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 Chambre 35 : Malia.

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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mar 20 Jan - 12:14

Malia sentit Albaran réagir sous son baisé volé, non pas qu'il la repousse, plus qu'il appréciait malgré le léger recul au prémices du contact, sans doute la surprise. Peu importait, il était resté, c'était bien là le plus important. Il venait même de répondre, la prenant par les hanches afin de l'approcher encore un peu plus de lui, l'enseignante se laissa faire, profitant de cette soudaine proximité. La suite ravit encore plus la jeune femme qui ne demandait qu'une chose, s'amuser avec quelqu'un, cela lui manquait à vrai dire...
Ainsi, il voulait des arguments, parce qu'il n'était pas intéressé peut être ? Son blouson choisit ce moment là pour percuter la jambe de l'asiatique avant de tomber au sol. Il lui demandait des arguments alors qu'il en crevait d'envie... Pour le savoir il suffisait de regarder son comportement actuel. Mais bon vu qu'il en demandait, il allait être servit. Elle prit appuis sur ses bras et donna une impulsion suffisante avec ses jambes pour se retrouver assez haut afin d'atteindre la taille de l'aveugle et de s'accrocher à lui façon singe. Malia avait ainsi tout le loisir qu'elle souhaitait pour lui parler au creux de l'oreille, ce qu'elle ne manqua pas de faire.


« - Si tu veux des arguments, commençons par tes mains, ensuite ton manteau laissé tombé au sol, et le fait que tu me laisses faire. Après je dirai simplement que moi j'en ai envie. »

Elle recula un peu son visage, le regardant droit dans les yeux, comme s'il pouvait réellement la voir, comme si cela changeait beaucoup d'avoir cette position ou une autre... Elle ne lui laissa pas beaucoup de temps avant de l'embrasser à nouveau, elle en profita même pour lui laisser l'opportunité de la faire descendre sans qu'il n'est à le lui demander. Il suffisait qu'il la retienne pour qu'elle reste dans la position actuelle, en effet elle venait de diminuer la pression qu'elle exerçait sur l'épaule d'Albaran avec son bras droit, le gauche suivrait et elle pourrait en tendant les jambes retrouver le contact salvateur du sol. Mais encore une fois, il n'en tenait qu'à l'homme pour qu'elle reste, simplement la charge de son corps plutôt frêle serait ainsi répartit entre les deux protagonistes, professeurs de l'établissement.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 23 Jan - 20:17

Ce que les femmes pouvaient être fourbes. Et maligne. Il était en train de se faire berner, comme d’habitude. Albaran sentit que son visage s’élevait à sa hauteur, ce qui veut dire que l’impulsion sur son bras était celle de la main de Malia. Faible pression d’ailleurs. Elle était aussi légère qu’elle était petite. Il la laissa opérer son manège de cirque, comme une acrobate, elle passa ses jambes et ses bras autour de son corps pour s’accrocher à lui et il n’eut pas même à soutenir son geste. On susurra dans son oreille, d’une manière qui le laissa un moment cloît, paralysé par la voix sensuelle de la jeune femme. Bon, d’accord. Elle marquait un point pour cette bataille. Mais la guerre n’était pas terminée.
L’aveugle dût lever la tête pour arriver à hauteur de celle de la jeune femme. Il aurait voulut lui répondre, lui demander au moins pourquoi alors qu’il savait parfaitement la réponse. Certainement pour les mêmes raisons que lui. Mais même hocher la tête pour affirmer ce qu’elle disait, il n’en eut pas le temps. On l’embrassa encore. C’était de la triche. Ca n’allait pas se passer comme ça. Albaran sentit la pression sur son épaule douloureuse se diminuer, mais plutôt que de lui convenir, cela lui fit froncer les sourcils. Il attrapa les jambes de la jeune femme, la soutenant pour qu’elle reste encore contre lui. L’aveugle fit deux pas en arrière, et en sentant la porte contre son dos, il se retourna pour la plaquer contre celle-ci, un air de victoire sur le visage. Ces visages qui n’étaient d’ailleurs qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, près à bondir sur leur interlocuteur. Il pouvait même sentir son souffle contre sa peau.

« Je te trouve bien rapide. C’est ça la jeunesse de nos jours : vite, plus vite, toujours plus vite… » Il agita son bras en l’air pour mimer ses dires. « Tu es comme les autres, tu ne sais pas profiter. » Albaran retira ses grandes lunettes noires qu’il laissa tomber sur le sol sans ménagement. « Je vais te montrer. »

Sa bouche se posa délicatement sur une des épaules dénudées de la jeune femme, savourant le contact pour en suite se diriger vers sa mâchoire et en inspecter les moindres recoins avec une lenteur et une douceur mesurée. Il aimait ça, cette lenteur qui lui faisait profiter des moindres instants de ce plaisir tactile qui lui procurait toujours ce petit frisson excitant. Son visage s’enfonça dans le cou de sa collègue, avant de parcourir une joue, un nez, et un menton. Il la laissait sur sa fin et sur la sienne. Pour voir. Evidemment, le petit manège ne put durer un temps infini. Il avait ses limites, très strictes quand cela concernait les femmes. Ses lèvres finirent par rencontrer celle de la jeune femme en un baiser doux, lent et sensuelle qui contrastait fortement avec ceux qu’elle avait pu lui donner jusqu’alors. Une main passée dans les cheveux bruns de la jeune femme, Albaran raffermit l’emprise de ses bras autour du corps de sa camarade. Au bout de quelques minutes de ce jeu étrange, il se détacha légèrement de la bouche de Malia.

"Dis moi de quelle couleur sont tes yeux."
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mar 27 Jan - 14:19

L'odeur, voilà ce qui vint en premier lieu envahir les sens de l'enseignante, l'odeur suave de son collègue qui lui montrait comment apprécier les bonnes choses, ces choses qui ne se partagent qu'avec des Hommes. La chaleur d'un corps, et celle des lèvres ou d'un visage dans le cas présent. Les imperfections d'une peau, sa douceur comme sa rugosité, la sécheresse des mains et cette envie, cette envie qui s'emparait de vous quand les choses se font trop présentes, trop accessibles, trop proches, trop bonnes... Malia appréciait le moindre mouvement d'Albaran comme si c'était elle même qui l'exécutait, l'humidité de son souffle, la douceur de ses lèvres, la lenteur de ses gestes, il la dévorait comme elle dévorait les plantes, il ne donnait pas l'impression qu'il se nourrissait de quelque chose qui lui manquait, même si la façon dont il avait baissé sa garde la trahissait. C'était un peu comme s'il se laissait forcer la main avec plaisir, et cette idée plue au professeur matériel.
C'est à cette constatation qu'appuyée contre la porte close, elle sentit l'étreinte qu'il avait autour de sa taille se raffermir encore un peu plus, lui procurant une chaleur nouvelle, plus intense et plus douce en même temps. Elle n'avait jamais connu cela avant, et elle aimait cette façon qu'il avait de la dévorer de baisés si doux qu'elle aurait pu s'endormir dedans. Pourtant, toute bonne chose ayant une fin, il s'arrêta, presque aussi doucement et lentement qu'il agissait depuis quelques minutes. Des mots sortirent de sa bouche, que Malia analysa lentement, il l'avait emporté dans des sensations si nouvelle qu'elle ne pouvait que se retrouver projeté dans un autre monde, celui du passé, celui qu'elle avait connu mais qui était déformé par ce qu'on appel le temps, la déformation des souvenirs...


« - Imagine toi un océan à l'eau turquoise et pure, un océan dont on pourrait presque voir le fond tant l'eau est claire. Retire alors tout le bleu que contienne tes yeux et tu auras une idée de la couleur des miens. Si tant est qu'ils n'ont qu'une couleur... »

Elle ramassa tout ce qui se trouvait au sol avec une simple liane et déposa tout sur son bureau libre pendant le temps qu'elle lui répondait. Son regard c'était quand à lui posé sur le visage d'Albaran, elle posa ses mains sur celui-ci, et le caressa lentement profitant de la moindre des courbes, de l'arrête de son nez, et de toute ces petites choses qui faisait que chaque personne avait son visage qui lui était propre.
Elle rapprocha son visage de celui de son collègue et déposa un baisé tendre et lent digne de l'apprentissage qu'il venait de lui faire. Elle se contenta de garder par la suite son visage juste à côté de celui du professeur, elle souriait bien qu'il ne puisse pas le voir. Cette entrevue aurait due la faire fuir, mais non, elle arrivait même à se tenir calme, ne pas créer de véritable forêt vierge comme il avait été question autre fois avec le seul homme qu'elle ait eut le tord d'aimer. Ce n'était pas la même chose ce soir, son coeur était calme apaisé même si ce qu'elle éprouvait le faisait battre à tout rompre au fond il n'y avait rien encore de cette passion aveugle qu'elle avait éprouvé à l'époque. Ce soir elle se contenterait de profiter de chaque chose comme si elle ne le revivrait plus ensuite, de toute façon elle ne voulait pas de quelque chose de sérieux, pas encore, peu importe la suite, elle ne se laisserait pas emporter dans le lyrisme tout ce qu'elle ferait sauf contre ordre de la part d'Albaran serait de feindre l'indifférence face à cette nuit qui se profilait.


« - Ne te prives pas de me faire d'autres leçons de ce genre surtout. »

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 1 Fév - 16:17

Elle était si légère. Il avait l’impression de porter une poupée. Une poupée qui gigotait si peu que c’aurait pu en être inquiétant. Majorité des femmes se serait sentie quelque peu gênée, tout de même, par autant de liberté de gestes ; pour sa part, Malia semblait parfaitement décontractée, presque heureuse, mais pas assez tout de même. Ses mains passées autour de son corps pouvaient sentir sa nervosité, il semblait même qu’elle ne remarquait pas celle-ci, ou bien était-ce ce désir de faire de cette nuit la leur (puisque c’est ainsi qu’il faut le dire…). Il n’en savait rien, Albaran ne savait plus trop quoi penser il faut l’avouer avec ces lèvres très agréables près des siennes, et l’envie de réfléchir s’était rapidement évanouit lorsqu’une bouffée de l’odeur de la jeune femme était parvenue à son nez. Lorsqu’il quitta ses lèvres en essayant de penser à autre chose – peut être des mains de Malia qui escaladaient son corps – l’aveugle dû se retenir pour ne pas repartir de plus belle. Ca n’était pas correct. Et ce n’est pas ce que ses principes lui dictaient. Mais qu’était ce donc que ces principes avec le corps d’une splendide femme collée sensuellement contre le votre ?
En essayant de faire le vide, il avait oublié qu’elle devait répondre à sa question, et fronça très légèrement les sourcils lorsqu’elle le fit. Comment diable pensait elle qui puisse visualiser pareille couleur ? Déjà que le bleu, le rouge et le jaune avait commencé à s’effacer de sa mémoire, et qu’il avait encore dû mal à déterminer qui était qui lors d’un de ces rêves où il redevenait voyant… Cette interprétation le fit légèrement rire, un rire détaché, pas le moins du monde agressif.

« Je te ferai remarquer que j’ignore parfaitement la couleur exacte de mes yeux, si tenté que le terme de bleu peut être adapté à toutes les teintes… » Des mains commençaient à fureter sur son visage. « Mais certainement qu’ils sont magnifiques. »

Il la laissa faire comme si c’était une chose des plus naturelles, cherchant à mordre ses doigts à chaque fois qu’ils s’approchaient trop de ses lèvres. Il avait l’habitude, l’habitude d’être touché, de toucher les autres aussi. Pas dans le sens pervers du terme, mais découvrir par le toucher ce monde qu’il ne voyait plus était sa seule possibilité pour en connaître toutes les facettes. Alors le corps d’une femme… Il profita longuement de ses lèvres sur les siennes, savourant les fruits de ce dur apprentissage de quelques minutes. Elle avait compris. Le plus amusant, c’était de faire durer, de ne jamais en donner assez, de laisser en suspend ce que l’on commençait à offrir. Elle le fit merveilleusement bien, puisque lorsqu’elle quitta ce léger contact, Alban ne put s’empêcher de l’accompagner dans sa retraite, allant jusqu’à cogner sa tête contre la porte pour gagner ce goût sucré dans la bouche. Au dehors, on pouvait entendre des pas, des paroles ; des élèves qui regagnaient certainement leur chambre pour y dormir ou bien discuter encore un peu. Des « leçons de ce genre » il en avait encore des centaines en stock, voir même assez de temps pour les répéter jusqu’à ce qu’elle les apprenne parfaitement. Il garda cette réflexion pour lui, se contentant de lui sourire car il savait parfaitement qu’elle en faisait de même. Et puis, lorsque le mal de son épaule se réveilla brutalement, l’aveugle fronça le nez et prit sans ménagement la jeune femme dans ses bras. Elle était si légère… Il se dirigea vers son lit, éteignant à tâtons la lumière avec son coude. Elle n’en aurait pas besoin. Il la déposa en douceur sur le matelas, l’accompagnant doucement, et finit par s’allonger à ses côtés, son visage posé au dessus de la poitrine de la jeune femme, l’enserrant encore doucement dans ses bras. Il se passa de longues minutes pendant lesquelles Albaran n’osa rien dire. Il ne voulait pas gâcher ce moment d’intimité. Et puis sa grande gueule habituelle finit par prendre le dessus, mais avec un changement de registre des plus inquiétants.

« Malia… Dis, qu’est ce qu’il va se passer maintenant que… maintenant que la GC a kidnappée nos élèves ? Bon pas tous, mais quand même. Le recteur aussi n’est plus là et… certains sont morts. » Il se tut, en sachant que ce sujet était sensible pour elle, comme l’avait montré cette journée. Après un petit silence, il reprit. Et même si le ton était calme, les mots pesèrent lourds dans l’atmosphère. « Toute cette école pue la Mort. »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 1 Fév - 18:24

Albaran semblait troublé, il ne résistait pas vraiment à ce qu'elle lui fessait, bien au contraire il répondait, mais elle le sentait songeur, hésitant par moment, c'était si mignon... Pour elle qui n'avait jamais laissé quelqu'un l'approcher de cette façon c'était plutôt agréable de sentir cette retenue qu'elle n'avait jamais appris à avoir, non Malia ne connaissait que deux états, et depuis longtemps elle était resté enfermé dans sa coquille, ne partageant son lit qu'en de rares occasions lorsque cela lui manquait trop, lorsque le manque de la chaleur humaine lui manquait tellement qu'on creux se créait au plus profond de son corps. Ce n'était pas le cas aujourd'hui, non elle aimait simplement l'impression de protection qu'elle ressentait avec cet homme. La preuve était sans doute les larmes qu'elle avait versé durant la journée ça et les explications qu'elle lui avait donné.

« Je te ferai remarquer que j’ignore parfaitement la couleur exacte de mes yeux, si tenté que le terme de bleu peut être adapté à toutes les teintes… Mais certainement qu’ils sont magnifiques. »

La professeur ne répondit rien, elle réussirait à lui faire comprendre la couleur de ses yeux plus tard, et peut être même la couleur des siens, si bleu et si doux en ce moment même. Pour le moment elle profitait pleinement de leur proximité du contact de sa main sur son visage, de la pression de ses bras pour la maintenir autour de sa taille. Des baisés qu'ils s'échangeaient, de la pression de la porte derrière son dos et même du bruit dans le couloir étouffé par la porte. Tout ceci lui procurait une impression de sécurité, comme si elle était seule avec lui dans un lieu rien qu'à eux où absolument rien ne pouvaient venir troubler ce moment, rien qu'eux même...
L'odeur du professeur avait envahit son nez, laissant son esprit vagabonder, c'était une odeur de sueur, de plantes, de terre et d'humus, oui, il sentait la jungle, il sentait bon tout simplement. Même si cela aurait pu paraitre agressif, elle adorait cette odeur de plante mêlée au doux musque de la peau de son collègue... Malia savourait ça et le goût de sa peau, de ses lèvres si douce et humides, elle avait envie d'y goûter à nouveau, de nouveau garder cette humidité passagère sur ses lèvres, c'était aussi bon que le contact chaleureux sous ses doigts du visage d'Alban.
Elle avait fermé les yeux ne profitant plus que de leur contact par son épiderme, et la sensation de chaleur qui régnait tout autour de lui, c'est alors qu'elle sentit son nez se froncé, elle rouvrit les yeux afin d'apprécier la situation, voir ce qu'il se passait. Mais elle ne vit rien, rien de plus que les bras d'Alban la tenir plus fermement, la portant pour la faire décoller de la porte qu'elle ferma à clé avant qu'il ne soit trop tard. Il la transporta ainsi jusque sur son lit, éteignant la lumière au passage. Elle sentit le rythme de son cœur s'accélérer, mais elle ne fit rien pour le moment, il allait vite en besogne mais il n'avait rien fait encore, d'ailleurs il ne fit rien de plus que s'allonger sur elle, la tête sur sa poitrine. Ce geste la fit sourire chaleureusement, elle posa sa main dans ses cheveux, se contentant de lui caresser les cheveux tendrement. Il se passait quelque chose qui ne nécessitait que le silence à ce moment là, elle profitait tout simplement du moment, sachant très bien que le professeur avait quelque chose derrière la tête. Il n'était pas homme à agir de la sorte trop longtemps du moins. La suite ne tarda pas, il prit la parole brisant le silence suave de la pièce.


« Malia… Dis, qu’est ce qu’il va se passer maintenant que… maintenant que la GC a kidnappée nos élèves ? Bon pas tous, mais quand même. Le recteur aussi n’est plus là et… certains sont morts. Toute cette école pue la Mort. »

Elle ne répondit pas tout de suite, elle devait réfléchir quelques instants encore. Ses doigts qui s'étaient arrêtés sous la surprise de la question reprirent leur rythme, caressant toujours la tête de Albaran qui se balançait au rythme de sa respiration. Celle-ci était calme, tout comme son rythme cardiaque, il avait baissé depuis qu'ils c'étaient sagement installé ainsi, c'était apaisant.

"- Si tu ne te souviens pas des couleurs, je vais te dire que tes yeux sont doux comme la peau d'un bébé depuis que tu es entré dans la pièce, et qu'aujourd'hui ils étaient tout simplement calme. Ils sont différents des miens, on dirait que tu as eu une vie heureuse dans l'ensemble et surtout que ces dernières années ont été comme les plus belles pour toi. Moi c'est différent, là je sais qu'ils sont une pâle copie des tiens, mais le reste du temps ils essaient d'être joyeux et depuis que je suis ici ils le sont de plus en plus, un ami très proche m'en a fait la réflexion la dernière fois qu'il a vu une photo. Mais pendant l'attaque de la GC, quand j'ai revu toutes ces choses que je connais, ils sont devenu froid et triste, des glaçons qui ne fondrait jamais qui continueraient inlassablement à mordre les chaires qui entrent en contact avec eux. "

Malia se tue un instant, descendant la main qui caressait les cheveux d'Alban jusque dans son cou et de la laisser tomber doucement sur le lit. Elle regardait le plafond réfléchissant encore à ce qu'il venait de dire, cette question était si triste, si peu comme elle voyait ces lieux. La seule réponse qu'elle trouvait n'en était pas une, ce n'était qu'une explication de son point de vue à elle. De toute façon elle n'avait rien d'autre à répondre tant elle n'était pas d'accord avec lui.

"- Alban, peut être que tu ne peux pas comprendre ce que je vais dire, mais j'espère que tu envisageras au moins en partie l'idée. Cette école n'est pas un paradis ou un refuge pour les mutants, c'est surtout un lieu où l'on peut ne plus se sentir persécuté, observé, harassé par le regard et le rejet des autres. Peut être que la GC est venu et à causé des ravages, mais chaque personne qui vit ici et surtout les professeurs ont le devoir de garder l'esprit de ce lieu. Il faut qu'ici au moins chacun trouve sa place qu'il soit mutant ou simple humain. Alors non, l'école ne pue pas la mort, elle sent l'espoir qu'un jour peut être ce lieu sera partout, dans les moindres recoins du monde. Nous seront tous morts avant que ce moment n'arrive je le sais mais je garde espoir au fond de moi que je puisse un jour à nouveau me promener dans les rues d'une ville sans avoir à regarder derrière moi si quelqu'un m'observe ou me suit. Depuis mon arrivée j'ai retrouvé le sourire que j'avais au japon et à mon arrivée dans de nouveaux lieux où personne ne me connait encore, et depuis tout ce temps je ne l'ai pas perdu, c'est pourquoi je suis restée. À cause de ça et de l'arobase qui me pourchasse..."

Malia venait de faire tout ce discours très calmement, seul la dernière phrase avait été prononcé tout bas avec une amertume non dissimulée dans la voix. Elle ne fit rien d'autre que regarde le plafond, et profiter du poids qu'il exerçait sur elle, bien loin de l'écraser, non elle appréciait. Heureusement qu'il ne pouvait pas la voir, sa tenue n'avait rien de très séduisant et sans doute aucun homme ne se serait laisser emporter par une telle tenue même si elle avait tenue un discours autrement plus provocateur. Non, elle se contentait de cette simplicité, cela la reposait.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mar 3 Fév - 15:37

Le calme et le silence revinrent bien vite dans les couloirs des dortoirs. On avait claqué des portes, on avait murmuré, et maintenant c’était le néant sans fin qui s’ouvrait à eux. Beaucoup aurait donné cher pour entendre des rires, des hurlements de gaieté ; lui surtout ; mais il faut croire qu’en ces temps sombres, la Faculté n’était plus le paradis qu’elle avait été à son arrivée. Du moins, qu’elle avait semblait être. En parlant de ‘puer’ la Mort, Albaran voulait désigner les derniers évènements qui avaient plongé les survivants dans un coma de déprime absolument effroyable. Il en avait marre voir ces gosses pleurer leurs camarades disparus, marre de voir les autorités compétentes affolées et presqu’alors inefficaces. Evidement que tout serait mis en œuvre pour retrouver les manquants à l’appel, mais il semblait à Albaran que l’on avait anesthésié cette endroit qui lui avait paru si rayonnant de vie. C’était peut être stupide de penser que des gosses couraient en riant dans de grandes prairies vertes. Mais il aurait bien aimé le voir –enfin, dans son cas, l’entendre. Tout devenait si compliqué maintenant. On venait de réaliser que la Mort et la tristesse n’était pas si loin que ça au final, qu’elle pouvait frapper n’importe qui n’importe quand. Et même pour un homme carpe diem, c’était difficile à accepter.

Albaran pouvait sentir la respiration douce et berçante de Malia sous son oreille. Sa tête se soulevait régulièrement, le détendant peut être plus qu’il ne devrait l’être. Il se délecta de cette main passée dans ses cheveux noirs, qui les caressait doucement, comme bon nombre de femme l’avait faite avant elle. Mais chacune était tellement différente, tellement agréable à sa façon. Alban se surprit à fermer les yeux, profitant de l’instant qu’il venait en fait ENCORE de gâcher par une de ses questions dont on ne veut pas, et qui laissèrent sa collègue légèrement surprise. Preuve : elle s’arrêta soudainement de le caresser, pour reprendre quelques secondes plus tard, mais avec moins d’entrain lui semblait-il. Albaran l’écouta sans broncher, d’abord surpris lui aussi de sa réaction. Elle commença par lui parler à nouveau de ses yeux, un peu comme si le sujet qu’il venait d’aborder la gênait, ou bien qu’elle y réfléchissant en lui répondant.

Une peau de bébé, ça oui, il pouvait l’imaginer facilement. Doux, délicat. Sans imperfection. Ses yeux étaient donc calmes, beaux. Il pouvait se l’imaginer, on le lui avait souvent dit. La plupart du temps, cette remarque ne le faisait que sourire, il n’était jamais gêné des yeux qu’on lui avait offert et n’en tirait aucune fierté du fait que leur couleur était dû à sa mutation. Et que celle-ci n’avait jamais été voulue. Il sourit d’ailleurs, passant ses doigts le long de l’autre bras de la jeune femme. Mais il s’arrêta bien soudainement lorsqu’elle lui parla de sa vie apparemment « heureuse ». Heureuse… Il n’aurait pas utilisé ce terme. Plutôt… étrange, excitante, parfois horrible. Mais pas heureuse. Certes, le bonheur de son mariage avec Katsura avait été sans égale, mais la douleur ressentit au divorce la dépassait de pas mal. Ces dernières années… une nouvelle femme, qu’il avait aimé. Encore une, oui. Une belle Islandaise aux cheveux aussi noirs que les siens, un peu étrange et bizarre quand on y pensait, mais belle à en faire rougir n’importe qui. De son point de vue, évidemment. Elle avait fini par le quitter, elle aussi. Elle partait toute, toujours. Et toujours sa faute, apparemment. Pourquoi, ça… mystère. Ca sentait la magouille. Quoi qu’il en soit, avec la perte de son ancien boulot et tous ces problèmes de cœur, non, ce n’était pas possible : les dernières années n’avaient pas été les plus heureuses.

Et pourtant, il ne le lui fit pas remarquer. Peut être parce qu’il savait qu’elle avait besoin de quelqu’un pour partager sa colère, son malheur. Qu’il n’avait pas envie de lui raconter ces petites histoires, alors qu’elle avait dû endurer pire que toute sa vie réunie. Il ne jaugeait pas le malheur des gens, et chacun pourtant a besoin de quelqu’un contre qui déferler tous ces sentiments douloureux. Les garder en soi n’était pas le meilleur que l’on puisse faire. Lui-même le savait très bien. La main qui caressait ses cheveux glissa lentement le long de son cou, faisant remonter un frisson, jusqu’à s’échouer mollement sur le matelas près d’eux. C’est à ce moment là que l’aveugle releva la tête, s’appuyant à moitié sur elle et l’autre moitié à côté. Apparemment, elle n’allait pas y aller de main morte. Son ton était calme, mais les mots qu’elle employait touchaient Albaran. Il n’était pas dans le faux, pas plus qu’elle d’ailleurs. C’était une question de point de vue, de principe, d’éducation. Lui, à part sa cécité, n’avait jamais eu de problème en tant que mutant. Il avait toujours été accueillit à bras ouvert, mais certainement que son handicap y était aussi pour pas mal de chose. Quoi qu’il en soit, sa mutation – bien que pénible – ne lui avait jamais fait envisagé qu’un humain puisse haïr un mutant jusqu’à ce que l’expérience et la vie lui montre le contraire. Il la laissa terminer, les sens en alerte, le regard tourné vers elle sans sentir le sien. La voix de la jeune femme mourut en laissant entendre qu’il y avait une explication à ce qu’elle venait de dire. Alors, l’aveugle se releva sur les genoux, s’installant à quatre pattes sur elle, les yeux dans les yeux, son visage à quelques centimètres du sien, prenant garde cependant à ne pas l’écraser ; non, juste à la garder entre ses bras pour ne pas l’entendre changer de sujet. Parce qu’il avait besoin de comprendre.

« Raconte-moi. »

Tout depuis le début. Elle en avait besoin.
Lui aussi.
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mar 3 Fév - 21:18

La fraicheur, c'est la première chose qu'elle sentit à nouveau lorsqu'il se releva. Puis ensuite vint presque en même temps la déception, le regret, celui de ne plus avoir ce contact doux et agréable qui la calmait, tout contre elle. Mais la chaleur en elle même n'avait pas entièrement disparu, sans même regarder autre chose que le plafond elle le savait, il se déplaçait lentement mais il restait près d'elle, que cherchait-il à faire, elle l'ignorait encore. Mais la réponse vint bien assez tôt, elle ne tarda pas à voir une masse sombre dans son champs de vision, vinrent ensuite des cheveux et pour être exacte car il y a une grande différence tactile : le bout des cheveux. Voyez-vous cette partie là à pour particularité de chatouiller et elle chatouille tout ce qui entre en contact avec elle, alors pensez bien que le visage de Malia n'en est pas exclu. Elle sentit alors à nouveau une légère pression sur son corps, celle de Alban, mais cette fois ci elle était différente. Elle le sentait la maintenir l'enlacer de ses bras et l'observer. Elle ne voyait rien mais elle savait déjà qu'il attendait quelque chose d'elle, qu'il voulait partager quelque chose avec elle, il ne tarda d'ailleurs pas à en faire la demande...

« Raconte-moi. »

Elle le regarda, il voulait savoir ce qu'elle avait vécu, partager sa vie avec elle ou tout du moins le récit de celle-ci. C'était une demande étrange et ainsi positionné elle ne pourrait jamais lui raconter. Elle était trop enfermée, trop dominée par sa curiosité à lui, et surtout elle avait trop envie de fuir cette discussion, se lancer dans quelque chose qu'il ne pourrait pas refuser. Mais pour une fois elle pouvait bien faire un effort, et raconter son histoire que personne sauf elle n'avait jamais réussit à connaître en totalité. Oh il ne connaitrait pas tout mais une grande partie, elle la lui donnerait. Simplement, avant ça elle avait quelque chose à faire, quelque chose d'important, prendre une position qu'elle aurait choisit elle.
C'est ainsi qu'elle sortit ses bras pour l'enlacer au niveau de la taille et qu'elle l'attira tout contre elle avant de le basculer sur le milieu du lit, se laissant emporter avec lui. De là, elle libéra ses bras de sous le dos de son collègue, et posa ses deux bras sur son torse avant de poser son menton sur ses mains. Là voilà maintenant allongé sur lui comme si elle se trouvait sur la plage, les jambes tombant mollement entre celles de l'homme qu'elle observait, que dis-je qu'elle regardait droit dans les yeux comme il le faisait précédemment elle en était certaine. De son perchoir, elle prit une grande respiration avant de débuter son récit d'une voix calme, presque douce, elle ne savait pourquoi mais elle avait comme envie de faire ce pas avec cet homme qu'elle ne connaissait pas.


"- Je suis née le 8 Septembre 2028, mais d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours vécu avec mes parents, deux chinois dont un docteur, chercheur dans la clinique où l'on essayait soit disant de me soigner. Bien vite, même si je n'ai connu que ça jusqu'à mes six ans j'ai su que l'on m'étudiait. Il suffit de passer tes doigts sur mes bras et tu verras par toi même les cicatrices que je garde de cette époque. C'est cette période là de ma vie que tu as vu dans ton rêve tout à l'heure. Les seuls moments agréable de cette vie c'était les vacances, on partait tous les trois à la mer et on riait, on jouait et on faisait des châteaux de sable, ces quelques semaines étaient merveilleuse. Pendant un certain temps après cela, je ne trouvait plus le retour ou les mensonges que je faisait à mon père si horrible, si lourd, j'arrivais à rire et à sourire quand j'étais avec ma mère. "

Elle fit une pause, réfléchissant quelques secondes seulement à ce qu'elle allait dire ensuite, aux conséquences que cela aurait. Elle était si innocente à cette époque, elle ne savait rien, tout comme Albaran ne savait rien encore de sa vie. De tous les mensonges qui avait bâtit cette vie, de tous les secrets, de tous les rebondissements et toutes ces choses qui lui avait fait perdre son sourire d'enfant.

"- Il faut bien comprendre que depuis toute petite, depuis ma naissance j'ai mes capacité, je n'ai jamais muté, je suis née avec c'est mon héritage génétique et c'est ça que les scientifiques voulaient étudier même si moi je croyais qu'ils voulaient comprendre comment ça marchait, quel maladie j'avais... Un peu après l'anniversaire de mes 11 ans, mon père ma récupéré la mine grave un soir et il m'a dit que je n'avais plus besoin d'aller à la clinique, qu'on ne savait pas guérir ce que j'avais, il m'a simplement dit qu'il faudrait que je continue à faire comme maintenant, je suis hémophile sans l'être, mon sang ne coagule pas une fois à l'air libre, chacun son mal comme tu vois avec les mutations génétiques.
Je dois dire que lorsqu'il m'a annoncé ça j'étais très contente, rester toute la journée avec ma mère c'était comme des vacances, je pourrai même peut être enfin aller à l'école, mais non elle se contenta de me faire la leçon plus sérieusement et assidument. Et puis aussi je l'aidais dans le jardin, c'est là que j'ai commencé à voir l'étendu de mes capacité, à faire mes tests, maîtriser un peu ces choses dans ma tête, ses graines qui sortaient de mes mains sans que je le veuille. Je n'allais pas à l'école à cause de ça, et du danger que je représentais pour les autres mais je m'en fichais. Je n'avais jamais connu le bonheur d'avoir un ami, mes parents me suffisaient à l'époque, mes parents et le jardin.
Lorsque la firme pour laquelle mon père travaillait à fermé, on a quitté la chine pour aller au Japon. On lui avait proposé un boulot à l'arobase. Il n'a jamais parlé de moi à ses employeurs, il me cachait même lorsqu'ils venaient à la maison pour une réunion ou me faisaient passer pour une voisine qu'ils gardaient. Je ne leur ressemble pas, c'était simple. Ces années étaient toutes très agréable, ma mère continuait à me faire étudier et on continua ainsi à vivre tous les trois heureux. Ma plus grande fierté de l'époque c'était le potager, j'en avais la responsabilité et je dois dire que j'ai inventé quelques fruits et légumes à l'époque, je devrai en refaire, certains étaient bon, d'autres par contre, c'était affreux... "


Malia rit à se souvenir. Elle avait voulu faire un légume rose, d'un rose fushia, tout ça pour que le potager soit aussi beau que les fleures de sa mère. Disons que l'aspect était beau, lisse duveteux et en même temps brillant. On aurait dit de petits bouquets de cailloux roses qui parsemaient le jardin, mais le goût était d'une acidité à faire frémir des morts, c'était immangeable tellement c'était mauvais... profitant de cette petite pause, elle posa sa tête contre le torse d'Albaran, la suite était moins amusante, elle le savait et elle en avait un peu peur. Ses bras eux c'étaient emparés des côtes de son collègue qu'elle avait enlacé espérant qu'il ferait de même par la suite.

"- J'ai vécu ainsi jusqu'à mes 17 ans, faisant mes études par correspondance uniquement. Au début j'ai surtout appris le japonnais ça m'a demandé deux ans ou trois, je ne sais plus très bien, il faut dire qu'à la maison on parlait chinois et que je ne sortais pas alors cela n'aidait pas. Enfin, à mes 17 ans donc, j'ai reçu une lettre de l'armée me proposant une formation de pilote d'hélicoptère. On me proposait d'intégrer une école et de finir mes études secondaire tout en m'offrant la possibilité d'avoir mon brevet de pilote. Je suis donc partit dans une base militaire et pendant un an et demi j'ai étudier là-bas. J'ai vécu avec des hommes pendant toute cette période, me faisant marcher sur les pieds la plus part du temps mais j'ai mis un point d'honneur à me montrer plus forte que tout le monde et à résister à tout ça mieux que tout le monde. En fait j'ai fini la formation plus vite qu'aucun de mes camarades même si pour ça j'ai du disons mettre les points sur les I à certains.
Une fois de retour à la maison, j'ai retrouvé avec plaisir mes parents et j'ai voulu travailler, donc mon père m'a trouvé une place, ils cherchaient un convoyeur à l'arobase, alors ils m'ont fait passer un paquet de permis je crois qu'à part les avions de ligne que peux tout conduire ou piloter. Au début j'y faisais de la livraison tout bête, mais au bout de deux ans, ils me confiaient des choses de plus en plus précieuses, parfois même des organes. Je ne savais pas vraiment d'où venaient ces choses, mais un jour je le découvris. Ils m'ont demandé de livrer une quantité astronomique de médicament à une toute petite clinique qui était sous-terre principalement, ils manquaient d'effectifs alors j'ai du livrer et même transporter jusque dans les réserves. Mais les cobayes que j'ai vu là-bas ça m'a dégoûter. Ils enfermaient des gens comme moi, les étudiaient, les découpaient, leur retirait des organes, les clonait pour les plus lucratifs... Le soir en rentrant chez moi, j'ai parlé à mon père et j'ai compris qu'il savait et même qu'il participait à tout cela. J'étais dégoûté par ce qu'il était capable de faire, ma mère nous a entendu nous disputer et elle est intervenu. Elle ne prenait jamais la parole à cause de son éducation, mais là elle essaya en vain de me raisonné. Quand j'ai raconté ce que j'avais vu et que je leur ai dis que j'avais démissionné, ils furent surpris, mais pas épouvanté pour autant. C'est sans doute ça qui m'a fait le plus de peine à ce moment là...
J'ai pris quelques jours pour réfléchir à ce que cela signifiait, à essayer de savoir comment je pouvais faire arrêter cette firme. Mais j'ai réalisé que c'était impossible, et que cela n'était même pas enviable. Oui il faisaient des choses que personne jamais ne pourrait croire dans la population, mais d'un autre côté il permettait au pays de prospérer et aussi de se soigner, d'investir... En fait j'ai réalisé qu'ils étaient indispensable au pays et qu'en les supprimant on mettait en péril l'ensemble de la population.
Après deux jours enfermé dans ma chambre, mes parents ont jugés bon de me dire toute la vérité sur ma naissance et sur mes pouvoirs. Je suis certaine qu'ils savaient qu'en faisant ça ils me disaient adieu, mais je crois qu'ils l'ont fait parce qu'ils se sentaient coupable et qu'ils m'aiment profondément. Ils m'ont alors expliqué que mes parents étaient en vérité une paysanne laotienne et un journaliste espagnol très connu qui étaient tombés amoureux l'un de l'autre. Ils vivaient tout près de la frontière chinoise à un endroit où il est très simple de passer même à pied. Ils les ont enlevé puis relâché après les avoir fait muter. Tout ça pour me récupérer moi quelques jours après ma naissance. Ils ont du les tuer pour pouvoir me récupérer parce qu'ils ne voulaient pas me voir partir.
Ce soir là je fumais de rage et j'ai revu ma vie d'un angle différent. J'ai même compris pourquoi mon père avait ce visage si triste tous les soirs en rentrant du travail, j'ai compris que c'était lui qui m'étudiais petite... Le lendemain matin je suis partie, je leur ai simplement laissé deux graines de laurier rose. C'est une plante très toxique, s'ils les ont fait pousser j'espère qu'ils l'ont reconnu, sinon ils sont mort à l'heure où je te parle. À l'époque je voulais leur mort, je voulais qu'ils vivent la même chose que mes parents biologique, mais maintenant, avec le recul... Je crois que je comprend qu'ils ont fait tout pour me protéger et m'aimer à leur manière. Je crois que toute la colère c'est envolée avec les années. "


Elle fit une nouvelle pause, sa gorge était sèche, elle avala sa salive et redressa un peu la tête se rendant compte qu'elle avait resserré son étreinte. Elle s'en voulait maintenant, elle avait presque peur de ne plus pouvoir revoir ces gens qu'elle considérait comme ses parents. Elle sourit et reposa sa tête là où elle était précédemment pour continuer son histoire.

"- Je suis partie en Europe, à la recherche de mon père. Je savais que je ne pourrai jamais rien retrouver de ma mère mais mon père était écrivain et il était assez connu donc j'ai cherché un boulot en Espagne. Avec mon CV et mon expérience en langue j'ai été prise très facilement en temps que traductrice puis guide dans un grand musée. C'est de là que venait le bouquin que j'avais ce matin, le guide a été fait par mon meilleur ami avec le petit discours qu'on avait écrit ensemble à mes débuts et que j'ai complété avec les temps. Là bas j'ai vécu une vie solitaire mais assez belle. J'avais un petit appartement avec un jardin étouffant sur la terrasse, j'impressionnais les botanistes qui examinaient mes créations et puis je vivais surtout une vie normale. J'ai appris pleins de choses là-bas dont l'espagnol et l'anglais et puis quelques autres langues. J'ai surtout appris l'amitié et les relations humaines.
Le premier homme dont je suis tombée amoureuse, je venais d'avoir 21 ans à l'époque, il faut dire que c'était l'un des premiers à me faire la coure et surtout à ne pas être un soldat ou un gros tas de muscles dénué de toute réflexion que je côtoyais, j'ai vécu un mois avec lui. Un mois durant lequel je me suis attachée à lui comme à une nouvelle famille, mais la première fois qu'on a couché ensemble j'ai transformé tout son appartement en une véritable forêt vierge. Sa tête était trop amusante à voir le lendemain matin, moi j'étais blême de surprise et ensuite je n'ai simplement eut que mes yeux pour pleurer lorsqu'il a compris que c'était moi la cause de tout ceci. Enfin bon j'ai quand même pu rester là-bas encore une année avant de me faire attaquer par des botanistes et retrouvé par l'arobase qui avait percé mon secret.
De là j'ai du fuir, j'ai fuis là où personne n'aurait pu me trouver, la Chine. J'avais retrouvé des traces de mon père j'avais envie d'en retrouver de ma mère voir même de mes parents pourquoi pas. J'y ai appris un pu de laotien et j'ai même réussit à retrouver la cabane dans laquelle ils avaient vécu, mais je me suis fais rattrapé par un homme qui bossait pour eux, et qui m'a permis de me rendre ici. J'ai découvert que mes parents déjà mal vu car vivant ensemble sans être marié officiellement avaient été chassé du village, mais on a pas voulu me dire pourquoi, et heureusement pour moi que je n'ai pas révélé ma véritable identité, sinon je crois qu'ils m'auraient tué. Une légende dit qu'il y a quelques années deux grands assassins ont presque exterminé un village grâce à des pouvoirs magiques, des plantes qui sortaient du sol et tuaient. Je sais que c'étaient mes parents, c'est pour ça qu'ils ont été chassés dans une parcelle presque stérile. Ils ne vivaient pas très loin d'ici, mais j'ai tout brûlé en partant, il ne reste que leur tombe sur laquelle je vais déposer des fleures parfois. Ensuite et bien je suis venu ici et j'ai tout recommencé depuis le début, j'ai essayé de vivre une nouvelle vie, oubliant presque toutes ces choses de mon passé jusqu'à l'autre jour ou presque. "


Malia se laissa alors glissé d'une simple impulsion des jambes, sur le buste d'Alban afin de positionner sa tête juste au dessus de la sienne. Elle l'approcha petit à petit, laissant leurs nez, puis leurs joues glisser les uns contre les autres avant d'arriver au creux de son oreille et de lui murmurer quelques mots.

"- À ton tour de raconter."

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 8 Fév - 19:23

Une vie, cela fait beaucoup de mots. On ne peut pas bâcler l’aventure d’une vie, ce serait trop simple. Albaran était conscient de ce qu’il lui demandait. Ca ne pouvait pas être simple, forcément. Penché au-dessus d’elle, un regard malicieux et le sourire aux lèvres, il avait l’air de jouer le fier alors que cette impression était bien loin du compte. Toujours à mettre les pieds dans le plat, hein ? Depuis des années et des années, rien n’avait changé. Cette curiosité flagrante était toujours au rendez-vous. Et maintenant qu’il était sur la lancée, Alban avait peur ; il avait peur qu’elle le repousse, que des larmes se remettent à couler et que les mots et les évènements qu’elle gardait au fond de son esprit lui soit à jamais inaccessible. Une histoire de femme, ça, oui, il avait toujours peur. Depuis longtemps. Depuis qu’il mettait les pieds dans le plat.

Des bras se passèrent autour de son corps, le rendant bien moins nerveux à la seconde même où il les sentis. Elle acceptait de parler. Mais que diable voulait-elle faire ? La réponse lui vint lorsqu’il sentit une pression s’exercer sur son flanc droit et se laissa rouler gentiment sur le côté, comme un gentil chien à qui on vient faire des gratouilles dans les côtes. De là, les mains le quittèrent à nouveau pour venir se poser contre son corps, alors qu’il sentait le poids de celui de Malia peser doucement sur le sien. Elle était si légère qu’il pouvait respirer normalement, sans gêne sur sa cage thoracique. Il accueillit son visage près du sien d’un petit sourire, l’enlaçant elle aussi. Ca s’annonçait bien parti au final. Il savait que ce ne serait pas simple, mais le fait qu’elle accepte montrait qu’elle voulait bien partager ça avec lui. Et rien ne pouvait plus lui faire plaisir pour l’instant. Mais il fallait s’attendre au pire, Albaran le savait. A croire qu’il n’y avait que lui pour avoir eu cette vie de château qui était la sienne… comparé aux autres, cela s’entend. Comparé, quelle mauvaise idée d’ailleurs. Chacun avait ses raisons, impossible de comparer. Pourtant il était sûr que n’être que simple spectateur de cette histoire ne serait pas une partie de plaisir.

Elle commença simplement, comme on commence toutes les histoires d’ailleurs : avec des mots, des dates, des gens. Il calcula rapidement son âge, elle était jeune. Bien plus jeune que lui. Dix ans. Ca sépare des mondes. Elle commença par lui parler de ses parents, des cicatrices de ses bras qui cessèrent immédiatement de le faire sourire. Il n’osa pas les effleurer. Pas tout de suite. D’abord, tout écouter. Elle évoqua son père, qu’elle semblait alors détester ; sa mère qu’elle avait l’air d’aimer. C’est bien. Il faut toujours quelqu’un à aimer, cela détend, cela rend gai. Une pause s’installa, Albaran caressa la main qui se trouvait contre son torse, doucement, très doucement, la priant avec la même douceur de continuer mais sans trop la forcer. Qu’elle ne raconte que ce qu’elle voulait. Le nécessaire.
Il fut étonné de savoir que l’on pouvait naitre mutant. Mais la preuve était devant ses yeux. « Chacun son mal », elle le prie à parti. Si le sang non coagulé était comparable à un handicap majeur, alors pourquoi pas. Il ne fit pas de commentaire mais n’en pensait pas moins. La suite avait l’air un peu plus douce, un peu plus joyeuse ; il rit tendrement avec elle lorsqu’elle lui parla de la plante qu’elle avait essayé de faire pousser enfant. Oh oui, il imaginait très bien une petite regardant avec déception ce qu’elle venait de créer, cela lui rappelait à lui aussi de bons souvenirs… Nouvelle pause. Elle l’enlaça et en fit de même, son visage se soulevait régulièrement à l’instar du sien quelques minutes auparavant. Et un silence s’installa, qui fut bien vite brisé par la douce voix de sa collègue. Tentative de meurtre. Mensonge. Haine. Militaire. Ne cherchez pas, ce qui fait la fierté d’Hollywood, c’est sa vraisemblance. Il accueillit la fin de son récit en silence, pour changer. Pas le temps de faire de commentaires, ou de poser toutes ces questions qui lui brûlaient la langue et le palais, la faute à son charme et ses tentatives réussies de drague. Ou plutôt à ce nez, qui du sien, gagna sa joue et de ses lèvres qui murmurèrent au creux de son oreille des mots qu’il aurait bien aimé ne jamais entendre.

A son tour, ses cheveux lui tombaient sur le visage, lui chipotant le nez, la bouche et les yeux. A son tour de reprendre la position qui lui plairait. Albaran attrapa entre ses bras le corps de la jeune femme et la refit basculer dans l’autre sens, mais au lieu cette fois ci de s’installer sur elle, il se laissa doucement retomber sur le matelas, appuyant sa tête contre sa main, son coude posée contre un oreiller. Une main passa simplement autour de Malia, pour l’attirer contre lui une fois encore.

« Bon, alors. Ca ne va pas être simple, mais je veux bien essayer. » Il prit une grande respiration et dévisagea le plafond, comme cherchant ses mots. « Mon véritable prénom est Alban, quand à mon nom et au fait que l’on m’appelle Albaran… c’est très compliqué et très obscur, tu comprendras pourquoi. Je suis né dans une ville du York, situé sur la côté est de l‘Angleterre, près de Leeds. Gamin j’ai vécu avec mes parents, j’étais un gosse normal, je voyais, je jouais au foot, je sortais avec mes copains, bref ; tout était bien différent de maintenant. Et puis quand j’avais… genre… six ans peut être, j’étais en bas de chez moi et je lançais des cailloux contre un mur et là j’ai ressenti un début de douleur dans mon crâne, qui m’a lancé toute la journée jusqu’à finir crescendo deux heures plus tard. Je n’arrivais plus à bouger sans que mon corps me fasse mal, respirer était même devenu presque insupportable. A l’hosto, ils m’ont drogué à n’en plus finir. Mais ça n’était pas qu’une simple migraine. Le jour d’après, j’étais devenu aveugle et mutant. »

Il ne savait pas ce qui pourrait être considéré comme le plus grand malheur de son existence. Certainement venait-il bien plus tard. Albaran digéra lentement ses propres paroles, perdu dans la contemplation d’on ne savait quoi sur le visage de la jeune femme. Il réalisa soudain qu’il sentait l’huile, la sueur, l’alcool, la clope, la fraise… beurk.

« A partir de ce moment là, mes parents n’ont jamais cessé de me materner comme un gosse de trois ans, ce que je n’étais plus. J’ai appris à me passer de mes yeux et faire fonctionner mon pouvoir comme on apprend à tenir un crayon et tracer des traits sur une feuille : de la patience à n’en plus finir. A cette époque, je ne réussissais pas à m’épanouir pleinement : ma mère tournait sans arrêt autour de moi, elle me surprotégeait. Et suite à son intérêt trop vif, mon père a finit par m’ignorer complètement. C’était leur sujet de dispute favori. Au milieu de tout ça, de toute cette tristesse dont j’étais la cause… je me sentais vraiment de trop. Et puis j’ai rapidement étouffé. A seize ans, donc, j’ai embarqué ma trompette et un sac et j’me suis barré. Peu importe la destination, j’avais besoin de respirer. J’ai trainé plusieurs mois dans la rue, je me suis fait dépouiller aussi. Les flics m’ont même arrêté pour trafic illicite ! Franchement, j’ai une tête à m’enfiler d’la drogue ?! » Oui. « Bref, c’est dans cette merde pas possible que j’ai finit par rencontrer une grand-mère… disons… pas comme les autres. Elle tenait des propos bizarres à propos du messie descendant sur terre, puis renchérissait en disant que le messie c’était elle. » Il rit en y repensant. « J’ai vécue deux ans chez elle, elle m’a appris l’autonomie et la vie comme la vie elle-même n’aurait jamais pu le faire. Il m’arrivait de louper une marche dans l’escalier, ou bien à cause d’un de ses dix chats, ou bien parce que les planches étaient très mal attachées ; elle m’a souvent engueulé d’ailleurs. Elle disait que je ne regardais pas où j’allais. C’aurait pu choquer d’autre aveugle, mais moi j’étais heureux d’être considéré comme autre chose qu’un handicapé dépendant. »

Il lui sourit gentiment en repensant à tous ces gestes destinés à lui faciliter l’existence qu’elle avait fait pour lui aujourd’hui. Oh, pas grand-chose : lui indiquer l’endroit où se trouvait les vis, ou ramasser ses affaires par exemple. De petites choses insignifiantes, vraiment, mais qui prenaient toute leur importance aux yeux d’Albaran. Il ne lui en voulait pas. Il ne voyait pas pourquoi. La méthode à la dure avait aussi ses limites.

« J’étudiais dans un lycée miteux en banlieue. J’étais tombée amoureux d’une fille de mon âge, qui me l’a toujours bien rendu ; et lorsque la vieille femme est morte, elle m’a supplié de l’emmener à Leeds, ce que je considère comme la plus belle ville d’Angleterre. Evidemment, comme j’étais stupide et trop faible, j’ai accepté. De là, on s’est marié très vite, et elle s’est barrée tout aussi rapidement avec un autre mec. Ils se sont tués contre un des pilonnes à la sortie de la ville. Je crois qu’aller reconnaître son corps à la morgue m’a fait considérer la vie sous un autre angle. Qu’il fallait vivre vite et sans se soucier de ce que pourrait être demain. C’est à partir de ce moment que j’ai vécu ma vie carpe diem. Bon, pas pour longtemps, c’est vrai. Je n’avais plus d’argent, plus de femme ; j’étais à nouveau seul et j’ai mis pas mal de temps à retrouver un emploi. Et une autre copine aussi. Finalement, je l’ai rencontré. Elle s’appelait Katsura, c’était une japonaise qui bossait à mi-temps dans un fast-food miteux et rêvait de devenir traductrice à l’ONU. »

Alban rit en repensant à cette fille qui, un soir d’hiver, alors qu’il neigeait doucement sur les trottoirs de Scarborough, lui avait raconté sa vie aussi pitoyable que la sienne. Ils s’étaient bien marrés tous les deux. L’anglais se souvenait encore du ton de sa voix, si doux, si mélodieux…

« De là, on a finit par se voir plus souvent, et puis elle m’a emmené dans son pays natal, le Japon. C’est elle qui m’a appris la langue, mais j’ai toujours préféré la mienne, va savoir pourquoi… Bref, j’ai eu deux enfants avec elle, deux petites filles merveilleuses : June et Kagura. Maintenant, je crois qu’elles ont… en fait, je ne sais même pas leur âge, ça fait trois ans que je ne les ai pas vues. » Il repartit dans son sourire triste et mélancolique. « Tout était pourtant bien à l’époque : j’avais mes enfants, ma femme, un boulot que j’aimais… J’étais éducateur spécialisé dans un petit établissement public qui vivait des dons généreux de quelques vieilles femmes à chat. J’aimais ce que je faisais, j’avais un but, des rêves et des espoirs. Mais tout ça n’était pas au goût de Katsura. Elle disait que je travaillais trop, que je ne m’occupais pas assez de mes filles ; ce qui était sûrement vrai. C’était la raison de nombreuses disputes. Et puis, un jour, à force d’avoir trop tiré sur la queue du tigre, j’ai finit par le rendre fou. C’était un samedi après-midi, je jouais avec mes filles quand j’ai eu soudainement l’idée de les emmener dans un de mes rêves pour juste voir leur visage pour la première fois. J’avais déjà proposé cette idée à Katsura, qui m’avait fait la gueule pendant plusieurs semaines. Elle n’avait rien contre les mutants, rien contre mes pouvoirs… mais le fait que je l’utilise sur mes propres enfants la gênait. Pourtant je l’ai fait. J’ai faillit tuer June, qui, de frayeur, s’était frappée la tête contre un mur de sa propre initiative. Mes rêves peuvent rendre fou quand la victime est trop faible, c’est ce que j’ai réalisé à l’hôpital où j’attendais de ces nouvelles. Lorsque Katsura est venue me rejoindre, j’ai cru qu’elle allait véritablement me tuer. Je sentais toute sa haine et sa colère, si aveuglante qu’elle a eu du mal à simplement m’adresser la parole pour me dire de décamper. Ce que j’ai fait évidemment. Et depuis cette année là, je n’ai jamais plu revu aucun membre de ma famille quel qu’il soit. »

Il continuait à sourire malgré le poids que son cœur exerçait sur sa poitrine. Alban passa sa main libre dans ses cheveux noirs, chassant les mèches qui tentaient de se déposer sur son visage. Les dernières années n’étaient pas les pires, mais elles étaient loin d’être les meilleures. C’est fou comme la vie pouvait être injuste parfois.

« De là, tout s’est enchaîné très vite : la boîte dans laquelle j’étais à fermer, je me suis retrouvé avec une pension considérable à verser à mon ex-femme, et ma nouvelle copine ne me facilitait pas la tâche. D’ailleurs on s’est quitté très vite. Mais il me semble quand même que c’est par son intermédiaire que j’ai finit par retrouver du boulot ici, à la Faculté. Et… et voilà, je suis là. » Il rit à nouveau, caressant tendrement le bras de la jeune femme sans faire attention auxdites cicatrices qu’elle lui avait cité. Oui, il était content d’être ici. Pas encore à son aise, mais cela viendrait. Rapidement, Alban enchaîna. « Je me sens futile à côté de toi, à raconter mes histoires de cœur alors que des choses bien plus graves ce sont produites dans ta vie. Pitoyable. Je n’ai jamais été persécuté par des humains, ce sont les mutants qui me font mal. Tu vas certainement trouver cela égoïste, et tu auras raison, mais voir la majorité d’entre vous traînant dans les rues entier et valide alors qu’ils sont mutants… pourquoi ai-je dû supporter une cécité qui a gâché les meilleurs moments de ma vie et qui continue de me la pourrir. Enfin… il serait le temps pour toi de dormir, mademoiselle. L’histoire est terminée. »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 22 Fév - 20:49

Malia se sentit soulevée, il la replaça sur le matelas et vint se caler là juste à côté d'elle, finissant tout simplement par l'enlacer du bras qui ne lui servait pas à caler sa tête afin de l'attirer vers lui. Que voulait-il à la fin, elle n'en savait trop rien, mais tout ceci la troubla un peu. Son attitude était un peu ambigüe, elle crue même qu'il la repoussait afin de mieux fuir. Mais il n'en fut rien car il commença à parler. Il commença par fuir un peu, ou du moins d'essayer de gagner son indulgence. Après avoir entendu son récit à elle il en avait encore besoin de cette indulgence ? Visiblement il n'était pas très rassuré de raconter tout cela, mais peu importait à Malia.
Ce récit bien qu'elle ne voulait pas le faire au début elle avait grandement apprécié de le faire, cela avait été si agréable, mais elle ne dit rien face à cette attitude peu courageuse, préférant le laisser parler. Il observait le plafond elle le voyait malgré l'obscurité, mais il parla et c'est bien là tout ce qu'elle voulait qu'il fasse.
Il commença par sa jeunesse, la vie avec ses parents qui une fois sa mutation opéré devinrent sur protecteur. Il semblait leur en vouloir, elle pouvait comprendre, elle aussi avait trouvé la vie dans la maison pour ainsi dire seule des plus désagréable, mais peu lui importait la situation était totalement différente. Il continua lui parlant d'une grand-mère qui lui avait appris la vie à la dure. Il lui expliqua combien il avait apprécié cela. Elle ne pu s'empêcher de sourire en repensant à la façon dont elle avait agit avec lui pendant la journée, lui facilitant certaines choses. Ce n'était pas du tout pour le faire devenir complètement dépendant de cette aide, juste pour accélérer le rythme, après tout il était bien assez grand pour se débrouiller seul, agir seul... La situation aurait été différente sans doute aurait-elle agit différemment.

Il raconta ensuite sa vie, il n'avait pas du tout vécu comme elle, une vie presque tranquille pour certains, mais la façon dont il narrait ça sembla à la jeune femme que cette vie la avait été aussi pénible à vivre que sa propre existence. Se marier, vivre, partager son temps avec quelqu'un, abaisser sa garde pour le laisser approcher, s'y attacher. L'aimer tout simplement, l'homme qui était là tout contre elle avait été capable d'ouvrir son coeur de si nombreuses fois, prenant à chacune d'elles le risque de se faire blesser bien plus profondément qu'aucune blessure physique ne pouvait le faire, en cela résidait son courage et sa force.
Elle était partagée entre l'envie, celle de connaître cela un jour aussi, et la crainte de souffrir. Il était tellement plus simple d'éviter les problèmes plutôt que les laisser venir si proche... Elle écouta ainsi le récit jusqu'à ce qu'il le termine. Le laissant finir comme il le voudrait. La fin montra encore une fois combien notre passé influence notre perception. Il se trouvait pitoyable face à elle ! Peut être, mais elle non, et elle allait le lui dire sans plus tarder, même si lui fuyait en lui proposant de se laisser emporter par le sommeil qui ne demandait qu'à venir.


« - La trentaine, c'est ce que j'ai pensé en te voyant l'autre jour. C'est bien l'âge que tu as n'est-ce pas ? »

Elle n'avait pas bougé, c'était simplement contenté de parler en anglais, et elle continuant ne lui laissant que le temps de répondre par un oui ou un non. C'était une question plus pour la forme que pour la nécessité elle était certaine de ce qu'elle avançait.

« - Alban, tu penses qu'un jour je serai capable de me jeter à l'eau comme tu l'as fais ? Je pense que peu importe ce que tu dis chacun est ce qu'il est et on y peux rien, on ne peux rien faire d'autre que l'accepter. Toi tu ne l'as pas encore fait visiblement, penses y bien pendant ton sommeil. Et une dernière chose, arrête de fuir comme ça... »

Malia avait un ton à la fois très sérieux et en même temps on sentait un certain amusement dans ce qu'elle disait. Elle le pensait vraiment mais avait tourné cela en de la moquerie très légère dont son collègue faisait les frais. Mais pour l'heure, sans doute fallait-il qu'ils dorment, après tout l'heure tournait et l'enseignante commençait à fatiguer. Elle se rapprocha encore un peu plus d'Albaran et lui déposa un long baisé très tendre sur les lèvres avant de reprendre sa place, tout contre lui en prononçant tout bas quelques mots.

« - Bonne nuit monsieur. »

Puis elle ferma les yeux espérant qu'il remettrait leur discussion à plus tard, pour sa part, elle avait encore des questions, mais cela serait pour plus tard, sauf s'il y tenait vraiment !

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 22 Fév - 23:11

Etonnamment, il ne se sentait pas libéré. Ou si peu. Partager ne l’avait jamais apaisé d’aucune façon, au contraire. C’était ressasser une chose dont il ne voulait pas entendre parler. Son passé par exemple, ou tout du moins, une partie. Mettons les choses au clair : Albaran s’assumait pleinement et se sentait très bien dans ses baskets (ce qui est assez voyant, je pense). Il ne reniait pas ce qui l’avait construit ou détruit, simplement il estimait avoir le droit de les mettre de côté, un peu comme un bagnard décide de se concentrer sur une tâche plus noble que le meurtre ou le vol. A la différence, il avait eu le droit à de nombreuses chances, toutes gâchées par son sens aigu de la chiantise et la gaminerie. Sa vie, c’était en partie à cause de lui s’il l’avait raté. A l’inverse de Malia qui n’avait rien fait pour l’influer, sinon voulut la rendre plus belle et plus lumineuse… certainement. En tout cas, il ne la voyait pas se ruer sur son père pour lui demander de continuer à l’étudier. Ce qui ne serait peut être pas le cas d’Albaran, enfin… Ce soir, il avait compris quelque chose d’important : si tu foires ta vie… bah, tant pis pour ta gueule.

L’aveugle se redressa très légèrement et poussa un soupir. Un grand soupir très apaisant qui le détendit encore. Elle allait le prendre pour un véritable pervers doublé d’un grand psychopathe. Certes, il n’avait pas les trophées de certaines personnes, mais niveau mariage à la con, Alban était plutôt costaud. C’était bien la seule chose qu’il trouvait réussi dans sa vie : avoir réussi à draguer tellement de fille. Plus une, maintenant. Soyons tranquille, il n’avait pas l’intention d’épouser Malia sur le moment. Non, d’abord, il fallait qu’il réfléchisse. Si elle lui plaisait. Ok, disons que c’était le cas. S’il pouvait lui accorder toute sa confiance alors. Pour l’instant, l’attirance n’était que charnelle, et des deux côtés. Il haïssait parfaitement ce genre de relation. Il faudrait vite qu’elle cesse. Pas pour donner naissance à rien, mais plutôt évoluer vers autre chose. De l’amitié ou de la passion.

Albaran passa une main dans ses cheveux noirs, le visage tourné vers la jeune femme. Elle avança un âge, il fut surpris de la voir viser juste. Il allait argumenter son « oui mais… » Sauf qu’elle ne lui laissa pas le temps de répondre plus. Il garda la bouche ouverte, près à continuer… finit par la refermer… et par sourire. Ca oui, se jeter à l’eau, il était sûr de la voir le faire un jour. Elle était juste bien jeune pour savoir ce qu’était VRAIMENT l’amour. Lorsqu’elle trouverait le vrai, elle serait capable de s’y donner corps et âme. Même lui avait eu peur de ne pas assumer au début. Mais même lui avait réussit.

« Eh ! je m’accepte très bien ok ? Et j’accepte très bien mon passé. J’ai simplement envie de… de tourner une page tu vois. Sinon il va me bouffer. Et je ne suis pas d’accord avec toi, je ne fuis absolument pas, simplement je pense que… »


Des lèvres mouillés se posèrent contre les siennes, faisant taire la machine qui était prête à repartir et qui fut rapidement stoppée. Bon d’accord, d’accord, je me tais et je profite. Il prit son visage entre ses mains et la sentit se rapprocher encore de lui. Ah ouai ok… Albaran ferma les yeux, et la laissa se tapir contre son torse. Il passa une main autour du corps de la jeune femme et la serra encore contre lui.

« Bonne nuit, Malia. Fais de beaux rêves. »

Ce qui risquait d’arriver vu l’étendu du pouvoir du marchand de sable qui dormait à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 22 Fév - 23:40

Il n'avait pas apprécié la remarque sur le fait qu'il fuyait, pourtant elle ne changea pas d'avis. Quoi qu'il dise il avait sans aucun doute des regrets face à son passé, ou du moins il n'assumait pas forcément tous les choix ou tous les résultats qu'il avait obtenu de son attitude. Pourtant elle ne le laissa rien ajouter, le coupant en plein milieu afin de lui donner un dernier baisé pour la journée. Il prit son visage dans ses mains, puis il la laissa s'installer tout contre lui. La jeune femme en profitait, sentant avec un plaisir certain le bras qui l'enlaçait et l'étreinte que son collègue ne manqua pas de lui faire. Les mots qui suivirent eux ne furent qu'une douce caresse à ses oreilles, bientôt elle s'endormirait comme si elle était seule dans un endroit qu'elle savait sans danger.
Le sommeil ne tarda pas à venir, sans doute était ce du au fait qu'il était là tout contre elle et qu'elle se sentait en sécurité pour la première fois depuis de nombreuses années. Mais le résultat était là, elle se sentait apaisé et elle sombra assez vite dans un sommeil profond. La journée ayant été longue et fatigante entre l'excitation du livre, l'annonce de la mort de cet élève à Lelfic et l'escapade dans la jungle, qui avait provoqué une séance de mécanique assez poussée et une soirée des plus agréables en compagnie de son nouveau collègue. Oui, cet homme lui plaisait énormément et pour une fois elle ne c'était pas simplement adonné à lui, non elle avait discuté et disons débordé un peu avec ces quelques baisés et caresses des plus agréables.

Il faut pourtant rappeler que Malia était une plante, doublé d'une femme. La poésie veut qu'on compare les femmes à des fleures et dans ce cas là, cela prend toute son importance car une fleure à besoin de se refermer quand vient la tombé du jour, lorsqu'elle entre en phase de sommeil comme les botanistes disent. Pour l'enseignante c'était exactement la même chose, entrer en phase de sommeil signifiait quelque chose de très précis, se retrouvé enfermé dans un cocon protecteur... Vous me direz que c'est déjà fait, notre esprit est protégé par notre inconscient lorsque l'on dort, mais je ne vous parle pas exactement de ce genre de protection...
Depuis que son corps c'était relâché et sa respiration discipliné pour prendre un rythme calme, certaines choses c'étaient mises à bouger dans la pièce, le bruissement était très léger, presque inaudible, mais il était néanmoins présent. Des lianes d'une finesse incomparable étaient venues pousser en direction du lit à une vitesse folle et s'approchaient de la jeune femme, elles l'enlacèrent par les pieds dans un premier temps puis bien vite elles remontèrent. Leur course les mena jusqu'à toucher le corps d'Albaran qui lui toujours éveillé sans doute se vit prendre au piège, incapable désormais de faire un seul mouvement sans sentir ces végétaux frotter contre sa peau. Les lianes s'arrêtèrent dès qu'elles eurent fini de protéger les deux professeurs, elles ne les laissaient que respirer ne produisant rien d'autre qu'une sorte de chrysalide végétale autour d'eux.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Lun 23 Fév - 23:21

Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas dormit près d’une femme. Albaran n’arriverait jamais à s’habituer totalement. Il n’avait besoin que d’une présence pour se sentir bien. Et la respiration de Malia avait quelques vertus apaisantes, semblait-il… L’aveugle sentit bientôt la jeune femme le quitter pour partir au pays de… au pays d’il ne savait quoi d’ailleurs, mais elle devait être fatiguée pour s’endormir aussi rapidement. Même si lui aussi sentait ses paupières s’alourdirent de secondes en secondes. L’aveugle soupira une dernière fois, enfouissant son visage dans les cheveux d’ébènes. Il allait s’assoupir quand… quand quelque chose frôla son dos. Tiens donc. Y avait-il quelque chose dont elle ne lui avait pas encore parlé : un chien, un hamster, autre chose ? Si tel était le cas, le bidule avait intérêt a se mettre à l’abris, parce que Albaran n’aimait pas qu’on le prenne par derrière (HEM HEM). L’aveugle passa une main par-dessus son épaule, cherchant à attraper ce qui l’empêchait de dormir, mais on le bloqua soudainement, d’une force supérieure à la sienne. Il aurait pu paniquer et se débattre si la chose n’avait pas été étonnamment… protectrice ? On aurait dit… un cocon. Il laissa les plantes (puisqu’il s’agissait bien de cela) l’entourer complètement, non, LES entourer. Il devait s’agir d’un coup de Malia, assurément. Ou plutôt de son pouvoir. Quoi qu’il en soit, il se sentait plutôt bien.

(*Merde, y’a mes fesses qui me grattent*)

La nuit fut calme et paisible, pour une fois. Albaran n’entendit pas les hurlements de quelques élèves qui auraient décidés de faire une mauvaise blague à un autre, et le cocon protecteur le tint au chaud et lui fournissait un oreiller suffisamment moelleux pour qu’il s’y sente à l’aise. Il avait juste vaguement peur de mourir étouffé par les plantes, mais bon… il n’y avait pas lieu de s’alarmer. Du moins, c’est ce qu’il pensait.
En se réveillant, Albaran remarqua que les lianes étaient toujours en place. Ah, c’était très embêtant, lui qui avait prévu de s’enfuir comme l’amant interdit avant le réveil de sa belle. Dire qu’il allait devoir la réveiller pour prendre une douche – l’odeur commençait à gêner – ça n’était vraiment pas galant. Enfin bon. Pas le choix. Mais bon. Autant faire ça en douceur. Il enfouit son visage dans le cou de la jeune femme, déposant quelques légers baisers dans son cou, la caressant très tendrement de son nez. Et il lui susurra à l’oreille :

« Maliaaaaa… je n’aime pas trop jouer l’otage. Ou si c’est le cas, je préfère qu’on me passe les menottes, c’est plus drôle. »


Dès le matin…
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mer 25 Mar - 15:41

Dormir, voilà bien une activité que chacun fais, mais de façon différente. Malia elle dormait de la façon la plus paisible qu'il soit, jamais elle n'avait été dérangée dans son sommeil et pour cause, son cocon n'avait encore jamais laissé quelqu'un d'autre qu'elle entrer à l'intérieur. Enfin, vous me direz, elle ne savait même pas qu'elle créait ce cocon chaque nuit et qu'il disparaissait dès son réveil, alors... Mais cette nuit là, tout avait été différent, elle avait eut chaud et en même temps elle se sentait étrangement bien. Le souffle d'Alban sur son visage l'avait bercé toute la nuit et c'est peut être cette chaleur inhabituelle qui lui avait fait passer une nuit si agréable, mais peu importe le résultat était là, elle n'avait pas la moindre envie de quitter son sommeil, pour la première fois de sa vie.
Alors, lorsqu'elle sentit des lèvres se poser sur son cou et un nez lui effleurer la peau en de tendres caresses, elle se mit à grimacer, puis à sourire, les lianes quand à elles déjà se disjoignaient, mais Alban ne le remarqua sans doute pas car elles étaient toujours belle e bien présentes. Vint ensuite une voix, celle du professeur, toujours en train de plaisanter, et ce dernier élément perturbateur lui ne fit pas sourire Malia, non elle émit une sorte de grognement à la place dans lequel on pouvait reconnaître ces quelques mots de japonnais.


« - Laisse moi dormir. »

Puis, elle le poussa d'un geste du bras avant de sombrer à nouveau dans son sommeil léger. Cette fois ci il était beaucoup moins doux mais elle n'en compris pas la raison. Enfin c'était quand même un sommeil paisible donc bon à prendre. Albaran lui par contre avait du beaucoup moins aimer le traitement, les lianes qui s'ouvraient autour de lui pour le laisser passer et se faire tirer par le pied et le poignet afin de l'éloigner de la jeune femme. Le voilà libre mais la douceur végétale de la veille c'était transformé en une brutalité tout aussi marquée, malheureusement pour lui...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Lun 30 Mar - 11:49

Tiens, c'est étrange, mais tout ça commençait sentir le roussit. A l'éveil de la jeune femme, Albaran sentit que les plantes s'étaient desserrés autour d'eux, le laissant respirer par la même occasion. Il se sentait mal là-dedans. Comme.... enfermé, bloqué, emprisonné. Ne rien voir de ce qui se passait était d'autant plus flippant que la volonté de ses plantes semblait indépendante de la jeune femme qui dormait entre ses bras. Ou pas d'ailleurs. Elles devaient en complémentarité, comme le terreau et la fleur quoi. Tout de même. Ce qui lui paraissait un cocon était en train de devenir une prison, et il ignorait pourquoi. Une intuition d'aveugle ? Plus les secondes passaient, plus le mauvais pressentiment s'installait. Mourir étranglé par une tulipe, voilà qui est bien pitoyable.
Apparemment, la plaisanterie ne lui plut pas. De si bon matin rien d'étonnant. On le lui avait plusieurs fois reproché d'ailleurs. Un grognement sourd s'échappa de la jeune femme, qui ne remua presque pas d'ailleurs et l'aveugle allait réouvrir la bouche pour sortir encore une de ces vannes dont il avait le secret lorsqu'elle lui cloua le bec de quelques mots en Japonnais. Bon bon. Mauvaise joueuse. D'accord, j'me tais, d'accord. Et pour couronner le tout, elle le repoussa fermement d'un geste du bras.

Oh la garce.

L'aveugle grogna aussi, et allait ENCORE ouvrir sa grande gueule lorsqu'une chose ferme et puissante -les lianes en l'occurence - s'agrippèrent autour de son poignet et de sa jambe pour le tirer en arrière brutalement. Trop surpris pour crier, il n'eut d'autre choix que de se laisser emporter en arrière. Les plantes le propulsèrent au-dehors avec une violence toute nouvelle.

"Eh là ! Non mais ça va hein !"

Albaran était maintenant assis sur le sol, des marques rouges parsemaient sa peau et il se frotta le poignet pour apaiser la douleur - sans grand résultat. C'était quoi le problème ? Il gênait le sommeil de MADAME et l'on l'éjectait de la sorte. Certes, dès le matin, il lui arrivait de faire le malin; mais ce n'était quand même pas une raison pour lui faire mal. L'anglais se leva prudemment, cherchant des repères autour de lui. Il trouva la table et s'y appuya. Ses plantes n'étaient certainement pas contrôlé par la jeune femme (pour sa fierté, il l'espérait vraiment) et si elles lui avaient fait du mal, elles pouvaient tout aussi bien en faire à la jeune femme. Aussi, en bon justicier qu'il était, l'aveugle s'approcha doucement du cocon qui enveloppait sa collègue. Et tapota dessus. Voyant que rien ne bougeait, il essaya d'arracher l'épaisse couche de verdure. Aussitôt, quelque chose de puissant l'accrocha au bras, remontant jusqu'au cou pour le serrer comme précédemment. Et cette fois-ci, il avait mal.

"MALIA !"
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 3 Avr - 14:36

Un cri vint troubler son repos, ou plutôt une protestation qui ne la fit pourtant pas s'éveiller totalement. Les lianes elles était pourtant desserrées autour d'elle, d'une part elles avaient détectées une présence malveillante, ou devrait plutôt dire que l'inconscient de Malia avait détecté un gêneur à son sommeil, les plantes même les siennes n'avaient pas encore de volonté propre, mais qui sait, peut être qu'un jour elles en auront une... Imaginez, un mutant qui donne vie aux plantes, cela serait si merveilleux, surtout aux yeux de la professeur matériel qui adorait à un point indicible ces êtres verts et le plus souvent aussi doux à voir qu'à toucher.
Bref, revenons à nos moutons, et donc à Alban, qui prenant son courage à deux mains, essaye de faire sortir Malia de ces lianes qui la protègent sans rien voir et sans doute sans rien comprendre. C'était peut être mieux qu'il ne voit rien, parce qu'il pouvait paraître vraiment pitoyable. Une liane se baladait sur le lit et attendait qu'il fasse un pas de trop pour attaquer, elle était juste à côté de lui, un petit geste sur la droite de plus et le contact se serait fait, mais non, Alban ne vacilla pas, il se contenta d'aller droit au but, Dieu seul sait comme il pouvait bien faire pour arriver à savoir où le dit but était. Et là, et bien comme un voyant, ou toute personnes avec un peu de recul et un brin d'intelligence, aurait pu s'y attendre, il fut attaqué. Oui, la liane s'empara de son bras, se lovant à la façon d'un serpent autour avant de remonter jusqu'au cou et d'envahir la nuque puis de s'arrêter à la mâchoire.
C'est à ce moment là qu'il cria, oui, juste avant que la plante ne l'empêche de parler une bonne fois pour toute, il avait le visage enturbanné dans la liane qui se resserrait dangereusement. S'il ne voulait pas voir sa tête se retrouver en miette, du moins les os formant son crâne, il fallait mieux que Malia est entendu son appel. Et heureusement pour lui, ce fut le cas, elle avait entendu un cri apeuré et en même temps effrayant d'une voix qu'elle avait mit un certain temps à reconnaître. Il fallait dire pour sa défense que son collègue n'était pas arrivé depuis bien longtemps et qu'elle n'avait pas comme qui dirait bien prit le temps de le connaître véritablement comme elle aurait sans doute du le faire avant qu'ils se retrouvent dans cette situation saugrenue.


« - Alban, c'est toi qui m'a parlé ? »

Voilà tout ce que sa voix endormie pu faire, elle n'avait pas encore ouvert les yeux, mais déjà les lianes autour d'elle se retiraient, celle qui maintenait Alban par contre resta en place, mais elle arrêta de refermer sa prise sur son crâne. C'était déjà mieux que rien, me direz-vous, mais il aurait mieux fallu pour le pauvre aveugle qu'elle parte comme les autres... Heureusement qu'il ne pouvait rien voir, il évitait sans doute une grande déception ou peur.
Malia libérée se redressa et se frotta les yeux histoire de les ouvrir sans trop de dégât à cause de la lumière. Oui, elle aurait bien trainée, mais le fait qu'elle n'est entendu aucune réponse ne présageait rien de bon. Était-il partit ? Avait-il un problème ? Était ce bien lui ? Était-il même réveillé ? Si sa vision ne la troublait pas, oui en effet, il était même à genou sur le lit. Pourquoi, ça c'était la bonne question ! Mais bon sa vision ne tarda pas à se faire net et là elle vit le désastre et reprit bien vite le contrôle des choses, retirant la liane qui devait blesser l'anglais. Elle s'approcha de lui et observa son visage, le caressant du bout des doigts, faisant plus confiance à son sens tactile qu'à ses yeux pour le moment.


« - Désolé, je ne savais même pas que je te faisait ça. Tu n'as rien j'espère ? Vraiment désolé, je je... »

La jeune femme perdit un peu son calme, elle réfléchit à toute vitesse sur comment cela était-il possible. Elle le regardait en même temps, voyant de mieux en mieux les marques rougies dans son cou et sur son visage, il devait avoir mal. Un souvenir vint faire tilt dans son cerveau, il c'était vite branché ce matin, c'était exceptionnel ! Enfin bref, elle se souvenait que ses parents adoptifs l'enfermaient dans sa chambre la nuit, avec rien autour d'elle de dangereux. Ils vérifiaient tout le temps à ne rien laisser, même pas de crayon ou des feutres sortit en dehors des placards qu'ils prenaient grand soin de fermer à clé. Elle n'avait jamais compris pourquoi, mais voilà le réponse, elle devait contrôler des plantes pendant son sommeil un peu comme un somnambule qui marche durant son sommeil. Mais visiblement elle risquait de blesser les autres, à en juger par l'état peu reluisant d'Albaran. Elle le regarda une dernière fois, gênée et retira sa main des marques infligées par les lianes, les larmes aux yeux, face à ce qu'elle venait de réaliser. Si elle ne c'était pas réveillée plus tôt, lui aurait-elle fait du mal ? Pouvait-elle réellement se permettre de nouveau s'endormir ainsi dans des bras tes que ceux qu'il lui avait offert cette nuit là et qu'elle avait tant apprécier, ou ça aussi devait-elle le bannir de sa vie ? Tant de questions lui venait en tête, elle en perdait le fil ses pensées, elle priait presque qu'il la rassure, qu'il rompe se silence, elle n'en avait pas la force tant elle s'en voulait.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Sam 4 Avr - 17:46

Comme c’est étrange, mais il sentait beaucoup moins le coup que quelques minutes auparavant. Disons que ce qui était en train de s’enrouler autour de son cou ressemblait plus à une liane de mauvaise humeur que le cocon protecteur qui les avait tous les deux accueillit cette nuit. La sauvegarde ne marchait plus que dans un sens, puisque c’était Malia qui était à présent défendu… d’Albaran pour changer. Tout ça pour une vieille vanne sur ses penchants sados ? Cette vie est parfaitement injuste. Heureusement pour l’aveugle que sa belle ne soit pas complètement sourde puisqu’au premier de ses cris, juste avant que la plante verte ne l’empêche de parler à nouveau, sa collègue se réveillait, un air dans le coltard presque fendard si l’effroyable Hulk réincarné en tulipe n’essayait pas de l’assassiner. Ce qui, en soi, possédait un intérêt scénaristique des plus intéressants.
Ainsi donc, Albaran s’accrochait au serpent de liane comme on s’accroche à la ligne du téléphone pour aller chercher le numéro de téléphone à l’autre bout de l’appartement. Bon. La mort en moins évidemment. Une mort qui, peut être, était en train de gravir en souriant les escaliers de la Faculté, se glisser dangereusement entre deux élèves courant à travers les couloirs, ouvrir la porte de la chambre de la prof et s’approcher doucement de lui pour lui susurrer avec délicatesse…

Oh et puis non.

Non, se dit la mort ; ce gars a certainement encore quelques filles à draguer, des enfants à nourrir, des élèves à martyriser, une Malia à consoler ; bref : ce brave type doit encore vivre. Pour le bien de l’humanité. Ou pas. Celui de sa joueuse ? Ouai, ça et ma santé mentale. Enfin bon. L’aveugle fut ravie de sentir l’emprise des plantes se desserrer, mais s’il eut d’abord peur que ce ne soit que parti remise. Genre, on le fait suer un peu et puis on voit comment il réagit. Et quoi qu’il fasse, on y retourne. Saw 19, le retour. Sauf qu’à la place de l’encapuchonnée mortuaire venue lui annoncer ses condoléances, des mains fines et caractéristiques de sa collègue vinrent l’aider à se dépêtrer et bientôt le son de sa voix le rassura. C’était bien elle. Ouf. L’aveugle sentit immédiatement ses épaules se détendre, ses nerfs se relâcher lentement tandis qu’il savourait l’odeur envoutante de la jeune femme. Oui, c’était elle. Tout allait bien finalement.

« Aïe-euuuuuuuuuh… »

Ce fut en gros ce qui s’échappa de sa vieille carcasse usée.
Alban inspecta son bras qu’il sentait brûlant et rouge, certainement bien abîmé d’ailleurs. La cause, il ne s’y intéressait pas trop pour le moment. Seul calmer la douleur lui importait. Ca et voir si Malia allait bien. Ce qui se confirma lorsqu’elle parla, même si ce fut d’un ton assez surprenant. Sa faute ? Ah ? Oh. Voilà pourquoi. Albaran ne dit rien pour le moment, il lui souriait doucement comme si la douleur de son bras n’avait jamais existé. Que ce soit elle, ça importait peu non ? Il ne s’en souciait déjà plus. Pas elle apparemment. La preuve en était qu’elle ne finissait pas sa phrase et le lâchait soudain pour le laisser dans le noir le plus total.

« Malia ? T’es où ? » Il tendit la main, rencontra la sienne. « Mais regarde, je n’ai rien. Bon, presque rien. Pour une fois qu’on me ferme ma grande gueule, tu me diras. » Il rit de bon cœur, agrippant plus fort cette main qu’il sentait hésitante. « Eh… tu pleures pas quand même ? »

Noooon ? Rooooh.
Voyons, ce n’était quand même pas sa faute. Personne n’était jamais maître de soi, et les mutants de leurs pouvoirs. Il ne fallait pas qu’elle le prenne comme cela, ou on n’en finirait jamais. La main valide de l’aveugle alla caresser la joue de la jeune femme. Il lui souriait doucement.

« Ce serait gâcher un beau visage. » Et il le pensait vraiment.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 12 Avr - 17:49

Paniquée par ce qu'elle venait de faire, Malia n'avait plus la force de réfléchir à une réaction normale, tout ce qu'elle arrivait à faire était de penser à ce qu'elle aurait pu faire de terrible, tuer étant la pire. En vérité une chose la paralysait : la peur. Avoir quitter le seul contact qu'elle avait encore avec l'humanité et qui lui permettait bien péniblement de ne pas tomber dans la psychose lui avait semblé être une bonne chose sur le moment, du moins elle l'avait fait sans y penser, instinctivement. mais maintenant et après un peu de réflexion elle aurait tout donné pour ne jamais avoir lâché cette main vivante qui lui montrait que rien de tous ces scénarios catastrophes ne c'étaient réalisées. Elle n'avait qu'à la reprendre me direz-vous, mais elle n'en avait plus la force du tout, non elle voyait des images de Albaran gisant entouré de lianes, elle le voyait mort par sa faute dans sa propre chambre, et elle à côté, dormant paisiblement... Ce détail était sans doute le plus horrible pour elle à vrai dire.
Cet absence de contact ne dura heureusement pas bien longtemps, heureusement parce que cela risquait de finir mal, lorsqu'elle ne contrôlait pas elle se mettait à faire de drôles de choses et pas toujours très marrantes. La voix de son collègue quand à elle lui parvenait bien que difficilement jusqu'à son esprit embrumé de façon lointaine et très ténue mais elle était quand même capable de l'entendre. Elle savait qu'elle se devait d'écouter cette voix, que tout ceci la calmerait, lui montrerait que malgré tout rien de grave ne c'était produit et qu'au fond elle n'aurait changé pour rien au monde sa soirée de la veille voir même sa journée.
Cette voix était comme toujours drôle, du moins elle était moqueuse et en l'occurrence, Alban se moquait de lui même, l'auto-dérision le meilleur moyen que l'homme avait de se protéger de sa propre honte. Était-ce le cas ici pour l'anglais, peut être ou peut être cherchait-il simplement à lui rendre son sourire à elle. Malia n'en savait trop rien tout ce qu'elle voulait c'était se cacher de lui, ne plus voir ces affreuses marques devant ses yeux, et pour cela elle ne les ouvrit pas, même si elle n'arrivait pas à les oublier, au moins n'auraient-elles pas de matérialité visuelle. Il venait de lui demander si elle pleurait, elle n'avait pas le courage de lui dire que oui, alors elle ne dit rien, elle se contenta de recevoir la caresse qu'il lui offrait et d'esquisser un petit sourire sur son visage. Deux larmes roulèrent sur ses joues mais cela s'arrêterait là, elle ne pleurait plus, elle était simplement triste et apeurée.


"- Merci. "

Elle venait de lui dire cela en le regardant droit dans les yeux, observant avec une peur lisible dans ses prunelles les dégâts qu'elle avait pu causer. La peau était rendue à vif en de nombreux points, elle avança sa main pour le vérifier, se rapprochant du même coup d'Alban. Ses lèvres étaient serrées tout comme ses dents, elle affrontait la réalité se promettant de ne plus retomber dans cette attitude de jeune fille fragile, cela n'était pas elle, elle était forte, grande et elle n'avait besoin de rien ni de personne. Du moins c'est ce qu'elle aurait aimé pouvoir dire, même si elle savait ce dernier détail complètement faux.
Le contact de sa main sur le visage d'Alban la fit frémir d'horreur, il devait avoir mal, très mal. Elle devait faire quelque chose pour lui, mais quoi ? Il devait d'abord prendre une douche avant toutes choses car l'eau calmerait un peu les brulures. Elle se leva donc sans lui lâcher la main et le conduisit tranquillement jusqu'à la salle de bain.


"- Tu voulais prendre une douche non ? Je dois avoir quelque chose contre les brulures, histoire que cet horreur cicatrise plus vite. Excuse moi encore, je ne savais pas... "

Sa voix s'étrangla dans sa gorge, mais elle reprit le dessus en soufflant un bon cou. Pour lui faire oublier ce dernier petit écart, elle se hissa sur la pointe de ses pieds et lui déposa un baisé sur la joue encore à peu prêt vivante. Puis elle lui lâcha la main et referma la porte derrière elle, afin de le laisser un peu dans son intimité. Et puis disons surtout qu'elle ne se sentait pas de rester pour le moment. Elle devait s'occuper et elle le fit en s'habillant avec une robe blanche brodée de longs rubans rouges et orangées, une paire de ballerines rouges, et elle laissa ses cheveux tomber en cascade. Il reviendrait bien quand il aurait fini, en attendant elle s'activait à ranger tout ce qui dépassait dans sa chambre histoire de ne plus trop y penser...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 12 Avr - 19:14

Assurément, elle était bouleversée. Il ne voyait pas vraiment pourquoi, du moins… elle ne l’avait pas tué, pas tout à fait disons. Et puis, ce n’était pas vraiment de sa faute, alors pourquoi ces larmes ? Ah les femmes… Il ne pouvait s’empêcher de le penser, pourtant son attention toute entière était penchée vers Malia. Disons qu’Albaran était ému de tant de manifestations d’affections à son égard. Le fait qu’elle s’inquiète pour lui en était une. Et elle le touchait. L’aveugle aurait voulut voir si ses soupçons étaient fondés, si oui, il y avait bien des larmes qui coulaient le long de ces joues. C’était dans ses situations là qu’il pouvait se maudire de sa cécité. L’absence de réaction n’annonçait rien de très bon, Albaran restait son regard fixée sur elle, attendant l’échéance. Pour avoir ressentit la même chose à plusieurs reprises, après réflexion, il pouvait concevoir cette tristesse. Aussi essaya t’il de se montrer le plus doux possible, souriant gentiment à son adresse avec quelques paroles destinées à la faire rire, chose qu’il arrivait aisément à faire à l’accoutumé. Il faut croire qu’elle était une drôle d’exception. En un sens, cela l’amusait et l’intéressait à la fois. C’était bien la première fois qu’il insistait pour une femme qui l’avait plusieurs fois stoppé dans ses délires. Ca ne pouvait pas lui faire de mal cela dit.

« Malia… »

Elle le fit taire d’un mot qui le surpris. Bon, en même temps il venait de lui faire un compliment mais ça n’était pas une raison. Un « t’es con » aurait suffit. Soit. Il acceptait cette marque de gentillesse inopiné avec un nouveau sympathique sourire franc et dénué de toute pudeur. Alban préférait ça à des larmes. Il sentit les pommettes de la jeune femme se redresser en un sourire qu’il lui fut agréable de constater. Deux larmes et ce fut tout. Ou non, un regard dans le sien qu’il sentit et qu’il le fit frémir. Une envie de l’embrasser aussi. Enfin bon. L’aveugle tâcha de se contrôler, ça n’était ni le moment ni la meilleure chose à faire. Et puis, il avait mal. Ca, c’était beaucoup moins drôle. Il la sentit se rapprocher de lui, tapoter sa peau pour en inspecter les dégâts, et l’aveugle se laissa faire sans contester. Pour une fois.

La jeune femme se leva soudain, tenant toujours sa main dans la sienne. Il la laissa le guider jusqu’à une pièce s’apparentant à la salle de bain dont elle était ressortit hier. Il toucha le rebord du lavabo, commençant à chercher ses repères alors qu’elle lui annonçait qu’une bonne douche s’imposait – ce qui n’était pas faux – et qu’elle avait une quelconque pommade pour soigner ses brûlures. Il acquiesça d’un signe de tête, sentant ses lèvres se poser sur sa joue et la porte se refermer derrière lui. Bon, bon. Au travail, AH AH AH AH. Albaran trouva rapidement la douche dans l’espace réduit que formait la salle de bain, il se déshabilla avec minutie, en évitant de trop frotter sur les brulures qui s’étendaient en fait le long de son bras et de peu sur son torse, remontant jusqu’au cou. Ah, quand même. Bientôt le contact froid et agréable de l’eau sur sa peau le décontracta avec plaisir. Il fut ravi de constater que la douleur diminuait.

Après dix minutes à jouer avec la paume de douche et le jet d’eau froide, l’aveugle sortit finalement de la salle de bain, torse nu – T-shirt tout dégoulinant de sueur oblige … - et une serviette sur la tête, couvrant ses cheveux noirs. Il alla se rassoir sur le lit, frémissant à chaque mouvement quand un courant d’air froid brûlait soudain les parties abîmées de sa peau. Nerveusement, et parce qu’il en avait l’habitude, ses doigts allèrent serrer les bagues autour de son cou et la chaîne qui y pendait. Inutile de l’enfoncer plus en lui disant qu’il avait vraiment mal à présent. Aussi, changement de registre s’imposant :

« Tu as bien dormit cette nuit ? »

Tout ça avec un sourire presque pas douloureux.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Lun 13 Avr - 12:19

Malia l'entendit sortir avant de le voir, heureusement sans doute cela lui avait permis de se préparer un peu de la sorte. Enfin, lorsqu'elle posa son regard sur lui et qu'elle vit toutes ces marques presque sanguinolentes tant elles étaient brulées à vif, l'enseignante ne pu s'empêcher d'avoir un haut le cœur. Elle remonta ensuite son regard sur le visage de son collègue qui venait de prendre place sur le lit. Elle le vit porter ses mains à son cou et grimacer de douleur, bien qu'il essayait de faire passer ça pour un sourire. Malia entra dans la salle de bain quelques secondes et ressortit avec sa pharmacie, alors qu'il lui posait une question histoire de changer de sujet sans doute, ne plus avoir envie de crier de douleur pour ne pas la faire culpabiliser encore plus.

"- Très bien, comme d'habitude, et toi ? Pas eu trop peur de ce que je fais la nuit, même si je ne sais absolument pas ce que c'est... "

Elle n'alla pas plus loin afin de ne pas embrayer à nouveau sur le sujet qui fâche, mais par contre, elle vint s'assoir à califourchon sur les genoux d'Alban, posant la pharmacie débarrasser de la crème contre le brûlures à côté d'eux, au sol. Elle ouvrit alors le tube et commença par lui enduire le bras, dans des mouvements délicats et attentionnées, essayant de lui faire le moins mal possible. Cela devait tout de même être douloureux, mais elle ne pouvait plus y faire grand chose là. Après quelques minutes d'attentions sur son travail, elle laissa à son esprit une latitude pour vagabonder, et ce plus par inadvertance que par volonté propre. Mais au final cela ne fut pas trop un désastre étant donné qu'elle se mit à penser à des choses très agréable, comme l'embrasser passionnément ou autre petit plaisir par lequel elle se serait bien laissé tenté dans des conditions légèrement différentes. Mais là, elle s'abstint de le faire à cause de ses remords. Oui, elle en avait toujours, même si lui la veille avait démolit sa moto, il n'avait blessé personne, cela n'était donc que d'une moyenne gravité contrairement à ce qu'elle avait fait.

"- Je ne te fais pas trop mal, ça va ? "

Malia n'avait pu s'empêcher de le lui demander, sa main était peu assurée, à cause de cette peur. Mais il n'y avait pas vraiment d'autre choix pour faire pénétrer la crème dans la peau...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 17 Avr - 22:04

Ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait du mal. J’entends ici non pas une quelque sorte de sadomasochisme constitué d’immolation infecte ayant pour simple but la jouissance de leur victime et le plaisir de ce mal furibond ; non, plutôt le fait que ce n’était pas la première fois qu’Albaran avait à s’opposer au pouvoir d’un autre mutant. Disons… trois fois. En tout et pour tout. Sans compter les petits accros de la vie quotidienne. Les énumérer ne serait que fastidieux et embêtant pour le faible auditoire qui contemple ces quelques pages. Et l’auteur n’a pas la moindre envie de se remémorer quelques moments douloureux et faiblards de son personnage qui parfois risque de ressortir des bords mal fermés de sa vilaine carcasse. Aussi nous passerons sous silence les fois où l’ont avait faillit (voulut ?) l’embrocher pour un quelconque comportement mesquin ou quelque peu arrogant. Ben voyons. Qui ça donc ? Albaran ? Pas lieu de s’inquiéter, c’était très naturel. Un brin désiré aussi. Bon. Admettons, pas sa faute. Les deux fois, ce sera dans les moments où je n’aurais rien à dire.

Elle avait repris sa place sur ses genoux, à califourchon, et il sentit les froissements significatifs d’une robe contre le tissu rugueux de son jean. Ah ouai. Alban ne put s’empêcher d’introduire son magnifique haussement de sourcil moitié « dis donc ma p’tite dame » moitié « on conclut quand ? » tout ça sur fond de gémissement ‘allô maman j’ai gros bobo au bras’. Qui t’as fait ça ? La dame qui est assise de façon aussi sexy sur mes genoux. Pas ma faute. J’ai rien demandé, c’est qui veut. Me faites pas de mal…
Malia s’était mise à appliquer avec douceur la crème sur son bras, cette douceur significative qu’il connaissait déjà de leur pas très vieil « attouchement » si j’ose dire. Oh lui, ça ne le gênait pas. L’habitude, peut être. Son côté tactile. Le fait qu’elle ait quelques avantages physiologiques aussi. Tout cela jouait grandement à sa faveur. Même si, apparemment, la boule avait du mal à passer. Il aurait voulut trouver les mots pour la rassurer, mais n’étant pas sûr de leur impact, mieux valait se taire. Surtout au vue de toutes ces bourdes qu’il savait si facilement provoquer. Malia était une personne dotée d’un caractère étrange, qui le fascinait autant qu’elle l’effrayait. S’il pouvait lire dans le ton de sa voix à un instant une légère gaieté, celle-ci pouvait s’envoler aussi rapidement la minute suivante pour laisser place à une soudaine tristesse et mélancolie. Qu’il ne pouvait supporter. Le silence qui s’installa ne fut que l’annonciateur de cette torpeur. Il jouait tranquillement avec les mèches d’ébènes de la jeune femme, ses yeux bleus plongés dans les siens – fuyant… De sa main valide, il était appuyé contre le matelas.

« Non, tu as les mains fraîches. Ca détend. »

Et vraiment beaucoup d’ailleurs…
L’aveugle lâcha sa camarade, tendant la main vers l’emplacement récent de la table de nuit, qu’il rencontra doucement, tapotant à la recherche de ses lunettes… de son paquet de clope aussi. Il l’ouvrit, en mit une en bec et chercha son briquet. Clic. L’odeur de cigarette à la fraise se répandit dans la pièce, laissant échapper des voluptés d’aromes agréable et berçant.
Le silence s’était de nouveau installé. Pas très lourd, mais à peine détendu. Albaran prit la peine de tirer quelques lattes de sa clope, il avait remit ses lunettes en place et chantonnait doucement un quelconque air de Led Zepp’ avec l’air de ne pas remarquer ce qui se passait sur ses genoux. A vrai dire, et pour une des rares fois de sa vie, il ne savait pas quoi dire. Une bêtise ? Bah. Il ne fallait pas qu’elle se blase, c’était le premier pas vers la froideur. Et avec Malia, on était sûr de rien. Ce qui le laissait méditatif.

« Si là, maintenant, tout de suite, je te jure et je t’assomme de ‘’tu n’y es pour rien, ne t’en fais pas’’ est ce que cela importera pour toi ou bien ce ne seront que des paroles que tu ravalerais pour mieux les recracher trente secondes plus tard ? » Il lui sourit gentiment. « Hein ? Qu’est ce que t’en penses ? »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Sam 18 Avr - 14:51

Alban avait posé sa main valide sur le canapé et c'était appuyé dessus sans doute pour s'installer plus confortablement. Elle avait déjà appliqué de la crème sur son bras, et maintenant elle était remonté jusqu'à son épaule avant d'attaquer le visage. Elle regardait ce qu'elle faisait, bien qu'elle savait que lui il l'observait. Il jouait même avec ses cheveux, et elle aimait cela, cela la rassurait bien plus que tout ce qu'il aurait pu dire. Il répondit à sa question et cela ajouta encore à ce retour du bien être qu'elle avait connu durant la nuit. Une sorte de paix qu'elle n'avait jamais éprouvé jusque ici avec quelqu'un. Non, tout ce qu'elle avait réussit à faire c'était avoir peur, mais Alban, elle ne savait pas trop pourquoi, elle se sentait en sécurité avec lui, il lui rendit même son sourire, lorsqu'elle eut fini de lui appliquer la crème.
Il profita de cela pour reprendre ses lunettes et allume une cigarette à la fraise, elle n'aimait pas particulièrement la fumée, mais bon cela ne la dérangeait pas pour autant
Elle ne savait pas quoi dire, se contentant de garder ses mains sur ses cuisses. Elle n'avait pas envie de bouger, elle resta donc là à le regarder dans les yeux, ou presque vu qu'il avait ses lunettes. Elle ouvrit la bouche deux ou trois fois, mais la refermait aussitôt à défaut d'avoir quelque chose d'intéressant à dire. C'est lui qui prit la parole, elle ne savait pas trop comment prendre ce qu'il venait de dire, mais lorsqu'il ajouta un sourire des plus doux et ces deux dernières questions, elle se mit à rire. Il voulait qu'elle arrête de s'en faire, c'était évident, et elle avait envie de laisser cela derrière elle, mais tout ce qu'ils arrivaient à faire, c'était s'enfoncer dans l'immobilisme de la situation.


"- Et bien, tu risques juste de me fatiguer si tu fais ça. Mais promis je ne me culpabiliserai plus. "

Elle s'avança vers lui, du moins le visage et lui déposa un baisé sur le nez, avant de lui offrir un sourire doux. Elle savait qu'il était capable de ressentir ce genre de chose, même si elle n'avait aucune idée de comment. Peut être quelque chose qu'elle n'était pas capable de faire comme elle voyait. Peu importe, son ventre commença à la tirailler, elle avait faim et l'heure du petit déjeuné allait bientôt s'achever. Malia regarda encore Alban quelques secondes, hésitante, ne sachant pas trop si elle voulait finir ce qu'ils avaient commencé la veille avant de s'endormir ou si elle voulait aller manger, et puis son ventre la tirailla une nouvelle fois.

"- Que dirais-tu d'aller déjeuner ? "

La réponse fut immédiate, elle avait faim, après tout le reste pouvait attendre, ce n'était pas comme si ils n'avaient plus de temps devant eux. Les élèves enlevés par la GC reviendraient sans doute bientôt, du moins c'est ce qu'elle espérait au fond d'elle, mais pour le moment ils avient le droit de vivre normalement tous autant qu'ils étaient à avoir échappé à ce funeste destin.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Sam 25 Avr - 21:09

Ils étaient là, comme deux gosses, à s’observer dans le blanc des yeux. C’aurait pu être comique, s’ils avaient trouvé quelque chose d’un peu plus consistant pour conclure. Le silence qui s’éternisait, presque pesant, Albaran l’aimait bien. Ce n’était pas le premier d’ailleurs. Il faut croire que c’était une des particularités de Malia : ne pas se prendre la tête en paroles inutiles. Autre soucis, c’est qu’il ne voulait vraiment pas qu’elle s’en fasse. Il avait réussit à briser la glace de cette collègue un peu différente de ses anciennes copines : renfermée, stoïque, mais si sensible que c’en était émouvant. Chez lui, en tout cas, elle faisait quelques ravages. On aurait dit une enfant bien trop jeune pour pouvoir s’occuper d’elle, toujours à fleur de peau et dont la vie n’aurait jamais été très tendre.

Elle était là, à peine gênée, sur ses genoux. L’aveugle avait passé ses bras autour de ses hanches, histoire de la maintenir en place. Il sentait qu’elle voulait parler sans pour autant n’avoir rien à dire. Bien loin de vouloir la sortir de son mutisme, Alban l’observait, sourire aux lèvres, ne se lassant pas de cette petite moue qu’il imaginait sur ce visage qu’il avait à peine entraperçu hier… et qu’il aimerait revoir rien qu’une fois. Dans ses rêves.
Enfin, en réponse à sa question, Malia déposa un baiser sur son nez et lui proposa presque immédiatement d’aller déjeuner. L’anglais fit mine de réfléchir, puis un nouveau sourire s’afficha sur son visage. Alors qu’elle s’apprêtait à descendre de ses genoux, il la retint.

« Malia, attend. »

Le grand homme l’attira contre lui. Il se saisit de son visage d’une main et de l’autre la prit par la taille. Ses lèvres cherchèrent les siennes l’espace de quelques secondes avant qu’il ne l’embrasse parfaitement comme il aurait aimé le faire avant qu’elle ne s’endorme hier soir. Il eut le plaisir de constater que peu importe le moment, ses lèvres avaient toujours le goût sucré des marshmallow. L’aveugle ne la relâcha que lorsqu’il fut satisfait. Sans un mot, il se leva et reprit ses affaires. Puis, lui tendant la main, s’échappa dans la froideur du couloir. D’abord un T-Shirt et ensuite… on aviserait. Il se dirigea vers sa chambre, tenant les rênes, guidant celle qui l’avait aidé peu de temps avant. Démontrant qu’il n’avait besoin de personne pour se repérer. Il lui fit signe de l’attendre d’un autre petit sourire et alla chercher ce dont il avait besoin pour bien démarrer la journée, c'est-à-dire son T-Shirt pour commencer. Dans sa poche, il mit le briquet et la boîte de médoc’.

« Allons-y. Je te suis » lui lança t’il en fermant la porte de la chambre.
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