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 Jolie baraque ...

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MessageSujet: Jolie baraque ...   Lun 5 Mai - 9:34

La journée avait plutôt bien débuté pourtant. Contrôle de police à l'aéroport, Albaran s'était avancé comme tout bon citoyen entre les deux plaques larges et verticales qui lui avait semblé bien imposantes dans le noir. Imposantes, certes ; Bruyantes, c'était un fait. L'alarme avait été construit pour que le fautif se sente la cible des regards étrangers avec un style très particulier: "Terroriste !". L'Angleterre ne dérogeant pas à la règle si perverse de la fouille au corps, le mutant avait soupiré avant de s'écarter très nettement sur le côté, histoire de laisser les patriotiques prendre leur avion. C'était alors avancé vers lui une petite femme, certainement blonde, plutôt bien roulée et autoritaire car tout le monde s'écartait d'elle à son passage (il entendait le bruit de ses talons augmenter, et ceux des belles chaussures cirés de ces collègues déguerpir fissa). Bonjour monsieur ; bonjour Madame, quel bon vent vous amène à me tripoter le torse ? ; Désolé, mon collègue masculin a pris sa pose il y a quelques minutes, je vais devoir vous fouiller, si cela ne vous dérange pas ; ma foi non, faites votre boulot mademoiselle. Fit des convenances, Albaran se prépara à accueillir les mains d'une jeune femme avec l'avidité d'un fumeur en manque. Il ne tarda pas à se demander ce que foutait la donzelle quand, dix secondes plus tard, elle lui annonça qu'elle avait terminé.

Saloperie de technologie, saloperie d'engin à détecteurs de métaux.

L'aveugle récupéra son sac, pardonnant pour le dérangement avec un sourire trop large pour être franc et s'élança accompagné d'une des collègues de l'ancienne école spécialisé. C'est ici que la journée avait viré vinaigre. D'abord, il avait fallut dire adieu à son amie, adieu qui avait été un peu plus difficile que prévu. Ensuite, embarqué seul dans un avion première classe (quand on a le luxe de se faire payer le billet par son ex-patron, on ne badine pas avec le confort). Sans oublier de faire tamponner les billets et attendre trois heures que la tempête qui secouait à cet instant l'Angleterre veuille bien se calmer.

Dans l'avion qui l'emmenait à sa correspondance, et duquel il prenait le bateau pour rejoindre une île perdue il ne savait où parce qu’il venait de paumer sa carte en relief, Alban sortit le mail qui l’avait convoqué vers ce nulle part avec une moue légèrement pas contente. Disons qu’il ne s’attendait pas à récupérer du travail sitôt en avoir perdu, disons que c’était rare et quelque peu louche. Disons qu’il se méfiait. Un nom étrange avait conclut le mail, un nom qui résonnait bizarrement à ses oreilles. Sa collègue avait traduit pour lui le contenu de ledit mail sur un papier troué à présent par la tablette spécialement conçue pour les non-voyants. Les gens autour de lui et notamment ses voisins l’observaient avec un sourire compatissant, Albaran, lui, comptait bien dormir jusqu’à la correspondance.

Et maintenant ?
Maintenant qu’il avait bien dégueulé dans le bateau, maintenant qu’il était tombé dans les escaliers du bus, maintenant que ledit bus avait roulé comme si la mort lui courait après, maintenant qu’il avait atterrit devant l’entrée de ladite Faculté, maintenant, Albaran pouvait vraiment dire que cette journée était merdique. Il ouvrit une des portes du bâtiment non sans avoir longuement cherché la poignée et, ne voulant en aucun cas se plier aux règles de la maison qui voulait voir hurler le nouvel arrivant d’un « y’a quelqu’un » tonitruant à se casser la voix, l’aveugle fit le muet. Il pénétra dans la pièce qui semblait un hall vu le nombre de secondes que mettait à se répercuter ses pas et retira la capuche de son sweat qu’il avait préalablement remonté sur sa tête.


« Jolie baraque » , dit il d’un œil expert et pourtant aveugle en regardant autour de lui.

Où avait il mis son guide touristique ?


Dernière édition par Albaran le Mar 6 Mai - 9:33, édité 1 fois
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Lun 5 Mai - 17:27

Quelque part dans une chambre du premier étage, perdu dans un méandre de couloir, derrière un certain numéros 35, une jeune femme tout ce qu'il y a de plus banale à première vue. Quoique vu sa chambre on peut commencer à se poser des questions : une jungle s'en était emparé ou quoi ? En apparence donc rien d'inhabituel, on se trouve bien dans la chambre de notre très cher professeur matériel et donc c'est la jungle, tout à fait normal (encore une fois, ça fait peut être beaucoup...).
Spoiler:
 

Le seul petit bémol sur ce tableau idyllique c'était sans conteste sa tête. Son visage déconfit... Elle tenait un journal dans une langue des plus étranges c'était bien vrai. Rien de plus que de l'espagnol elle avait imprimé cela le matin même un article du monde espagnol sur son musée. Le musée dans lequel elle avait travaillé plusieurs années, avant d'arriver ici. Elle n'en croyait pas ces yeux, un des conservateurs du musée qu'elle affectionnait tout particulièrement avait reçu un prix pour un guide sur le musée. Dit guide qu'elle avait écrit elle en partie pour ses visites... Il l'avait aidé, afin d'apprendre vite tout ce qu'elle avait besoin de savoir pour jouer les guides, mais de là à lui faire ça... C'était un... Elle n'arrivait même pas à le dire en pensée tellement elle était énervée. D'une humeur massacrante et incapable de se calmer.
Qu'il se serve de leurs recherches, peu importe, mais la moindre des choses c'était de prévenir ! Elle allait lui montrer ce qu'elle savait faire à celui là. Pour l'heure elle devait lui écrire une lettre cela mettrait du temps à lui parvenir, mais au moins cela viendrait du coeur. Pour cette femme qui n'aimait pas les mails, c'était important l'écriture, cette écriture manuscrite sur du bon vieux papier à lettres. Rien de tel pour la calmer en général dans des cas de crises tel celle-ci.

Ce n'est qu'une bonne heure plus tard avec trois feuilles entièrement remplie de mots accentués à la perfection qu'elle redescendit, poursuivie par une odeur d'encre de chine d'un noir absolue pour les connaisseurs. Elle avait écrit à la plume, créant ainsi ce doux son qu'elle aimait tant et qui l'apaisait. Le contenu de son courrier était sec, mais pour le reste il était aimable, sans la moindre marque d'amitié, celle qu'ils avaient pourtant partagé tous deux il y a ci peu de temps. Elle concluait tout simplement par une demande, celle qu'il lui envoie l'ouvrage au plus vite. Elle ne travaillait plus là bas, mais certaines œuvres nouvellement acquises l'intéressait terriblement, elle n'avait pas encore eu l'occasion de les voir, maintenant qu'elles étaient conservées là-bas cela allait être difficile...
Elle prit le chemin du hall, d'où elle pourrait poster son courrier dument placé dans une enveloppe timbrée et griffonnée d'une adresse dans les deux langues. Quitte à savoir parler pleins de langues, autant s'en servir. C'est en voulant sortir qu'elle remarqua l'adulte planté là en plein milieu du passage. Il semblait attendre quelqu'un, mais qui c'était un mystère ? Elle l'observa, habituée à sonder les gens grâce aux visites du musée. L'homme portait des lunettes de soleil malgré l'obscurité de l'intérieur du bâtiment, c'est donc qu'il ne voyait pas très bien voir pas du tout, ou plus simplement sans doute il se donnait un genre... Il était bien bâtit sans doute un athlète, grand, pas mal fichu il fallait l'avouer, et un brin insaisissable, elle aimait le style, sauf les lunettes. C'était à creuser, d'autant plus qu'il venait de prononcer des mots qui lui plaisait beaucoup. Il reconnaissait la beauté du bâtiment d'une façon très étrange, il ne pouvait rien voir ici, mais bon c'était un fait. De son anglais très british il avait bien prononcé ces quelques mots familiers.
Une partie de sa fureur était toujours en elle, mais cela ne l'empêchait pas de savoir se contenir et donc de proposer un peu de temps à l'étranger. Un nouveau prof ou alors quelqu'un qui venait chercher une connaissance qui travaillait ici.


"- Une entrée de style coloniale en marbre du coin et des boiseries vernies faites de bois de palme. Un mélange original, mais si vous pouviez voir cela vous en seriez sans doute étonné. Je peux vous être utile en quelque chose ? "

Sa lettre à la main, Malia attendait non sans impatience que ce curieux mais appétissant personnage. Dans d'autres circonstances sans doute les choses se seraient-elles passées différemment. C'était de toute façon non envisageable vu son état d'énervement lattant.

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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Mar 6 Mai - 10:19

Le bâtiment n’était pas répertorié dans les guides touristiques et pourtant. D’après ce que ce bavard de chauffeur de bus lui avait crié dans les oreilles durant le voyage, si on omettait en autre le « marié, trois enfants » et « j’fais ce boulot merdique depuis 15 ans », Albaran avait pu lui soutirer quelques petites informations concernant ladite Faculté. Premièrement qu’elle était le repaire de dangereux mutant, tous aussi avide de puissance les uns que les autres, que les gosses qui créchaient là-dedans pouvaient faire exploser l’intérieur de votre pantalon d’un simple regard (dans les cas les plus minimes). Et sinon ? Oh, la bâtisse était située sur l’île où il se trouvait en ce moment même, bâtisse moderne ayant échappé jadis aux vigilances de sécurité, sorte de manoir à la famille Adams dirigé par un type qui se prenait pour un recteur ; bref, rien qui n’annonçât à Albaran de réjouissance extrême. Et bien qu’il sache que l’école où il travaillait il y a moins de vingt-quatre heures ne soit pas tout aussi fraîche que ses dirigeants avaient voulut lui faire croire, rien que dans le hall, il ne se sentit plus chez lui.

Le vide, un immense vide au milieu duquel il s’élevait courageusement. Le bruit de ses pas lui résonnait dans les tympans et ce fut tout. Rien d’autre que lui, semblerait-il. La pièce était grande, certes, mais jusqu’à où. Albaran avançait dans le noir le plus total dans un environnement qui ne lui était pas familier. N’importe qui aurait paniqué, pour lui ce fut une panique silencieuse. Il se hâta de trouver un objet consistant contre les murs de la pièce, apriori un mur tout ce qu’il y avait de plus normal, un mur certainement blanc qu’il venait de salir de ses mains sales. Journée de merde. L’aveugle résolut à lâcher sa prise et s’avança plus encore dans la pièce.

Elle sentait le bois, quelque peu la sueur et l’enfermement, mais les courants d’air qui s’élevait au niveau du sol annonçaient une porte ouverte. Ca n’avait rien de repoussant, il était même certain qu’il s’agissait d’une coquette entrée, avec grande cheminée et peau d’ours ; ou alors peut être comptoir de réception, qui sait. Lui savait. Si réceptionniste il y avait, cette dernière lui aurait certainement déjà adressé la parole, ou bien était en ce moment même en train de l’observer curieusement, ce qui n’allait rajouter qu’un peu plus d’antipathie à cette baraque. N’entendant aucune respiration, ni même aucun froissement que ce soit dans la direction qui lui semblait la plus approprié à loger une demoiselle munie d’un téléphone à écouter, Albaran passa une main dans ses cheveux noirs parfaitement en bataille à présent et allait finalement se plier à la règle de « t’es où, tu fais quoi » quand une voix brisa le silence ambiant pour le faire sursauter.

Avait-il bien vérifié qu’aucun guide touristique ne faisait mention du bâtiment ? Voilà qu’on lui décrivait le bois, le style et les décorations de la pièce avec une précision telle que si Albaran avait vu un temps soit peu, il n’aurait jamais pu le deviner. Reprenant une contenance qui était sienne, l’aveugle sourit à la source de la nouvelle arrivante, ne sachant pas vraiment quel attitude adopté. Disons que le ton qu’elle prenait et les mots qu’elle utilisait (puisqu’il avait deviné qu’il s’agissait bien évidemment d’une femme ou alors un travesti drôlement doué niveau ventriloque) le laissait quelque peu… silencieux. « Si vous pouviez voir », pensait elle déjà qu’il était aveugle, ou alors juste idiot pour porter des lunettes dans un endroit déjà obscur ? Qu’en à son ton, il montrait une certaine colère, de la fureur même, ou alors l’impression d’avoir été trahit. Légèrement mielleux, prononcé avec le calme le plus parfait et pourtant. N’ayant pas même l’habitude de se demander s’il dérangeait ou non, Albaran ne se considéra pas comme fautif à l’égard de cette nouvelle camarade.

Elle devait être jeune. Dans le genre vingt ans. Peut être moins. Petite, très certainement, vu la portée de sa voix et la source bien plus basse que ses oreilles. Dans le genre chui discrète et m’emmerder pas, elle devait être le must. Quoi qu’il en soit, il sentait la confiance en soi émaner de cette fille. Et ça lui plaisait bien. Un point pour la Fac’.
Toujours souriant, il refit le tour de la pièce en hochant la tête, comme si ce qu’elle venait de dire allait l’avancer à quoi que ce soit. Il préféra ne pas revenir sur le sujet et se contenta de répondre à sa question.


« Ben ouai, écoutez … On m’a contacté par mail pour… » , il sortit le papier troué de sa poche et s’avança vers la source du bruit.« … rencontrer je ne sais qui, un certain … ‘Fraust’ ? Je m’appelle Albaran, peut être qu’on vous a prévenu de mon arrivée. »

Ouai, et le comité d’accueil t’attend derrière elle avec des petits fours et du champagne. Abruti, ils ont même pas pris la peine de venir te chercher à l’embarcadère, alors l’apéro avant le dîner, tu peux te le mettre là où ils pensent.
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Mar 6 Mai - 18:45

Elle était juste à l'heure pour la réception du colis comme avait dit Twilight. Le délégué lui avait demandé d'aller chercher quelqu'un qui aurait certainement un rôle à jouer dans son apprentissage et la jeune fille avait été ravie de cette marque de confiance.

Il faut dire que Twi était à présent parti vadrouiller on ne savait où avec le frère du recteur et d'autres étudiants et que Aura s'ennuyait ferme. Elle avait bel et bien suivit le cours de la prof organique, Silenna, mais après ? Elle n'avait pas encore eu une seule intervention d'un quelconque pédagogue psychique qui aurait pu, éventuellement, lui apprendre à mieux maitriser son don ! Et là elle en avait un peu marre.

C'est pourquoi le coté mission officielle de la réception du colis lui plaisait !Mais le coté aller chercher quelqu'un dont elle ne connaissait que le nom : Albaran, était moins agréable pour la jeune fille. Elle regarda son aspect le miroir de sa chambre se demandant si elle était assez jolie et bien habillée pour se permettre une entrevue avec un professeur. Car mine de rien, elle n'en avait strictement aucune idée.

Ce serait un prof sympa ou bien un sadique qu'elle saurait quoi faire, mais là, elle n'avait qu'un nom ! Franchement Twi aurait pu lui donner plus de détails sur celui qu'elle était chargée d'escorter jusqu'au bureau de Fraust. Fraust aussi était un homme qui aurait pu se déplacer tout de même ! C'était un prof et donc quelqu'un d'important qui venait, pas un élève quelconque ! Quoi que, à la Faculté il n'y avait aucun élève quelconque. En tout cas, elle avait le temps encore, elle avait demandé à une mouette assez gentille de la prévenir quand le bateau du passeur arriverait pour avoir le temps de descendre sans courir et sans se mettre en retard ce qui serait du plus mauvais goût.

Aussi quand un bruit se fit entendre derrière elle, au niveau de la fenêtre elle allait voir et constata que la mouette était là. Elle se nommait Rieuse, c'était un nom parfait pour elle qui plaisantait tout le temps avec tout le monde, mais là elle semblait embarassée. Aura fronça les sourcils.


Alors ?
Et bien le poisson était délicieux !
Poisson ? Et le bateau il est arrivé ?
Oui oui, depuis un certain temps maintenant, c'est le patron qui m'a donné un poisson, il est gentil tu ne trouves pas ?


Aura maudit la mouette jusqu'à la vingtième génération et se précipita hors de sa chambre. Il devait déjà être là ! Et aussi elle courrait dans les couloirs suivie par une mouette qui aimait bien cette petite humaine qui ne pensait qu'à bouger et à jouer, enfin c'était ce qu'elle en avait vu et elle lui demandait d'ailleurs si elle voulait aussi du poisson. Mais Aura ne répondait pas, trop occupée à courir et à éviter les multiples obstacles sur la route. Des autres élèves qui ne semblaient pas comprendre qu'elle était pressée aux animaux qui vaquaient à leurs occupations et partaient avec des cris outrés. On pouvait entendre (enfin si on comprenait le langage animal) des exclamations auxquelles étaient répondues des : désolé rapides et brefs.

Mais Aura arriva dans le hall et vit que le professeur (enfin certainement lui) était déjà avec Malia. Elle n'avait jamais eu l'occasion de parler avec la prof des mutants matériels mais elle pensait que la jeune femme la connaissait. Elle s'avança plus doucement, la mouette volant à ses cotés et elle s'excusa.


Professeur Albaran ? Excusez mon retard, mais mon messager n'a pas fait la commission comme je le souhaitais. Je me nomme Aura Christo, bienvenue à la Faculté. Professeur Malia, bonjour à vous.

Elle se plaça face à son nouveau professeur tandis que la mouette prenait place sur son épaule lui demandant si le nouveau avait du poisson. Mais Aura ne répondait pas, il semblait aveugle cet homme, Twi aurait tout de même pu la prévenir.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Mer 7 Mai - 16:48

Aveugle voilà ce qu'il était, les jeunes dans le musée ne se déplaçait pas de cette façon, elle ne savait pas vraiment comment elle arrivait à faire la différence entre un mouton et quelqu'un qui ne voyait strictement rien, mais une fois elle avait vu un enfant aveugle. Il avait donné la main tout du long à sa mère, suivant se laissant guider par une force invisible. A la fin de la visite il avait glissé quelques mots à sa mère, alors qu'elle se dirigeait vers son guide : Malia, la jeune femme avait apprécié ce couple atypique car ils étaient tous les deux très attentif. Après avoir répondu, la jeune femme intriguée c'était tout naturellement tournée vers l'enfant, se plaçant devant lui, à sa hauteur comme elle l'aurait fait pour un autre enfant. Puis elle lui avait dit ces quelques mots : " J'espère que la visite t'a plus même sans les images. " La réponse du petit avait sans doute été la plus révélatrice : " Non vous avez bien décrit les choses, c'est comme si on les voit vraiment en fait. "
Malia se demandait véritablement comment il faisait pour se déplacer, elle aurait bien l'occasion de le recroiser quelque part pour lui demander cela. Après tout aujourd'hui n'étais pas un bon jour, elle était en colère et cela se ressentait dans sa voix, même si elle faisait tout pour que cela ne soit pas le cas. Dans tous les cas il lui avait fait une réponse, elle ce devait donc de le guider chez Fraust. Quand apprendrait-il à lire celui là, on se le demande.


"- Je vois, vous avez été contacté par notre cher délégué des élèves, il a sans doute manqué le chapitre de la bienséance, il n'est pas disponible aujourd'hui. Et bien écoutez, pour rattraper les chose, si vous voulez être mené au recteur, je vous y conduit avec plaisir sachez une chose, rien ne sert de lui donner de la lecture, il n'en a pas l'usage. "

Ce n'était pas bien grave, mais inutile de gâcher du papier... C'est ce moment là que trouva Aura pour débarquer, elle n'avait jamais encore pu la rencontrer, mais cette fille était tel qu'elle l'imaginait d'après son dossier et ce qu'elle avait entendu d'elle : charmante. Comme elle avait de bonnes manière, la jeune femme répondit à l'élève, avec un grand sourire, dissimulant ainsi sa colère passée.

"- Bonjour à toi Aura, je te confie donc ce monsieur, je pense que tu devrais passer par l'aile ouest directement pour te rendre chez le recteur. Il n'y a pas de moquette par là. "

Sans doute que la jeune fille ne comprendrait rien, mais bon Albaran lui serait sans doute plus à son aise sur un sol bruit avec lequel il pourrit reconnaitre plus facilement les marches. Bref un peu d'aide pour ce pauvre bougre. Malia quand à elle avait toujours sa lettre dans sa main, donc toujours une chose urgente à faire, et vu l'heure, le bac ne tarderait pas à partir, donc il fallait qu'elle se dépêche.


"- Maintenant que vous avez votre guide, je vous laisse cher collègue. Aura, au plaisir de te revoir, et n'hésite pas à venir à mon cours si tu en as besoin. L'invitation tient pour vous aussi bien entendu. "

Elle c'était retournée, souriante pour cette dernière phrase. Puis elle les salua, prit la porte, se mettant à courir en direction du bac afin de poster cette fichu lettre. Elle n'aurait pas du sous estimer ce petit délégué, il avait donc bien de la suite dans les idées. Boarf au pire il avait eu les oreilles qui sifflaient un peu rien de bien grave...

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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Mer 14 Mai - 13:00

Il manquait quelque chose là ou alors il ne s’appelait plus Albaran. Etrange comme les éléments peuvent tout d’un coup se précipiter … Qu’est ce qu’elle faisait là la gamine ? Qu’est ce qui batifolait à côté de son épaule ? Qui était le professeur ‘Malia’ et pourquoi le recteur NE SAVAIT IL PAS LIRE ? On n’a pas idée d’être le cerveau du réseau administratif dans ce cas là. Attendez … Malia, professeur, bonjour. Gasp. La gamine qu’il avait pris pour une véritable gamine était en fait une de ses futurs collègues, sauf s’il ne mourrait pas de honte avant ou qu’un gosse ne lui crame le cul pour lui souhaiter la bienvenue. Ca ne sentait pas très bon, tout ça … Heureusement, il semblait maintenant que les deux jeunes femmes – dont l’une semblait bien plus jeune que l’autre – il semblait donc que plus personne ne faisait attention à lui ou presque. Juste les modalités, le bienvenu, bonjour, salut Aura, on se voit et on se fait une bouffe ? L’aveugle se garda bien d’ouvrir la bouche, premièrement pour saluer la nouvelle arrivante, deuxièmement pour poser toutes les questions qui lui passaient par la tête.

Sauf qu’Albaran avait un problème. Et pas des moindres. Il sautait d’un pied sur l’autre, mal à l’aise, un peu perturbé et ses yeux bleus s’agitaient derrière les lunettes de soleil. Le mutant acquiesça la phrase de la dénommée Malia, oubliant de rétorquer qu’elle serait elle aussi la bienvenue. Les pas de la donzelle s’éloignèrent dans un couloir à droite et quand il fût sur de ne plus l’entendre, Albaran s’approcha de la petite chose qui se disait son hôtesse pour aujourd’hui. Et la frappa. Oui, enfin, littéralement, cela donnerait une petite tape sur la tête, assez pour déstabiliser l’enfant, pas assez pour lui faire mal et pleurer par la même occasion. Hein ? C’est quel loi qui dit qu’on a plus le droit de taper les sales gosses ?


« Aura Christo hein … Ne m’appelle plus jamais professer Albaran ou la prochaine fois, j’te mets dans une poubelle ! »

Il haïssait la distance que ce titre mettait entre l’apprenant et le soi disant ‘appreneur’. Le prof en quelque sorte. De toute ses années dans l’éducation spécialisée, Albaran ne retenait que des enfants l’appelait par son prénom, voir même diminutif, et le hélant dans les couloirs comme on apostrophe un pote dans la rue. Il prenait garde à toujours garder la distance de sécurité, celle qui vous amène parfois à hausser le ton, à gronder même, à punir parfois. Mais jamais il ne voudrait avoir le rôle de chef de classe. Jamais.

Aussi, la gamine fut immédiatement excusée. Albaran se demandait maintenant bien où elle allait l'emmener, sa nouvelle collègue ayant fait référence à une partie est - ce qui semblait indiquer qu'il y avait bien une partie ouest, et avec un peu de chance des parties nord et sud. Cette baraque était donc plus grande qu'elle n'en avait l'air aux oreilles d'Alban ... Ce dernier se tournait et se retournait, entendant parfois à gauche des pas résonner, parfois à droite un rire de gosse. Lui-même sourit. Bon. Recteur me voilà, même si l'envie n'y était plus. Voilà au moins deux personnes au courant de son handicap, cela n'avait pourtant pas l'air de les perturber. Mais le jeune homme se souvenait bien de toutes les embauches ratées. Il espérait vivement que la personne qui l'avait contacté avait eu vent des défauts techniques que lui, Albaran, pouvait comporter. Nous verrons bien.


« Allez Miss. Conduis-moi chez le patron ou l'autre zozo qui m'a contacté peu importe. 'Faut que j'cause à quelqu'un. ... Allez dépêche ! J'te suis, t'en fais pas pour moi va. »

Il la poussa en avant devant lui.

« Au fait, appelle-moi Alban. »
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Sam 17 Mai - 17:16

Elle était encore essoufflée de sa course pendant que la mouette lui demandait si elle avait du poisson, que la prof matériel lui proposait un cours et que le nouveau lui criait dessus enfin façon de parler.

Pour récapituler la situation exacte, il fallait dire que Malia semblait un peu en colère contre quelqu'un, peut-être un élève qui n'aurait pas bien fait son travail. D'ailleurs Aura n'avait aucune idée de ce que pouvait être un cours avec elle, elle aurait dû se renseigner, savoir exactement ce que ça pouvait être, mais non, rien ! Donc elle nota dans un coin de son esprit qu'elle pourrait peut-être prendre un cours un jour avec elle.

Ensuite concernant la mouette, elle ne parlait pas fort, certainement pour ne pas être entendue par les autres humains, mais tout de même de manière gênante. Aura la fit taire d'un geste de la main pour se concentrer sur le nouveau prof.

Ah ? Une poubelle ! Mais non, elle ne voulait pas aller dans la poubelle ! Elle risquait d'écraser les animaux qui y étaient cachés, et ça elle ne l'accepterait jamais ! Ne pas l'appeler professeur, ok pas de soucis, monsieur Albaran alors peut-être ?

Mais avant même d'avoir pu répondre à ça, il enchainait sur autre chose. Il voulait causer à quelqu'un rapidement. Pas de soucis, elle était là et elle aimait bien parler avec tout le monde ! Elle regarda le chemin pour guider l'homme et allait avancer quand il la poussa dans le dos. Hé ho ! C'était bon, elle avançait !

Mais merci, il avait résolu le problème, il se nommait Alban !


Alban alors, d'accord je m'en souviendrais. Vous voulez parler au recteur je pense donc je vous y conduis immédiatement. En chemin nous pourrons faire connaissance. Comme vous serez certainement mon prof heu, enfin vous m'apprendrez des choses, je vous donne mon pouvoir, je peux parler avec et dans une moindre mesure voir par les yeux des animaux. Par exemple la mouette sur mon épaule voudrait du poisson, je pense que vous n'en avez pas avec vous !(fin de la phrase en mouette dans le texte)

Elle sourit pour montrer que c'était une plaisanterie avant de se souvenir qu'il était aveugle. Aussi elle ajouta en s'écartant de la trajectoire possible de sa main.

C'était une plaisanterie.

Oui, elle l'avait pas dit fort et de manière un peu penaude, mais bon, c'était dit au moins. Et puis la mouette s'était tue aussi. Elle ne savait pas trop pourquoi...
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Mar 20 Mai - 19:11

La question du nom était réglée, mais Albaran ne pourrait certainement rien faire pour le vouvoiement. S’entendant l’appeler ‘vous’, il leva les yeux au ciel en soupirant. Bon Dieu, ‘vous’ ! C’était la chose la plus ridicule qu’il avait entendue jusque là ! Les mutants avaient beau être aux yeux des humains des bêtes de foires ou des monstres – suivant les mentalités – il n’en restait pas moins que leur sale habitude de se croire soit supérieur, soit inférieur agaçait Alban à un point inimaginable. De même, la relation prof-élèves dans ces cas là n’avait même plus lieu d’être. Disons qu’ils étaient juste deux nouveaux camarades en train de faire connaissance, l’air de rien. Il ne manquait plus que la bière et le match de baseball – voir le cricket pour l’aveugle anglais jusqu’au bout des racines. Il écouta vaguement ce que lui disait la petite Aura Christo, se concentrant plutôt sur les sensations ressentit autour de lui, voir si le couloir déviait plus à gauche ou plus à droite, si ça puait la sueur ou bien la merguez ; le genre de détail insolite pour un voyant mais indispensable pour Alban.

L’homme aux cheveux noirs ne se réveilla que quand la jeune fille commença à baragouiner un langage qu’il ne comprenait plus. Devenait-il sourd ? Apparemment non. Passé les deux grands yeux étonnés, Albaran dévisagea de façon parfaitement neutre ce qui semblait être la gamine et sentit soudainement un geste de recul de sa part. Quoiiii encooore ?! La réponse ne tarda pas. Son rire non plus. C’était tout lui ça : faire peur à tout le monde dès le premier jour. C’est vrai qu’il avait un petit air de junkie, voir de mafieux qui prépare le coup du siècle, mais tout de même ! L’aveugle eut un large sourire à l’attention de sa petite camarade.


« T’inquiètes pas, je ne frappe que ceux qui me piquent des clopes en secret. Tu étais juste l’exception du jour. »

Faux. Il savait qu’à chaque fois qu’un gosse faisait non pas une connerie, mais râlait, pestait, sifflait contre ses exercices ; ou encore quand il y avait bagarre entre deux enfants ; Alban savait qu’il frappait. Pas fort, non, pas dans le but de faire mal, plutôt celui de faire peur. 80 % des cas, les gosses ne recommençaient pas. Il devait quand même avoir une sacrée poigne …

« C’est cool ça, comme pouvoir dis ! Moi je peux créer des rêves à la mesure de chacun d’entre nous. Toi aussi tu pourras certainement m’apprendre des choses. »

Non, il ne lui parlait pas comme une gamine … Ce devait être la fatigue du voyage, mais sa voix sonnait bien plus douce. Et là, elle était où la distance, HEIN ALBAN ?! L’aveugle termina son minuscule discours par un sourire et recommença à dévisager autour de lui. Cet endroit était étrange. Ceux qui y habitaient plus encore. Qu’en à celui qui le dirigeait … Fraust hein ? Albaran n’avait pas spécialement envie de le rencontrer. Les directeurs, les PDG dans ce genre là ne comprenaient jamais sa démarche. C’est comme ça qu’il avait perdu tous ses postes de toute façon.

« Dis moi Aura, vous êtes beaucoup ici ? »

Albaran s’était remis en marche.
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Sam 24 Mai - 17:47

Ah ! Il n'allait pas la frapper c'était bien ça. Elle en était heureuse car finalement il semblait plus gentil qu'au premier abord du moment qu'elle l'appelait Alban et qu'elle ne lui disait pas professeur. Elle marchait tout en écoutant l'homme présenter son pouvoir. Faire rêver les autres devait être extraordinaire ! Elle aurait bien aimé faire ça aussi mais bon, sans son pouvoir elle n'aurait jamais pu connaître tous ses nouveaux amis et ça elle n'aurait jamais aimé !

Elle continua la progression dans le dédale des couloirs et arriva devant l'escalier permettait d'accéder aux étages et là elle hésita. Que devait-elle faire ? Elle ne pouvait pas demander à l'aveugle de la suivre dans des escaliers sans l'aider, mais est ce qu'il accepterait l'aide pour autant. Elle se dit que le mieux était de le lui demander.


On arrive à un escalier, je ne sais pas si vous voulez de l'aide ? Je peux demander à la famille de Noisette de vous aider peut-être ? Ou alors à la mouette mais il faudra lui donner du poisson. Elle est terriblement gourmande vous savez !

Aura regarda les marches qui lui semblaient pourtant particulièrement simples à gravir et se demanda ce qu'elle ferait si, elle aussi, n'y voyait plus. Elle voulait essayer elle aussi de ne pas voir et de tester le fait d'être aveugle pour faire quelques pas. Aussi, elle ferma les yeux et elle commença à avancer avant de se rendre compte qu'elle voyait toujours. Mais différemment, comme si ses yeux étaient un peu décalés et qu'elle avait perdu une partie des couleurs. Elle passa une main devant son visage mais ne la vit pas et alors elle comprit.

Son pouvoir l'empêchait de devenir aveugle tant qu'un animal était dans les parages, elle était heureuse de cet état de faits et de savoir que jamais elle ne perdrait à tout jamais la vue. Elle se tourna vers son professeur, toujours les yeux fermés et attendit qu'il lui réponde. Car pour elle n'était un problème tout de même, faire tomber son prof dans les escaliers n'était pas une bonne idée si on voulait se faire bien voir ...


[HRP, un peu court désolé]
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Dim 25 Mai - 13:56

[Pas de problème ^_______^ Faudrait peut être qu'on avance, ça nous décoincerait Wink]

Albaran se gratta le menton. Il sentait l'hésitation d'Aura quand à un obstacle qu'elle ne se sentait pas prête à lui faire franchir. Quand à notre ami, lui qui ne voyait rien depuis bien longtemps, cela ne parut pas l'affecter outre mesure. Les gens possédant des ennuis physiques peuvent bien râler, pester, cracher contre les maisons d'architectes qui prévoyaient bien TOUT sauf ce dont ils avaient besoin pour grimper jusqu'aux étages. Albaran ne pouvait rien dire. On n'allait pas prévoir des alarmes et des bip sonores partout pour des gens comme lui sans quoi le monde deivendrait invivable, même pour les aveugles. Quant aux rembardes, gardons nous bien de foutre les fils partout : les non-voyants avaient déjà assez d'emmerdes comme ça nan ? Aura avait une autre solution en la personne d'une ... mouette. Et aussi la famille d'un dénommé Noisette, dont il ne voulait connaître ni le sexe, ni la race et encore moins le régime alimentaire. Cette petite était bizarre. Comme tout ce qui logeait ici, très certainement. Mais elle ... elle avait un il-ne-savait-quoi qui ... l'effrayait !

Quand il la sentit bouger et se retourner vers lui, Alban sourit et posa une main sur son épaule en signe d'apaisement. Pas besoin d'aide, il saurait se débrouiller. Noisette peut rester chez lui et la Mouette va se faire voir. Sûr de lui, le prof posa un premier pied sur une première marche et put calculer les grandeurs de ces dernières. Pas très grosses, pas très petites. Et plutôt pratique en fait, car elles possedaient une largeur idéale. Il grimpa d'un mètre et se retourna pour adjoindre à sa camarade de le suivre
.

"Ben alors ? Tu viens ?"

Il eut un sourire provocant, un 'moi j'vois rien et toi tu suis pas ?' et se retournant, il... BLAN. Un mur. Frais mais plutôt de bonne consistance qui l'arrêta net dans sa course. L'aveugle tomba à la renverse, c'est à dire en arrière, et s'arrêta à la dernière marche juste en face de sa nouvelle élève. Passé le 'aïe, aïe, aïe' habituel, il se massa le nez et soupira.

"C'est encore loin ?"

Il avait sommeil, soif, faim et une forte envie de briser tous les murs de cette foutue baraque. Quelle idée. Ou plutôt : quel idiot ! Pour un sang bouillant, voilà pour quoi il allait passer aux yeux de sa première disciple. Alban eut un nouveau soupir et décida de rester dans cette position un moment, histoire que sa tête se remémore son nom, son âge et son lieu d'habitation. La Faculté, ça sonne plutôt bien non ?
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Sam 7 Juin - 17:32

[HRP sorry pour le retard]

Il fallait qu'il fasse son intéressant, encore un mâle en manque d'autorité. Cela était une caractéristique que l'on retrouvait dans toutes les espèces animales que Aura avait eu l'occasion de cotoyer, les mâles voulaient toujours aller de l'avant sans prendre garde aux murs. Et des murs dans la Faculté, il y en avait des tas ! Et pas des petits, non des gros bien solides et durs. Et forcément, Albaran finit par leur rentrer dedans ! Aura vit la scène avec les yeux de la mouette et elle ouvrit les siens immédiatement pour aller au secours de son professeur. Elle s'agenouilla à ses cotés et le toisa un instant en se demandant s'il avait quelque chose de cassé. En tout cas la mouette s'était envolée en poussant de grands cris contre les humains qui sont obligés de faire du boucan à tout bout de champ. Aura soupira devant tant d'invectives qui auraient fait rougir une jeune fille de cet âge si elle n'était pas habitué aux joyeusetés des animaux. Puis elle posa une main sur l'épaule de son professeur.

Alban, ,vous ne croyez pas qu'il faudrait mieux que l'on se donne la main pour avancer. Cela irait plus vite.

Elle était encore dans ses pensées quand elle ajouta à mi-voix.

Fichu honneur de mâle !

Puis elle le tira par la main afin de monter les marches un peu moins vite qu'à la normale le temps que le professeur reprenne ses esprits.

Enfin ils étaient au bon étage, plus que quelques pas pour trouver le bureau de Fraust. Et en parlant de ce bureau ... Il était juste là ! Aura frappa à la porte dans lacher la main de son professeur et attendit une réponse éventuelle du recteur. Elle ne savait pas s'il était là ou non.
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Ven 13 Juin - 10:13

Un mâle, c’est fier et ça compte bien le rester. Ca roule des mécaniques devant les nanas et ça compte bien les garder. Ca chipote de ci de là mais ça drague tout bas ; et ça compte bien garder c’que ça trouve. Bref ; Albaran – en bon mâle qui se respecte – ne dérogeait pas à la règle. D’abord parce que ça l’amusait. Non pas que voir des filles baver devant lui était un sentiment rassurant – justement parce qu’il ne pouvait pas zieuter leurs bouches pulpeuses en crise de manque – mais simplement parce que c’était un mâle. Largement suffisant. Mais voilà que l’on venait briser ce concept. Là, le nez par terre, alors qu’il réfléchissait encore sur la dignité humaine et que son nez le faisait souffrir, une petite main que les années avaient rendu innocentes se posa sur une de ses larges épaules et proposa de lui remettre un coup dans le bas des reins… Déjà qu’elle le vouvoyait, mais alors là, on touchait le fond.

Alban était un habitué de la débrouille solo. D’abord parce qu’il avait toujours avancé qu’il était aveugle et non cul de jatte ou tout autre handicap physique désavantageux. Il savait très bien marcher tout seul, très bien se débrouiller avec des couverts, très bien jouer de la trompette sans que ça ne le dérange outre mesure. Alors oui, il aurait bien aimer savoir pourquoi les gens se sentaient obligé de l’aider à traverser ne serait ce qu’une rue alors qu’il avait pleinement la possibilité de mettre un pied devant l’autre. Le fait est qu’Albaran n’en avait rien à foutre de la pitié. Ca lui passait au-dessus comme n’importe quel match de cricket ou de baseball. La pitié, c’était bon pour les cons. Or il était aveugle. Pas con.

Silencieux, il consentit à laisser sa main à la gamine. Une petite main d’enfant qui vint lui faire oublier son mal de crâne l’espace de quelques minutes. Il avait toujours aimé les enfants. C’était tellement agréable, perspicace, imaginatif … bon ok, peut être aussi un peu sournois, cruel et gueulard, mais personne n’est parfait bordel ! Et puis, rien n’est plus beau que de regarder un gosse gueuler parce que son plat n’est pas assez chaud, plutôt que d’observer son gamin murer dans un silence autiste s’autodétruire à petits feux. Lui-même savait… Il resserra son étreinte sur Aura.

Enfin, au bout d’un délai moins long qu’à l’accoutumé, la jeune fille s’arrêta devant une porte et frappa quelques coups distincts sur le bois. Alban tenait toujours la petite main dans la sienne et il s’en dégagea doucement, toujours silencieux et attentif au moindre bruit. Au bout d’un cours instant, on vient leur ouvrir et une voix atone et monotone leur annonça que le recteur n’était pas présent – ou alors occupé, ou alors malade ; bref – et qu’il ne pouvait pas les recevoir dans l’immédiat. Super. Trop génial. Soupirant, Alban passa une main dans ses cheveux noirs et rajusta ses lunettes sur son nez. La gamine savait sûrement quoi faire…
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MessageSujet: Re: Jolie baraque ...   Dim 15 Juin - 12:45

Ah non alors ! Pourquoi que le recteur était absent ! Et Twi, il n'aurait pas pu la prévenir de cette absence ? Non, surtout pas, monsieur était trop occupé on ne sait où pour se permettre d'expliquer des choses à une pauvre fille sans défense ! Et la laisser en plan dans les couloirs en se demandant où aller pour que le nouveau prof puisse prendre ses quartiers et enfin avoir la paix. Parce que nul doute qu'il voulait la paix, il avait eu de nombreuses émotions durant son voyage et personne n'était là pour l'accueillir, ce qui était très mal très très mal.

Aura lui reprit la main pour l'entrainer dans le dédale des couloirs.


On va aller voir l'intendant, il va pouvoir vous donner toutes les informations.

Elle le conduisit auprès du bureau de l'intendant dans l'espoir qu'il soit là et qu'il puisse la relayer dans son entreprise de présentation de la Faculté à un nouveau professeur qui ne savait pas du tout dans quoi il était tombé.

En chemin, elle réfléchissait à ce qu'elle pourrait faire si jamais il n'y avait personne dans le bureau de l'intendant. Elle ne pouvait pas le laisser là où il était tout seul et perdu tout de même. Pas uniquement parce qu'il était aveugle, mais aussi parce qu'il était son professeur et que par la même occasion elle lui devait un certain respect. Il faut dire que Aura était une fille profondément respectueuse de toutes ces conventions telles que : la politesse avec les adultes, laisser sa place aux personnes agées, ne pas dire de gros mots en langage humain et surtout, ne pas tuer un être vivant.

Ils arrivèrent au bout de leur cheminement et virent enfin la porte du bureau de l'intendant. Enfin Aura la vit, Alban ne devait pas avoir pu la voir, mais bon, tant pis. Elle lui lâcha la main et frappa. S'en suivit un Entrez et un soupir pour la jeune fille.


Bonjour monsieur, voici le nouveau professeur, je pense que vous êtes au courant.

[La suite ...]
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