l’esprit si pur et si calme se refusant à la violence inspirait un profond dégoût au prof qui lui faisait face. « Je ne comprends pas », il ne parlait peut être pas Français mais le sens ne lui échappa pas le moins du monde : un Français, bordel, où est ma mitraillette que je mette à mort ce bouffeur de grenouille. Si vous pensiez peut être que les années avaient effacés cet amour vache que tous les peuples nous envient, vous êtes bien loin du compte.

« Houlalalalala, ben mon coco, autant chier dans un cassoulet… »

Oui, Albaran aime dire les choses élégamment. Ce qu’il voulait simplement spécifier, c’est que la discussion était mal partie. Et lui qui ne voyait pas… oh lala, comment je vais faire pour continuer mon post moi ? XD
L’aveugle l’avait entendu s’assoir sur le fauteuil d’en face et ne broncha pas. Si des Hommes comme lui étaient à la tête des gouvernements, ce serait T-shirt rose pour tout le monde et mouton trottinant gentiment dans la prairie. La gentillesse est une qualité mais elle devient vite un suicide lorsqu’on commence par se fait bouffer. On aurait dit l’Agneau et le Loup.

Il ne put voir ce regard noir, mais le sentit aisément glisser le long du fauteuil, se faufiler le long du parquet puis remonter jusqu’à son échine pour l’avertir du mécontentement de son interlocuteur. Abruti comme il était, Alban se contenta de sourire, lèvres jusqu’aux oreilles. Huhuhu, qu’il était drôle ce petit. Enfin un petit branleur qui l’assumait parfaitement, ça faisait plaisir.
Le prof psychique ne put s’empêcher de lui tirer la langue puis décida qu’il avait assez fait l’emmerdeur… pour les cinq minutes à venir. Il retira ses lunettes noirs – preuve certaine qu’il acceptait le contact – et prononça dans un français quelque peu archaïque :

« Bonjour. »

Au fait, vous connaissez le programme Nazi ?

Pologne - Fait
France - Fait

Angleterre - Reportée
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Lelfic
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mar 2 Sep - 19:06

Une fois de plus, Lelfic se retrouvait confronté à la barrière des langues, ce mur imposant percé d'à peine quelques trous par-ci par-là pour aperçevoir ce qu'il y a de l'autre côté sans jamais y avoir accès. Il avait déjà eu le même problème avec la jeune fille qui s'était échappé des rangs de la GC pendant l'assaut sur la Fac. Ils avaient réussit à se comprendre tant bien que mal, les gestes aidant au cours de l'action. Mais il est facile d'indiquer une direction à suivre ou un danger approchant. Par contre, essayez donc de mener une conversation par signes, même avec un voyant, c'est pas aisé.

Sa conviction sur la nécessité d'apprendre une langue, aquise durant les évènements avec la GC, s'en trouva donc renforcée une fois de plus. Il devait demander à un prof de lui enseigner l'anglais, car la langue reconnue mondialement, et donc la plus pratique pour communiquer dans cette fac où profs et élèves venaient de tous horizons. Seulement il n'avait pas encore trouvé à qui demander ça. C'est vrai qu'il était dans une école, avec des profs sencés enseigner quelque chose aux élèves, mais dernièrement, ils étaient tous débordés suite à l'enlèvement du recteur et de certains profs et élèves par la GC.

A ce propos, le jeune archer ignorait encore totalement le fin mot de l'histoire. Il ignorait ce qu'était exactement cette GC et pourquoi elle avait attaqué la Faculté dans le but manifeste d'enlever des gens. Il avait brièvement pris part aux combats mais n'en savait pas d'avantage que les autres, voire moins encore. Pourtant, Malia, la prof qui avait entreprit de l'aider à exercer son pouvoir avant de se faire attaquer par Valentin, semblait très bien connaître la GC. Le jeune homme se dit qu'il lui faudrait encore du temps pour se familiariser avec le monde des mutants. Certes, il était un mutant depuis plusieurs années, depuis toujours en fait, mais il en avait pris conscience au début de son adolescence. Cependant, il n'était entré dans la communauté des mutants que depuis quelques jours et il lui faudrait encore apprendre beaucoup de choses, notamment les menace qui planaient silencieusement au dessus de leurs têtes, telles que la GC.

Il fut tiré de ces pensées pas vraiment joyeuses par a voix de l'homme qui, après lui avoir tiré la langue comme un gamin qui viens de réussir un coup d'éclat, lui dit un "Bonjour" avec un accent anglais à couper au couteau.

Mais là, au moins, il avait compris. Et il était surpris, c'est le moins qu'on puisse dire. Après avor fait preuve d'une application soigneuse de la loi du plus fort, cet homme lui souriait à présent et lui parlait comme s'il ne s'était rien passé du tout.

Bon, après tout, pourquoi pas. C'était plutôt une bonne nouvelle. Habitué au silence, celui-ci ne gênait pas Lelfic, contrairement à d'autres personnes, mais c'était toujours plus agréable de découvrir en conversant avec eux, les gens qui nous entouraient. Lelfic réponditdonc simplement.

" Bonjour. "

Puis, après quelques secondes de réflexion, il tenta une nouvelle fois ce qu'il avait essayé - sans succès - avec la jeune nippone de la GC, en espérant avoir d'avantage de chance cette fois-ci. Mais cet home semblait autrement plus communicatif que la jeune fille, et le mot est faible. Mais avec ses faibes notions d'anglais, pêchées dans des souvenirs qui remontaient à plus d'une demi-décénie, il y avait tout de même une chance pour faire un flop.

" Maïe nème Ize Lelfic. "

J'avais prévenu, fallait pas vous attendre à du grand art. C'était déjà pas mal pour quelqu'un qui ne connaissait rien à l'anglais.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Jeu 4 Sep - 14:03


Un grand blanc. Un grand moment de solitude.
Albaran se dit que, parfois, les gens devraient arrêter d’oser.
« Maïe nème Ize Lelfic. », oh bon Dieu sauver les phoques de l’antarctique pour moi, il semble que je ne vivrais pas assez longtemps pour en faire des sacs à main. C’était donc possible ? Un Français pouvait donc avoir un accent aussi pourrit que celui-ci ? N’avait il aucun cœur, ce sal*** ? LEUR SADISME N’AVAIT DONC AUCUNE LIMITES ???
Albaran resta interdit, entre l’idée de lui foutre une patate entre les dents, ou celle de s’en aller en hurlant. Il aurait tout simplement pu corriger l’erreur d’accent, de prononciation, de mot même ; mais il n’en avait pas la force. Et si il avait voulut, il n’aurait pas pu. Ses oreilles s’interdisaient à une telle orthographe de sa langue maternelle. Ses oreilles s’interdisaient tout court d’écouter ce jeune sauvageon parler la langue de Shakespeare.

C’est ici qu’il me faut marquer à l’encre noire un « MAIS » si gros que la page ne pourrait pas le contenir. MAIS il était prof. Son devoir – snif, c’est émouvant – en tant que tel était donc de former ce jeune homme avec le plus grand sourire hypocrite qui soit au méandre de cette langue morte et enterrée pour certains se nommant anglais. Mais que fait le ministère Français ? C’est donc ça le niveau, ce niveau déplorable, qui habite tous ces petits bouffeurs de grenouilles ? Mais qui est au pouvoir, ça sent l’illettrisme à plein nez ça… Allez faire un tour en Islande ou en Russie et vous verrez ! Vous verrez ce que c’est de bosser sous le fouet et le froid, dans des goulags pas si différent de vos bahuts, vous verrez, BANDE D’IGNARDS !

La conscience d’Albaran eut un petit débordement.
Le prof psychique se reprit bien vite en dévisageant de ses yeux bleus foudroyant ce nouvel élève qui avait encore à craindre ses foudres (EDIT d'après coup : sympas cette répétition ! *la note*). Il aurait bien aimé se lever, lui en mettre une, retourner s’assoir confortablement (ou piquer de nouveau le fauteuil du gosse), prononcer cette phrase avec laquelle il avait tant de mal et puis continuer à vivre comme si de rien n’était. Mais à la place de cela, son attente donna un magnifique :

« Moi c’est Albaran. »

Pas très compliqué, faut dire, et légèrement compréhensible. D’ailleurs, Lelfic, c’était quoi ça ? Une marque de shampoing ou bien … ? Nan, j’te taquine. Drôle de nom tout de même, ça sentait la conspiration à plein nez. Une nouvelle sorte de banane peut être ?

« Je suppose que tu es aussi un mutant. »

Il avait supposé en Anglais, sans savoir si sa phrase allait faire mouche ou pas. L’idée n’était pas de commencer un monologue, mais plutôt de créer un contact. Cela rappelait à Albaran ces enfants autistes dont il s’était occupé peu de temps avant son départ. Sauf qu’au lieu d’être cloîtrer derrière une langue, leur soucis était leur imagination. Il savait bien que ce ne serait pas simple. Pourtant il n’avait jamais abandonné et maintenant, deux des dix gosses s’étaient échappés de leur prison psychique. Mais au fait… pourquoi pas un petit Rêve ? Il lui suffirait d’entrer les coordonnés et zoupla ! Il parlerait Français comme un chef ! Mais ce serait tricher… et déjouer les lois d’une nature complexe… Albaran le savait bien.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Sam 6 Sep - 0:37

Lorsque le jeune archer se présenta plus ou moins maladroitement avec un essais très maladroit du (très) peu d'anglais qu'il connaissait (presque), il constata qu'il avait manifestement fait une erreur. En effet, son interlocuteur lui lança un regard lourd de reproche à lui glacer les sangs. L'avait-il insulté ? Avait-il, sans le vouloir, prononcé une parole grossière en faisant fourcher sa langue sur un mot ? Quoi qu'il en soit, l'homme semblait furibard, et pas qu'un peu.

Le jeune adolescent remua nerveusement sur son fauteuil, sachant que si l'autre se levait pour le malmener, il ne serait pas en mesure de résister. Il supporta ce regard quelques seconde, mal à l'aise, des secondes beaucoup trop longues à son goût. Puis, à son grand soulagement, l'homme se présenta à son tour avec le plus grand calme du monde. Et lui parla ensuite en anglais.

D'après le ton, ce pouvait être une question, mais peut-être pas non plus. Le jeune homme n'avait compris que deux mot : suppose et mutant. Ces deux mots se prononçaient de façon sembabe dans les deux langues, et il les avait donc compris, malgré l'accent british. Albaran parlait dont de mutant. Et puisqu'il supposait, il ne pouvait s'agir que de Lelfic.

Pour toute réponse, le jeune homme hocha la tête. Mais il se rappella soudain le conseil d'un élève qu'il avait croisé au réfectoire deux jours plus tôt. Celui-ci, devant l'attidue discrète du jeune homme, lui avait conseillé de parler d'avange au lieu de s'exrpimer par de simples signes et mimiques.

Aussi, le jeune homme rectifia vite le tire et répondit à Albaran.

" Oui, je suis un mutant. Je suis arrivé il y a quelques jours. "

Puis, après une courte pose, il désigna son arc posé près de lui.

" Je suis un archer. Enfin j'essaie. "

Le jeune homme ignorait si Albaran avait tout compris à ce qu'il avait dit, mais cela n'avait pas tant d'importance. Ce qui comptait pour Lelfic était de briser la glace et de sympatiser pour effacer le désagréable traitement qu'il avait subit juste avant en se faisant expilser sans ménagement du canapé. Et aussi d'en arriver à connaître le plus de monde possible dans cette fac pour ne pas s'y sentir trop mal à l'aise et surmonter sa crainte sourde.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Sam 6 Sep - 19:15

Quelques jours seulement depuis l'attaque, et Malia sortait de sa chambre comme si de rien était. Non pas qu'elle ait déjà oublié ces responsabilités, mais elle préférait ne pas miner le moral à tout le monde. Son humeur maussade s'en ressentait sur son travail, elle n'avait tout simplement pas envie de s'exercer de quelque façon que ce soit. Pour les autres, elle n'avait pas envie de faire classe, mais bon elle ne pouvait pas rester dans sa chambre, alors elle sortit voir si elle avait du courrier, chose qu'elle n'avait pas faite depuis cette fameuse défaite.
A l'accueil, un colis pour elle, l'enseignante l'avait presque oublié, le guide du musée, elle l'avait enfin et elle ne s'en réjouissait même pas... Elle remercia bien chaleureusement la femme qui le lui avait remis, et se dirigea vers une salle où le calme était presque toujours au rendez-vous tout en ouvrant son téléphone portable. Elle composa le numéros de son vieil ami, le réveillant presque par le même occasion, mais bon sinon elle ne l'aurait pas, il travaille le petit. Lorsqu'elle arriva dans la salle, elle était toujours en pleine conversation avec celui-ci, dans un espagnol assez enjoué cachant bien son malêtre plus profond. Elle coupa un peu court à la conversation lorsqu'elle s'apperçu qu'elle n'était pas seule, promettant qu'elle rappellerait plus tard.


"- Excusez moi. "

Dit-elle dans son anglais, fraichement acquis à force d'entraînement dans ces murs, puis elle se souvint que Lelfic lui ne pipait pas un mot d'anglais, ce qui n'arrangeait pas les choses. Elle prit donc quelques secondes pour réfléchir au vocabulaire approprié, et à sa conjugaison, puis elle se lança.

"- Désolé. "

Oui, bon ce n'était pas la même chose et alors, elle ne savait pas dire excuser et encore moins une formule de politesse pour cela. C'était peine perdu d'espérer ça d'elle. Ceci dis, cet unique mot elle en était satisfaite, cela retranscrivait bien ce qu'elle pensait au fond d'elle même. Oui, elle s'en voulait pour la mort de Félix, et d'autant plus en la présence de cet élève là.
Pour se donner une contenance, elle se laissa choir dans le canapé à côté de son collègue n'ayant pas le cœur à plus de mondanité. Elle posa son livre sur la table. Peut être qu'ici quelqu'un savait parler cette langue magnifique grâce à cette tonalité particulière. Elle resta silencieuse, attendant que quelqu'un parle, peut être qu'une fois mis de côté cela passerait mieux. Pour l'heure, elle gardait en tête ce drame et cela la rendait bien trop froide pour lui faire voir les choses comme à son habitude : positivement et ouvertement.


[Et voilà ton traducteur instantané (pas très performant) !]

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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Dim 7 Sep - 15:58

S’il hocha la tête pour répondre à sa question, Alban ne put que le sentir.
C’était la seule chose qu’il pouvait bien reprocher au voyant, c’était bien ce manque total de conversation qui leur était propre. Un hochement, il va comprendre ce pôvre bougre, pas aussi con que Spike Baret quoi ! (nan, je ne m’acharne pas voyons.) Quoi d’autre ? Un hochement, c’était parfaitement suffisant … pour laisser dans le vague ses camarades. Un hochement, cela voulait dire tellement de choses du point de vu d’Albaran, tellement qu’il abandonnait de les énumérer les uns après les autres. L’homme aux cheveux noirs pris sur lui, attendant poliment que Lelfic rectifie le tir et exprime à voix haute le fond de sa pensée. Ce qui ne tarda pas à venir. Il compris parfaitement la première phrase. Fut surpris d’ailleurs. Plus bourru que lui, pas possible. « J’y comprend rien alors j’fais pas l’effort ce serait pas drôle » telle pourrait être sa philosophie, si elle n’était Carpe Diem.

Il abandonna l’idée de comprendre sa deuxième phrase. Trop de boulot, à part le fait qu’il ne comprenait pas ce que Legolas avait à voir dans la discution, enfin bon…
Et puis il furent interrompu. Alban reconnut parfaitement ce parfum mélé de rosée et de jasmin mélangé. Oui, comme les petites tablettes pour les chiottes, exactement pareil. En plus doux, parce que bonjour la gerbe qu’on se tape lorsque les Canards WC sont passés avant. Non… Malia sentait meilleur que cela tout de même. Il avait pu sentir toute l’intensité de la prof moléculaire lors de son arrivée dans le hall. Un bonjour au revoir qui n’avait duré que quelques minutes. Et puis quoi encore, il n’avait même pas eu le temps de lui demander son numéro de portable.

Tiens donc.
Un anglais parfait, un français hésitant ; mais un français tout de même.
Interessant cette petite, j’aime bien le coup du traducteur automatique.

« Bonjour mademoiselle. »

Il eut un petit sourire pour elle, interrompant sa conversation PASSIONNANTE avec l’ami Légolas qui lui faisait face. Ne m’en veux pas Lelfic, mais… une paire de seins vaut mieux qu’un dialogue de sourd. Huhuhuhuhuhu….

(Court, encore une fois T_T)
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mar 9 Sep - 17:24

Lelfic eu une bonne surprise en voyant entrer un visage familier dans cette pièce. En effet, il n'était plus trop détendu dans cette salle de détente et voir arriver quelqu'un qu'il connaissait le rassurra.

Celle-ci entra en s'excusant, et Lelfic ne compris pas bien pourquoi. Elle n'avait rien fait de mal, du moins le pensait-il, et ne comprenait pas pourquoi elle devait s'excuser. Alban la salua, et Lelfic, plutôt content de la voir en fit de même.

" Professeur Malia, bonjour. "

Il souriait ! Le petit Lelfic souriait. En fait il était très content de la voir, et grandement soulagé. Pourquoi ? Et bien Lelfic s'était eclipsé au milieu de l'affrontement contre Valentin en compagnie d'Akiko, sur ordre de Malia, et pour aider la jeune fille à échapper à la GC. Il n'avait donc pas assisté à la fin du combat et ignorait, jusqu'à aujourd'hui ce qu'il était advenu des trois adversaire du mutant volant. Il était vraiment content de voir qu'elle avait pu se sortir des griffes de ce dangereux personnage, et elle ne semblait même pas blessée en plus. Il était soulagé. Et bien entendu, il ne put s'empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres. Souriant et les yeux brillants, c'est le regard levé vers elle qu'il lui demanda.

" Et comment va Félix ? Il n'est pas blessé ? Et la fille qui nous avait rejoint ? "

Il n'avait pas revu Félix depuis cette bataille contre Valentin et ignorait totalement ce qui lui était arrivé, mais puisque Malia était là et en bonne santé, il pouvait espérer, voire même supposer, qu'il en était de même pour Félix. Il attendit la réponse sans même imaginer qu'elle puisse être mauvaise. Le pire des cas qu'il imaginait serait que le jeune homme qui manipulait l'astral aurait ramassé une blessure et se faisait soigner à l'infirmerie. Il en avait même oublié Albaran.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mar 9 Sep - 17:47

Malia reçu avec soulagement ces salutations respectives, elle rendit même son sourire au professeur, sans grande conviction tout de même. Elle espérat qu'il n'y ait aucunes questions sur ce qu'il c'était passé lors de l'altercation avec Valentin, mais c'était sans compter sur la curiosité maladive des enfants. Comment faisaient-ils pour toujours se poser tant de questions, que croyait-il ? Elle avait l'air rayonnante là ? Non bon alors quelque chose avait du se passer, d'autant plus qu'elle d'ordinaire si joviale et sociale n'était pas sortie de sa chambre depuis plusieurs jours.
Elle repassait en boucle toute la scène tout ce qu'elle aurait du faire pour les sauver et éviter le pire à Félix. Elle en était persuadée, sans avoir pu le vérifier pour autant, qu'il avait perdu la vie sur le champs de bataille. Et voilà que maintenant il lui fallait expliquer ce qu'il c'était passer au seul survivant libre de cette attaque de Valentin. Sa comparse qui les avaient rejoins aussi avait survécu, mais la jeune femme ne pouvait pas s'empêcher de penser qu'elle était un peu responsable. Enfin elle les avaient aider, et au fond avait dès le début montrer à quel camps elle appartenait.
Fermant les yeux elle prit quelques instants pour répondre. Son premier geste fut de s'emparer du premier truc qui lui passait sous la main : la housse couvrant le canapé qu'elle compressa dans son poing tel un vulgaire citron qu'on chercherait à presser. Puis elle ouvrir la bouche pour la refermer quelques secondes plus tard. Elle avala sa salive, puis elle se lança la peur au ventre.


"- Eux enlever par GC, et moi penser Félix mort. "

Son français était un vrai massacre mais bon il devrait comprendre, elle ne savait le dire autrement. Elle baissa la tête, montrant qu'elle s'en voulait bien plus qu'elle ne l'aurait du, sans pour autant relâcher la prise de sa main. Les jointures de celle-ci avaient d'ailleurs blanchit sous l'effet de la pression, elle se retenait visiblement de verser tout un flot de cris ou de larmes elle n'en savait trop rien elle même. La seule chose qu'elle put ajouter, fut un commentaire en anglais cette fois ci, elle aurait sans doute mieux fait de se contenter de le penser et ne pas laisser ses mots franchir ses lèvres. On ne savait jamais la réactions que les autres pouvaient avoir dans la salle.

"- Je suis si incapable... "

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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Jeu 11 Sep - 13:37

Il ne pouvait que l'imaginer en rêve, comme toute personne en ce monde. Il ne pouvait que se la représenter sous la forme de son choix, alors des caractéristiques propres à ce qu'il aimait, ce qu'il admirait, ce qu'il vénérait même chez une femme.
Dans le monde d'Albaran, tout le monde se ressemblait.
Et bonjour Utopia.
Mais il y avait des vertus qu'on ne pouvait que sentir, comme la sagesse, la bonté, l'intelligence et le charisme. Celle-là, il n'avait pas besoin de les inventer. Cela se savait, cela se sentait. En somme, il était un archéologue des humains. Il cherchait de quelle époque, de quelle forme, de quel aspect cette personne pouvait elle bien être tout en ayant seulement une indication de sensations, de voix, de stature. Non, Albaran ne touchait pas beaucoup les autres. Il n'aimait pas ça. Le jeu devenait moins drôle. Et puis, il passait toujours pour le premier des pervers. Surtout auprès des femmes. Cela lui rappelait cette Suédoise, première à avoir testée le système peu efficace de "ch'tepasselamainsurlevisagepourvoirsij'voismieux" et ce fut une expérience peu concluante. Ce que Alban avait pris pour une bonne paire de joue bien rebondis était en effet ce que vous devinez tous. Et il avait pu goûter au joie de la baignade glaciale ainsi que de la baffe du Nord, réputé pour sa dureté et son effet rougeoyant sur la peau.

Evidemment, dans cette pièce, on ne faisait déjà plus attention à lui. Bah, il s'en contenterait, plutôt heureux de voir que finalement ce gosse là, Lelfic, avait une conscience et une pensée propre et qu'il pouvait prononcer autre chose que des grossièretés Anglaises. La conversation semblait tourner autour d'un jeune homme, Félix apparemment. Qui était ce Félix, impossible à deviner cependant. Ce qui était sûr, c'est que les deux compères semblaient le connaître et qu'il avait à faire dans un évènement important vu le ton qu'empruntait Lelfic. Cette indice le ramena à l'incident des quelques jours passés, avec cette attaque de la GC dirigés contre tous les locataires de la Faculté. Albaran perdit sa bonne humeur aussi soudainement qu'il avait fait peur au gamin et s'enfonça dans le fauteuil sur lequel il était installé.
Aura... Il n'avait pas eu de nouvelles et ne souhaitait pas forcément en avoir. Où était elle, que faisait elle en ce moment, qui l'avait emmené, leur avait elle échappé au final... ?

Etait elle morte ?

Il était responsable d'elle. Par la loi, il aurait du la protéger. Par la loi, il était un couard et un salaud. Parce qu'il n'avait pas su. Et que ça le mettait en rogne. Alban entendit Malia murmurer pour elle-même, d'une langue compréhensible pour lui. Il releva la tête, la dévisagea. Sortit ses lunettes, les remit sur son nez, en signe de défense. Repartit un moment dans ses pensées, s'agita sur son siège. Se leva, fit quelques pas vers ce qui lui semblait être une fenêtre. L'ouvrit. Histoire d'évacuer un peu de cette douleur et de cette peine qui forçait la porte de leurs coeurs.

"Alors nous sommes tous des incapables."

Un mince filet de vent fouettait son visage. Lui, il se sentait vivant.
Pour combien de temps le serait il réellement ?
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Jeu 11 Sep - 18:55

Lelfic espérait une réponde assez optimiste à sa question, une réponse qui le rassurrerait et lui ôterait ses quelques doutes. Il n'avait pas imaginé qu'elle puisse être si dramatique.

" Eux enlevés par GC, "

Cela tomba comme un coup de foudre qui fend l'air dans un grondement soudain et rageur, incitant à rentrer la tête dans les épaules. Le jeune homme en resta abasourdi un instant, très court car la suite fut pire.

" Et moi penser Félix mort. "

Là, ce n'était plus un coup de tonnerre qui retentissait loin au dessus de lui, c'était un coup de matraque qui s'abattit directement sur son crâne. Une chape de plomb s'empara de lui pour lui compresser la poitrine. Mort ? Félix, le jeune garçon avec qui il s'était entraîné quelques jours plus tôt, mort ?

Sa respiration s'accéléra. C'était de sa faute. Il l'avait abandonné. Il avait quitté la scène de combat sous prétexte d'aider l'autre jeune fille et que son arc était ineficace contre Valentin. S'il était resté, il aurait certainement pu lui venir en aide, empêcher ça. Il aurait du être là !

Les doigts du jeune homme se refermèrent sur les plis de son pantalon, serant le tissus à l'extrême, ses phalanges blanchies par la tention. Il avait encore perdu un ami. Une fois encore, il n'avait rien fait, alors qu'il aurait pu. Des larmes lui piquèrent les yeux, mais il ne les laissa pas aller rouler sur ses joues. Il cligna des yeux pour en chasser l'humidité et serra les dents.

Cela n'allait donc jamais cesser ? Et d'abord, comment cela avait-il pu ce produire ? Cet endroit était censé être un havre de paix, un sanctuaire pour les mutant. Les jeunes gens qui vivaient ici étaient censés être en sécurité. Et deux jours à peine après son arrivée dans ces murs, voilà que l'endroit se fait attaquer, et que Lelfic y perd son nouvel ami, rencontré la veille. Et pas à cause de n'importe qui ! L'attaque avait été menée par rien moins que d'autres mutants. Comment était-ce possible ? Les mutants n'étaient-il déjà pas assez persécutés par les humains ordinaires ? Fallait en plus qu'ils aillent se faire la guerre entre eux au lieu de se serrer les coudes comme ils le devraient ?

Mais après tout, quelle importance ? Félix était peut-être mort, et cela à cause de Lelfic, à cause de son impuissance et de sa faiblesse. Lui qui s'était fait le serment de ne plus laisser ses amis mourir sous ses yeux avait abandonné le combat et cela avait coûté la vie à son seul ami !

Tant perturbé il était qu'il n'entendit même pas la dernière phrase de Malia, trop occupé à s'admonester en silence pour sa faiblesse et sa lâcheté. C'est à peine s'il remarqua Albaran se lever pour aller ... peu importe où.

Le jeune archer attrapa son arc et serra la poignée dans ses mains. Que dirait Sylvain s'il le voyait ainsi en cet instant ? Il lui dirait probablement que cela ne lui ressemblait pas de s'appitoyer au lieu de se prendre en main. Il lui dirait que le Lelfic qu'il connaissait autrefois était un gamin persévérant qui n'était pas du genre à abandonner ses amis.

Lelfic releva la tête, une larme roulant malgré tout sur sa joue. Se laisser aller ne servirait à rien. Jusqu'à présent, il l'ignorait, mais maintenant, il savait à quoi pouvait servir son pouvoir, il savait ce qu'il allait en faire. En lui-même, il pris la décision de s'entraîner dur, pour fortifier son pouvoir et devenir fort lui-même, afin que plus jamais ceci ne se produise, afin qu'il soit assez fort pour protéger ceux qui en avaient besoin.

Comme pour sceller ce pacte, une larme salée s'écrasa sur le bois de l'arc comme une goute d'encre au bas d'un contrat.


Dernière édition par Lelfic le Jeu 11 Sep - 23:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Jeu 11 Sep - 23:28

- Hé ben, y s'passe quoi ici ?

La voix de Félix sembla surgir des profondeurs abyssales. Elle avait un ton d'écho, comme une plainte parvenant de par-dela la tombe. Malgré tout, elle conservait la vérité qu'avait toujours exprimé le jeune gamin québécois qu'était Félix Asselin : un ton joyeux et enjoué. C'était la voix du gamin qui venait de résonner dans la pièce, sonnant comme un clairon pour Malia et Lelfic. Albaran, perdu dans ses pensées ( et compte-tenu du fait qu'il ignorait tout de Félix ) n'entendit absolument pas la petite voix pas encore muée du garçon. Pas plus qu'il ne vit le corps de celui-ci venir se poser au centre de la pièce, assis sur la table, une pomme à la main, dégustant son fruit préféré.

Félix était là, assis à la table. Sur la table, pardon. N'était-il pas mort ? Malia venait pourtant de vendre le punch que Félix voulait faire à Lelfic. Oui, le gamin devait avouer avoir voulu jouer une blague à son ami. Que voulez-vous, Félix is Félix, after all ! Revenant à nos mouton, bien assis sur la tabler, les jambes croisées, sa pomme à la main et mâchouillant le tout avec un sourire, la forme du garçon semblait étrange pour Malia et Lelfic. Ils se voyaient mutuellement au-traveers du corps du gamin. Un vrai Casper, il était encore là, en train de les embêter par-dela la tombe ! UIl croquait à pleine dents dans sa pomme, lançant un sourire au professeur affligée et se retournant vers son camarade d'entraînement en lui faisant un signe de "peace" avec la main tenant la pomme. Pas complètement absorbé par la mort, Félix remarqua que son pote avait les yeux rougis et enlarmé ( ça se dit ??? ) aussi le gamin plongea vers lui et prit place à ses côtés. Il tenta de lui donner une bourrade affectueuse de son poing sur l'épaule, et Lelfic put sentir en effet une légère pression, une pichenette... il ne rêvait pas !


- Bah quoi, Lel ? Ça va pas ? Allons, qu'est-ce qui te tracasse, hein ?

Félix savait-il qu'ils parlaient de son décès à peine avant son entrée fracassante ? Peut-être, mais si c'était le cas, il n'en laissait rien paraître. Il regarda son camarade avec un sourire aussi désarmant que son sourire vivant et faillit même lui proposer une pomme. Il se rappela être mort ( notion vague à cet âge-là encore ) aussi il se retourna, agrippa un mouchoir qui traînait sagement dans sa boîte sur la petite table aux côtés du divan et l'offrit à un Lelfic qui semblait en avoir de besoin. Félix était encore présent, tout le monde !

Sauf qu'Albaran n'a rien vu ( nahh, sééérieux ? ), rien entendu.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Ven 12 Sep - 11:55

Malia savait qu'elle venait de lâcher une bombe, mais bon dieu qu'est ce que ça faisait du bien de dire ce qu'on avait sur la conscience à la seule personne qui importait : celui à qui on devait la vérité. Elle n'était pas soulagée, loin de là. Disons plutôt qu'elle était partagée entre l'allégresse de la révélation, et le lourd poids de ces conséquences. Il en vint même qu'elle n'avait pas prévues comme le cafard soudain de son collègue qui se leva pour s'aérer l'esprit et lâcher un commentaire très défaitiste. Malia le trouvait d'ailleurs un peu trop osé, mais bon elle devait le laisser dire ce qu'il voulait, après tout...
C'est ce moment là que choisit la voix du gamin pour refaire surface, l'enseignante se leva d'un bon espérant qu'elle venait vraiment de rêver, passer pour déranger cela n'était pas grave, mais entendre des voix ça l'était plus. Elle se dirigea à pas lent vers la fenêtre histoire de s'aérer elle aussi. Elle en avait visiblement besoin, vraiment besoin.
Mais s'aérer l'esprit n'eut visiblement aucun effet, elle entendit de nouveau cette voix et distinctement comme si elle avait ce gamin devant les yeux. Une autre solution, passer outre et faire comme si elle ne l'entendait pas. Sans doute quelqu'un remarquerait le trouble qu'elle ressentait mais peu importe. Pour le moment, elle engagerait la discussion avec son collègue, c'était toujours une bonne idée de faire en sorte de mieux connaitre quelqu'un avec qui on est "condamné" à partager notre existence au moins un certain temps. Elle gardait tout de même un œil sur Lelfic, après tout, elle l'avait fait pleurer, même si l'espace lui permettait de se détendre et de se calmer il n'en était pas moins qu'elle ne comptait pas l'exclure du tout. Simplement par moment il vaut bien mieux laisser de l'espace entre les gens. Dans son anglais le plus correcte possible, oui elle ne connaissait pas non plus parfaitement cette langue, elle s'adressa donc à Alban, charmant il fallait le dire.


"- Réflexion faite, je pense que notre mieux n'était pas suffisant. Il faut se dire que la prochaine fois nous nous approcherons plus encore de notre but. "

Elle essayait de se faire pardonner d'avoir remuer le couteau dans la plaie et pour cela, en plus de ces quelques mots, elle lui tendit une fleure qu'elle venait de créer. Celle-ci avait des couleurs magnifiques, mais surtout une odeur très agréable, elle c'était surtout concentrée là dessus à vrai dire car les couleurs chatoyante pour Alban ne servait à rien du tout. Le reste de la tige qu'elle venait de couper s'effrita si tôt qu'elle eut extrait la corolle fleurie de son réceptacle. Elle réalisa quelques secondes plus tard qu'il ne voyait pas ce qu'elle lui tendait, donc elle lui prit la main et l'y déposa dans son creux le plus délicatement possible. Puis elle ajouta d'une voix douce et bienveillante.

"- J'espère qu'elle vous ravira autant que nos yeux. "

Oui Malia est une vraie mère poule pour les gens, elle a toujours eut foie en le genre humain bon ou non... Mais bon lorsqu'il s'agissait en plus d'un homme séduisant, cela facilite encore plus sa bonté naturelle.

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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Ven 12 Sep - 13:42

Allons bon. Les mutants ne suffisent plus, voilà qu'on ressuscite les morts ?
Copperfield, vient par là, faut qu'on cause.
Alors David, c'est quoi ces conneries ? ... comment ça ? Tu te fous d'ma gueule ? "J'ai rien fait", mon derrière en satin élimée ouai. C'est qui ce gosse qui vient de parler là, c'est quoi cette âme qui erre dans la pièce, cette sensation d'un courant d'air qu'un aveugle comme Albaran peut ressentir. Non, réglons certaines choses, non, Albaran N'EST PAS une sorte de mystique à la Sato Monostone qui pense que Nature est supérieur à Culture - ah ce bon vieux Rousseau, que je l'aime, que je l'admire... le premier hippie sur terre vaut bien quelques compliments, merci Madame L. pour ces textes passionnants de début d'année ! Bref. Il y a un Félix qui traine ici, un jeune homme dit mort mais pas tout à fait qui vient de paraître mort... et un peu vivant aussi. Oui, parfois on peut s'endormir mort et se réveiller vivant. Et vice et versa. Sans parler d'être mort mais pas tout à fait vivant. Je vous laisse vous reporter à Scary Movie (ooooooh boooon dieu, quelle culture éclatante !)

Revenons en à notre aveugle. Et à ces ennuis de perception d'un être pas tout à fait mort. Le prof psychique tilta, lui aussi, se retourna soudainement et remarqua que la jeunette qui lui servait de collègue avait elle aussi été surpris. Petit sourire. Elle s'était rapidement éclipsé lors de leur première rencontre, dans ce drôle de hall en style coloniiiiiaaaal, n'est ce pas Martine ? Lui aurait il fait peur par hasard ? L'aveugle ne préféra pas s'avancer, sachant que le tout premier contact était souvent d'une importance capitale. Non, il ne faisait pas spécialement fuir les gens. C'est lui qui les fuyait, nuance. Plus encore les belles filles qui pouvaient lui rappeler d'un haussement d'épaules sexy et quelques paroles délicates que - Oh maître écartelez moi s'il vouuus plaiiiit - il fut marié trois fois.
Il n'eut pas le temps d'échapper à son triste sort, non, pas cette fois-ci. Un être voluptueux se glissa à ses côtés près de cette fenêtre ouverte. Il se tourna vers elle, continuant à sourire gentiment. Puis vers le dehors pour éviter d'entendre Lelfic pleurer. Il y eut une phrase, puis une autre. En Anglais, qu'il comprit parfaitement. Il retint un soupir, la laissa faire un geste inconnu. Et sentit une petite main attraper sa grande patte usé de vieux croûton trentenaire. Albaran, surprit, ne put s'empêcher de se redresser sur place lorsque cette chaleur humaine pénétra son corps. Ca n'était rien aux yeux du commun des mortels, mais cela passait pour beaucoup depuis ceux d'un aveugle. La voix douce et bienveillante de Malia le réconforta. Et une fois de plus, il retrouva son sourire.

Silencieux, le prof caressa de sa main libre les pétales de cette fleur.... délicate. Fragile. Certainement autant que sa propriétaire. Albaran laissa ses doigts parcourir le végétal, sentant une douceur autre que celle qu'il avait pu goûter auparavant. Elle avait une texture particulière... un peu comme une chevelure ou une peau. Ce devait être cela : une peau. Si agréable à caresser qu'il serait bien rester là à continuer ainsi pendant des heures. Conscient que l'on devait attendre une réponse à ce geste plus ou moins original - c'est pas les mecs qui doivent offrir des fleurs aux nanas ? O___o - mais qui néanmoins le touchait, Alban répondit doucement pour ce qui pourrait passer pour de la drague, mais n'était pas moins qu'un compliment.

"Elle sent aussi bon que vous."

ET C'EST DANS LA POCHE ! Emballer c'est baiser ! Euh, peser ... *ouai, j'me disais que ça faisait longtemps que j'avais pas sortit une vanne* *pardon Malia, je t'aime tu sais <333* Non, je vous assure, cette phrase partait d'un bon sentiment, mais notre ami Alban, aussi timide qu'il était avec les femmes, dévia bien vite son regard bleu en se grattant la gorge. Bouh qu'est ce qu'elle allait croire après la petite Malia ? Qu'il était vieux, pervers et en manque ? D'accord pour le dernier, mais faut pas exagérer non plus.
Albaran laissa un moment de blanc pas si désagréable que ça régner entre eux. C'était triste à dire, mais Lelfic et ses pleurs s'étaient déjà évanouis dans une nature rayonnante. L'aveugle ôta un instant ses lunettes, se massa l'arrête du nez et les garda précieusement dans sa main - l'autre tenant toujours la fleur - tandis qu'il se tournait à nouveau vers sa collègue.

"Cela fait combien de temps que vous êtes prof ici ?"

Il avait fait l'effort d'une phrase non argotique et monté comme l'on en apprend dans les universités. Ayant parfaitement compris que ça n'était pas la langue maternelle de la belle. Français, Anglais.... qui était elle cette bonne femme ?
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Lelfic
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Ven 12 Sep - 15:27

Lelfic sursauta lorsqu'une voix familière raisonna dans la pièce, une voix qu'il ne s'attendait pas du tout à entendre. Sur le coup, il se demanda s'il n'était pas devenu fou. Et plus encore lorsqu'il vit Félix lui-même assis sur la table tranquillement en train de manger une pomme comme si de rien n'était.

" Je rêve ? " Murmura-t-il éberlué.

Mais il avait quelque chose de bizarre, c'est le moins qu'on puisse dire. Outre le fait qu'il n'était pas entré par la porte, à moins d'être passé au travers, il était transparent. Le jeune archer voyait très bien son ami assis devant lui mais il voyait aussi ... à travers.

" Je vois ... un fantôme ! "

Les yeux comme des soucoupes, Lelfic regardait son ami, et aussi à travers, sans pouvoir y croire. Il était peut-être vraiment devenu fou après tout, ce ne serait pas si surprenant. Voir le fantôme de son ami juste après avoir appris sa mort, c'était une sacrée coïncidence quand même !

Le jeune spectre/fantôme/esprit/corps astral/ectoplasme (choisissez la meilleure option) colla une bourrade amicale sur l'épaule du jeune homme et celui-ci ne pouvait plus douter de la présence de son ami. Félix était bien là, devant lui. Lelfic se leva de son fauteuil en sursaut et et ouvrit la bouche pour parler mais il ne sut quoi dire et resta là, bouche ouverte comme un ahuri.

Puis il se repris, ferma la bouche et put enfin prononcer des mots.

" Félix ! Mais tu n'es ... tu n'es pas ... enfin tu es ... vivant ? "

Il osait à peine prononcer ces mots, comme si le fait de l'énnoncer pouvait annuler de qui se passait. Et puis, il ne savait pas s'il pouvait vraiment y croire. S'il était bien mort, mieux valait ne pas y croire pour éviter d'être déçu et d'apprendre sa mort une seconde fois. En même temps, Lelfic se rappela que son ami avait le pouvoir d'agir sur l'astral, il était donc possible que ceci ne soit qu'une manifestation de son pouvoir, une projection astrale.

Il attrapa machinalement le mouchoir que lui tendait Félix mais se voyait trop surpris pour simplement penser à s'en servir.

Alors que fallait-il penser de tout ça ? Espoir de retour ou dernier adieu ?
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Lun 15 Sep - 15:53

Félix regarda un bref instant le manège entre Albaran et Malia. La professeure l,avait-il remarqué ? L'aveugle pouvait-il sentir sa présence ? Être fantôme, c'est marrant, mais seulement quand on sait sur qui jouer les "pranks" ! D'ailleurs, Félix s'ennuyait de voir Lelfic autant avec un moral par terre. fallait prendre son pied et rigoler dans la vie. Mais, LOL, quoi ! ( dixit : Vita, m'héhéhé ) Nah, sérieusement, il avait voulu jouer un peu avec Lelfic, en se cachant et en faisant le bruit habituel des fantômes, des grands "Ouuuuuhhh !" terrifiants de l'autre côté du mur, pour ensuite laisser le jeune archer seul. Il est pas méchant, Félix, vous le connaissez, non ? Il veut juste jouer un peu !

Le gamin reportant son attention sur Lelfic, il haussa les épaules en lui répondant :


- Une chose est sûre, j'suis mort, mec. J'ai tenté de retourner dans mon corps, mais c'est comme s'il me laissait pas passer.

Félix plaça ses coudes sur ses genoux puis cala sa tête entre ses poignets, comme s'il réfléchissait. Assis dans cette position, il prit un air grave, semblant songeur. Il regarda du coin de l'oeil vers Lelfic puis, ne pouvant s'en empêcher, il s'éleva lentement, dans la même position. Tout sourire, il plongea en sens inverse et alla toucher rapidement au plafond avant de revenir s'asseoir avec son ami. Bon, c'est pas tout ça, mais on va en dire plus au pauvre Lelfic qui semble rien comprendre.

- D'ailleurs, ça me surprend, tu es le seul qui a pu me voir...

Notez qu'il ignore ici pouvoir être vu par Malia, un peu plus loin. La restriction de son état Astral est simple : il faut que la personne connaisse un peu de Félix pour le voir apparaître. La seule mention de son nom entre deux personnes ne suffit pas à le faire apparaître, il faut vouloir en apprendre plus sur lui, dans son coeur, pour voir l'état du fantôme. Mais, ce qui est bien, c'est qu'il ignore la restriction. Sacré Félix, quand même, hein ! Mais, pour ne pas laisser son ami dans les vapes, il tenta une explication plausible...

- Mais je reste, hein, t'en fais pas ! Quand on meurt, notre esprit reste sur le monde pareil ! Sauf que moi, j'ai pu entrer en contact avec des gens... enfin... avec toi, en tout cas !

L'explication de la mort par un gamin de 16 ans, ici, mes amis. C'est pas parce qu'il dispose du Savoir Universel du Cosmos que Mr. Asselin va se révéler plus brillant, faut pas exagérer...
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Lun 15 Sep - 23:05

Malia remarqua le trouble qu'elle venait de jeter sur son collègue en lui faisant ce cadeau peu conventionnel il est vrai de la part d'une femme. Enfin toutes les femmes ne sont pas comme l'enseignante et encore heureux sinon la terre deviendrait un immense jardin fleurit et empuantit de bien trop nombreux végétaux. Elle se contenta de sourire à son compliment, indécise quand à la recherche de quelque chose de plus ou pas, elle fini par se dire qu'après tout il n'avait qu'à venir la chercher s'il la voulait. Aujourd'hui elle n'avait pas vraiment envie de faire la cours aux hommes, une bonne partie de jambes en l'air sans lendemain pourquoi pas, ça vide la tête et se défoule, mais une relation sérieuse avec ces idées morbides qui trainent tout autour de son crâne, ce n'était même pas la peine d'envisager.

Alban serait sa proie un autre jour s'il ne la prenait pas pour proie lui même. Autrement dit, la balle était dans son camps. Pour l'heure, il enleva ses lunettes, elle ne put s'empêcher de regarder du coin de l'œil de quoi il avait l'air. N'oublions pas que Malia était tout de même amatrice d'hommes, et Alban ne la laissait pas indifférente, il fallait le dire. C'est pourquoi lorsqu'il posa sa question, elle ne la comprit pas tout de suite, ou plutôt, elle ne compris pas tout de suite qu'elle était questionnée. Depuis combien de temps elle était là, bonne question tient. Elle réfléchit encore quelques secondes avant de s'apercevoir qu'en vérité cela ne faisait pas si longtemps que cela.


"- Deux ou trois mois si je ne me trompe pas. "

Son anglais était bon, enfin il l'était devenu avec le temps, ici c'était bien simple elle ne parlait pratiquement que cette langue. Pourtant elle en connaissait de nombreuses autres, mais que voulez-vous. Trouver quelqu'un qui parle le chinois ou le japonais dans cet institution était quasiment peine perdue. Et puis, elle avait des élèves et une sacrée facilité à apprendre des langues, autant en profiter...

Alors qu'elle réfléchissait à comment poursuivre la conversation, elle se tourna, s'appuyant contre le mur afin d'observer Lelfic, toujours en pleine désolation visiblement en train de discuter avec Félix. Sa transformation en fantôme, même si elle s'avérait n'être rien de plus qu'une hallucination collective par la suite, était quelque chose d'agréable pour l'enseignante, et surtout pour son moral. L'archer n'était pas seul, il avait ainsi pu garder son ami, et c'était le détail le plus important pour la jeune femme.
Mais, revenons en au sujet intéressant : son séduisant interlocuteur. Elle n'allait vraiment pas bien pour ne pas le dévorer des yeux comme la première fois qu'elle l'avait croisé dans le hall, une entre-vue bien trop courte à son goût d'ailleurs. Aujourd'hui elle devait se rattraper, mais comment, ça c'était un autre problème. A défaut d'avoir une bonne idée, elle posa une question banale, et parfois embarrassante, une question sur le passé de Alban. C'était peut êre nul, mais c'était tout ce qu'elle avait pu trouver...


"- Que faisiez-vous avant d'atterrir ici ? "

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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mar 16 Sep - 9:27

C'était étrange, bizarre, irréel. Dans une de ses mains, il avait sa vie. Dans l'autre, il avait l'espoir. A combien de personnes était il donné de ainsi réunir les deux dans un si petit corps ? Albaran soupesa ses lunettes. Lourde. La vie est dure non ? Il fit pareil avec la fleur. Légère, fluette, il avait l'impression de ne pas même la saisir. L'espoir s'envolait à chaque fois qu'il s'approchait de lui. C'était toujours ainsi, pour l'aveugle comme pour pas mal de personne. Pourquoi une fleur ? Pourquoi cette... Rah tais toi Alban. Ras le cul de tes réflexions à deux balles sur la nature humaine et ses flux étranges. Intéresse toi plutôt à la donzelle qui se trouve à côté de toi, ça te changera les idées. Allez, j'te parie une paire d'oreilles de panda qu'elle est vachement bien roulé ... Roh voyons, on ne parie pas ces choses là ! Allez, imagine la couleur de ses yeux, de ses cheveux, imagine la manière dont elle te bouffe du regard à ce moment même. C'est fou ça, pourquoi un beau mec ne penserait il qu'à ça ? Albaran avait, certes, quelques idées derrière la tête, mais ça ne poussait pas aussi loin que pouvait le penser Malia... apparemment. Heureusement pour lui qu'il n'en savait rien. Bref. C'est vrai qu'ici, dans cette faculté, il ne se sentait pas spécialement bien. La faute en était aux bâtiments et aux meubles, compliqué de tout retenir en effet. Il avait bien du mal à se souvenir de l'emplacement des escaliers, mais après quatre ou cinq cassage de gueule, il finirait par s'en souvenir. Et puis, il n'avait pas d'amis ici... enfin, que des gosses toi. Bonjour la discussion autour de Barbie ou du dernier jeu vidéo à la mode. C'était plus son truc. Lui, il lui fallait une présence adulte à ses côtés. Par peur, peut être. Peur de quoi, ça, par contre... Soyons bref : Malia tombait bien. Il n'aimait pas spécialement se confier, au contraire même, mais... mais cette femme lui proposait presque ouvertement d'aller finir la journée dans ses bras. Allez, il n'était pas aussi désespéré que ça, tout de même. Et puis... coucher avec elle en prétextant un mal de vivre était la chose la plus abominable qu'il eut jamais entendu.

Deux ou trois mois ? Seulement ? Ca ne faisait pas grand-chose à l'échelle du monde, en effet. Albaran lui sourit gentiment. Il n'osait pas poser la question. Mais de quelle nationalité êtes vous. Tel était la question. Ce petit bout de femme avait un accent qu'il connaissait, mais dont il doutait de l'origine. Elle lui faisait penser à Katsura. Pour initier les incultes, cette femme était l'ex compagne d'Alban, et mère de ses trois enfants. Autant dire quelqu'un d'important dans sa vie, qu'il avait côtoyer longtemps. Or Katsura était Japonaise. Mais lorsqu'il l'avait connu, elle habitait alors en Angleterre où elle apprenait la langue à une vitesse folle. Tout en gardant ce petit accent si significatif de... ah malheur. La petite Malia venait d'Asie, de tout près donc. Ou du moins causait elle avec cette accent si imprégné des contrées du pays du soleil levant. Albaran garda cette réflexion pour lui. Il était parfaitement capable de parler Japonais pour avoir vécut une bonne dizaine d'années là-bas. Mais il se le refusait. Par esprit patriotique anglais. Par douleur aussi. Il n'avait pas envie de se souvenir d'elle. Il lui avait fait tellement de mal...
Alban n'entendit pas la question de Malia. Du moins, il n'y répondit pas tout de suite, un visage familier venait de passer comme un voile de brume devant ses yeux bleus. Il se retourna, s'accoudant au rebord de la fenêtre ouverte.

"Je m'occupais d'enfants ayant des handicaps diverses qui les empêchait de se lier avec le monde extérieur. Des aveugles surtout, mais aussi quelques autistes et... euh..."

Il avait déjà l'impression d'en avoir trop dit. C'était étrange. Tout cela était bizarre. Cette école avait fermé, mais il était toujours dans l'ambiance de ces matinées de bonne humeur, de ces après-midi chaudes à passer au bord de mer, de ces enfants qui évoluaient constamment devant leurs yeux pour, enfin, prendre tranquillement leur envol. Même devant le regard d'Alban, même. Il n'avait pas besoin de voir, il sentait cette vie dans leur voix. C'était toujours une victoire. Pour l'équipe entière, pas seulement pour un éducateur. Mais pour tout ceux qui avait accompagné ce gosse jusqu'à sa vie actuelle.
Il n'osa pas lui retourner la question. Ça sentait le prof de langues dans un lycée à plein nez ça. Et puis, pas assez curieux pour. Albaran était un passionné du présent, et non du passé. Il s'intéressait aux gens tels qu'ils étaient sur le moment. Ca avait un goût de revanche. L'aveugle tourna de nouveau son visage souriant vers celui de la jeune femme.

"Vous parlez français, et très bien anglais... je ne suis pas sûr que vous le soyez. Mais de quelle nationalité êtes vous mademoiselle ?"


Histoire de vérifier un doute et de mettre un nom sur une peur.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mer 17 Sep - 0:58

Le mince espoir qui était né dans son coeur éclata aussitôt comme une bulle de savon. Alors Félix était bien mort. Pourtant ... Lelfic ne comprennait pas, il était incrédule et la question de savoir s'il était devenu fou trottait encore dans un coin de son esprit. Félix était mort, mais pourtant il était là. Cela n'avait pas de sens.

" Mais si tu es là, tu ne peux pas être mort. La mort c'est ... la fin. Quand on meure, tout s'arrête. Si tu es encore là, capable de penser, de voir et de parler, c'est que tu es toujours en vie, n'est-ce pas ? "

Le pauvre jeune homme était perdu. Il n'arrivait pas à démêler le noeud de pensées et de sentiments qui s'emberlificotaient dans sa tête. Et cela se voyait sur son visage à son expression incrédule de totale incompréhension. Oui car comme tout le monde le sais, Lelfic a beaucoup de mal à dissimuler ses émotions, même lorsqu'il essaie, ce qui n'arrive pas souvent. Ayant vécu loin des humains pendant des années, l'idée de masquer ce qu'il ressent ne lui viendrait même pas à l'esprit. C'est à peine s'il se rend compte qu'on peut lire sur sa physionomie à livre ouvert.

Bref, il ne comprend rien à ce qui se passe. Et d'ailleur, il préfèrerait peut-être ne pas comprendre. Félix était toujours là et c'est ce qui comptait. La question de savoir s'il était toujours en vie n'en avait presque plus d'importance car aux yeux du jeune homme, tant qu'il était conscient de soit et capable de raisonner, il était en vie. Une belle explication, certes naïve, mais Lelfic est un graçon naïf et ce point de vue le rassure. C'est le seul qu'il peut admettre dans la situation présente.

Un petit sourire adoucit un peu la grisaille de son expression.

" Je suis content que tu sois toujours là. "

Et c'était vrai. Outre le fait que Lelfic se sentait un peu moins coupable de ce qui était arrivé à Félix (mais seulement un peu), il était rassuré que son ami n'en souffre visiblement pas trop. Puis, son petit sourire disparut aussitôt, remplcé par un profond malsaise que Lelfic sentit jusque dans ses entrailles qui se tortillaient dans corps.

" Félix. Je suis désolé ... de ne pas t'avoir aidé. Pardon. Pardon. "

Le jeune archer n'osait pas regarder son ami, il fixait le sol devant lui, ses doigts gourds serrés sur son pantalon, et s'efforçant surtout de ne pas laisser le moindre sanglot faire trembler sa voix.
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mer 17 Sep - 16:21

Mais, mais, mais ? Il est terriblement mal à l'aise, le petit Lelfic !! Tout ça pour une petite erreur toute minie de rien du tout ? Allons, faut pas te mettre dans ces états, Lelfic, Félix est seulement mort, c'est pas comme si... c'était contagieux ! ( Réplique de me*de, sorry, mais finalement, la mort, c'est difficile d'y trouver un avantage ) Bon, admettons, d'accord, il a laissé Félix crever, le spectre ne peut pas dire le contraire... par contre, aucune des personnes présentes ne pouvait faire quoi que ce soit contre le mec aux ailes ( dont Félix avait apprit le nom dans la mort : Valentin Kya ) faut avouer qu'avec un pouvoir sur l'air, c'est difficile d'y résister, hein. Mais bon, priorité en ce moment, ça serait de rassurer son compagnon parce que Félix peut maintenant sentir les émotions et entendre les pensées l'entourant, et tout le malaise que Lelfic dégage perturbe un peu le très enthousiaste Félix. Quoique les pensées des deux adultes, non loin de là, frappaient aussi le jeune spectre et il faut avouer que Félix se sentait vraiment troublé par des songes aussi.... pervers ? Il se sentait comme quelqu'un en train d'espionner l'intimité d'un couple dans une chambre. Non pas qu'il le voulait, notez bien, le gamin entend les pensées comme vous entendriez ma voix. Et les paroles de Félix sont captés par l'esprit des autres également, d'où le pourquoi les gens ne sentant pas la présence du fantôme ne peuvent pas l'entendre. Mais de tout ça, notre jeune fantôme ne sait encore rien. Il lui faudrait maîtriser sa nouvelle condition, comme on maîtrise son pouvoir mutant.

Se levant debout, il fit un pas, de dos à Lelfic, et regarda dans la direction d'Albaran et de Malia, marmonant spirituellement :


- Y pourraient se trouver une chambre au lieu d'm'empoisonner l'esprit de leurs pensées douteuses...

Souriant, il se retourna vers son camarade, qui avait le moral au tapis. Allez Lelfic, faudrait arrêter de t'en faire pour ce que tu ne peux rien y faire ! Apprend que la vie est cruelle et qu'il faut contrôler le pouvoir au lieu de laisser celui-ci te contrôler. Car un homme sans pouvoir ne peut rien faire contre un autre le possédant. Valentin avait du pouvoir, mais toi et Félix n'en avaient pas. Et, même malgré ces évènements tristes et ravageurs pour le corps et l'esprit, un soleil se lèvera encore demain, il te faudra l'apprécier comme celui d'hier, si ce n'est plus encore. Surpris de songer à tout ça, Félix se dit que le Savoir Universel Cosmique, ça ne faisait de mal à personne. Donc, il chercha à partager sa connaissance nouvellement acquise à son ami, en état de dépression sur le fauteuil :

- Allez, Lelfic, reprend-toi, c'est pas la mort... heu...

Bon, un mauvais coup, on se reprend :

- ... j'veux dire... c'pas comme si c'était grave...

Et, supposons que cette réplique-là également est nulle, on tente encore, Félix ?

- ... heu... haaAA TABAR**K ! C'que je veux dire, Lel, c'est que j't'en veut pas ! Tu pouvais rien y faire, et moi non plus, alors...

Bon, déjà mieux. Mais, dans tout ça, notre charmant gamin fantômatique, il fait quoi ? Il flotte légèrement, encore debout, mais devant Lelfic, avec un sourire habituel ( très habituel, en fait ) sur ses lèvres.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Du passé au présent.   Mer 17 Sep - 18:58

Malia apprécia la réponse, bien que tardive. Visiblement Alban réfléchissait à quelque chose, mais quoi, cela restait un mystère pour la jeune femme. Il avait eu comme une absence quelques instant, elle était certaine qu'il c'était souvenu de quelque chose, elle aurait donné cher pour savoir quoi, mais elle se promit de ne pas l'interroger la dessus. Vu la tête qu'il avait fait et l'attitude qu'il avait prit ensuite, elle était certaine que c'était quelque chose de douloureux. Elle observa Lelfic discuter avec le soit disant fantôme de Félix, elle était persuadée que c'était cela, et qu'elle ne rêvait pas, mais vu qu'elle ne voyait rien elle n'était pas certaine du bien fondé de ce qu'elle croyait...
Le voyant de plus en plus malheureux, elle chercha une idée pour lui changer les idées. Un truc amusant qui l'occuperait suffisamment pour ne plus penser à l'attaque de la GC. Que ferait-elle dans ces conditions là, un truc assez fou pour le retourner les tripes. Elle venait d'avoir une idée, et son visage s'illumina. Elle regarda quelques secondes seulement son collègue ancien éducateur dans une sorte de refuge pour les handicapés. Un autre petit paradis pour les laissés pour compte pensa-t-elle. Pourquoi avoir quitté un endroit comme celui là pour venir ici, une pâle copie du lieu où il se trouvait chez lui, c'était un mystère mais elle ne réfléchissait déjà plus à cela.

Elle essayait de jauger le courage de son interlocuteur, et son cran aussi. Jusqu'au moment où il lui fit un sourire éclatant et qu'il lui posa une question à laquelle elle avait beaucoup de mal à répondre. Sa nationalité ne voulait pas dire grand chose en vérité, mais bon. Elle n'avait tout simplement pas envie de répondre tout de suite à cette question. Elle voulait le tester un peu avant. S'adressant à l'ensemble des gens de cette pièce, elle se décolla du mur et d'une voix assez enjouée, elle proposa une activité peu banale. Seul problème, elle ne savait pas dire cela en français. Elle prit son portable chercha le nom de son ami espagnol et se tourna vers son interlocuteur, toujours souriant.


"- Excusez moi deux minutes. "

Puis elle appuya sur la touche d'appel et attendit non sans impatience d'entendre la voix de son ami. Pourvu qu'il puisse répondre au plus vite, et qu'il ne soit pas déjà dans les archives de se satané musée. Après un "biiiiip..." et un second, puis un troisième, sa voix se fit entendre. Une boutade digne de lui. Soit disant qu'elle ne pouvait plus se passer de lui, mais mon dieu il n'était même pas intéressant voyez-vous cet homme était un dieu mais il dieu gai. Autant dire qu'il était très bien en ami mais en amant il ne valait pas un clou du point de vue de la jeune femme.

"- Stan, sauve moi il faut que tu expliques à un français que je lui propose une balade en moto, que tu lui dises quoi porter pour l'occasion et aussi que le lieu de rendez-vous est près de la cabane du jardinier autour du lac. A dernière chose, c'est un enfant ne force pas ton talent, surtout qu'il pleure en ce moment même la mort d'un ami. Merci, tu es un vrai ange mon chou. "

Tout ceci en espagnol bien entendu, qui pouvait comprendre ça serait bien fort car Malia parlait avec un débit de mitraillette folle dans cette langue. A force de faire la course avec Stan elle était devenu très forte à ce petit jeu. Elle tendit le combiné à Lelfic avec un grand sourire, en lui disant simplement.

"- Téléphone pour toi. Tu rendras à moi après. "


Puis elle retourna près de son séduisant collègue afin de lui faire la même proposition e l'échange d'un petit quelque chose : la réponse à sa question. Qui refuserait de la prendre dans ses bras avec son consentement en plus en échange d'une réponse à la première question qu'on lui avait poser. Personne je crois, mais peut être qu'un aveugle ne voyait pas Malia tel que la plus part des hommes la voyait : une proie faible et fragile. Elle approcha d'un pas décidé vers lui et en le regardant droit dans les yeux comme elle l'aurait fait pour n'importe qui, elle partit pour une petite proposition alléchante au possible selon ses critères très personnels.

"- Alban, cette question m'obligeant à vous raconter beaucoup de chose, je ne vous répondrai que si vous nous accompagnez moi et ce jeune homme faire un tour en moto dans la jungle qu'il y a tout prêt. Avec un bon blouson et un jeans bien épais vous ne risquerez rien. Je vous accompagne jusqu'à votre chambre j'ai des choses à récupérer dans la mienne. Alors, m'acceptez-vous comme chauffeur quelques minutes ? "

Elle continua de maintenir son regard droit dans le sien, tout en tendant la main près de la sienne jusqu'à venir en contact avec la sienne. Elle la positionna ouverte, paume vers le haut, il ne restait plus qu'à l'homme de la prendre s'il était d'accord pour courir le risque. Le professeur l'espérait de tout son corps en tout cas. Sinon, se changer pour faire ce tour en moto serait bien moins amusant que cela aurait pu l'être. C'est vrai, comment s'habiller pour plaire à un aveugle que de toute façon n'en profiterait pas pleinement vu qu'il ne pouvait pas le voir, alors que se vêtir pour un élève c'était banale et peu importe ce qu'elle aurait sur le dos tout conviendrait à un jeune homme à qui on a promis un tour en moto tous terrains...

[Alban, je te laisse commencer le nouveau sujet près du lac ou dans la jungle si tu y participes. Razz]

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