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 Papa disait toujours

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MessageSujet: Papa disait toujours   Mer 11 Juil - 18:25

(Voila pour ceux qui se sont demandés comment Félix est devenu ce qu'il est j'ai commencer a vous le racontez)

Félix était arrivé il y a peu dans son manoir de Milan. A peine âgé de huit années, il possédait déjà un professeur particulier, très réputé pour ses méthodes de travail. Chaque jour, il était soumis à des heures d’études intensives et ennuyeuses à mourir.

A cette époque de l’année, l’hiver battait son plein, la neige tombait par gros flocons. Tous les gosses de la ville se précipitaient au dehors et plongeait avec animosité dans la poudreuse, leur rire créant une résonance joyeuse et conviviale. De sa fenêtre, Félix apercevait au loin des petits garçons et des petites filles qui s’amusaient à se lancer des boules de neige, ou bien encore à construire d’étranges bonhommes avec pour office de nez, une carotte moisie. Malheureusement, le jeune Paris ne pouvait participer à cet élan de bonheur enfantin. Cela lui était strictement interdit…

Dans sa famille, c’était simple : il était hors de question que l’unique héritier de l’empire gastronomique perde son temps à ce genre de distraction. Le personnel de la maison prenait grand soin de veiller sur ce jeune garçon au destin prometteur. Le père de Félix avait donné l’ordre : « pas de jeu extérieur ». Les servantes et les professeurs n’avaient pas le courage de protester à propos de l’éducation du gamin, d’une part, ce n’était pas leur marmot, mais aussi, ils avaient bien trop peur d’être mis à la porte !

Tous connaissaient le caractère autoritaire du chef de famille, et savaient parfaitement qu’il ne fallait le contredire sous aucun prétexte. Quant à son fils, il avait hérité d’un défaut typique des enfants pourri gâtés : être capricieux. En effet, si Félix apercevait (malencontreusement) un jouet qui lui plaisait, à la télé ou dans des magazines, il l’obtenait au bout de quelques heures. Malgré tout, ça n’avait pas le même charme que de regarder les jolies vitrines de Noël…

Décrit ainsi, on pourrait évidemment penser que le pauvre Félix ne sortait jamais de son imposante demeure. Ce qui n’était pas vraiment le cas, en fin de compte : le jeune garçon avait le droit de se promener quand ses parents l’accompagnaient. Sauf que la plupart du temps, ils ne l’emmenaient que dans des fêtes ennuyeuses où on n’y croisait que des adultes aux grandes et belles robes pailletées et costards de grands couturiers.

Lors de ces grands meetings, le petit français devait s’habiller d’un smoking impeccable. Son costume, bien qu’élégant, était un véritable martyre à porter. La veste noire, aussi lourde qu’un lingot d’or, lui tenait terriblement chaud. Avec ceci, un pantalon et une chemise qui le grattaient constamment ainsi que des chaussures qui étaient la cause de nombreuses ampoules plantaires. Mais ce qui l’énervait le plus dans ces grandes fêtes, c’était sans aucun doute de devoir supporter les habituels « Tu es beau comme un chou ! ». En garçon de huit ans qui se respecte, il avait tout bonnement horreur de ce genre de phrase. Pour lui, ce n’était même pas un compliment ! Quelle horreur d’être comparé à ce légume si répugnant (NB : le comble pour le fils d’un gastronome, vous ne trouvez pas ?) ! Les adultes avaient parfois de drôles d’expressions…

Félix se remémorait souvent la fameuse conversation qu’il avait eu, il y a longtemps de cela, avec son paternel…


« Dis Papa, pourquoi moi je peux pas aller dans une école et rencontrer d’autres garçons comme moi ? Y’ a d’autres enfants qui habitent pas loin d’ici, j’en ai vu en regardant par la fenêtre !

-Mon garçon… Cà, c’est pour le petit peuple, ceux qui ont du mal à vivre. Autrement dit, des pauvres êtres inférieurs à la haute société dont nous faisons partis. Nous leurs sommes supérieurs et ils le savent.
Si tu t’abaissais à rencontrer des gens comme eux, nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui ! De plus, les autres enfants auraient bien trop peur de l’influence que tu aurais sur eux, de ta puissance ! Mon garçon, tu es bien mieux ici, crois-moi. »


Félix n’avait pas compris la totalité de cette discussion. Il était encore bien naïf, après tout. Dans sa petite tête d’enfant, les mots de Papa résonnaient : « Les gens de dehors sont méchants ». Et quand son père parlait, c’était toujours de bons conseils, lui avait-on répété.
Alors, il s’était convaincu lui-même qu’il fallait continuer d’étudier et agrandir ses connaissances, tout en évitant un quelconque contact avec les jeunes de son âge.

Le petit garçon continuait à perfectionner sa façon de cuisiner, bien qu’il ait un réel problème avec les dosages. Parfois, cela l’énervait tellement qu’il saisissait un couteau à viande et le lançait en plein de milieu de la salle. Le projectile atteignait très souvent les étagères, ou bien encore le réfrigérateur. Ces petits « jeux » anodins pour l’instant, allaient s’avérer vitales, par la suite…

Avec le temps, la colère du garçon s’était agrandie. Pour décompresser, il lançait et lançait encore les ustensiles de cuisine. Ca lui permettait d’évacuer sa rancœur, la pression des études.
Puis, une fois calmé, il se remettait au travail, sérieux et confiant. Comme si ses crises de folies n’avaient jamais été… Petit à petit, il prenait le même chemin que son père. Petit à petit, il devenait un véritable démon… malgré lui…


[Note HRP: encore merci Iwëne lol! pour l'aide apporté]
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