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 De la poésie [Hentaï] [PV]

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Iwëne
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MessageSujet: De la poésie [Hentaï] [PV]   Dim 30 Déc - 22:56

Les portes du hall d'entrée s'ouvrirent brusquement, laissant apparaître deux jeunes amoureux qui riaient, les larmes stagnantes au bord des yeux. Ils avaient beau être trempés de la tête aux pieds, les cheveux, le visage, les mains, les habits, rien n’étant épargné, ils ne pouvaient s'empêcher de savourer le comique de la situation, l’amusement ; et leur sourire ne savait se trouver amoindri.
Il y avait de ces instants où peu importait le monde alentour, le qu'en dira-t-on, les soucis du quotidien, la pluie. Cette soirée, Fraust et Iwëne la garderait dans leur coeur et leur mémoire pour le reste de leur existence, tout autant que ces rires persistaient à se faire entendre.
Une arrivée bien que bruyante sur la conscience, les amoureux se moquaient éperdument de savoir s'ils avaient été entendus par le reste des élèves encore présents dans la salle des fêtes, par l'intendant qui s'endormait sous les classeurs de son bureau, par les professeurs qui s’étaient avérés de grands danseurs ou par tout autre créature présente dans ce manoir rénovés. Oui, peu importait tout cela ; dans leur état d’esprit, il n’y avait qu’eux.
Leur course folle se poursuivit jusque dans les étages, et leurs pas empressés manquèrent de justesse, à plusieurs reprises, d'enfoncer une des marches faites de vieux bois, de craquer des lattes du plancher des corridors.
Enfin, lorsqu'ils arrivèrent près des chambres attribuées aux professeurs, ils se stoppèrent, comme indécis sur bon nombre de points. En attendant d’obtenir des réponses, cependant, la jeune femme, d’autant plus magnifique en ce soir, avait attrapé le col trempé de la chemise qui l'était tout autant et tirait gentiment dessus pour ramener au plus près d'elle l'homme désirable. Ses lèvres rencontrèrent les siennes, sa langue se démena pour cajoler son aimée, et c'est dans un fougueux baiser qu'Iwëne attira Fraust vers la chambre 43, non sans se cogner parfois au mur qui la longeait, tellement la passion de cette nouvelle aventure s'avérait démesurée.
Comme pour pimenter la difficulté de se déplacer ainsi, il s’avéra que cliqueter le verrou tout en embrassant le recteur, le dos face à la porte, était beaucoup moins facile qu’en théorie. La demoiselle se dut de relâcher quelques instants un Fraust à bout de souffle afin de parvenir à passer la clé de métal dans la serrure, et une fois son action menée à bien, elle poussa d'un petit coup de talon la porte qui s'ouvrit en grinçant timidement.
Leurs corps toujours aussi proches l'un de l'autre, leurs mains agrippées avec possessivité, la demoiselle aux cheveux d’un argent pur se trouvait comme éprise d'une fièvre intense, d'une envie dévorante, d'un froid ardent qui l'obligeait à continuer, à le mener jusqu'au lit, à en découvrir davantage, à en apprendre toujours plus.
-Approche.
Ce fut le seul mot qu'elle prononça, dans un quasi murmure, et un sourire charmeur profita de cette perte de contrôle pour se dessiner sur son visage rayonnant, doux, sensiblement exquis.
Sa main droite repoussa le grand et vertical morceau de bois, clôture de la pièce, puis pencha hâtivement le loquet intérieur, par précaution, par simple habitude. Lorsque l'on vit dans un bâtiment où d'autres personnes habitent également, il n’est pas rare d’avoir quelques surprises ; une main baladeuse s'appuyant distraitement sur la poignée de chambrée, voila un fait si vite arrivé... Non, cette nuit là, Iwëne et Fraust ne serraient pas dérangés ; plus personne ne pourrait empêcher ce à quoi ils s'apprêtaient.
Prisonniers l'un à l'autre le temps d'un jeu... L'idée excitait et plaisait à Iwëne tout autant qu'elle la faisait rire. A peine leur relation retrouvée et leurs bouches effleurées, les voila qui s'aventuraient près du pêcher charnel, au risque d'avoir une sensation de « passage à l'acte » beaucoup trop précoce.
Mais la jeune femme s'adonnait à penser que ce n'était là que l'aboutissement de ces années passées ensemble, qu'ils étaient enfin prêts et que ce n'était que partie remise. De plus, que pouvaient-ils bien faire contre cette envie indéniable, cette sensation d'ivresse, cette chaleur qui enflammait leur être, dictait leurs gestes ?
Peu lui importait que la faute retombe sur elle, Iwëne la pécheresse, puisqu'elle était consentante à enfreindre les lois du seigneur. Pas avant le mariage, dit-il ? Et que fait-il de toutes ces âmes meurtries attendant l'amour depuis si longtemps, que fait-il de ces coeurs brisés et enfin pansés ?
C'était bien ce soir, c'était bien leur nuit, c'était bien cet instant, et rien en ce monde n'aurait pût l'empêcher d'assouvir son désir. C'était elle et lui.
Alors, la demoiselle attira l'homme jusqu'au grand lit qui se trouvait près de la fenêtre où il était facile d'apercevoir les étoiles scintillantes dans cette grande étendue marine et cotonneuse, ainsi que le premier quart de lune, planète espiègle et rudement contrainte à n'en savoir davantage : ses yeux n'étaient pas axés dans le bon sens.
Comme pour réfléchir au premier geste qu'elle allait effectuer et observer ce qui la tentait le plus en cet homme grand et musclé, la jeune femme allongea son amant tout en s'installant doucement à califourchon sur le bas de son ventre. Disposés ainsi, elle pouvait aisément plonger son regard dans le sien afin de partager ses sentiments, traduire ses pensées enivrantes et prendre en retour ce que Fraust lui offrait. Tout en avançant délicatement son visage pour savourer un nouveau baiser, ses mains retournèrent à l'occupation qu'elles avaient été contraintes d'abandonner sous la fureur de la pluie, et mirent beaucoup plus de ferveur et d'énergie à l'oeuvre cette fois-ci.
S'unir à lui était devenu indispensable, un besoin vital qu'Iwëne n'aurait pu se séparer, et même s'il s'avérait qu'elle s'y prenne gauchement pour cette première fois avec Fraust, il lui était impensable d'abandonner pour autant. La pudeur, bien que très osée chez la jeune femme qui n'avait eu de cesse de détester ce corps aux multiples cicatrices à présent devenues de simples trais blancs, invisibles parfois, sur sa peau claire et lisse, était en proie à céder, même si ses mains -toujours ces mains- posaient un sérieux problème, de par leur nombre extravagant de blessures passées. Iwëne avait bien fait un effort au bal de la Saint Valentin en abandonnant ses mitaines, mais tout du long –aussi prompte fussent les danses- elle avait espéré que personne ne poserait le regard sur ses doigts, ses paumes, la peau qui recouvrait ses os.
La bouche toujours avide de baisers, elle se rapprocha sensuellement de l'oreille de l'être aimé pour lui susurrer quelques mots véridiques qui ne serait pas sans rappeler les promesses d'antan :
-Tu te rappelles Fraust, tes mains sur moi, ta peau, tes lèvres, les miennes et nos doigts incessamment aventuriers. L'ardeur, les langues, nos corps qui roulent et se débattent, les cris, les mots, les baisers, ceux que tu m'offres et ceux de retour, tes dents qui me croquent, qui croquent ma poitrine, les caresses au bas du ventre, la chaleur de nos âmes, les étreintes... Tu te rappelles, n'est-ce pas ?
La jeune femme mordilla momentanément le lobe de l'oreille où ses paroles se perdaient puis y laissa une petite léchouille tendre et lascive avant de reprendre sa phrase, tout en aboutissant enfin au dénouement de la chemise qu'elle entreprit rapidement de retirer.
-Et bien, c'est pour maintenant...
Ses lèvres commencèrent à effleurer le torse presque imberbe et finement sculpté, en prenant soin de n'oublier aucune parcelle.

La nuit risquait d'être courte… très courte.

[Hors-RP : Et voilà, comme promis ! Pour les petits malins qui passeraient par là, je tiens à rappeler que ce topic se déroule après le bal de la Saint Valentin.]

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Lun 31 Déc - 0:57

Curieusement, Fraust n'aurait jamais imaginé entrer dans la chambre d'Iwëne d'une autre manière que celle-ci... Le chef d'établissement avait beau avoir une image mentale de la plupart des chambres de la Faculté, il n'avait en effet jamais essayé d'imaginer celle de son aimée. Sans doute par une superstition ridicule et définitivement dépassée. Mais qu'importe, le jeune homme avait à présent la sensation de ne pas avoir seulement pénétré dans sa chambre, mais complêtement dans un autre monde, un autre univers.
C'était comme s'il était entré dans sa bulle, une petite bulle toute douce et chaude. Mais la pièce avait beau avoir été, sans doute, décorée, personnalisée, il la voyait sans la voir; car son attention était offerte seulement à l'objet de tous ses désirs, les plus intimes... Et cette nuit, ce n'était pas une chambre, ordinaire ou pas, c'était un lieu-saint; et cette place allait être le décor d'un moment que les plus beaux décors du monde envieraient à coup sûr...

Fraust se laissa guider par sa voix, qui était devenue plus qu'envoutante. Littéralement, il était pendu à ses lèvres, et depuis dehors, il buvait ses mots, comme un pieux boit les évangiles narrés par son prètre. C'était elle, la messie de leur nuit; et ses mots prédisait que cette nuit serait l'apocalypse de leurs vies passées tellement loin l'un de l'autre... A eux deux, ils allaient réécrire l'histoire d'une religion vieille comme le monde, qu'on appelle l'Amour. Ce lit serait leur autel, le témoin le plus proche de leur union... Fraust s'y trouvait déjà allongé sans même qu'il s'en soit réellement rendu compte. Et dans cette nuit, il se faisait prince, un prince que sa reine allait initier à cet art mystique qu'il connaissait si peu... Mais qu'importe l'ignorance, en Amour le savoir ne sert à rien, l'Amour n'est qu'expérience; il se vit et se partage à deux. Et ici, pas de vin ou d'ostie, les seuls artefacts divins étaient leurs chairs...

A cheval sur lui, Iwëne avait déjà prit les rènes de cette nouvelle aventure qui s'ouvraient à eux. Le jeune homme la découvrait sous un nouveau jour: elle se faisait féline, audacieuse et dominante... Une facette qu'il ne connaissait pas de son unique véritable amour, mais qui était loin de lui déplaire. Elle était à mille lieues de la jeune femme hautaine, froide et coincée que l'on pouvait croiser dans les couloirs de la Faculté. Ou plutôt, c'était la même femme, mais sans ce masque de froideur qu'elle s'était forgée avec le temps. Et Fraust la redécouvrait, comme avant, mais encore plus en profondeur qu'avant, là où leur jeune âge et leur condition leur interdisaient encore ce pêché... Mais cette nuit, les deux adolescents avaient grandi, et surtout, ils étaient libres, libres de succomber au désir qui les animait; ce désir qui faisait bondir d'impatience leurs coeurs trop longtemps tourmentés; ce désir qui leur faisait presque perdre la raison...

Tandis que la jeune femme partait à l'assaut de son homme, et d'une manière extrêmement sensuelle, ce dernier se laissait lui aussi aller à la tentation. Elle était sur lui, il la sentait, bien vivante; et son corps chaud l'appelait, par tous ses sens... Les mains du jeune homme étaient attirées comme des aimants sur sa douce peau, ses yeux ne pouvaient se détourner des siens, leurs lèvres ne pouvaient demeurer séparées plus de quelques secondes... Bref, c'était leurs deux êtres qui, à l'unisson, s'appelaient, se réclamaient, comme une gourmandise trop longtemps refusée...
C'était à la fois une sucrerie que l'on mange plus que de raison, juste parce que l'on n'est pas raisonnable, et puis c'est tellement bon qu'on ne sait pas vraiment y résister... Les lèvres d'Iwëne, c'étaient presque, en ce sens, deux bonbons à la fraise, recouverts de sucre... Impossible d'y résister, à leur appel gourmand!
Et d'un autre côté, c'était de la drogue, créant une véritable dépendance du côté de Fraust. Iwëne était devenue son opium, tout comme chaque parcelle de son corps.Il ne pouvait plus s'en passer, c'était tellement dur d'y résister... Et d'ailleurs, pourquoi résister, quand on a devant soi, sur soi, ce que l'on désire tant et dont on est tant dépendant?

Alors oui, Fraust avait cédé, cette nuit, à toutes les tentations que représentait Iwëne. Il n'avait pas résisté à l'appel de son corps, et déjà ses mains cherchaient à enlever tout rempart entre eux deux. Cette robe, tout comme sa propre chemise, tout devait disparaitre, rien ne devait empêcher leurs peaux de se frotter l'une à l'autre, d'être en chaleureux contact... Et leurs lèvres? Elles aussi, elles exploraient le territoire inexploré que représentait le corps de l'autre. Et il y avait tant à découvrir et à redécouvrir... Celles de l'homme électrique étaient déjà parties à la conquète du délicieux cou de la belle Iwëne, et sa langue la parcourait subtilement... Et enfin, enfin ses doigts avaient trouvé l'ouverture de cette robe, frontière bientôt ouverte vers un autre univers, encore plus délicieux et exquis que tout ce qu'ils avaient connu jusqu'alors...

"Emmène-moi... Au septième ciel..."

Murmura Fraust, entrecoupé de baisers destinés aux douces et chaudes lèvres de son aimée et bientôt amante... Il ne désirait plus que çà, et tout le reste n'avait plus la moindre espèce d'importance...

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Sam 14 Juin - 23:48

La jeune femme se figea en entendant les paroles de Fraust. Ses lèvres cessèrent de jouer les aventurières, ses mains restèrent agrippées à la chemise sans pour autant la jeter au sol. Elle releva lentement la tête, tandis que Fraust continuait de l’embrasser fougueusement, de dévorer son cou. Elle l’observa un instant, sans bouger, et il dût se rendre compte que quelque chose n’allait pas.
Iwëne avait beau ressentir une chaleur aveuglante au travers des moindres parcelles de son corps, une sorte de froid impérial s’imprégna à la gestuelle. Son regard se fit grave. Non méchant, pas plus que sévère, mais tragique.
Soudain, sans prévenir, ses mains attrapèrent les épaules de l’homme. Elle le poussa violemment en arrière, alors qu’il commençait à se relever, inquiet. Son corps se fondit davantage avec celui de son amant, et ses lèvres, à quelques centimètres des siennes, murmurèrent distinctement dans un souffle chaud :
-Vraiment ?
Le septième ciel semblait être une chose importante dans l’esprit de la belle mutante ; ce n’était plus une expression banale, et Fraust devait en être avertis. Comme ce dernier la dévisageait, brûlant de désir, Iwëne relâcha un peu de pression dans ses mains qui maintenaient toujours les épaules.
Elle sembla peser le pour et le contre pendant quelques infimes secondes, et puis, elle perdit cet air d’importance. Un sourire énigmatique, envoûtant se dessina sur son doux visage. D’une voix faussement assagie, elle dit :
-D’accord.
Et son corps entier s’activa, comme soutenu d’une énergie nouvelle, dévastatrice –capacité surnaturelle qu’elle déployait pour lui. Plus passionnée qu’elle ne l’était déjà, Iwëne touchait et embrassait son partenaire avec les plus grandes précautions, les manières les plus sensuelles –les plus naturelles.
Bientôt, la robe cessa d’embêter leurs caresses. Demoiselle entreprit d’aider Maladroit qui, sous tant de passion, n’arrivait pas à faire descendre la fermeture. Ce n’était pas le moment de lui dézipper la peau, à elle aussi. Ses mains s’emparèrent donc de celles de l’homme qu’elle dirigea vers ses hanches découvertes (elle remontait alors sa robe) et se débarrassa du tissus qui valsa à l’autre bout de la salle.
Un sourire malicieux, et elle se penchait en avant, ses doigts bataillant pour déboutonner le pantalon qui gênait, dorénavant.
Mais avant d’arriver à ses fins, elle avoua, d’une voix sincère, d’un regard franc :
-Fraust, je t’aime.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Il est une heure plus tard, peut-être davantage. Iwëne est allongée auprès de Fraust, leurs corps sont nus, et elle le regarde tendrement, à demi penchée sur lui. De temps en temps, ils se volent un baiser, d’autres fois ils se caressent, comme si ce n’était pas vraiment fini.
En cet instant, la jeune femme s’empare d’une des mains du recteur et la pose sur son sein gauche, tendre et galbé, puis baisse les paupières. Ils restent ainsi une mince minute, et Iwëne expire, comme apaisée.
-Tu sens comme mon cœur bat vite ? demande-t-elle, en rouvrant les yeux. Mon corps t’appelle encore.
Et elle embrasse son épaule, sa langue sortant pour léchouiller, ses dents pour le vampiriser de ce nouveau désir qui l’anime à grand galop. Ses doigts partent fiévreusement taquiner le bas du ventre, taquiner son amant, même si au fond, la jeune femme doute de pouvoir enchaîner aussi vite. Leurs galipettes étaient sans nul doute les plus belles, les plus surprenantes qu’elle avait eue la chance de partager depuis ses premiers émois. Cette nuit, ni Fraust ni Iwëne ne l’oublierait.
Plus qu’une partie de plaisir, une réconciliation des âmes, une hargne et une tendresse enfin exprimées.
Dans un murmure, la demoiselle exprima le fond de sa pensée :
-C’était vraiment super. Enrichissant, je dirais même. Merci.
Nouveau sourire, discret.

[Hors-RP : A te répondre aussi tard, on loupe pas mal de détails… Tant pis, il faut bien que jeunesse se fasse !]

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Dim 15 Juin - 1:24

Le moment, ce moment, passé, Fraust était resté sur un sentiment à mi-chemin entre le soulagement, l'apaisement et l'insatisfaction. Et pour cause, il en avait rêvé des nuits entières, y avait songé durant de nombreuses journées, un peu comme un désir inassouvi; et après le passage à l'acte la classique sensation que 'c'est tout?', que ce qui semblait inaccessible était finalement aussi simple. Et puis, l'envie de recommencer bien sûr, parce que oui, c'était divin, et plus encore, et que c'est le genre de chose qu'on serait capable de refaire maintes et maintes fois tellement c'était divin. En un mot, Fraust était sorti de cette heure d'amour, passionnément conquis.
Iwëne y était pour beaucoup dans ce mélange de sensations ressenties par l'homme électrique. Il l'avait attendue tellement longtemps, il l'aimait tellement depuis tout ce temps, depuis qu'elle était réapparue dans sa vie. Cette demoiselle avait apporté tellement de bonheur à son homme, en une heure plus qu'il n'en avait eu en une vie. Oui, elle lui avait fait ressentir la sensation d'être bien vivant. C'était un vrai souffle de bonheur qu'elle lui apportait; et sans doutes que les minutes, heures et jours prochains confirmeraient leur amour, leur dévotion mutuelle; et peut-être que cet amour grandirait encore et encore, sans connaître de fin...

Bien sûr, les deux amants n'en étaient pas encore là, ils ne pouvaient prévoir le futur, encore enveloppés dans le présent, dans les draps du lit d'Iwëne. C'était tellement mieux de vivre le moment présent... Leurs corps transpirants se cherchant encore furtivement, sans faux-fuyants, leurs respirations essoufflées se synchronisant, leurs cœurs battant à l'unisson... Et les mots de la belle demoiselle, qui étaient loin de faire baisser l'atmosphère baignant la chambre. Et les caresses, les baisers...
Fraust, encerclant sa promise de ses bras puissants et protecteurs, ne manquait pas de répondre avec autant de délicatesse à chaque appel lancé par le corps de sa belle. Plus 'romantique' que joueur, l'homme maladroit n'hésitait cependant pas à embrasser, caresser Iwëne avec, à défaut de technique ou d'adresse, son amour comme unique guide, comme une intuition guidant ses lèvres, ses doigts...

Entre deux baisers empreints de chaleur et de douceur, Fraust posa son front contre celui de sa protégée, et répondit à ses mots envoûtants.

"Non, merci à toi... Tu me fais me sentir... Bien. Vraiment bien..."

Après un nouveau baiser aussi doux que du coton, le jeune homme resserra délicatement son étreinte, sa main droite flirtant avec les hanches de sa... Petite-amie? Amante? Amoureuse? Peut-être les trois à la fois. Un autre baiser plus tard, il acheva sur un:

"J'aimerai rester toujours avec toi... Je t'aime, Iwëne."

Caressant les traits fins de son visage du bout de l'index, Fraust prit un visage, presque suppliant. Et après une hésitation, il serra très fort sa douce dans ses bras, avec la peur, encore, de la perdre, comme il y a 6 ans. Quel avenir les attendait, à ces deux amoureux éperdus? Lui l'ignorait, mais il craignait tellement de la perdre, cela avait été si dur de la retrouver, qu'il redoutait tant qu'elle disparaisse, comme si tout ceci n'avait été qu'une illusion, un rêve trop éphémère...

[J'avais promis une belle chanson pour le soundtrack...
Voila mon choix: Say Goodnight ]

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Dim 15 Juin - 13:07

Calme. La douce Iwëne se sentait bien, tellement bien entre les bras de son aimé. Son cœur battait la chamade, son souffle était saccadé, fatigué, mais elle était vivante. Détendue.
Cependant, lorsqu’elle écouta Fraust, elle se cramponna, se rapprocha davantage. Les circonstances les avaient séparés trop d’années. Iwëne avait faillit y perdre la raison –non, elle l’y avait perdue. Et aujourd’hui, ils étaient enfin réunis, si près, l’un pouvant toucher l’autre. C’était une chance nouvelle que de pouvoir le sentir, bien ancré dans la réalité, partageant avec elle ces instants de la vie. Ils ne devaient y avoir aucun espace entre leurs corps, rien, et rien non plus contre leurs âmes.
Honnêtement, la jeune femme était aussi terrifiée que Fraust, à l’idée que tout ceci ne durerait pas. Qu’ils disparaîtraient, tous deux, dans des univers différents et éloignés. Loin, loin, très loin de cette étreinte.
Quand son regard croisa ce visage suppliant, elle sentit que son être tout entier se marquait d’une peine sans pareil, et elle dût s’obliger à fermer les yeux. Elle vivait, quelques secondes, la douleur des années passées ; meurtrie.
-Nous ne nous quitterons plus…
A mi chemin entre la question et l’affirmation, cette phrase n’avait été qu’un murmure. Comme si, soudainement, cela faisait mal de parler.
Iwëne nicha bien vite son visage dans le creux du cou de son homme, et huma son odeur quelques temps. Elle retenait des sanglots qui, en cet instant, n’avait lieu d’être. Ensemble, c’est tout ; cela devait suffire.

Ils se turent. Quelques minutes. Quelques secondes. Quelques éternités.

Ensuite, ses lèvres se dirigèrent vers le front, et déposèrent un baiser protecteur. Elle passa doucement une main dans les cheveux d’argent du recteur, puis, de par sa voix cristalline, laissa à son cœur le loisir de s’exprimer.
-Je n’aurais jamais pensé dire cela à quelqu’un d’autre que toi, Fraust. Ca a toujours été une évidence. Et à vrai dire, sortir des phrases comme celle qui va suivre, je… j’aurais trouvé ça beau, ou plus sûrement, niais et emphase dans une œuvre du Romantisme. Iwëne eut un petit rire enfantin, puis elle se fit sérieuse. Une piètre exagération, en soi. Pourtant, je le sens, je l’éprouve au plus profond de mon être : sans toi, je suis coupée, je me perd. Je… ne suis plus vraiment vivante.
Ses yeux se figèrent, observant la réaction du jeune homme. L’amour qu’elle lui portait était démesuré, et personne ni quoi que ce soit n’aurait eu assez de force pour le corrompre. Depuis la Genetics Corporation, depuis qu’elle avait croisé son regard d’enfant triste et révolté, depuis tout ce temps, rien n’avait changé : elle l’aimait.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas ; et Iwëne, qui vivait pourtant cet amour, qui savait à quoi s’attendre, n’aurait pu l’expliquer. Cela se ressent, parfois malgré soi, et on a beau y résister, c’est indélébile. Gravé au fer.
La demoiselle avait aimé trois hommes ; elle avait faillit se marier. Et pourtant, il n’y avait qu’un homme dans sa vie, un seul qu’elle n’aurait pu oublier, quand bien même la tombe la recouvrerait. Peut-être était-ce ce que l’on appelait « l’âme sœur », peut-être était-ce plus fort. Toujours est-il que son existence n’avait d’importance qu’à ses côtés.
Dieu, s’il existait, avait dû modeler leurs organismes de telle façon que, l’un sans l’autre, ils ne puissent trouver le bonheur, que, l’un sans l’autre, ils ne demeureraient que débris éparpillés.

Au cours de ces six années, Iwëne avait beaucoup songé à la question. Oh, combien s’en était-elle voulue de l’aimer, Fraust l’introuvable, alors qu’elle portait la bague au doigt ! Combien de fois se faisait-elle violence pour tenter de continuer son chemin avec quelqu’un d’autre, d’être raisonnable !
Mais c’était vain ; c’était comme ça.
-Nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de parler, toi et moi, ces derniers temps, dit-elle soudain, coupant court à ses réflexions.
La jeune femme se redressa quelque peu, embrassa tendrement son aimé, continua.
-Qu’es-tu devenu, toi, qu’as-tu vécu au cours de ces six années ?

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Dim 15 Juin - 22:22

Pendu aux lèvres d'Iwëne, Fraust buvait sagement tous ses mots, sans jamais se lasser un instant d'entendre sa voix mélodieuse et douce. Tout en caressant les doux cheveux de sa belle, le jeune homme approuvait ses dires, car au fond il ressentait quasiment la même chose à son égard; même s'il n'aurait peut-être pas su mettre les mots sur ses sentiments. Encore une fois, ces deux là s'étaient bien trouvés, il y a de cela fort longtemps, et tout portait à croire que d'une manière ou d'une autre, les destinés de Iwëne et Fraust était étroitement liées. Malgré le temps passé, ils s'étaient retrouvés, comme deux aimants s'attirant inévitablement l'un à l'autre. Aussi il était facile de deviner que l'histoire de ces deux jeunes gens avait encore quelques jolies pages devant elle, des pages qu'ils auraient tout le temps d'écrire pendant les prochains temps de leur relation.

Pour le moment, Iwëne revint sur le passé de son compagnon, où plutôt sur ces 6 années où ils s'étaient perdus de vue, perdus tout court. Fraust remonta l'oreiller derrière sa nuque, pour être plus à son aise, et attira sa douce contre son torse, l'enserrant d'un bras toujours aussi protecteur. Et après une brève inspiration, il plongea dans ses souvenirs souvent difficiles, en essayant de faire par ordre chronologique. Alors que sa mémoire se mettait en marche, que ses neurones s'activaient pour ressortir de gros dossiers de la partie 'archives' ou 'classé confidentiel', voire même le fameux dossier 'à jeter'.

Simplement, Fraust se raconta, depuis sa première vue du ciel, il y a bientôt 7 ans de cela. Il raconta ses longues journées et nuits d'errance et de traque dans la banlieue londonienne, pour aider les autres évadés, pour s'assurer qu'ils avaient trouvé refuge dans des lieux sûrs, pour également semer les pistes qui pouvaient permettre aux soldats de la Genetics Corporation de les retrouver. Il raconta, avec une voix troublée, la façon dont il avait pisté l'homme qui lui avait fait cette brûlure au fer rouge, sur le bras, puis comment il l'avait littéralement dépecé vivant, par vengeance. Il raconta ensuite, avec toujours la même honte qu'à l'habituelle, cette sensation d'être comme une bête sauvage et sanguinaire lâchée en pleine ville; cette envie de génocide qui avait failli le consumer, cette sensation de perte totale d'humanité. Puis il raconta, avec cette fois un peu de nostalgie perçant dans sa voix, Lucy Baldwin, son aide pour le réhabiliter, le ré-humaniser; il lui raconta sa patience, son amour, et leur liaison longue de 3 ans, sans mentir; puis leur rupture, par sa faute à lui, par son engagement pour ses semblables qui lui avait coûté la rupture. Fraust ignorait encore, à ce moment là, que Lucy avait été retrouvée, il y a 6 mois de cela, par leurs anciens tortionnaires, et que c'était elle qui, sous la torture, avait révélé l'emplacement de la Faculté avant d'être achevée d'une injection d'adrénaline mortelle. Il raconta alors sa rencontre avec Wang Fu Leï, son mentor, lors d'un voyage en Thaïlande il y a 4 ans. Il raconta avec passion à Iwëne l'aide du maître en arts martiaux pour que Fraust maîtrise son pouvoir jusqu'alors indomptable, les heures d'entraînement sous la pluie battante, la neige et le gel, la douleur et la souffrance mais aussi la récompense de tous ces efforts. Fraust raconta de la même manière ses retrouvailles avec quelques ex-pensionnaires de la G.C. et la création de l'Equipe, un petit groupe qui venait régulièrement en aide aux Mutants opprimés. Enfin, il lui raconta comment il avait créé la Faculté, grâce à la contribution et l'aide de ses amis de l'Equipe. De A jusqu'à Z, il lui expliqua tout avec patience et passion, son idéal, pourquoi il y croyait autant, pourquoi il ne pouvait pas renoncer. Et pour conclure, il lui expliqua pourquoi il avait besoin d'elle pour continuer avec lui son 'œuvre', pour eux, pour leurs frères et leurs soeurs Mutants.

"Je vais avoir besoin de toi, Iwëne. J'ai porté tout ça pendant tout ce temps, seul, mais je ne suis pas sûr de pouvoir continuer longtemps comme ça... Avec..."

... Cette maladie cardiaque qui le rongeait de l'intérieur, son espérance de vie décroisait à grande vitesse, selon les médecins. Même s'il se sentait aujourd'hui en totale forme, Fraust avoua à son aimée ses doutes, sa peur pour sa santé, sa peur de partir du jour au lendemain. Porter seul la Faculté lui paraissait alors plus compliqué encore, sans oublier les ennuis supplémentaires que lui donnerait sans doute la G.C. et leurs confrères. Et puis, plus simplement, il ne sentait pas la force d'affronter tout, seul. Plus que jamais il avait besoin de la jeune femme à ses côtés.

Marquant une pause-câlin pour clôturer son récit du passé, l'homme électrique embrassa sa chère et tendre, avant de lui demander si, à son tour, elle voulait bien lui raconter ce qu'elle avait vécue durant ces 6 années...

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Sam 21 Juin - 20:33

Oublier le mensonge et relater, pour une fois, l'acharnement du destin. C'était là des verbes qu'Iwëne n'avait jamais mis en pratique. Sa gorge s'était serrée, son corps avait trouvé un moyen de passer au dessus de cette lourde tâche : se taire.
D'être seule l'avait rendue dépressive, et d'être dépressive l'avait rendue introvertie. Iwëne ne souffrait plus que dans son monde, se nuisant à elle-même. Six ans que l’engrenage était enclenché, et, en une soirée, elle devrait se mettre à nu ? Elle regretta brièvement d'avoir abordé le sujet.
Et puis, Fraust conta sa vérité. Pourquoi il était là, comment il y était arrivé ; ce qu'il avait fallut perdre pour continuer. La jeune femme l'écouta attentivement, sans lui jeter un regard, cependant.
Il avait, lui aussi, vécu tant de choses ; Iwëne regrettait secrètement de ne pas avoir pût être là afin d'amortir les mauvaises.
La demoiselle savait que dans pareils cas, le soutien était ce qu'il y avait de mieux -même si, elle, elle s'était toujours refusée de demander de l'aide. Qu'on la laisse crever comme une grande !
Mais elle était heureuse de constater que le parcours du jeune homme n'était pas fait que de sombre ; il y avait aussi rencontré des personnes dorénavant chères à son coeur, et il possédait l'espoir de l'être qui se devra d'accomplir de grandes choses, à la faveur d'une cause.
Oui... Iwëne admirait cette énergie, cette envie, ce besoin, même, qu'il avait de rétablir la justice en ce monde chaotique. Et la simple idée de l'imaginer s'éteindre avant d'avoir pût profiter, lui aussi, de son oeuvre, réduisait le coeur de la jeune femme à l'état de cendre.
Lorsqu'il lui fit part de ses doutes, la main d'Iwëne chercha instinctivement celle de son aimé. Une fois attrapée, elle la serra très fort, l'embrassa du bout des lèvres.
-Je serais là, Fraust, murmura-t-elle. Nous combattrons ensemble.
Sa réplique avait deux sens : l'aider à bâtir ce paradis tant promis, et, plus personnellement, d'affronter sa maladie à ses côtés. La belle mutante n'était pas uniquement revenue pour devenir sienne, pour qu'il devienne sien. C'était la promesse de lier leurs forces l'unes à l'autres, de s'aider, de vivre comme ça, avec ce but commun.
Et pour cela, il fallait établir une base, mettre à plat tout ce qu'ils avaient pût éprouver. L’amour saurait, comprendrait ; il pourrait contempler.
Fraust, après avoir rempli « sa part du marché » demanda gentiment à ce qu'Iwëne en fasse autant.
Cette dernière se cacha le visage en câlinant son homme, timide comme une enfant à qui l'ont prierait de réciter une fable au tableau. La pudeur l'emportait.
Ainsi s’écoulèrent quelques minutes. Iwëne se contentait de caresser, de dessiner de l'index des formes imaginaires sur le torse du jeune recteur. Elle ne parlait pas ; il lui fallait du temps.
A l'intérieur, elle se faisait violence ; les sentiments se battaient à coups de souvenirs. Il y avait sa honte d'avoir osé être aussi morose pendant ses années de liberté, la sensation d'avoir été enchaînée à une réalité trop violente. Elle avait honte, oui, elle avait peur de la femme qu'elle était devenue, et elle était exaspérée par ce passé démesurément mauvais. Mais...
La demoiselle aux cheveux d'argent soupira. Doucement, sans vouloir brusquer Fraust, elle se défit de son étreinte et se redressa. Le dos droit, tourné vers l'homme, elle regardait la fenêtre de sa chambre, à sa gauche, le corps encore drapé des couvertures de soie. D'une voix douce, elle commença :
-Melwin m'a pris sous son aile, lorsque nous avons quitté la G.C...
Ce mutant, c'était Fraust qui l'avait désigné pour aider Iwëne à s'enfuir lorsque l'alarme retentirait. Il était grand, costaud, et n'avait vécu qu'une ou deux années derrière des barreaux. Après l’avoir sauvée, il avait fait le choix d'aider la demoiselle à reprendre goût au monde extérieur. Une année passa ainsi, de forts liens d'amitiés se créèrent entre eux. Iwëne avait trouvé son bienfaiteur.
Hélas, encore fragile et naïve, elle tomba amoureuse d'un homme prénommé David. Il était bien plus intéressé par son corps que par autre chose, et cela révolta Melwin qui fit tout pour mettre fin à cette liaison. Iwëne lui en voulut. Six mois plus tard, David lui brisait le coeur en se sauvant avec une autre femme. Le mutant aux rêves prémonitoires et à la force surdéveloppée s’enquit de remettre sur pied sa protégée qui s'effondrait au sens propre et imagé.
Et puis, elle a voulu voler de nouveau, de retrouver ses racines. Après quinze mois de recherche, la petite fille retrouva son père. Il n'avait pas quitté la Suède depuis tout ce temps, mais il avait fondé une famille, et l'arrivée soudaine d'Iwëne, cette fille mutante, lui faisait peur.
Cet homme réussit à la dégoûter, à lui faire jurer de ne plus jamais revenir. Il la brisa. Iwëne songea au suicide.
Mais elle eût tôt fait de rencontrer un maître d'arts martiaux qui lui enseigna la volonté de vivre et de persévérer. Douée et bonne élève, elle devint rapidement son assistante ; et chaque matin devint le même rituel : respirer, puis exécuter son art.
Pourtant, elle commença à se poser beaucoup de question sur le fait de vivre en paix et en sérénité avec soi-même. Le maître comprit cette envie d'évasion, et il lui ordonna de poursuivre sa voie comme elle l'entendait.
Melwin la retrouva, donc, et ils vécurent sous le même toit miteux jusqu'à l'arrivée de Ray. Journaliste de son métier, il tomba fou amoureux de cette jeune rédactrice des rubriques scientifiques, et un an plus tard, il lui demandait sa main. Ainsi, Iwëne vécut heureuse. Et comme le destin semblait avoir condamné la longévité de son bonheur, Ray mourut d'un accident. Ce fut pire que tout.
La voilà qui errait, pendant un an, peut-être deux, ou trois, elle ne savait plus bien, jusqu'à ce que Melwin fasse un rêve où il était question d'un havre pour les mutants.


La jeune femme cessa son récit, puisque Fraust en connaissait la suite. Son coeur battait rudement fort, et son visage s'était fermé. Elle n'aimait pas cette histoire, elle lui faisait faire des cauchemars, la rendait petite. Vulnérable.

Et là, tout de suite, elle avait besoin de réconfort, des bras de son homme, la protégeant, la serrant contre son cœur, toujours un peu plus. Iwëne le désirait, mais était incapable de l’annoncer, ne serait-ce que par un murmure…

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Dim 22 Juin - 22:22

Alors qu'Iwëne se raconta à son tour, avec visiblement quelques difficultés à se mettre ainsi à nu et réveiller de mauvais souvenirs, Fraust éprouva plusieurs sentiments bien distincts, en même temps.
En premier lieu, de la culpabilité, celle de l'avoir laissée bien sûr, même si à l'époque il n'avait pas trop eu le choix; mais surtout de ne pas avoir fait la démarche de retrouver la jeune femme. Bien sûr, il l'avait confié à Melwin, sûr que ce dernier s'occuperait bien d'elle et la protègerait aussi bien qu'il l'aurait fait lui-même. Cependant, l'absence de Fraust, et il s'en était complètement rendu compte pendant le récit d'Iwëne, lui avait fait plus de mal que de bien, dans le fond. Il aurait peut-être pu lui éviter beaucoup de peines, mais, comme toujours, quand on commence à se dire 'Et si...', les remords prédominent, mais qu'importe, le passé est le passé, et l'on fait des erreurs. Voila à quoi sert l'avenir, à ne pas refaire ces mêmes erreurs.
Secondement venait une part de jalousie, limitée toutefois; car à l'instar de Fraust qui avait trouvé une présence amoureuse auprès de Lucy, Iwëne avait rencontré quelqu'un; deux quelqu'un, plus exactement, et elle s'était même mariée. Une jalousie toutefois stoppée net après avoir appris que son mari était mort... Et là, la culpabilité revint, mais pour la raison d'avoir ressenti cette pointe de jalousie cette fois, c'était simplement stupide de songer à ça.
Puis, la frustration, car il était évident que Fraust aurait vraiment aimé pouvoir être là, avec elle, à ses côtés, pendant tout ce temps. Les choses avaient fait qu'il ne l'avait pas été, et cette absence avait contribué à éloigner les deux jeunes gens, pire même, ils avaient failli ne jamais se revoir! Et ces 6 années, dieu sait qu'elles auraient pu être les plus belles, s'il avait été là...
Enfin, à la fin du récit de sa douce, Fraust se sentit un peu d'espoir. Car de toute évidence, il savait qu'il n'avait plus aucun moyen d'arranger ce qui s'était déjà produit, pendant tout ce temps. Ce qui est fait est fait, comme il est coutume de dire. Cependant, maintenant ils étaient de nouveau réunis, et c'était là le commencement de quelque chose de nouveau, et qui serait certainement beaucoup mieux qu'avant. Oui, on ne changerait rien de tout ce qui était arrivé, mais l'avenir arrivait, et avec lui, ils auraient leur chance de tout reconstruire depuis le début, de repartir à zéro, de commencer à écrire ensemble une nouvelle page, encore vierge, dans leur vies. Maintenant, ils étaient deux, et ils allaient affronter la vie ensemble, pour le pire, pour le meilleur.

"On ne peut pas réécrire l'histoire, mais pourtant... Aujourd'hui, on va écrire la suite..."

Fraust enserra sa douce par la taille, de ses bras toujours aussi protecteurs, et il l'embrassa dans le cou. Il aurait également pu promettre que demain serait meilleur que hier, mais ça, cela n'appartenait qu'à eux de faire en sorte que ça soit vraiment meilleur. Et puis, après avoir touché le fond sentimentalement, ils ne pouvaient sans doute que remonter la pente, comme deux étoiles qui, après la nuit tombée, se collent sur la toile foncée appelée ciel, et brillent de mille feux.

"... On recommence?"

Double sens encore, Fraust parlait de recommencer leur histoire bien sûr, mais plus concrètement, il avait encore envie d'elle, envie qui mettrait sans doute toute la nuit avant qu'il n'ait pu rasséréner son âme de son manque. Il avait encore envie, comme un drogué ayant essayé de se passer de sa drogue pendant trop longtemps, et une dose ne lui suffisant plus à calmer son manque, il lui en fallait trois, quatre, pour se sentir enfin soulagé, comblé. Ici, le même principe s'appliquait, et Fraust avait encore beaucoup à donner à Iwëne, tout comme il voulait en recevoir autant de sa part...

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MessageSujet: Re: De la poésie [Hentaï] [PV]   Mer 6 Aoû - 0:33

[Hors-RP : Je te propose que mon post soit le dernier ; mais si tu veux encore poster, ne te prives pas Wink
En lien, une musique qui –parmi d’autres- m’a inspirée : Mouth’s Cradle - Björk]

La jeune femme ferma les yeux, savourant les baisers que Fraust offrait à son cou, frissonna de plaisir lorsque ses bras s'emparèrent de sa taille. Elle resta immobile un bon moment, se faisant prier, laissant son partenaire tout à sa dégustation. Iwëne pouvait sentir le torse de l'homme contre son dos, chaud et désireux, elle l'entendait l'appeler, elle entendit la voix de Fraust, mais elle restait comme ficelée au bateau, écoutant le chant des sirènes, ne pouvant pas plus y résister que se donner. Mademoiselle avait besoin de caresses et de paroles ; Mademoiselle se montrait capricieuse.
Devinant que l'envie croissait chez Fraust, elle eût un sourire malicieux. Elle s'amusait de cette attente, se délectait des gestes doux et répétés en vain. Bien vite, une sorte de vide se créa, la chatouillant au creux du ventre, submergeant comme un tsunami chaque parcelle de son corps d'un désir torride, parcourant et inquisiteur. Iwëne sentit monter ces bouffées d'adrénaline et de chaleur, cette sensation de ne plus être maître de soi, de ne plus penser comme il faudrait. Son sourire s'élargit lorsqu'elle se sentit atteindre cette transe qu'elle connaissait bien, celle grâce à laquelle il lui était si facile de devenir sauvage, féline, prédatrice. Prisonnière de ses gestes et pourtant tellement prête à agir, il lui semblait devenir sous son propre regard une créature pliée au supplice et, paradoxalement, aimant profondément la situation. Iwëne se demandait quand les chaînes se briseraient, quand elle pourrait s’emparer de ce qu’elle désirait tant.
Fraust continuait ses baisers, s’interrogeant sûrement sur le silence de la jeune femme, son immobilité. A mieux l’observer, la belle commençait à s’agiter, sa respiration devenant de plus en plus saccadée, son dos se cabrant sous l’influence de certains touchés. Elle n’était pas insensible, loin de là. Ne pas répondre lui procurait un plaisir égoïste, certes, mais tellement bon.
Ses doigts parcourant son corps, ses lèvres chercheuses, sa langue maligne et son souffle dans son cou, réchauffant, effleurant. Iwëne s’enivrait secrètement de son homme. Elle le narguait, le rendait fou ; elle en éprouvant une joie étouffante.
Mademoiselle allait avoir un orgasme.

Poussant soudain un soupir de délectation, suivit d’un gémissement, la jeune femme saisit la nuque du mutant, qu’elle caressa, transpirante de désir. En un mouvement gracieux, elle se tourna pour faire face à celui qui stimulait sa libido, et lui intimait du regard de se laisser faire quelques instants. Non, elle le lui ordonnait.
Ses lèvres affleurèrent les siennes, leurs souffles chauds se mêlant sous l’ivresse, les mains d’Iwëne s’agrippant dangereusement aux épaules de Fraust. Elle ne savait pas s’il était prêt, s’il avait encore besoin de douceurs, mais elle, ses cordes s’étaient déliées pour laisser libre court à toutes les envies qui la traverseraient. Le chant l’avait envoûtée.
Il lui suffisait de sentir la chair de l’homme pour devenir subitement affamée, de l’observer quelques secondes pour se transformer en véritable furie capable des pires péchés. Là, tout de suite, elle avait une idée.
Dans un murmure ravissant, digne de la beauté des églises, des cierges allumés par milliers, des Saints eux-mêmes, des autres divinités, elle se résolut à lui répondre, solennelle :
-Oui, nous recommençons.
Et nous sommes vraiment de vilains passionnés, raffolant des bêtises, se retint-elle d’ajouter.
Mordant subitement les lèvres du jeune homme, elle l’attira à elle, ses ongles griffant tour à tour les épaules et le cou avec une tendresse bien spéciale. Iwëne s’empara, de sa main gauche, des couvertures qu’elle envoya valser au bout du lit. Ils étaient nus, elle était sienne, il se devrait d’être sien.
La jeune femme enroula ses jambes autour de la taille de Fraust, et plongea son regard dans les beaux yeux bleus. Devinant que ses caresses faisaient effet, la jeune femme sourit et eût l’envie de faire une promesse :
-Nous ne nous quitterons plus.
Une embrassade, puis elle se positionna comme elle l’avait prévu.

Elle le sentit en elle.
Elle cria.

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