AccueilPortail2FAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Une soirée pas si détendue...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Izanami-amaterasu Asahi
Adjudant
Adjudant
avatar

Nombre de messages : 139
Age : 28
Age du perso : 28 ans (10 Janvier)
Langues parlées : Japonais, anglais (l'accent est étrange)
Pouvoir du perso : aucun, elle est humaine
Date d'inscription : 30/11/2007

MessageSujet: Une soirée pas si détendue...   Sam 19 Jan - 1:51

L'ATW, une organisation anti-mutants qui a à son actif un nombre incalculable de mission (zéro) mais qui pourtant brille pour son armement de pointe toujours aussi ingénieux (oui les prototypes sont géniaux, il n'y a qu'à voir...). Ce soir une réunion au sommet avec les meilleurs éléments que l'on puisse trouver dans chacune de leurs branches. Un informaticien branché en permanence qui a une manie pas possible de changer le lit (et l'occupant qui va avec) chaque nuit. Il a fallu que moi voleuse et acrobate de haute voltige je me retrouve dans sa chambre... Je ne vous raconte même pas son été, un vrai capharnaüm. Venait ensuite un soldat cuisto qui a une double vie de père de famille (enfin ça sauf en lui volant son casque personne ne peut le savoir...). Le petit chef comme je l'ai gentiment dénommé, le plus vieux et le stratège (du moins c'est ce qu'il y a sur son dossier), un homme mure assez bien bâtit il faut l'avouer mais trop arrogant et directif pour moi. Viennent ensuite le mécano aussi fin qu'un haricot un vrai petit roi de la bricole, et pour finir notre expert en explosif pas capable d'allumer un feu de bois... On aura tout vu, moi pauvre femme d'un mètre 40 je suis allée chercher du bois et en plus j'ai du allumer le feu. Des dangers publics je vous jure...
Enfin durant cette soirée, celle du feu de bois (c'est plus pratique pour faire un barbecue), un autre membre accro à la morphine nous a fait une mauvaise blague. Je vous explique tout ça.

Début de soirée, ce monsieur prend sa dose, quelques temps plus tard il en reprend une autre (du moins c'est la seule explication possible). Et bien évidemment après une petite heure autour du feu il s'effondre le bougre.
J'ai travaillé pour de mafieux en tout genre, et il s'avère que l'un deux habite juste à vingt/trentes minutes de là en voiture. Je le charge seule (cela vous étonne ? Moi non pas vraiment...) et le couvre avant de partir au volant du tout terrains qui est à note disposition.

La carlingue du véhicule semble comme flotter sur cette route que dis-je ce sentier tant il était plein de caillasse en tout genre. Je regarde de temps en temps Lance allongé à l'arrière. Il devient de plus en plus blanc, de plus en plus cadavérique, il était aux portes de la mort et personne n'était là pour l'aider. Bientôt on sortirait de ce chemin merdeux et on rejoindrait la route bitumé qui permettrait un voyage bien plus confortable pour le dernier quart d'heure.
Je n'avais pas tord environ une minute plus tard, la route enfin. Personne à l'horizon je m'engage et tourne à droite en direction de cet institut de cure qui comprend aussi un hôpital. Le gérant avait une dette envers moi, je pouvais lui demander cette faveur.

Mais le destin choisit autre chose... Dans un éclair de lucidité, dix minutes après notre entrée sur la route, Lance me demanda de m'arrêter, ce que je fis, il me confia son code d'accès à l'ordinateur du labo et sourit une dernière fois avant de pousser son dernier souffle. Blanc et calme, voilà comment cet homme avait fini, incapable de ressentir la moindre douleur, il était mort heureux.
Moi, j'étais là et je ne savait pas vraiment comment réagir, je me souvint alors de ce qu'il m'avait dit avant de me faire arrêter. Il avait parlé de feu et de vent. Un bûché donc, c'était faisable ça, par contre couper du bois l'était moins. Je fis donc un petit tour par le coffre du véhicule et là miracle de quoi bricoler : une hache, quelques poulies et même de quoi faire un feu dans un kit de survie.
J'entrais plus profondément dans les bois, et laissais le véhicule pour couper de quoi faire un beau bûché. Au bout d'une heure j'avais un tas de bois assez important pour faire brûler Lance pendant toute la nuit... Tout d'abord : installation des branchages au beau milieu de la clairière. Une fois que c'était fait : Installation du corps. Et maintenant de l'essence, il y en avait bien quelque chose d'inflammable pour fiche le feu à tout ça, d'autant plus que le vent se levait faisait un bruit charmant de sifflement entre les longs troncs d'arbre. J'en ai trouvé au bout de quelques minutes de recherche. Une allumette ou deux et le tour était joué. L'ensemble prit feu, faisant rougir le bois fraîchement découpé.

J'observais le spectacle, pleurant mes propres morts, ceux pour qui je me bat au quotidien aujourd'hui. Ceux là même qui m'ont insufflé le goût de la vengeance, de la haine et de la colère. Le vent emportait la fumée et les cendres, lorsque j'eus vidé tout mon stock de larmes, je reprit le volant. Plusieurs heures c'étaient écoulée, la fête était finie, le lac dans lequel Féran avait du se retrouver était aussi lisse de la peau d'un bébé. Et moi j'étais là, et j'avais du travail.
Ranger le véhicule et faire le plein c'était fait, ensuite direction la salle commune, là je prit le temps de me faire une théière du premier thé qui me passa sous la main, il me restait de nombreuses choses à faire avant d'aller dormir. La première et la plus urgente : un rapport au directeur. Un petit mot de passe plus tard, me voilà en train d'écrire, de décrire ma soirée épurée de tous les détails inutiles.


Citation :
Rapport urgent.

De : Izanami-amaterasu Asahi dit Niok-Man
Pour : Tecueil Swing
Date : 25 Février 2051

Sujet : Mort de Lance Darell

Rapport : Monsieur,
Lance a ce soir même fait une overdose de morphine. Il a succombé à la dose alors que je le menais à une clinique non loin de notre campement.
Selon sa volonté, il a été brûlé dans les bois non loin de l'endroit de sa mort.

Avant de mourir il m'a confié le mot de passe de l'ordinateur du labo, je vous ferai un rapport de son inspection des prototypes pour demain.

Heure de la mort : 21h57.

C'était court, mais cela m'avais demandé pas mal de temps, je n'étais pas très habitué à faire des rapports et surtout pas à toute cette sévérité protocolaire de l'armée. J'étais plutôt du genre libre penseuse et imaginative...
Enfin il me manquait quelque chose encore à faire : me rendre dans le labo pour lire le rapport de Lance. Manque de chance celui-ci avait été fermé et je n'avais pas la clef, en faisant le tri dans les effets personnels de Lance je ne trouvais rien qui puisse faire l'affaire. Obligée d'attendre le lendemain matin, je me résolu à finir ma quatrième tasse de thé (une mug anglaise voilà comme elle s'appelait). Je prit donc toutes les affaires du défint afin de les déposer dans son dortoir désormais vide.

Ma fin de soirée fut des plus morne, même pas le courage de faire la vaisselle, mes vêtements sentaient le feu de bois, et étaient boueux, tant pis j'entrai et me changea. Féran lui dormait profondément complètement découvert. Je me retrouvais à ce moment là mère, une mère face à son fils, et le borda comme je l'aurais fait quelques années plus tôt avant de moi aussi sombrer dans une nuit agitée pleine de flammes et de connaissances ressurgies du passer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Une soirée pas si détendue...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une soirée "soin de soi".
» comment aider quelqu'un qui souffre et refuse la main Tendue ?
» Soirée Partylite
» la pire soirée de ma vie
» En 1989 le 1 décembre en soirée, ville d'Eupen

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Faculty :: Hors RP :: Chroniques occultées-
Sauter vers: