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 Au delà des maux

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Abigail Armstrong
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MessageSujet: Au delà des maux   Mer 20 Aoû - 19:02

[Suite de "Une demande particulière" ]

Avant de suivre les consignes imposées par Vitalie, Abigail s'était mise sur ses rotules, et détacha son écharpe, pour la placer dans le sens inverse, dans son dos. Une grimace de douleur plus tard et elle se força à faire fi de la douleur dans son épaule pour mettre son bras blessé derrière elle.
"Fakku!!" ["F***!!"]
Gémit la jeune japonaise entre des gémissements de douleurs qui lui firent monter les larmes aux yeux. Pourtant, ce geste était nécessaire, car si elle gardait son bras blessé devant elle, elle risquait de se faire mal si elle venait à tomber.

Ainsi, le bras à l'abri derrière son dos, Kitsune était prête à suivre la jeune cheffe du M.I.L. jusqu'à la salle d'entraînement. Sur les genoux, comme elle le lui avait ordonné. Au début, cela allait, mais très rapidement, à cause de l'absence de surface parfaitement plane dans la base, Aby sentit ses rotules lui faire un peu mal. Toutefois, elle n'avait pas à se plaindre, car au moins, la terre, son pantalon et ses poils avaient un petit effet d'amortissement. Il suffit alors à la jeune renarde d'imaginer faire le même exercice sur du carrelage ou du béton, en short et avec la peau nue, pour lui convaincre qu'elle ne s'en tirait pas si mal que ça.

Toutefois, un obstacle de taille finit par se présenter à elle: l'escalier menant au niveau supérieur, où se trouvait la salle d'entraînement. Et il fallait monter sans se servir des mains? Cela allait être difficile, à moins d'appuyer l'épaule valide sur le mur... Jusqu'à ce qu'une idée traverse l'esprit de la jeune mutante aux attributs animaux. Abigail regarda sa queue touffue, qui se mouvait grâce aux muscles dont elle disposait.
"Anata wa yakudatsu desu... Kekkyoku!" ["Tu vas être utile... Enfin!"]
Se dit alors Kitsune pour elle-même, en souriant malgré sa fatigue et ses multiples douleurs. Son idée était claire, et elle se décida à la mettre en pratique sur le champ.
Avant de lever le genou droit pour le placer sur la première marche, Aby plaça sa queue sur sa droite, puisque son rôle serait de permettre à garder un équilibre pendant qu'elle allait se hisser sur la marche. Toutefois, la canidée devait garder en tête qu'il lui fallait mettre le plus de son poids sur son autre genou, car sa queue ne pouvait pas la soutenir aussi bien que ses jambes.
Ainsi, dès son premier essai, Aby parvint à ne pas tomber. Mais il lui fallait maintenant monter l'autre genou! Donc, le plus logique était de placer sa queue à sa gauche cette fois-ci, sur la marche, afin qu'au moment où elle décollerait son genou du sol, elle ne tombe pas. Après une inspiration, la renarde s'exécuta, parvenant à garder son équilibre latéral... Car dès l'instant où elle eut les deux genoux sur la même marche, elle se sentit partir en arrière.
"Uuuuun, watashi no kataaa!!!" ["Nooooon, mon épauleee!!!"]
En effet, si elle tombait sur le dos, il ne faisait aucun doute que c'était son épaule qui allait souffrir!
Dans un geste désespéré, presque réflexe, Aby plaça sa queue en arrière pour tenter de s'éviter une chute. Et elle se retrouva dans une curieuse posture: le corps à moitié dans le vide, ne tenant en équilibre uniquement grâce à son appendice!
"Fiouuu..."
Malgré ce soupir de soulagement, la nippone n'avait guère le temps de se féliciter, car il semblait évident que sa queue ne la tiendrait pas de la sorte, indéfiniment. Aussi, dans un sursaut de force "caudale", et en lançant ses épaules en avant, la jeune fille parvint à se remettre d'aplomb de justesse.
Aby regarda alors le haut de l'escalier, soupira encore, et se remit place, non sans songer qu'elle n'était pas au bout de sa peine avec ce dernier!

Il lui fallu en effet près de cinq minutes pour gravir les marches de l'escalier, dire que cela aura été l'affaire de cinq secondes si elle avait été debout! Mais bon, il lui fallait maintenant accélérer le mouvement car Vitalie ne l'avait pas attendue. Clopinant comme elle le pouvait sur ses genoux endoloris, Kitsune se dépêcha de gagner la salle d'entraînement, à allure réduite pour quiconque serait passé par là en marchant normalement. Peu importe, de toute façon elle finit par arriver à bon port, puis se retrouva devant la cheffe du M.I.L., s'arrêtant sur ses genoux, devant elle.
Vitalie... Abigail se promit qu'une fois que son entraînement serait fini, elle trouverait un moyen d'avoir une petite vengeance à son égard. Mais sachez qu'à l'instant présent, elle mourrait d'envie d'enrouler sa queue autour des jambes de la jeune femme, et de tirer ensuite, juste pour rire!
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Vitalie Darshaw
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Sam 6 Sep - 18:21

Si Vitalie avait pût lire dans les pensées d'Abigail, pour sûr qu'elle lui aurait dit dans le blanc des yeux : « va te faire voir ! ».
Non mais c'est vrai, quoi ! On demande votre aide -d'une façon certes un peu spéciale, mais tout de même, on vous sollicite !-, vous acceptez, et après on se permet de vous détester ? 'Faut pas abuser, quand même !
Ainsi donc, Aby préparait déjà son plat qui se mange froid ? Réaction sans doute « normale », au vu de l’effort, mais complètement dépourvue de sens ! Miss Darshaw ne faisait pas ça pour le plaisir : ça lui apportait quoi, là, maintenant, de jouer au bourreau, de détruire les genoux de la renarde ? Rien de bon en tout cas. C’était comme les contrats qu’on signe pour se rendre compte par la suite que le boulot est vraiment pénible. Elle demandait rien de mieux que de jouer à autre chose, tiens ! Du genre aller dire bonjour à Spyki ou s'entraîner elle-même et non quelqu'un d'autre. Ah, ça ! Être reconnaissant un minimum, ça ne serait pas du luxe...
Bon, bien sûr, si on fait un petit saut dans le futur, ça lui apportera quelques petits privilèges sympathiques à notre blondinette chérie ! Au moins deux bons points :
-Premier : Le MIL aura dans ses rangs une Abigail Armstrong déterminée, bien motivée, avec la poigne ferme et les coups de pieds bien placés. Ca, c'est trop bien parce qu’en combat ça cartonne et dans la team ça s’active.
-Second : Au moins, y'aura un lien entre les deux nanas.
Parce que, en toute franchise, il fallait bien avouer que ces deux-là étaient comme deux inconnues sous le même toit (en l’occurrence, sous le même sol). Que savait Vitalie de notre chère Aby, et vice et versa ? Rien du tout, si ce n'est qu'une était hiérarchiquement la chef, et l'autre, soldat. Niveau relation, on fait toujours mieux.
Que ce soit bon ou mauvais, d’ailleurs : peut-être se détesteront-elles, ou au contraire, tomberont amoureuses (hum)… Hein ? Qui sait quelles seront les conséquences de cet entraînement ?

Enfin, trêve de parlote : Vitalie n’avait fichtrement aucune idée de ce qui pouvait bien passer dans la tête de miss Armstrong, et à vrai dire, pour l’instant, elle s’en moquait pas mal. Qui vivra verra, et Vitalie saurait sans doute plus tôt que prévu… Affaire à suivre.

Dans la salle d’entraînement, la jolie demoiselle jeta de rapides coups d’œil aux divers instruments. Elle eût un faible sourire naïf –du genre de celle qui ne sait pas ce que l’autre est en train de penser- lorsqu’elle aperçut celui qui l’intéressait.
La renarde la rejoignit enfin, l’air épuisé mais tout de même d’attaque. La chef-chef la regarda un instant, se forgeant à nouveau une expression relativement neutre et leva le bras en l’air. Son index pointé vers une barre accrochée parallèlement au plafond, elle donna quelques explications :
-Jeu du cochon pendu. Tu vas devoir te débrouiller pour grimper-là, puis rester accrochée. Quand je l’aurais décidé, je te donnerais de nouvelles directives. Tu peux te lever et commencer.
Ah, la patience ! Armstrong en aura bien besoin, tout autant que de l’énergie. Vitalie s’apprêtait à la faire poiroter jusqu’à ce qu’elle ait vraiment mal aux genoux, puis commencer à la battre, en espérant qu’Aby aurait assez de forces pour esquiver les coups, tout en restant dans la même position.

Cochon pendu deviendra alors renard pendu. En espérant que ça ne finisse pas en Piñata !

Les gosses ont parfois de ces jeux…

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Abigail Armstrong
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Sam 6 Sep - 19:45

C'était très étrange... Pas ce que demandait Vitalie, mais cette furieuse démangeaison qui s'activait, juste à côté de l'appendice caudal d'Abigail. Elle ignorait si cela venait du fait qu'elle venait de tirer un peu trop partie de sa queue pour monter les escaliers, ou bien si elle s'était faite piquer par un moustique à cet endroit là, durant la nuit.Toujours est-il que la nippone avait une forte envie de se gratter là où cela lui piquait... Mais elle s'abstint de ce geste, surtout du fait qu'elle était devant sa cheffe et que se gratter le postérieur devant elle, non, ce n'était pas très possible...

Kitsune suivit alors le doigt de la jeune femme, et tomba sur une barre pendue au plafond.
"Zenbu desu ka" [ "C'est tout?" ]
L'exercice paraissait simple, bien trop simple, et cela cachait sûrement quelque chose. Vitalie avait-elle trouvé une idée pour la renarde, une fois qu'elle serait pendue à cette barre? C'était possible, à moins d'avoir mésestimé dans ses capacités au point de croire l'asiatique incapable de grimper là dessus. Mais cela, c'était dans ses cordes, et même avec un bras de moins.
Après s'être remise sur ses pattes et avoir un peu sautillé sur place pour désengourdir ses membres endoloris, Aby regarda à nouveau la barre. Elle était haut placée, et la jeune mutante doutait de pouvoir l'atteindre en sautant simplement au dessous, pour cela il lui aurait fallu au moins dix bons centimètres de plus. Quand on n'a pas la taille adéquate, en principe, il faut avoir de l'imagination...

Aby se tourna alors vers un petit banc, qui pourrait être le parfait marche-pied pour espérer s'agripper à la barre de traction. La canidée se dirigea droit vers cet objet, qu'elle tira pour le mettre bien aligné à la barre. Puis elle monta dessus, et après quelques pas de course, elle pût sauter en l'air et de sa main droite, attraper la barre et s'y pendre. Toutefois, elle ne pouvait guère s'attarder dans cette position, et il lui fallait vite se fixer pour ne pas lâcher prise par fatigue, à plus fort e raison que son bras valide était déjà bien entamé après les vingt pompes faites un peu plus tôt. Kitsune se balança un peu, les jambes dans le vide, puis au moment opportun, tira un grand coup et de toutes ses forces avec son bras, tout en hissant ses jambes et son bassin vers le haut, le tout en pivotant à droite toute! De cette manière, elle parvint à passer l'une de ses jambes au dessus de la barre, ce qui était suffisant pour lui permettre de lâcher celle-ci avec sa main. Pendue à une patte certes, mais la seconde rejoignit l'autre, Abigail s'aida en enroulant sa queue à la barre pour faciliter la manoeuvre.

La jeune mutante au faciès de renarde se retrouva donc pendue à la barre, celle-ci coincée sous ses poplités, comme lorsqu'elle avait basculée de la branche avant sa chute qui lui avait coûté sa fracture à l'épaule gauche. La tête en bas... Elle n'était pas sûre que c'était ce résultat que souhaitait obtenir Vitalie, mais elle était tout de même pendue comme elle le lui avait demandé. Et tandis que sa queue la démangeait de plus en plus, Abigail attendit les prochaines consignes de sa supérieure.
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Vitalie Darshaw
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Jeu 16 Oct - 13:01

Et justement, il n'y en eu plût, de directives. Vitalie s'assit sur le banc qu'Abigail avait ramené et commença à ignorer la renarde. Les bâtons tournoyaient entre ses doigts, elle s'amusait tandis que sa « disciple » souffrait.
Souffrance ?
Oui. N'allez pas croire que de rester pendue pendant plus de vingt minutes ne fasse pas mal. Aby avait déjà les genoux endoloris en arrivant dans la salle d'entraînement et maintenant, ils devaient commencer à la brûler. On a beau être fine, agile, renarde même, passé la demi-heure, on commence à sentir quelques effets. Et à avoir la tête qui chauffe. En effet, le sang prenant d'autres directions, on a tôt fait de devenir rouge comme une tomate.
Vitalie se demandait quel effet cela aurait sur son pelage déjà orangé. Intriguée, elle releva sa jolie frimousse et croisa le regard de la renarde. Peu importait ce ressentiment dans ses prunelles, Vita en conclut juste que la mutante n’était pas encore tout à fait fatiguée.
Elle s’allongea donc sur le banc et attendit dix minutes de plus.
Passé ce temps, elle jeta de nouveau un coup d’œil. La miss Armstrong était bien résistante. Elle commençait à fatiguer, ça se voyait –et à être essoufflée, ça s’entendait- mais se tenait toujours suspendue à la barre.
Bien, bien, très bien. Darshaw, après l’attente -vraie torture des jambes et de l’esprit dans le cas présent- allait pouvoir passer à l’action. Elle marcha une ou deux minutes supplémentaires dans la salle, puis revint vers le banc, tranquillement, et se saisit d’un des deux bâtons. Il tourna entre ses doigts –merci les heures d’entraînement au pen-spinning !
Avec la concentration d’un joueur de golf qui s’apprête à envoyer sa balle au loin, Vitalie fit un mouvement d’essai. Son bâton plongea jusqu’aux côtes d’Abigail, doucement, précis, et lui effleura le pelage. Vitalie soupira, se retourna un instant, et puis, sans prévenir, effectua de nouveau son geste mais avec une violence inespérée.
Ce coup, qui dût surprendre la renarde, la fit tomber à terre. Darshaw s’approcha de la malheureuse et la regarda, non pas avec mépris –ça n’avait pas lieu d’être- mais avec dureté. Elle lui administra de nouveau un coup, à la jambe cette fois-ci et lui ordonna de se relever.
-Tu aurais dût te douter que j’allais frapper, je t’avais prévenue ! Ne te laisse pas surprendre de la sorte ! Dépêche-toi de remonter sur la barre !
Par « prévenue » elle sous-entendait que son geste d’essai était un avertissement. Et comme la renarde peinait à se relever, Vitalie cria encore :
-MAINTENANT !

De nouveau perchée, Abigail allait recevoir sa punition. Ou plus exactement, l’entraînement.
Vitalie ne lui fit pas de cadeaux. Elle frappa, n’arrêta pas de frapper. Parfois la mutante esquivait en relevant la tête, ou faisait en sorte de recevoir le coup sur ses bras, mais souvent, elle tombait par terre puis se relevait pour regagner sa place. Vita ne faisait que peu attention à sa façon de se protéger, ce qui comptait, pour elle, c’était qu’elle persiste à se démener malgré les coups.

Vlam. Vlam. Darshaw n’y allait plus de main morte. Au bout d’une quinzaine de minutes, elle s’arrêta, laissant à sa jeune « élève » le temps de souffler un peu (et à elle aussi, avouons-le).
-Et quoi ? C’est tout ce dont tu es capable ?
Elle saisit l’autre bâton qui attendait sur le banc et le donna à Abigail.
-Tu ne dois pas me blesser, c’est la règle. Si tu l’enfreins je frappe plus fort. Arrête mes coups, uniquement. Fais en sorte de te protéger.

Pour sûr que la miss Armstrong devait mourir d’envie de lui faire subir la même chose à cette blondasse de chef. Mais si rébellion il y avait, ça allait mal tourner, Vita le lui avait fait comprendre.

Le bâton plongea de nouveau en direction des côtes…

[Hors-RP : Trois choses. La première : désolée du retard ! La seconde : j’te laisse décrire les deux premières parties (attente + coups) plus en détail. La troisième, à Spyke : si tu veux venir faire ton tour dans le topic, je pense que tu peux maintenant, mais faut demander également l’accord à Aby ^__^ ]

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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Ven 17 Oct - 13:56

Contrairement à l'idée reçue de Vitalie, Abigail était dotée d'une incroyable capacité d'endurance physique. Peut-être parce qu'elle avait été à la bonne école, comme on dit, avec son précédent maître, et qu'elle avait été habituée à endurer depuis sa pré-adolescence. Par conséquent, rester suspendue la tête en bas ne posa guère de problèmes d'endurance à la renarde, qui se contenta de replier ses maigres bras contre sa poitrine, puis d'adopter une respiration calme et régulière, ce qui permet de favoriser l'oxygénation du sang, et donc de prolonger un effort constant. Bien sûr que ses jambes la tiraient, lui faisaient mal, mais, et alors? La méthode Coué marchait toujours aussi bien avec ce genre de contrariété: se répéter mentalement et indéfiniment "je peux le faire, je peux le faire", ou quelque chose du même acabit. Dans le cas présent, Kitsune employait un "Aku dewa arimasen" ["Je n'ai pas mal"] qui faisait son petit effet. Avec cela, elle pouvait bien rester pendue comme ça plus de trois quarts d'heure, à son avis, avant de commencer à bouger.
Ce temps de suspension lui permit au moins de récupérer un peu. Même si ses crampes aux genoux lui donnait l'impression d'avoir des jambes de pierre, au moins sa douleur aux côtes s'était estompées. Et puis, cela lui permit aussi de faire un peu le vide dans sa tête et de chasser toute trace de ressentiment à l'égard de sa tutrice. Ce n'était pas plus mal, et peut-être qu'à ce rythme là, dans une bonne demi-heure, elle n'aurait plus rien à pouvoir lui reprocher, pas même, croyez-le ou non, d'être la convoitise de Spyke. Et en parlant de celui-ci, Aby commençait à croire que ni lui ni Jack n'auraient été réellement capable de pousser l'exercice aussi loin que le faisait Vitalie. Un point de plus pour la chef du M.I.L., en somme.

Quand elle sentit un peu de mouvement, Kitsune ouvrit ses yeux jaunes, et vit que son coach personnel avait décidé de modifier le programme, jusqu'ici supportable. Un premier coup de bâton, pour de faux, et un second, celui-là bien réel, et ô combien douloureux! Surtout que, elle ne s'en rappelait peut-être pas, mais Vitalie venait de taper précisément dans les mêmes côtes que tout à l'heure, ce qui réveilla la douleur qui s'était calmée. Autant dire que si ses intentions était de faire mal à Abigail, elle avait compris où frapper. Surprise par le réveil de sa douleur, la canidée se déconcentra un instant suffisamment long pour lui laisser le temps de perdre prise et de tomber mollement par terre, sur le flanc. Le coup suivant en revanche, à la jambe, la renarde ne le sentit presque pas, ses jambes étant bien trop "durcies" par la précédente épreuve que même un camion aurait pu lui rouler dessus sans qu'elle ne glapisse.
Aby voulut remonter rapidement, mais alors qu'elle se relevait, un éclair d'électricité parut lui parcourir le flanc droit, bien entamé depuis tout ce temps à prendre des coups. Cette fois-ci, elle gémit de douleur, mais se força malgré tout à se relever, fière qu'elle était. Elle ne pouvait pas abandonner, de toute façon, pas si vite, et encore moins pour si peu. Il faut dire qu'avec un tel détachement entre corps et esprit, détachement acquis après des années d'entraînements dans des conditions parfois extrêmes; et bien, la notion de douleur devient parfois bien relative. Ce petit bout de renarde, comme disait Logan, avait beau avoir l'air tout faible et fragile, et c'était sans doute vrai, mais la force d'Abigail résidait dans son mental d'acier.

Alors, qu'importe le nombre de coups de bâton qui plurent sur elle, dans tout son corps, et qu'importe le nombre de fois où elle tomba sur le sol et se releva. Même si elle gémissait ou poussait de petits cris parfois, cela ne voulait pas du tout dire qu'elle était au bout du rouleau! Mais cela, Vitalie aurait tôt fait de s'en rendre compte, put-être même se lasserait-elle avant Aby de cet exercice. Aussi calme intérieurement que l'eau qui dort, la petite japonaise laissa faire; en se protégeant tout de même un minimum de tout ce qui lui arrivait vers son visage. Car, déjà qu'elle n'était pas très gâtée par son physique animal, s'il s'agissait de se retrouver avec un visage tout tuméfié, non-merci! Oui, Aby reste malgré tout une fille, nous pouvons le concéder!

Au bout d'un temps qu'Aby n'aurait su estimer, Vitalie sembla se calmer et la cadence de ses coups diminua jusqu'à l'arrêt de la séance "punching-fox". La renarde avait les bras couverts d'hématomes, de même que son abdomen, et pour dire vrai, elle avait mal, quand même. A son avis, elle aurait peut-être même mal rien qu'en s'allongeant sur sa couchette pour récupérer, tout à l'heure. Mais là encore, il y avait toujours pire comme mauvais traitement à subir... Se remémorant une nuit d'hiver, de la neige, des serviettes mouillées et le même bâton, elle en était intimement convaincue. Vraiment, il y avait bien pire, elle en était consciente et c'est ce qui lui permettait également de tenir.
Quand sa supérieure lui tendit le petit bâton, Abigail voulu rire. D'abord parce que ce bâton, le plus court, était celui des deux qui aurait été le plus douloureux, dans les côtes de la nippone. Par chance, Vitalie lui avait préféré le grand, et cela l'arrangeait. Puisque plus le bâton est long, plus il faut déployer d'énergie pour frapper fort, le bâton court aurait été dévastateur! Mais Kitsune s'en empara, et le glissa dans sa ceinture, derrière son dos.
"Pas besoin, continuer cogner."
Expliqua-t'elle avant un détachement tel qu'on aurait pu penser qu'elle accordait toutes ses pensées au prochain repas qu'elle dégusterait plutôt qu'à ce moment de torture, du moins physique. Elle ne regardait même plus sa supérieure, ce qui pouvait être perçu comme un air de défi, mais ce n'était pas réellement le cas. La jeune mutante ferma simplement les yeux, et encercla ses épaules et son visage dans ses bras. Un peu de la même manière qu'en position de foetus, une position de protection, de toute évidence.
"Toi pouvoir frapper encore si toi vouloir."
Miss Armstrong, comme l'appelait les garçons, avait l'air bien sûre d'elle tout à coup, elle dégageait une sorte de sérénité qui se lisait sur son visage, un peu comme si elle n'avait vraiment rien à faire de se faire taper et d'avoir mal. C'était assez étonnant, peut-être déroutant, mais ce choix était pourtant réfléchi et Abigail ne l'avait pas fait à la légère, comme nous la connaissons. Il restait toutefois à savoir si Vitalie suivrait sa proposition ou changerait ses plans concernant son élève improvisée.


[J'avoue que je l'attendait, cette réponse ^.^' Désolée d'avoir modifié certaines choses, mais Aby est plus endurante que ce que tu avais décrit ^.^'' Et pour Spyke, je vois pas d'inconvénient ^.^ ]
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Vitalie Darshaw
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Dim 2 Nov - 0:40

Vitalie comprit alors qu'Abigail n'abandonnerait pas. Elle avait espéré, au début de l'entraînement, qu'il y aurait une fin, une défaite, un abandon... Mais pas le sien.
Pour qui passerait-elle, si elle venait à renoncer ? Aby lui en voudrait certainement de s'arrêter si tôt, la trouverait égoïste de refuser de l'aider. Des coups, voilà ce qu'elle demandait. Et quoi de plus gratuit que de frapper quelqu'un ? L'être humain, même le plus bon, possède des sentiments mauvais. Parfois bien cachés sous toute cette bonté, quasi disparus, parfois plus en surface, comme le commun des mortels. Vitalie ne dérogeait pas à la règle : elle pouvait encore taper, elle pouvait encore battre, car tant que son coeur battrait, elle aurait la violence ancrée dans ses gènes. D'un coup, elle se surprit à penser aux Croisades. Tous ces hommes qui répandaient la violence sur leurs semblables, pour l'amour de Dieu, pour la foi en lui... sois disant.
Qu'était-ce ici ? Crois en moi, Aby ? Crois en toi ? A quelle religion tentait-elle de l'initier ?
Quoiqu'il en soit, Vitalie avait pour devoir de continuer. Et c'est dans un léger soupir qu'elle dit :
-Abigail, une fois de plus, tu n'écoutes pas mes instructions. Et une fois de plus, je vais devoir te punir. Il s'agissait de mon premier commandement.
Elle se retint d'ajouter « pécheresse » à sa tirade, par soucis de crédibilité.
Portant sa main à son cache-oeil, elle le défit habilement et le posa sur le banc. A sa place. La jeune femme eût la bonne idée de passer son temps autrement qu'à donner des coups. Après tout elle avait la chance d'avoir une partenaire et ce serait bête de ne pas en profiter pour un entraînement personnel.
Ensuite, elle se ressaisit de son bâton et inspira profondément. Il était temps de devenir Dieu.
La mutante se concentra quelques secondes et un instant suffit pour qu’elle devienne invisible. Jouant avec la lumière environnante, elle détournait les rayons lumineux de telle sorte que ceux-ci ne l'atteignaient pas. Le seul bémol à cette combinaison parfaite, c'était l'arme. Son pouvoir ne permettait pas de cacher toutes les choses qui l'environnaient, et passé quelques centimètres de son bras, ce qu'elle tenait dans sa main pouvait être vu. Une arme à feu disparaissait tout autant qu'elle, c’était un avantage... Un fusil, bien qu'il s'agissait d'une arme relativement longue, ne lui posait également aucun problème. L'explication en était simple : puisqu'elle le portait près de son visage et que par conséquent il n'allait pas bien loin vis-à-vis de son corps, il ne lui était pas impossible de lui éviter les rayons lumineux. En revanche, le bâton étant porté à la main, le bras tendu, Abigail pouvait en apercevoir un peu moins de la deuxième moitié, mais suffisamment pour connaître la position de Vitalie.
Objectif de l'entraînement : manier ce morceau de bois de telle sorte qu'il devienne le plus invisible possible.

Alors, tout recommença. Vitalie frappa de toutes ses forces le dos de la renarde, souhaitant ardûment lui faire regretter son refus. Elle ne voulait pas se servir de son arme ? Sa « professeur » le lui en avait pourtant donné la consigne. Comme dit précédemment dans ce récit, les rebellions n'étaient pas les bienvenues.
*Tu devras te soumettre*
Comment faire ressortir son côté non pédagogique, sadique... Frapper.
Et Vitalie ne s'en retint plus. Elle réfléchissait à la meilleure façon de faire mal, tout autant qu'aux filtres lumineux qu'elle devait dévier pour donner à Abigail la cécité souhaitée.
Tour sur elle-même pour la force de frappe et jouer des rayons, l'oeil vif, la main facile. Même si la mutante évitait parfois ses coups, elle s'en prenait de plus en plus, miss Darshaw se transformant peu à peu en furie, se concentrant davantage sur son propre travail et ne prenant plus bien en compte, par conséquent, les bienséances de ce monde.
*Elle demande à être battue, que diable !*
Pourquoi se priver, en effet ? Ce n'était pas de la haine qui montait en elle, c'était une rage trop longuement reposée, ressortie pour l'occasion. Combien de fois lui avait-on tenu tête, et combien de fois s'était-elle tue, parce que tuer l’entourage, ce n'était pas la bonne solution, parce que la violence n’avait jamais raison ?
Frappe, frappe, toujours frappe un peu plus. Un peu plus fort. Et entend-la gémir ! Occupe-toi de tes affaires, reste invisible, deviens Dieu. Elle se fait martyre. Elle accepte ton châtiment...

Non, bien sûr tu ne peux accepter. Tu veux qu'elle se rebelle, tu veux qu'elle se protège. Alors, quand elle tombe au sol, tu lui sautes dessus, tu la plaques pour qu'elle ne bouge plus. Elle est à ta merci, elle se défend... vous roulez sur le côté, vous roulez. Et que la tête te tourne. C’est enivrant, ça te dégoûte. Mais tu t'empares de son arme qu'elle a cachée dans son dos jusqu'alors, et tu lui tends, tu lui donnes en main propre.
-Défends-toi Abigail, DEFENDS-TOI nom d'un chien !
Elle refuse, tu frappes. Tu gifles. Combien de temps cela va-t-il durer ? Tu la bats alors avec son propre bâton, appuyant fortement sur la côte qui la fait souffrir. L'emprise de Dieu est d'un sadisme...

Vitalie, tu vas la tuer ? Elle ne doit pas te faire mal, tu le lui as dit. Or, par ces coups, tu vas l’y contraindre… non ?
En désespoir de cause, Darshaw porta le bâton contre le cou de la renarde, menaçant de l'étranger.
-Abigail…

Et quelqu'un entra dans la salle d'entraînement...


[Hors-RP : Pas de soucis ^^ Je savais pas trop à quel point ta perso était tenace donc bon, tant mieux… ^__^
Par contre, chais pas si tu veux encore poster pour décrire la lutte tout ça… ou si Spyke débarque, suite à ma phrase de fin. A voir avec lui ! ^^]

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Dernière édition par Vitalie Darshaw le Mar 11 Nov - 14:50, édité 1 fois
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Michael Logan
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Mar 4 Nov - 7:12

[Entendu avec Aby qui répond sûrement mardi ou mercredi, m'a t'elle dit ^^ ]

Logan était en train de réaliser un nouveau record de vitesse; pas dans la catégorie 'tombage de pack de bière en moins d'1 minute', ou 'record de vitesse pour se dessaper devant Vitalie', vous n'y êtes pas. Il s'agit du record pour passer d'un état 'je suis archi-heureux dans ma life' à un état 'nom de dieu, j'vais tout casser!'. Record pulvérisé. Explications:

Logan se dirigeait, guilleret comme à son habitude, vers le bureau de Vitalie où il comptait lui demander une subvention. Mais en passant au niveau -1, il avait entendu un certain tapage, dans la salle d'entraînement, et il décida d'y faire un crochet. Après tout, il était pas à 2 minutes près pour aller voir la chef.
Et là, vision d'horreur: 2 filles qui se battent, et même pas pour lui, sacrilège!
Non, plus sérieusement; c'était un cauchemar. Vitalie qui bastonnait Aby, d'une façon au moins égale que celle des geôliers de la G.C.. Et des coups de bâtons qui pleuvaient sur la pauvre renarde, innombrables... C'était de la folie pure, cette scène aurait pu sortir d'un film gore tellement c'était immonde, une mise à mort en direct, carrément...

Spyke était resté sur le pas de la porte à regarder ça, complètement scotché, abasourdi et incapable de réagir; pendant quelques secondes, tout du moins. Tout simplement, il n'en revenait pas de voir Vitalie, sa copine officielle, maltraiter de la sorte la renarde, avec une telle violence, surtout. Ça dépassait l'entendement, c'était ignoble! Comment était-il possible de frapper quelqu'un comme ça?! Logan ne se posait même pas la question de savoir comment les deux jeunes femmes en étaient arrivées là, pour lui, la seule et unique priorité, c'était que cette boucherie cesse!

Aussi, quand il fût de nouveau en état de bouger, Michael s'avança vers Vita', qui lui tournait le dos. Tellement affairée à sa besogne, elle ne l'avait même pas encore entendu arriver. Et voila que maintenant elle essayait d'étrangler sa cadette.

*Mais quelle folie, bordel de dieu de nom de merde, quelle folie s'est emparée de Vitalie Darshaw, qu'on me le dise!*

Honnêtement, Michael en flippait, presque, de voir sa femme comme ça; jamais il n'aurait imaginé voir ça dans sa vie, pas même contre un ennemi. C'était surréaliste, inconcevable, d'oser imaginer un seul instant sa copine battre quelqu'un comme ça. C'est pas du tout l'image qu'on se fait de celle avec qui on sort, avouez!

Alors, Logan attrapa Vitalie par les épaules et la tira en arrière de toutes ses forces; tellement bien qu'ils en tombèrent l'un sur l'autre, le cul par terre. La tenant encore par les épaules, il gueula, rouge de colère:

"Mais t'es pas bien!!! Faut être malade pour frapper quelqu'un comme ça!!! T'as pété une durite ou quoi??"

Oui, il était en colère, le bougre! Et pour rester sa petite-amie, Vitalie aurait intérêt à fournir une explication en béton armé et renforcé pour justifier cette bastonnade, déjà injustifiable aux yeux de Logan. S'il savait...
N'allez pas croire qu'il avait réagi ainsi parce que c'était Abigail, la victime; il aurait agit de la même manière si cela avait été aube, en fait. D'habitude, 2 meufs qui se battent, il trouve ça drôle, mais là ça dépassait tout ce qu'il avait pu imaginer de cruauté. A ses yeux, Vita' avait pété un sacré câble, ou bien elle avait un vrai problème, si elle avait agit comme ça. Et ce genre de comportement pouvait tout à fait remettre en question son couple avec la chef du M.I.L., évidemment.
Bien sûr, Logan ne savait pas que Aby avait consenti à tout ça, et sans savoir ça, il se posait vraiment des questions, comme vous le voyez... Autant dire que le malentendu devrait être rapidement dissipé si vous ne voulez pas que l'histoire de la faction rebelle se clôture par une guerre civile...

[J'avoue, j'exagère un peu, sur la fin... XD ]

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Abigail Armstrong
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Jeu 6 Nov - 12:43

Abigail ne comptait plus les coups depuis un moment déjà. Les yeux fermés, la renarde se concentrait sur le même mantra qu'elle se répétait inlassablement. Avec le temps, chaque coup faisait de moins en moins mal, tant l'esprit s'était détaché du corps. Son maître eut été fier d'elle, de la voir faire de la sorte, avec l'impassibilité du moine en pleine méditation. Pourtant, Vitalie, à force d'acharnement, lui avait brisé une côté et fêlé quelques autres, et dès que la nipponne se sortirait de son repli mental, elle ne manquerait pas de sentir toute la douleur des coups qui lui avait été porté.
Abigail finit par tomber une nouvelle fois, se sentit rouler, et c'est à ce moment là qu'elle ouvrit à nouveau les yeux. Le visage de sa supérieure, bien décidée à aller au bout de l'entraînement sauvage, la fit frémir. Néanmoins, Aby ne vacilla pas, tentant même de se défendre en repoussant de ses petites mains le bâton qui s'était logé dans son cou. Pour ne pas suffoquer, elle respira par les naseaux, serrant les dents pour tenter de soulever à la force des bras la pression qu'exerçait sur elle Vitalie. Cela lui parût durer très longtemps, car ici, elle commençait à se sentir mal. En effet, la jeune fille commençait à manquer d'air, un peu trop.

C'est à ce moment là que toute la pression se relâcha d'un seul coup. Kitsune bascula sur le côté en toussant et en crachant par terre. Là, elle devait bien l'admettre, elle avait failli perdre. Lorsqu'elle leva ses yeux vers Vitalie, elle vit qu'elle avait été tirée en arrière par Spyke, qui la tenait encore fermement par les épaules. Voila donc pourquoi cela c'était arrêté d'un coup.
Spyke sembla s'énerver contre la cheftaine, sans doute les avait-il surpris pendant la séance de coups de bâtons et qu'il n'avait pas apprécié de voir la jeune femme passer à tabac la renarde. Le problème, c'est qu'il se mêlait de ce qui ne le regardait pas, et qu'il ne savait certainement pas que cela avait été le souhait d'Aby d'être ainsi traitée, sans ménagement aucun. Aussi, Kitsune intervint, encore haletante et avec la voix hachée par son état éprouvé.
"Tu te méprendre, Spyke... Elle... Elle juste aider moi, je avoir voulu... Et puis, toi pas te mêler de cela... S'il te plaît... "
Le ton était ferme, malgré la fatigue et la douleur que ressentait la renarde, fragile d'apparence mais non de mental. De plus, si Spyke regardait Kitsune dans les yeux de la renarde, il verrait ben qu'elle ne mentait pas, la lueur de détermination brillait avec toujours autant de force. Même si elle se tenait les côtes et était à moitié affalée sur le sol, Abigail avait encore de la ressource. Quoique beaucoup moins qu'au début de l'entraînement. Son corps lui lançait des alertes, ce qui fit penser à la canidée que c'était fini pour prendre gratuitement des coups de bâton. Si l'entraînement se poursuivait après cette interruption, elle ne resterait pas aussi passive qu'elle l'avait été jusqu'ici, et tâcherait d'essayer de se défendre cette fois.
D'ailleurs, Aby chercha du regard le court bâton, et le trouva à sa gauche. S'en emparant, elle se releva ensuite lentement, et se tint prête à une reprise de l'entraînement.
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Vitalie Darshaw
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Mar 11 Nov - 20:45

[Hors-RP : Vitalie était censée être invisible, les amis... U_U" Bon, à moi de modifier ça, tsss XD]

Finalement, ce n'était pas si simple. En transe, le pouvoir avait tendance à s'affoler. Vitalie s'en était rendue compte pendant les coups : elle était réapparue à plusieurs reprises, de la même manière qu'une salle est éclairée ou sombre, lorsque quelqu'un s'amuse avec un interrupteur. Et comme pour ce jeu auquel les enfants aiment s'adonner, l'ampoule risquait de céder. Dans le cas présent, la tolérance de Vitalie.
Car oui : bientôt, le fait de ne pas maîtriser totalement son invisibilité fit naître en elle un agacement profond. Une nouvelle rage. Même si elle n'était pas aussi violente que celle qui se diffusait dans sa force de frappe, miss Darshaw commençait à en sentir les effets, tout à l'intérieur, titillant son ego et déroutant ses pensées. Elle voyait ses mains, son bâton apparaître et disparaître, alors que son oeil était découvert. D'habitude, elle n'avait aucun problème. Elle n'avait de limite de temps, ni même besoin d'un trop plein de lumière pour s'exercer. Etait-ce dût à son emportement ? C'est ce que pensa la demoiselle. Afin de reprendre le contrôle de son don, elle se promit de se concentrer davantage.
En attendant, l'oeil avait arrêté de jouer avec la lumière -Vitalie se l'ayant ordonné pour réessayer un peu plus tard- et Abigail, tout comme Spyke, n'eurent plus aucune difficulté à la voir s'acharner.
Elle-même, d'ailleurs, eu une seconde de lucidité où elle contempla toute la monstruosité de ses gestes. Comment y arrivait-elle, même par principe, même pour aider ? Jamais elle n'avait frappé de la sorte, se contentant de tuer, pas de faire souffrir.
Mais avant qu'une fin tragique (ou pas) n'arrive, Logan l'avait déjà tirée en arrière, l'arrêtant net dans sa besogne.
Elle se sentit partir, ne résista pas. Comment pouvait-on résister, d’ailleurs, dès l'instant où des mains nous touchaient pour revenir à la réalité ? Vitalie resta hébétée par cette « douche froide » et ne bougea plus, le regard plongé dans la contemplation du sol.
La voix de Spyke résonna -ce qui l'apaisa, reconnaissant l'identité de la personne sur qui elle était tombée. Mieux, elle lui déchira les tympans, tout en tirant au clair les idées confuses de la demoiselle.
*Moi ? Malade ? Avoir péter une durite ? NON ! Je sais parfaitement ce que je fais !* pensa-t-elle, sans pour autant être capable de formuler ceci à l'oral.
Une chance, donc, que Abigail prit la parole, expliquant du mieux qu'elle pouvait la situation.
Vitalie n'ajouta rien, mais lorsqu'elle comprit que la mutante venait de couper court à la discussion en demandant à Spyke de ne pas se mêler de leur duel, elle fût soudainement prise d'angoisse. Horreur ! Il était furax, il ne devait pas comprendre grand chose et si Vita' n'intervenait pas, il commencerait à s'imaginer les pires scénarios.
La jeune fille jeta un coup d'oeil sceptique à Abigail puis tourna vivement la tête vers le technicien.
Ouvrir la bouche pour dire quelque chose, vite...
-Entr... entraînement.
Pas glorieuse comme tentative. Darshaw porta une main à son front, comme pour y trouver les informations et s'empressa d'ajouter, agacée d'elle-même :
-Enfin non, je veux dire : on s'entraînait, ou plutôt j'entraînais Abigail. Elle m'a demandé de la frapper, elle a besoin d'ordre pour « avancer » ou je ne sais trop quoi... Le mental. Hmm, tu comprends ?
Regard désespéré quoique désormais pleinement conscient. Chose amusante, cependant, Vitalie regardait Michael de ses deux yeux.
Ce qui ne dura pas longtemps. Elle se défit des mains de Spyke sur ses épaules, avec douceur mais empressement et courut rechercher son cache-oeil qu'elle enfila. Puis, revenant sur ses pas, elle vint se poster devant son nouveau p'tit copain, eût une légère grimace :
-Ca a dût te faire bizarre de voir un truc pareil... c'est clair...
Elle eût un petit rire, presque nerveux.
-Désolée, hein...
Et la miss lui tendit la main, comme pour l'inciter à se relever -et se remettre de ses émotions.

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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Jeu 13 Nov - 2:14

Barges... Elles sont complètement barges... C'est un repaire de barges, c't'endroit...
Abigail demandait d'être frappée comme un chien battu, bien sûr... Vitalie lui rendait là un aimable service, bien sûr...
Michael crût qu'il allait exploser.

*Pincez-moi, bordel, c'est un cauchemar...*

Il se releva, tout seul, et chercha à éviter du regard Vitalie; sans quoi, énervé comme il l'était, il lui en retournerait une en travers du visage, une qui risquait fort d'écourter leur relation. Son regard tomba sur un banc, parfait, il fallait que lui aussi, il pète un plomb et frappe sur quelque chose pour se calmer les nerfs.

Vlan!

Le banc vola sur quelques mètres dans un grand bruit de fracas. Logan devait admettre qu'il s'était bien fait mal à la patte en shootant aussi fort, mais fallait que ça sorte. Maintenant, il avait moins envie de violenter quelqu'un à mort, au moins; mais sa colère n'était pas retombée pour autant. Il fusilla du regard Vitalie, puis voulu dire quelque chose... Ne parvenant pas à se censurer autrement qu'en ne disant rien, il se contenta d'un:

"Vita', viens dehors. Vite."

Et il tourna le dos pour prendre la direction de la porte, prestement. La raison de ce désir de 'discuter entre 4 yeux' ? D'abord, dans un éclair de lucidité, Logan avait pensé qu'il serait de mauvais ton d'incendier Vitalie devant un autre membre du MIL, cela la discréditerait vis à vis de sa position de chef. Deuxièmement, ce qu'il avait à lui dire ne regardait qu'elle, et elle seule. C'est assez de raisons, non?
Logan s'appuya dos contre le mur à côté de la porte, et s'alluma une clope. Voila, il allait s'acharner à flinguer ses poumons, ça éviterait des meurtres en série dans la bases de Mutants un peu trop rebelles, tout à coup, aux doux yeux innocents et purs de l'animal nommé Logan.

[court, désolé u_u'' petit manque d'inspi' ]

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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Sam 22 Nov - 21:14

Après ce regard bien senti et les intonations mal maîtrisées d'un « Vita, viens dehors. Vite. », la jeune fille eût un sursaut d'orgueil. Elle avait horreur qu'on lui parle de la sorte, d'autant plus quand il s'agissait de son copain. Michael s’était contenu d’agressivité vis-à-vis de la demoiselle –le banc avait tout pris- mais cela ne suffit pas à calmer l’interprétation qu’elle fit de ses courtes paroles. Un ordre. Il lui ordonnait de le suivre ? Si mademoiselle Darshaw détestait quelque chose, c’était bien cela. Qu'on lui tienne tête, qu'on se permette de l’engueuler, elle ne l’avait jamais supporté. Les parents, les amis, les autres : tout le monde avait vécu au moins une fois la tempête, la foudre et le rejet d’autorité.
Mais là, il s’agissait de son copain, de Spyke d’autant plus, et la demoiselle se dit qu’il valait mieux mettre sa fierté de côté un instant. Petite entêtée, rien ne sert de t’énerver, tu n’as rien à te reprocher.
Être compréhensive et à l’écoute de ce qu’il avait à lui dire, voilà qui ferait preuve de maturité. Voilà qui serait sage. Michael a beau être furax, il se contient pour l’instant, il l’épargne. Que se passera-t-il une fois la porte franchie ?
Peu importe. Jusqu’à ce que tu le rejoignes, tu seras sage. C’est ça faire des concessions.
*A croire que je m’investis dans cette relation* soupira-t-elle avant de se tourner vers Abigail.
-Je reviens, dit la chef MILienne d’un ton neutre, sans lui jeter un regard.
Elle ne voulait pas que la renarde sache ce qu’elle pensait de la situation. Elle ne voulait pas qu’elle remarque ce subit changement de comportement : de « petite fille désolée et déroutée de ce qu’elle vient d’infliger à sa camarade » à un « je déteste me disputer, aussi, n'élevons pas la voix. ». Cela ne regardait qu’elle.
Puis, il fallut se diriger vers les couloirs. La jeune femme pressa le pas, et une fois le seuil franchit, elle referma la porte. Son regard se porta de go sur le technicien, regard intrigué mais sur ses gardes.
Elle jeta alors un coup d’œil à la cigarette de Spyke et fronça légèrement les sourcils. Elle avait remarqué qu’il allumait souvent une clope lorsqu’il y avait sensation forte, ou qu’il s’emmerdait. En l’occurrence, Vitalie optait pour la première option. Il est énervé, et ça se voit.
Aussi, en prenant des gants, la jeune fille reprit la « conversation » là où elle en était.
-Qu’est-ce que tu veux ?
La question pouvait paraître désinvolte. Paraître seulement, car Vitalie n’avait aucune envie d’attiser le feu.
A savoir, maintenant, comment allait réagir Michael Spyke Logan…

[Hors-RP : Court aussi, désolée U_U"]

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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Dim 23 Nov - 5:02

Tout le monde ou presque, connait la sensation d'être injuste avec quelqu'un mais d'avoir tout de même raison. Logan éprouvait à peu près ça, par rapport à Vitalie. Oui, il lui avait parlé sèchement et l'avait regardé d'une façon fort peu gentille, ce dont il se reprochait déjà, à tort; à tort car bien sûr, il savait ce qu'il avait vu, et il savait aussi, à peu près, ce qui était bon ou pas. D'autre part, le technicien venait de péter une durite grave, comme il dit, ce dont il se maudissait également sur 3 générations. Nom de dieu, imaginez si le banc n'avait pas été là, il aurait carrément démonté la tête de Vitalie, sa fiancée, de surcroît! Ouais, Michael se faisait peur, à force de devenir de plus en plus excessif, de plus en plus nerveux, de moins en moins zen...

C'est le moment que choisit la jeune femme pour s'arrêter à côté de lui, ou en face, allez savoir, moi je sais pas! Et ce 'Qu'est ce que tu veux?', le genre de phrases qui donne envie d'étrangler celui ou celle qui l'a lancé! Heureusement qu'il avait eu le temps de redescendre dans les tours, le gars, sans quoi... Bah, mieux vaut ne pas savoir ce qu'il se serait passé 'si'...

"... Je vois encore ton visage déformé par cette hystérie, cette... Cette folie, j'ai pas d'autres mots pour le dire... Vitalie, j'sais pas ce que tu as mais honnêtement, ça me renvoie pas la plus belle image que je puisse avoir de toi..."

Il avait dit cela sans la regarder, mais cependant, son visage s'était adouci, avait mué vers un masque de tristesse, voire de dépit. Lorsqu'il redressa son regard vers sa copine, celle-ci pût prendre toute la mesure du choc qu'il venait de recevoir.

"Tu sais... J'veux pas que tu me considère juste comme... Un coup, tu vois, enfin j'veux dire... Si t'as des problèmes, on peut en parler, je t'écouterai..."

J'avoue, au début, avant que Vita' n'arrive, Logan avait songé à lui dire 't'as des problèmes, tes parents te battaient quand t'étais petite?', mais sur le coup, il avait, naturellement, changé d'état d'esprit et d'idée. Et à la regarder...
C'est vrai quoi, ce petit bout de femme de même pas 20 ans, c'est tout fragile... Pourquoi diable avait-il faillit la frapper? Michael sentait son niveau de culpabilité remonter. Et sans doute que lui aussi, avec sa séquence 'méga-vénère-que-je-casse-tout', il avait probablement montré un visage disgracieux à Vita'. Bref, sur le coup, vu que lui aussi avait dépassé les bornes, il avait plus de facilités à parler sans frictions, non pas avec relâchement et décontraction, mais disons, avec un peu plus de calme teinté de honte...

"Excuse-moi de m'être énervé, c'est juste que..." Michael se serra contre sa petite amie, posa son menton sur l'une de ses épaules, et acheva sa phrase "Juste que... Vitalie en mode fureur, ça me fait peur, et j'ai pas envie de revoir ça... Tu comprends?"

Sur la fin, Logan avait baissé le volume, si bien que ses 2 derniers mots étaient presque passés comme des murmures.

Ah, c'est bien Logan ça. Il était sorti de la salle d'entraînement, remonté comme pas 2, et il se mettait à fondre comme neige au soleil une fois en tête à tête avec celle qui gagnait chaque jour un peu plus son cœur.

Maudits soient les amoureux, qui se pardonnent les excès plus facilement qu'à d'autres...
J'avoue, au départ c'était pas gagné d'avance, cette affaire...

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Vitalie Darshaw
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Lun 24 Nov - 1:54

Un léger froncement de sourcil...
*Il me prend pour une folle...*
Vitalie avait du mal à visualiser l'image dont Spyke se faisait d'elle et par conséquent à comprendre sa fureur. Il est vrai qu'elle avait battu une fille, une alliée, une « collègue », mais elle ne l'avait pas fait par plaisir. Du moins, c'est ce qu'elle croyait, même encore maintenant. Aider la renarde avait été sa priorité, malgré l'étrangeté de sa requête. Mais lors de cette transe qui l'avait saisie, ne s'était-elle pas un peu écartée de son projet initial ?
Vitalie baissa la tête, comme pour se souvenir de cette sensation inhabituelle... Etrangler, frapper... C'était bon pour les brutes ça, et elle n'en était pas une. Elle chercha encore ce qu'elle avait pût penser, éprouver. Punir, se venger, non, ce n'était pas elle... Et pourtant... En écoutant les paroles de son cher et tendre, la demoiselle crût comprendre qu'elle était allée un peu trop loin.
Peu à peu, la honte et la colère silencieuse la rejoignirent. Elle était déçue d'avoir pût paraître ainsi aux yeux de Spyke, à savoir comme « la fille emprise de folie, hystérique ». Il avait peut-être raison. Vu de l’extérieur, ses gestes pouvaient choquer ; seulement voilà, elle n'arrivait pas à le réaliser dans toute son ampleur, ce qui lui laissait un sentiment amer. Elle se mordit la lèvre inférieure. L'impression d'être dans le flou. Vitalie était alors brouillonne et incapable de répondre à Michael qui faisait pourtant son possible pour la mettre en confiance. Lui parler ? Mais avait-elle seulement quelque chose à dire sur ce qui c'était passé ? Elle n'avait elle-même de réponse à la violence affligée...
Cependant, la jeune fille apprécia sa proposition de devenir une sorte de « confident » si besoin était. Cela pouvait paraître bête, mais même si elle avait espéré que leur relation irait sur la voie du durable et non « d’un coup » comme le disait Michael, elle était soulagée de ne pas être la seule à en avoir envie. De mettre les choses au clair.
Et puis vint le moment des excuses. Darshaw passa les mains dans le dos du jeune homme et le serra un peu plus contre elle. Elle eût un petit soupire à la fin de ses paroles et ferma les yeux, son visage caché dans le cou du garçon.
-Hmm, répondit-elle doucement.
La demoiselle avait fait abstraction de la violence de Spyke. De toute façon, qu'importait... Tous les deux allaient devoir méditer sur leurs comportements respectifs. Canaliser tout ça et en ressortir meilleur.
Soudainement, elle sentit que son coeur divaguait vers un côté plus triste que neutre et que ses yeux commençaient à la piquer. C’était un défilé de sentiment : colère, incompréhension, honte, peine. L’amour était parfois d’un compliqué…
Vita’ embrassa tendrement le cou du jeune homme avant de relever la tête et de plonger son regard dans le sien.
-Il n’y en aura plus, murmura-t-elle.
Plus de quoi ? De disputes ou de crises de folie ? Vitalie ne se laissa même pas le temps d'interpréter ses propres paroles qu'elle enchaîna sur un autre sujet. Un triste sourire se dessina sur son visage, comme pour compenser le fait qu'elle ne pleurait pas.
-Bon, ça n'a rien à voir mais je comptais t'en parler depuis un moment... Ma soeur va se marier bientôt, et j'aimerais que tu m'accompagnes à sa « p'tite » réception. Au début, ça m'apparaissait plus comme une corvée qu'autre chose, mais au final, c'est sans doute l'occasion de te montrer un peu d'où je viens, ma famille... Ca me ferait plaisir...
Vitalie porta une main au visage du bellâtre. Elle dégagea une de ses mèches rebelles et lui sourit de nouveau.
-Partant ?

Passons à autre chose…

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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Mar 2 Déc - 1:55

Ça faisait du bien, quand même... Cette soudaine baisse de tension, de mauvaise tension s'entend, de pouvoir se poser 5 minutes dans les bras de sa copine, ne plus penser à rien, et repartir à zéro; un peu comme le 'on parlait de quoi, déjà?' des conversations interrompues. Bref, disons que Michael avait probablement besoin de se calmer, aussi, après ces quelques jours de débauche, et ces dernières minutes de... De je-ne-sais-pas-quoi-mais-qui-fait-peur-quand-même. C'est comme si ils avaient pu, Vitalie et lui, se retrouver et apaiser leurs ressentiments, le temps d'une étreinte. Et bon dieu, ouais, c'est pas pour revenir à mes premiers mots, mais ça faisait du bien quand même.

Vint ensuite une demande, un changement de sujet en soi et comme si rien ne s'était passé juste avant. Vitalie avait eu bien raison de profiter de l'accalmie, puisque Logan sourit.
La demande? Le jeune bellâtre la trouva aussi insolite qu'amusante et qu'intéressante. Accompagner Vitalie au mariage de sa sœurette... Voila qui laissait présager 2 choses; la première était le désir de Vita' que Logan connaisse sa famille, ce qui induisait implicitement qu'elle jugeait leur relation assez sérieuse, et surtout qu'elle lui tenait suffisamment à cœur, au point qu'elle veuille faire rencontrer l'animal Logan à sa famille. Le technicien du M.I.L. pouvait s'en sentir honoré. Ce fût d'ailleurs le cas, enfin honoré, on s'entend qu'il ne s'attendait quand même pas à rencontrer le président des ex-USA, tout de même, mais disons que ça le flattait quand même pas mal.
La seconde chose, c'était, peut-être, une officialisation de leur couple, voire une tentative mal déguisée de montrer à Spyke qu'elle voulait aller plus loin qu'un simple coup, pour reprendre mes mots. Là encore, l'énergumène en était tout heureux, et pour cause: même s'il n'osait l'avouer ouvertement, il espérait bien que ça arrive. Une relation plus sérieuse, moins adolescente, plus adulte peut-être.
D'ailleurs, il avait également songé à présenter Vitalie à sa mère, mais pour cela, il avait voulu attendre d'être sûr de lui, d'elle, de leur couple. Il faut dire que Maman Logan en avait vu, des minettes que son fils lui ramenait, comme un coq en pâte, s'exclamant en sautant partout dans l'appartement: 'c'est la femme de ma vie, mamaaaan!!'. Celle-ci avait sans doute fini par ne plus y croire, au bout de 5 ou 6 fois avec une fille différente à chaque fois. Rien de surprenant, et puis la mère de Michael était... enfin, disons qu'il fallait qu'elle connaisse Vitalie, que Vitalie la connaisse, et c'était p'tet le bon moment, maintenant, pour franchir ce cap, d'un côté comme de l'autre, dans la famille de l'un comme dans celle de l'autre.

Et puis, il convient de vérifier le principe ancestral: 'tels parents, tels enfants'. Ce qui s'appliquait fort bien dans la famille Logan, sur certains aspects, s'appliquait peut-être aussi dans la famille Darshaw.

"Why not..." Annonça enfin Michael, un fin sourire aux lèvres, du style: attention, j'ai pas encore sortit ma connerie. Puis "Mais j'y met une p'tite condition, chérie..." sur un air bien mystérieux...

Un p'tit kiss sur les lèvres plus tard, et Spyke reprit:

"J'aimerai qu'on aille voir ma mère, tous les deux, un de ces jours. J'aimerai qu'elle te connaisse, et aussi que tu saches d'où je viens..."

Le ton de la voix était différent, sur la réplique toute entière. On aurait dit qu'un petit quelque chose était resté coincé dans la gorge du jeune homme, une espèce de petit malaise, à moins que ça ne soit une mauvaise nostalgie qui revienne en surface, va savoir... En tout cas, le ton était sérieux, calme et posé, sincère aussi.

Après quelques brefs instants à laisser divaguer son esprit, comme ayant pris conscience qu'il avait arrêté de sourire, Logan retrouva sa mine enjouée qu'on lui connait.

"Mais je suis ok pour t'accompagner à ce mariage. Pour rencontrer tes parents, aussi..."

Cette fois-ci, le ton était à la plaisanterie, façon de dire 'prêt à devenir le candidat officiel', en quelque sorte. Car oui, si vous croyez que Logan allait faire son pitre en une pareille occasion, détrompez-vous! En effet, s'il s'engageait à aller au mariage de sa belle-sœur, ou presque, il était clair que vu l'événement, il se tiendrait sage comme une image... Ou presque, là encore il y a une certaine marge d'erreur. Et puis il était déjà sûr que la robe que porterait Vita' lui mettrait le feu aux poudres, anyway... Affaire à suivre...

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Vitalie Darshaw
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MessageSujet: Re: Au delà des maux   Mer 4 Fév - 21:43

"Why not..."
Le sourire de Michael laissait sous-entendre que ce n'était pas fini ; mais celui qu’affichait la jolie bouche de Vitalie Darshaw traduisit parfaitement son soulagement. Spyke l’accompagnerait !
En réalité, il avait dit « pourquoi pas » mais « why not » s'interprétait comme un OUI en lettre majuscule lorsque ces mots étaient prononcés par un homme que Vitalie adorait. Alors, s'il s'agissait de son boyfriend, c’était presque une déclaration...
"Mais j'y met une p'tite condition, chérie..."
Vitalie eut une moue intriguée. Elle sourit une fois de plus, amusée par cette séquence « énigme » et laissa à Michael tout le loisir de lui annoncer sa requête. La blondinette était prête à accepter n'importe quel compromis.
Il lui vola un baiser, tout doux et chaud, mais elle savait bien que ça ne s'arrêterait pas là.
"J'aimerai qu'on aille voir ma mère, tous les deux, un de ces jours. J'aimerai qu'elle te connaisse, et aussi que tu saches d'où je viens..."
Si Vita’ remarqua le ton légèrement baissant de son homme, elle en fit toutefois vite abstraction. Non par manque d'attention mais plutôt par nécessité de contrôler l'étouffement que lui procurait un tel bonheur. Rencontrer la mère de Logan ? Vitalie saluerait toute la famille au complet si elle pouvait ! Pensez donc, connaître celle qui avait mis au monde un Michaelangelo pareil, ça prévoyait d’être toute une aventure ! Notre blondinette préférée se sentait très honorée, c'était certain. Le peu de fois où elle avait rencontré les parents de ses copains, ça n'avait jamais été de grands moments : elle n'aimait pas vraiment le garçon, s’importait peu de son monde, ou bien elle les croisait une fois sortie de la chambre et s'en allait aussi vite.
Vita' était également toute excitée car cette requête sous-entendait que Spyke avait tout comme elle l’envie de rendre encore plus officielle leur relation déjà… officielle. Certes, ils n’étaient pas ensemble depuis très longtemps, mais miss Darshaw s'en moquait pas mal. Ce qui comptait, c'était de se sentir bien avec l'autre et d'apprendre à mieux le connaître, chaque jour un peu plus. Avec les rencontres des familles respectives, le couple agité du M.I.L allait marquer un bon nombre de points !

Quand Spyke confirma -cette fois-ci par un « Ok »- qu'il viendrait au mariage, Vitalie lui sauta au cou. Enfin, tout est relatif, puisqu'elle avait déjà les bras accrochés au bellâtre. Elle se serra donc fort contre lui et, toute guillerette, lui vola une dizaine de petits baisers avant de dire, presque enfantine :
-Ca me ferait super plaisir de rencontrer ta maman ! Il va falloir prévoir une date ! Je veux faire ça dans les formes et tout et tout !
Elle rit, l'embrassa une fois de plus, puis s'écarta doucement, jetant un coup d'oeil à la porte. Vita' ajouta, d'une voix plus tranquille :
-Je reviens tout de suite pour mettre fin à ce... truc... avec Abigail. La prévenir, quoi.
Et sur ces quelques mots, elle laissa Michael pour entrer dans la salle d'entraînement. Elle y retrouva la renarde affaiblie et pourtant toujours prête à continuer. Vitalie la regarda un moment, sans rien dire, et la bonne humeur qui l'avait envahie quelques secondes avant de passer la porte se dissimula sous un voile de tristesse et de confusion. Comment avait-elle put agir de la sorte ? Désormais sortie du cadre de l'entraînement et voyant la mutante dans cet état, pensant aux blessures qu'elle lui avait faite, Darshaw se sentit quelque peu stupide. Cette aide par la maltraitance avait beau être efficace, elle restait stupide. Une idée stupide. Et violente.
-Désolée Abigail, j'arrête. Soigne-toi.
Elle ne précisa pas s'il s'agissait de cet entraînement en particulier ou des autres à venir. Cependant, ce n'était pas difficile à deviner.
Vitalie ramassa le banc, le remit en place et en conclut qu'il était vraiment amoché. Elle doutait qu'il puisse rester une heure debout. Une fois que ce fut fait, elle releva le visage vers sa camarade et laissa échapper un léger soupir. Fin de la partie.
Darshaw se dirigea vers la sortie, s’arrêta, la main sur la poignée et se tourna une dernière fois :
-De toute façon, tu aurais gagné.
Et elle disparut.

Dans le couloir, elle entraîna son tendre Logan. Elle pensait retourner à son bureau pour achever la pile de paperasse. Mais avant ça…
-Mon chéri, il va falloir que l’on te trouve un costard…

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Au delà des maux
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