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 Chambre 35 : Malia.

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Malia Ramires
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MessageSujet: Chambre 35 : Malia.   Mar 26 Juin - 16:42

Malia sortait du bureau du recteur, il lui avait assigné une chambre. Elle avait prit son casque et son sac et c'était donc dirigé vers cette pièce. Elle monta les étages afin d'arriver au troisième, puis, elle chercha la chambre numéros 35. Alors qu'elle était devant la bonne porte, elle introduisit la clé dedans, et découvrit une pièce très agréable une fois la lumière ouverte. Elle commença par poser son paquetage sur le lit et ouvrir les volet. La vue était superbe, c'était parfait pour elle.

La jeune femme laissa les fenêtre ouverte, et ouvrit l'armoire elle ouvrit à la suite son sac et rangea ses affaires. Elle se garda une tenue pour se changer, elle était vraiment dans un état abominable après ce voyage. Son casque elle le posa au dessus de l'armoire. Et les quelques pots de fleurs qu'elle avait amené, elle les posa empilé dans un coin. Elle irait chercher de la terre plus tard, après tout le parc était grand et la terre il y en avait partout. Elle se dirigea vers la douche, et passa un bon quart d'heure à l'intérieure, en profitant pour se débarrasser de toute la poussière du voyage. Elle se vêtit ensuite d'une jupe fendue en jean et d'un haut de coton, elle replaça sa chaîne en or par dessus les vêtements et prit les clefs de sa moto. Une paire de sandale aux pieds, elle sortit laissant la chambre avec les fenêtre ouverte, et le reste rangé à sa place.

Elle alla ensuite chercher l'homme a tout faire pour savoir s'il n'avait pas une petite place pour son engin.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mar 10 Juil - 23:57

Malia remonta dans sa chambre, elle avait un nouveau sac et même un second mais de bon terreau cette fois ci. Elle avait juste donné un petit coup de main et la voilà repartit avec un arrosoir petit mais juste ce qu'il lui fallait et un sac de terreau. Malia allait pouvoir faire ce qu'elle voulait pour sa chambre. Un petit peu de jardinage de temps en temps c'était vraiment peu, elle adorait ça, et lorsque le jardinier avait fait irruption et qu'elle lui avait demandé où la terre était la meilleure, il lui avait donné un sac du terreau qu'il se faisait pour le jardin. Elle avait juste indiqué un détail relevé en passant sur la façon d'élaguer la haie. La découpe était faite de façon étrange et cela épuisait les arbres à forces.
La jeune femme déposa avec délicatesse le second sac, elle savait maintenant sa moto en sécurité sous le auvent du cabanon de jardin sous une bâche. Elle pouvait s'en servir lorsqu'elle voulait et c'était parfait. Puis elle remplit ces pots de terreau avant d'y déposer des graines. Certaines plantes se révélèrent être des arbustes un peu comme de mini cocotier sauf qu'ils arboraient des grappes de belles fleures rouges à corolles et aux pistils noires et jaunes, ou alors des buissons rond avec de petites fleures blanches rappelant les marguerites que l'on épluchait en récitant : " Je t'aime, un peu... " dans sa jeunesse.
Elle fit tout un bac des tulipes colorées et plusieurs autres de fleures de toutes sortes multicolores qui dessinaient des formes géométriques comme dans un jardin à la française en miniatures avec différentes hauteurs de plantes. Ces bac étaient disposées un peu partout dans la chambre, même sur l'armoire pour les fleures tombantes. Un seul était mis bien en évidence par rapport aux autres. Il contenait des fleures d'une couleur bleue rappelant l'iris humaine, un pollen jaune très tranchant avec le bleue vif. Et des pétales rondes et duveteuse. Ces fleures étaient la copie exacte de celle qu'elle avait offert à Lars, sauf qu'elles n'avaient d'elle que sa beauté, aucun aspect négatif.

Malia se posa sur son lit et relâcha la pression qu'elle exerçait sur les plantes pour les maintenir dans un stade de formation. Elle était fatiguée, mais satisfaite du résultat, ce soir elle dormirait bien. Maintenant, elle s'attaquait au second sac, celui ci contenait du linge encore tel des draps et des serviettes de bains. Elle rangea cela au fond de son armoires, fini de disposer les quelques vêtements que contenait ce sac dans l'armoire et la referma. Elle se remise en tailleur sur son lit, la porte était ouverte et l'on pouvait, du peu qu'un soit curieux, voir Malia observer des photos et sortir des objets personnel comme des vases de vers tintés de son sac. Elle disposa ces vases sur son bureau et sa table de nuit, une photo de ses parents ainsi qu'une de ses parents biologique sur sa table de nuit. L'autre quand à elle avait déjà un ouvrage de botanique qui prenait toute la place. Elle plaça des livres dans la bibliothèque et rangea ce sac sur l'armoire.
Sur le lit trois albums photo et un carnet de note. C'était celui de son père l'intégralité des textes était en espagnol, elle n'en revenait toujours pas, mais elle lirait ça plus tard. Pour le moment elle ouvrit un album photo et le feuilleta. C'était magnifique des photos d'elle toute petite le jour de sa naissance, des photos de se parents qu'elle n'avait pas connu ou si peu. Elle resta ainsi à regarder page après page la moindre des photos, les petits mots laissé par ses parents...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Jeu 18 Déc - 22:55

Finalement, ils étaient rentré sain et sauf. Ou presque. Quelques bleus pour chacun, mais rien de si dramatique. Il n’y aura pas de mort, pas ce soir. Ou si peu. Et maintenant qu’Albaran avait pu masser ses fesses engourdis par les sauts de la machine, il réfléchissait profondément. D’abord à ce qu’ils avaient fait. Et sa bêtise croissante de jour en jour. Et puis la suite, un peu plus douce et plus calme qui l’avait conduit à serrer sa collègue en larmes dans ses bras. A vrai dire, il se demandait surtout si ses hormones n’étaient pas encore train de lui jouer des tours… Bon, il était vrai qu’elle lui semblait jeune et plutôt… sexy ? Mais les raisons de cet enlacement étaient très honorables ! L’aide du prochain, toussa… la consoler quoi. Purement professionnel. Soit. Peut être moins lorsqu’il se laissa entrer, sa main dans la sienne – bien qu’il put marcher correctement et qu’il se tue à répéter qu’il était aveugle et non cul-de-jatte – jusqu’à la chambre de la jeune femme. Qui prétextait de vouloir lui débarrasser le visage de ses traces d’huile peu agréable. Soit, soit. Il la laissa faire et se contenta de la suivre, sourire aux lèvres.

Les couloirs étaient silencieux. Etonnant. Depuis l’attaque de la GC, tout semblait beaucoup plus calme et… tendu. Un peu de distraction ne ferait de mal à personne. Albaran avait finit par lâcher la jeune femme et s’adossait à présent d’une épaule contre le mur juste à côté de la porte de Malia, la laissant ouvrir cette dernière. Il s’étonnait de tant de gentillesse. Tout cela devait cacher quelque chose, ou bien elle était juste désireuse de lui rendre la pareille, ce dont il n’avait pas besoin. Albaran se sentit, et put enfin contempler l’étendue des dégâts. Il eut une grimace signifiante et tapota la joue de la jeune femme. La porta à son nez. Et fit le même manège.

« Pouah ! T’empeste autant que moi ! »

Il eut un petit rire, lui ouvrit galamment la porte et pénétra à sa suite dans la piaule de sa collègue. Aussitôt, l’odeur de plante l’envahit. Alban eut un moment de recul, surpris, puis soudain de bonne humeur. Il jeta un coup d’œil un peu partout, à l’aveuglette, comme s’il inspectait les lieux, et se débarrassa de son manteau, soudain très à l’aise. Il l’était toujours, à chaque fois qu’il entrait quelque part. Comme si l’endroit lui appartenait. Ce qui n’était pas le cas ici. Il s’assit sur ce qui lui sembla être le lit et se tourna vers la jeune femme, souriant doucement.

« Bon, et bien… tu as des serviettes ? Je suppose que le chiffon n’est plus en état… »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Jeu 18 Déc - 23:29

Ils venaient d'entrer. Ou plutôt elle venait d'ouvrir, et Alban l'avait invité à entrer dans sa propre chambre. Étrange comme situation, mais elle se contenta d'en sourire, comme lorsqu'il lui fit la remarque de son côté malodorant. On pouvait alors même entendre un petit rire, un de ceux si rare chez elle, montrant à quel point elle se sentait apaisée en ces lieux et en cette compagnie. Oui ils ne sentait pas la rose et ce n'était pas peu de le dire. Le laissant s'installer à son aise, elle ouvrit deux placards l'un pour sortir de vieux chiffons, l'autre une bouteille étrange sur laquelle était écrite solvant. Elle laissait la surprise à son collègue pour le moment. Mais lorsqu'il lui demanda des serviettes elle ne pu s'empêcher de lui faire la confidence de la suite des opérations. Ou presque...

"- Parce que tu crois vraiment que je t'ai fait venir si c'était pour te laver avec une simple serviette. Non désolé on va avoir le droit de sentir encore plus fort, mais cela sera quelque chose d'autre, je te laisse la surprise, et s'il te plaît, évite de respirer à pleins poumons, tu risque de te sentir mal. "

Elle posa le tout sur la table de nuit, et alluma la lumière histoire de voir le mieux possible. Elle ouvrit la bouteille et déjà les première effluves alcoolisées s'échappèrent du goulot. Elle imbiba le chiffon et vint s'installer à cheval sur les genoux de son collègue sans même réfléchir aux conséquences de son geste. Puis elle posa le tissus presque trop trempé sur la peau claire du professeur retirant au passage des trainés noires qui s'y trouvaient. Elle évita bien largement les yeux, et restait concentrée sur c qu'elle faisait. Pourtant elle sentait son cœur s'emballer sans vraiment chercher le pourquoi de la chose. Non pour le moment elle redécouvrait avec plaisir le teint de la peau pâle de l'anglais. Après quatre ou cinq passage, elle fini par lui dire d'une voix concentrée et sans la moindre émotion particulière, comme si la position équivoque ne lui faisait rien.

"- Désolé pour l'odeur. "

Espérons juste qu'il ne réagisse pas trop violemment, elle se ferait littéralement surprendre et le tissus plein de solvant ce n'était pas recommandé à poser n'importa où... Les yeux, la bouche et les plaies n'étaient pas le moins du monde recommandé pour avoir un contact avec ce genre de liquide. Ou alors il fallait désirer avoir très mal...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 19 Déc - 10:36

Albaran était maintenant confortablement installé, les fesses sur le matelas du lit de la jeune femme, tout sourire en pensant à cette soirée. Voilà qui avait de quoi être louche : deux profs dans une chambre. Heureusement que la Faculté connaissait un bas, sinon les ragots iraient bon train. Ce n’était pas vraiment ce qui l’inquiétait et, à vrai dire, rien ne l’inquiétait pour le moment. Il partageait sa soirée avec une bien jolie jeune femme qui allait à présent retirer toute l’huile qui avait dégouliné sur son corps, quoi de plus naturel non ? Et puis ensuite, il allait faire de même, parce que sinon ce serait beaucoup moins drôle, et une fois qu’ils auraient terminé, il lui serrera la main pour partir dormir dans sa chambre. Ou finir la soirée à boire. Comme quoi, toute invitation n’était pas forcément une avance.

L’avertissement retentit, Albaran réprima un grognement. Il n’aimait pas les devinettes : mauvais joueur qu’il était, perdant dès qu’il commençait. Cependant, il ne lui dit rien, se contentant de voir comment elle voulait régler ce problème d’huile. Il se doutait que le produit serait fort, vu qu’il fallait qu’il évite une crise d’asthme à ce moment là ; mais elle n’allait quand même pas oser de le nettoyer avec la javel, si ? Malia avait posé le curieux liquide sur la table de nuit à la droite d’Alban et ce dernier entendit bientôt le liquide couler sur le chiffon. Et soudain, quelque chose de bien plus lourd qu’une serviette s’installa sur ses genoux. Albaran ne broncha même pas. Il comprit que la jeune femme s’était assise sur lui avant même qu’elle dépose le tissu imbibé… d’alcool sur son visage. Il lui sourit simplement, comme si ce qu’elle venait de faire n’avait pas d’importance et que cette soirée restait une paisible discussion entre collègue. Cela pouvait paraître étrange, mais il se mit à penser qu’elle lui paraissait si légère qu’il la sentait à peine. Et pourtant, il sentait son souffle et sa chaleur à quelques centimètres de son visage. Malia passait le tissu sur chaque pore de sa peau, il ferma les yeux pour les empêcher de pleurer ou de rougir en sentant les vapeurs d’alcool faire leur effet. Après quelques temps, sûrement plusieurs minutes qui lui semblèrent infiniment courte, la voix de Malia retentit de nouveau, agrandissant plus encore son sourire.

« Mhm… Non ça va, c’est tenable. Un peu fort, mais tenable. J’espère juste que ma peau ne va pas se mettre à fondre ! » Il rit et lui prit le chiffon des mains. « A toi maintenant. »

Albaran se redressa un peu et se mit à passer le tissu imbibé sur la peau de la jeune femme avec une délicatesse propre à lui. En matière de toucher, il était tout ce qu’il y avait de plus doux. Les années lui avait appris la légèreté et la patience, ses gestes étaient lents mais très efficaces ; il n’allait pas avoir besoin de plusieurs passages pour nettoyer l’huile du visage de sa collègue. Dommage. Il se pencha très légèrement vers elle, les yeux maintenant ouverts, la scrutant comme s’il essayait de peaufiner une œuvre d’art. Le tissu contourna les yeux de la jeune femme, son nez, puis ses lèvres ; un peu de la manière dont il l’avait touché dans la jungle. Lorsqu’il eut terminé, il posa le chiffon à côté d’eux, la fixa quelques secondes, hors du temps. Et plongea doucement son visage dans son cou.
« Je vérifie si tu sens bon. » Expliqua-t-il calmement. Et bien, si Malia voulait jouer à ce jeu, il jouerait aussi ! Il était tellement doué dans ce domaine, qui ne demandait pas forcément l’aide d’un regard, si bien que ses taux de réussite devaient dépasser la norme moyenne. Dans la courte durée. Bizarre, dans la longue il n’avait jamais tenu, enfin… Dans un premier temps, il se contenta de la sentir, comme il était prévu. Mais bientôt, son nez glissa le long de la mâchoire de la jeune femme et ses lèvres ne tardèrent pas à suivre. Albaran grogna – on ne sait pourquoi – et respira l’odeur de sa collègue à pleine narine si bien que… il s’en éloigna brutalement en toussant bruyamment.

« Ah ! … j’ai oublié… qu’il ne fallait pas… que je respire. », Réussit il à articuler. En prévision du bond de surprise que pourrait faire Malia, l’homme avait placé ses mains dans son dos, l’empêchant ainsi dans une délicate attention, de quitter ses genoux pour le sol rugueux de la chambre. Il continua un temps à tousser, riant par la même occasion de son manque de concentration, quand un geste trop brusque au niveau de son épaule lui arracha un gémissement de douleur. Il appuya un temps avec une de ses mains jusqu’à ce que cette dernière s’apaise et s’adressa de nouveau à la jeune femme avec un sourire doux.

« Pendant qu’on y est, ça t’embêterait de regarder si j’ai besoin de changer le pansement ? »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 19 Déc - 17:13

Elle continuait à s'appliquer dans sa tâche, prenant sans savoir pourquoi, tout son temps. Mais elle en vint à bout après avoir passé l'ensemble du visage, du cou et des mains de son collègue au solvant. L'air embaumait l'odeur forte d'alcool qui aurait disparu dans quelques minutes du moins pour Malia. Mais Alban ne laisserait pas cela arrivé, car si tôt qu'elle eut fini de s'occuper de son cas, il lui prit le chiffon et annonça tout joyeux qu'il s'occupait d'elle. Une peur soudaine l'envahit, savait-il ce qu'on risquait à poser ce tissus au mauvais endroit ? Avait-elle une plaie même légère sur le visage ou dans le cou ? Non impossible sinon elle l'aurait vu, mais une irritation ? Elle risquait juste de souffrir un bon moment...
Pourtant lorsqu'il posa pour la première fois sa main sur elle, cette peur disparu. L'enseignante savait simplement au fond d'elle qu'il savait tout simplement ce qu'il faisait. Rassurée, voilà le mot qui convenait à la situation. Le rire qu'il avait eut quelques minutes auparavant elle l'avait oublié, maintenant elle se demandait simplement pourquoi elle c'était installée comme ça ? Non pas qu'elle déteste ça mais c'était tout simplement peu approprié avec ce qu'elle avait en tête. Son cœur battait encore plus vite sans qu'elle puisse le faire taire. Et cela ne s'arrangea pas avec la vérification d'Alban. Il approcha encore plus son visage du sien et plongea dans son cou laissant la jeune femme interdite n'osant même pas bouger sous la force de son cœur. Il prit quelques bouffées de son odeur avant de lui caresser la mâchoire avec l'arrête de son nez puis ses lèvres, s'approchant dangereusement des siennes. Elle le regardait toujours incapable de réagir, en ne faisant qu'espérer qu'il s'arrêterait avant qu'elle ne doive le repousser, revenant à la triste vérité. Peut être l'aurait-elle laissé faire en le regrettant en même temps, elle n'aurait pu le dire. Mais une chose était certaine, lorsqu'il se recula en toussant violemment elle fut à la fois inquiète et soulagée.

Il avait placé sa main dans son dos, ce n'est que sur le coup de la surprise qu'elle le remarqua, en effet elle venait de le toucher en reculant très légèrement. L'explication la soulagea et la fit même rire tant son cœur qui était sur le point d'exploser, repartit sur un rythme bien moins effrénée. Alors qu'il continuait à tousser, elle partit à rire d'un rire discret mais doux. La situation l'avait troublé et comme beaucoup de monde elle cherchait à cacher cela avec cette réaction d'hilarité. Mais elle s'arrêta soudainement lorsqu'il poussa un cri de douleur. enfin un cri c'était moins important qu'un cris mais tout aussi équivoque. C'était son épaule, qu'avait-il ?
Son regard exprimait de l'inquiétude, mais la mâchoire serrée de son collègue se suffisait à elle même. Après quelques minutes qui semblèrent bien longues à la jeune femme, qui n'osait plus bouger de peur de le blesser à nouveau, il la regarda d'une façon étonnement douce, il souriait même malgré la demande des plus étranges...


"- Bien entendu. Que t'es tu fais ? "


Elle ne savait pas trop comment agir. Le pansement devait être autour de l'épaule donc pour l'atteindre, il n'y avait d'autre choix que de retirer les vêtements de son collègue de travail. Après son manque de recul et sa position des plus dérangeante, il lui fallait bien ça pour la mettre encore plus dans l'embarras. Elle dévêtit avec le plus de délicatesse et le moins de mauvaise interprétation possible Alban pour voir un tissus ensanglanté recouvrir son collègue. Elle se leva, quittant sa position avec un soulagement certain, mais aussi un regret non avoué, voir même avouable, pour aller chercher la trousse de soin qu'il y avait dans la salle de bain. Retirant son traitement pour l'hémophilie, elle prit de quoi désinfecter et panser le professeur resté sur le lit.

"-Il n'y a rien de spécial à faire ? "

Attendant la réponse, elle retira le bandage avec une grande délicatesse pour ne rien déchirer des chaires en dessous, puis elle le soigna. La soirée commençait bien en terme de rapprochement. Elle n'allait pas tenir si cela continuait de la sorte encore longtemps. Les rumeurs iraient ensuite bon train et elle ne voulait absolument pas de cela, pas ici.

[Je te laisse décrire les soins, j'ai aucune idée de ce qu'il a...]

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 19 Déc - 23:32

Elle riait. Une victoire de plus. Faire rire les gens était son plus grand bonheur. Et même si la situation prêtait à la confusion, une confusion si IMMENSE que lui-même était en train de s’y perdre, un sentiment de victoire envahit Albaran. Elle n’avait pas exactement réagit des façons qu’il avait envisagé à ce geste osé qui avait été celui de glisser son visage dans son cou. Il aurait pensé recevoir soit une baffe – réponse négative – soit… et bien, autre chose qu’un long silence figé qui ne lui avait indiqué en rien le fond de la pensée de la jeune femme. Albaran ne pouvait en aucun cas rentré dans l’étiquette de ces Hommes qui se plaisaient à séduire pour coucher. Non, lui aimait séduire pour séduire. Il aimait séduire parce qu’il était pleinement conscient de son potentiel de charme, et parce que c’était là un jeu qui lui plaisait énormément. Il aimait exister par le regard des autres. Comme beaucoup d’autre. Mais séduire à outrance ne restait pas dans ses cordes. Il haïssait faire du mal aux autres, sachant avec exactitude ce que peut ressentir un cœur brisé en mille morceaux, piétiné et mangé avec des baguettes. Alors… Malia. Voilà ce qu’il l’intéressait. Son avis sur elle était partagé. D’abord parce qu’il ne savait pas ce qu’il voulait. Et ensuite, parce qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait. Elle avait enjambé ses genoux d’une position plutôt… ambiguë, mais son manège semblait vouloir s’arrêter là, vu la façon dont elle avait ré agit à son… avance ? Bon. Disons un geste très doux qu’il avait envie de lui faire partager. Quelque chose de tendre dont il voulait qu’elle se souvienne lorsqu’elle pleurait comme elle l’avait fait. Et que, de ce geste, elle se remémore son premier ; qui avait quelque chose de très honorable.

Bref. Tout cela pour dire qu’il ne comprendrait jamais rien aux femmes, comme pas mal de mâle. Il n’était pas sûr de prendre cette attitude comme un refus de contact, mais on connaissait meilleure réaction tout de même. Comme… un sourire par exemple. Ou bien autre chose qu’un rire moqueur – mais néanmoins doux – qu’il ne pu accueillir que de la même façon. Quand à son mal d’épaule, il eut le droit à un regard inquiet et préoccupé, il le sentit. Cette fille était… spéciale. Cela, Albaran ne pouvait le nier. En essayant de calmer la douleur, il aborda un visage serein et répondit à la question qu’il attendait.

« Et bien, en me promenant innocemment dans un parc, j’ai rencontré une jeune mutante qui avait quelques ennuis et… l’homme qui la menaçait m’a tiré dessus. » Il eut un sourire forcé. « Pas très glorieux, je ne crois pas que ce soit ce que j’ai fait de meilleur dans ma vie. »
Il ricana doucement. Etonnamment, elle ne pris pas de recul pour ‘l’inspecter’ et retira son T-Shirt comme ça… à quelques centimètres de lui… Voyons. Tout cela portait à confusion. A un moment elle lui semblait froide et distante et puis à l’autre… oh et puis zut. Il la laissa faire, elle se détacha de lui pour aller chercher de quoi s’occuper de cette blessure et revint presque timidement. Albaran avait commencé par défaire des bandes de gaz lorsqu’elle vint à son secours. Il lui indiqua les contours d’une profonde marque rougit par le sang coagulé.
« Tu vois, la balle m’a frôlé ici. Le tout, c’est que l’entaille arrête de saigner, alors il faudrait serrer un peu plus les bandes. Plus qu’elle ne l’était en tout cas. » Pas très concluant jusque là. Il n’était pas médecin et n’en avait pas eu sous la main. Avec cette pension en retard qui lui était tombé dessus… L’aveugle, débarrassé d’un bras, et concluant qu’il ne servait à rien d’essayer d’aider la jeune femme au risque de la gêner encore plus, préféra garder ses distances… pour l’instant. Il voulait comprendre. Il essayait de comprendre. Il s’était efforcé de le faire avec toutes ses femmes, mais pas mal de notion lui échappait. Pourtant, ils étaient dotés du même esprit contradictoire, alors… Il la scrutait de ses yeux bleus et ne put s’empêcher de lui exprimer le fond de sa pensée.

« Tu es quelqu’un d’étrange, Malia. Etrange mais très agréable comme compagnie. J’aimerai comprendre. Comment vois-tu cette soirée entre collègue, dis moi ? »

Autant jouer la carte de la franchise, Albaran n’aimait pas mentir.
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Sam 20 Déc - 16:10

« Et bien, en me promenant innocemment dans un parc, j’ai rencontré une jeune mutante qui avait quelques ennuis et… l’homme qui la menaçait m’a tiré dessus. Pas très glorieux, je ne crois pas que ce soit ce que j’ai fait de meilleur dans ma vie. Tu vois, la balle m’a frôlé ici. Le tout, c’est que l’entaille arrête de saigner, alors il faudrait serrer un peu plus les bandes. Plus qu’elle ne l’était en tout cas. »

Bon vu la tête de la blessure, il n'était visiblement pas aller voir un médecin. Sinon il aurait eut au oins des points. Mais à défaut, de médecin et sans même une infirmière dans l'établissement, elle devrait se contenter de ses maigres connaissances glanées en secourisme lors de son apprentissage à l'école militaire. Mais bon de ce qu'elle en savait, cela n'avait pas non plus l'air si grave. Sans doute quelques points auraient été les bienvenu, mais bref. Elle désinfecta les chaires en essayant d'être la plus douce possible, et fini par resserrer la plaie avec des attaches prévues à cet effet que contenait sa trousse avant de panser le tout en laissant assez d'amplitude pour que le sang circule, mais juste pour ça.
C'est alors qu'il reprit la parole d'une façon presque étrange. Dans un premier temps elle se tue se contentant de sourire un peu plus largement que ce qu'elle faisait d'habitude. Mais après quelques secondes, elle se mit à rire, c'était presque amusant de voir la façon dont il abordait la chose. La vérité c'est qu'elle n'en savait rien, elle n'avait même pas prévu cela, elle ne le connaissait même pas il y a quelques heures.


« Tu es quelqu’un d’étrange, Malia. Étrange mais très agréable comme compagnie. J’aimerai comprendre. Comment vois-tu cette soirée entre collègue, dis moi ? »

Lorsqu'elle réussit à se calmer, elle prit place juste à côté de lui, et regarda droit devant-elle laissant quelques instant le silence s'installer. Que répondre à cette interrogation ? C'était une bonne question à vrai dire, mais elle n'avait pas vraiment d'idée pour y répondre. La vérité c'était qu'en règle général elle n'agissait pas du tout comme cela avec les hommes. Non elle les consommait et les jetaient aussi vite pour ne pas qu'ils la voient comme un monstre à cause de sa mutation. Mais là quelques chose au fond d'elle qui interdisait d'agir de la sorte avec Alban, elle ne savait pas quoi simplement.

"- Et bien... Je ne te connais pas encore bien, mais j'ai beaucoup apprécié la journée donc j'avais envie de rester sur cette même impression. Mais je me refuse de faire comme d'habitude, cela impliquerait de passer mon temps à t'éviter par la suite, alors disons que je ne sais pas comment je vois cette soirée, j'aimerai juste qu'elle se termine comme la journée à commencer : agréablement. "

Sa voix était étonnamment douce, presque troublante de son propre aveux. Pourtant elle ne voulait rien dire de si tendre, elle cherchait simplement à clarifier son doute, son manque de prise de décision. La réponse à la question qu'il avait posé n'en avait pas, ou du moins pas encore pour Malia et elle espérait le lui avoir dit. Oui elle l'aimait bien et elle aurait pu partager autre chose avec lui qu'une simple discussion, mais en avait-elle vraiment envie ? Quelque chose en elle la suppliait de le faire, et autre chose lui envoyait tous les aspects négatifs de cette décision donc elle ne fit rien de plus que lui exposer cela, en espérant qu'il comprendrait.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Sam 20 Déc - 22:52

Etonnamment, elle répondit à sa question après de longues minutes, comme si cette simple interrogation lui comptait une réflexion profonde et délicate. A vrai dire, il ne comprenait pas. Soit elle avait envie de s’amuser – avec lui cela dit, ce dont il se foutait pas mal – soit elle voulait juste discuter, boire un coup, raconter quelques vannes et bonne nuit Alban. Ce qui n’était pas mal non plus d’ailleurs. Même s’il doutait que ce soit vraiment le genre de la maison cette soudaine familiarité dépassant largement le tutoiement. C’était en tout cas un des principaux traits de caractère de l’aveugle. La familiarité et aussi le côté tactile, ce dernier n’ayant pas l’air de gêner Malia outre mesure. Cela dit, il ne comprenait vraiment pas : que voulait-elle de lui ? Le côté bon pote déconneur, celui du collègue distant ou encore l’amant … pas d’adjectifs en vue. Bref, son esprit de compréhension ne fût pas plus récompensé à la réponse de sa collègue, qui fut bien évasive concernant ses attentions. Elle avait « envie de rester sur cette même impression », certes : laquelle ? Le fait qu’elle ait escaladé de façon plutôt séduisante ses jambes ? Ou bien cette attitude de statue quand il avait passé son visage contre son cou ? Bah, cherche pas Alban, c’est une femme, tu ne PEUX pas comprendre, même en le voulant, tu vois ? Et pourtant…

« Bouge pas, je vais chercher la gniole » Lui lança t’il en souriant. Il fallait qu’ils s’expliquent. Qu’ils se mettent d’accord. Pour ce soir au moins. Mais avant ça, ouverture des festivités. Albaran se leva, toujours torse nu d’ailleurs, agitant doucement les chaines pendus à son cou. Il n’en avait pas pour bien longtemps. La chambre de sa collègue était juste à côté de la sienne. Il s’assura simplement d’avoir pris ses clés et sortit en lui adressant un nouveau sourire. S’appuyant contre les murs, l’aveugle ne mit pas longtemps avant de glisser son trousseau dans la serrure et pénétra dans le bordel de sa piaule en dégageant une pile de livres en braille. Il farfouilla la pièce un moment, en sifflotant comme si il s’agissait là d’une chose naturelle. Dénicha la bouteille. L’ouvrit. En but une grande gorgée. L’huma une dernière fois. Dénicha une seconde paire de lunettes de soleil. Qu’il mit sur son nez. Et sortit en allumant une clope à la fraise. L’odeur de celle-ci le détendit. Il regagna la chambre de sa collègue en sifflotant toujours du Lep Zepp’. Albaran revint vers sa camarade en se déplaçant comme l’aurait fait un voyant en pleine forme physique.

« Je te présente le témoin de mes longues nuits d’insomnies : une bonne vieille bouteille dont j’ignore la marque mais qui, ma foi, est un sacré bon remède. »
Il attrapa son haut et tira sur le tissu pour l’attirer contre lui avant de les séparer en lui mettant la gniole entre les mains. « Allez bois, c’est bon pour ce que t’as. » Et il partit d’un rire fort.

Albaran retourna s’assoir sur le lit, et tira une bouffée de sa clope. Et il continua dans sa lancée. « Franchement, je ne vois pas ce que tu veux dire et ce que je dois comprendre. Vous z’êtes bizarre, vous, les femmes. Jamais pigé. Comme pas mal de mecs. Et c’est pas peine d’avoir essayé. Bref. Dis-moi juste, qu’entends-tu par ‘agréablement’ ? »
Il la laissa digérer ses paroles et repartit sur d’autres questions. « Et ça signifie quoi ‘comme d’habitude’ ? Et pourquoi m’éviterais-tu ? Éclaire-moi, je t’en prie. »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 21 Déc - 20:36

«- Bouge pas, je vais chercher la gniole »

Il partait en souriant, laissant la jeune femme seule. Il n'avait pas compris ce qu'elle voulait dire, c'était clair, voir même limpide. Elle regrettait même d'avoir parler, il allait être curieux avec le tact qu'il avait. Sans doute la seule chose qu'elle avait trouvé à lui reprocher aujourd'hui, en plus d'avoir casser sa moto : son manque de tact. Elle resta là sur lit, repliant ses jambes sur elle même. Non il ne fallait pas qu'elle se laisse aller de la sorte. Elle reposa ses pieds au sol, mit son dos bien droit et regarda fixement devant elle. La méditation, voilà ce qu'elle devait faire, même si elle ne pouvait pas finir, même s'il allait revenir et toutes ces questions avec lui. Il fallait qu'elle retrouve son calme.
Au lieu de ça, lorsqu'il revint, elle retrouva le doux contacte de sa main, même si c'était pour prendre son tee-shirt plein d'huile et l'attirer vers lui. Qu'allait-il faire avec cette bouteille ? Que lui voulait-il à la fin ? Il la lâcha tout aussi brusquement, lui laissant la bouteille dans les mains. Du vin, voilà ce qu'il était allez chercher. Et il comptait la faire boire ? Elle qui ne buvait pas, ou si peu. Non elle ne devait pas cela lui faisait toujours faire des choses si bêtes, elle ne se contrôlait plus ensuite, et dans la situation actuelle elle savait qu'il lui fallait l'entière possession de ses moyens. Il se mit à rire, elle se sentit soudainement blessée, mais ne fit rien, elle se contenta de le regarder prendre place sur son lit comme il l'aurait fait sur un canapé, tirant une bonne bouffée de sa cigarette. Elle s'apprêtait à faire quelques pas, mais la voix grave de son collègue l'arrêta dans son geste.


«- Franchement, je ne vois pas ce que tu veux dire et ce que je dois comprendre. Vous z’êtes bizarre, vous, les femmes. Jamais pigé. Comme pas mal de mecs. Et c’est pas peine d’avoir essayé. Bref. Dis-moi juste, qu’entends-tu par ‘agréablement’ ? Et ça signifie quoi ‘comme d’habitude’ ? Et pourquoi m’éviterais-tu ? Éclaire-moi, je t’en prie. »

Elle le regarda juste le temps qu'il prononce ces quelques mots. Il confirmait bien ce qu'elle savait déjà, il n'avait rien compris. Il agissait exactement comme elle le présentait, la curiosité de l'homme était intarissable. Pourquoi s'intéressait-il tant à elle ? Voilà la question qui lui trottait dans la tête lorsqu'elle avança, prenant place juste à côté d'Alban, laissant si peu d'espace entre leur deux corps qu'elle sentait la chaleur suave de l'homme.

"- Je t'explique mais ne dis plus rien avant la fin."

Elle marqua une pose attendant un signe d'acceptation des conditions, puis elle reprit.

"- Petite j'allais tous les jours à l'hôpital pour des soins, qui s'avéraient être des expérience sur moi. De ce fait je ne suis jamais allée à l'école et n'ai jamais eu d'amis de mon âge pendant très longtemps. Même après lorsque je suis venue au japon, j'ai pris des cours par correspondance. Ce n'est qu'à mes 17 ans lorsque j'ai intégré une école de pilote d'hélicoptère avec l'armée que j'ai cohabité avec des gens de mon âge. Des garçons dont j'ai du me protéger plus qu'autre chose. Ensuite j'ai travaillé comme convoyeur où les hommes m'ont encore humilié sans cesse. Jusqu'au jour où j'ai appris qui j'étais réellement, ou plutôt qui était ma vraie famille et où je suis partie en Espagne. Là bas, j'ai trouvé une place dans un musée, ce fut la première fois de ma vie qu'on ne cherchait pas à m'humilier, mais plutôt à m'intégrer au groupe. Je m'y suis fais des amis, j'ai rencontré des gens avec qui j'ai eu des relations plus ou moins intimes. Mais ma véritable nature de mutant ressurgissait toujours et cela mettait fin à tout, alors je me faisais rejeter encore en encore. Jusqu'au moment où c'est moi qui me suis mise à rejeter les gens pour ne plus qu'ils me touchent, pour ne plus que je m'y attache. "

Elle s'arrêta, elle n'avait pas encore fini, Alban ne devait pas encore avoir compris où elle voulait en venir. Mais elle savait très bien où tout ça la menait, et elle avait besoin de cette pause sous peine de voir son cœur exploser. Juste une petite minute un répit avant l'explication qu'attendait l'aveugle. Son visage était froid à ce moment là, sans la moindre expression. Sa voix quand à elle était ferme, elle n'était pas blessante, voir même un peu douce mais on y sentait toute l'assurance de la jeune femme.

"- Maintenant que je suis ici, je n'ai pas envie de me retrouver dans le même cas de figure. Ne plus être confrontée à cette situation. Je préfère même m'abstenir que de faire quelque chose dont j'ai envie mais que je regretterai si tôt l'avoir fais. Tu comprends ? "


Elle l'espérait, sinon elle n'aurait même pas la force de le redire une seconde fois. Sa main tremblait presque tant son cœur battait fort. Sa température était tout simplement grimpée comme un passage de l'été à l'hiver en quelques minutes, et ses joues avaient elles rougies. La bouteille de vin était posée sur une table non loin, mais elle ne voulait plus en entende parler. Non tout ce qu'elle avait envie là maintenant, c'était qu'Alban réagisse d'une façon ou d'une autre, dans tous les cas elle le savait elle serait déçue et à la fois heureuse. Toute la complexité d'une femme se retrouvait bien là. La réaction quand à elle, peu importait sa nature, tout ce qu'elle souhaitait était qu'elle soit rapide, le plus rapide possible même...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Lun 22 Déc - 19:37

Voilà, nous y étions. Ca y est, un moment historique mesdames et messieurs : un représentant du sexe masculin allait peut être ENFIN découvrir le secret de tant de différences et d’oppositions. Un homme dans ce monde allait… avoir l’explication d’une femme ! Roulement de tambour je vous prie. Lorsque Malia revint vers lui, et s’assit à une distance raisonnable sans trop l’être de notre ami l’aveugle, ce dernier se mit en position d’OUVERTURE D’ESPRIT à la Sarko et plongea ses yeux dans ceux de sa collègue à travers ses larges lunettes noires. Il savait à quoi s’attendre. A vrai dire, non, mais bon, mieux fallait se préparer à tout plutôt qu’à rien. Disons qu’il espérait. Il espérait que ça ne serait pas trop compliqué pour que son esprit masculin puisse tout enregistrer, et en même temps, il espérait un minimum de complication pour ne pas se moquer ouvertement de la gente féminine. Et cela devant une de ses représentantes. Avec un peu de chance, elle serait une fervente admiratrice de Jeanne D’arc ou un truc de ce genre. Pourquoi pas Catwoman. Ce qui expliquerait son côté farouche et un peu distante… suivant les moments.
Mais ce qu’Albaran espérait surtout, c’est qu’il n’aurait pas besoin d’une nouvelle paire de bras pour consoler l’explosion des pleurs à venir ou pas. Il s’en voudrait terriblement de la faire pleurer. Plus encore de l’avoir fait DEUX fois. Et surtout de ne pouvoir apaiser ses écarts qu’en fermant sa gueule. Être inutile, il détestait ça. Alors autant servir à une jeune femme aussi … charmante qu’elle. Albaran s’installa bien confortablement ses fesses dans le lit et se pencha très légèrement vers la jeune femme, le regard alerte et les sourcils très légèrement froncés par la concentration.

Elle lui demanda de se taire jusqu’à ce qu’elle est terminée. Difficile. Grande gueule comme il était, cette simple idée le fit frémir. Soit. Il essaierait. Tout dépendrait de ce qu’elle allait lui dire en fait. Albaran souhaitait quelque chose de… bien mieux que ce qu’il avait eu jusque là. Qui ne le force pas à reposer d’autres questions s’entend. Ce qui était une chose impossible. Car même si elle lui fournissait une réponse suffisante, il aurait encore des tonnes de pourquoi à lui balancer à la figure. Comme toujours. Même dans les moments de crises, Albaran resterait Albaran. Ses vannes… bonnes ou mauvaises… et son côté borné je m’en foutiste qui lui allait si bien. Bref, il ne pouvait se résoudre à abandonner sa collègue de la sorte. Ce ne serait pas digne de lui, pas digne de ce qu’il était, et pas digne tout court. Il lui fallait réagir. Mais avant comprendre. Ce qu’elle ne tarda pas à lui lancer en pleine face n’était pas mal du tout.
Elle lui parla d’abord un peu de sa vie, sur un ton si crispé qu’il ne put se retenir de faire un geste vers elle. Il tendit une main. Se ravisa soudain. Elle avait besoin d’être un peu seule, dans sa tête, faire le tri de ce qu’il fallait qu’elle lui raconte. Il comprit. Se tut. La laissa continuer, une boule coincée au fond de la gorge sans qu’il sache pourquoi. La petite voix de Malia s’éteignit sur une conclusion des plus déplaisantes, qui lui arracha une grimace. Il ne comprenait toujours pas. Puis elle reprit, et le ton qu’employait la jeune femme le toucha. Ferme mais délicate. Elle lui parlait de « quelque chose dont elle avait envie ». Il fit un effort et mit son côté paternel de côté pour comprendre.

Les quelques secondes suivant sa déclaration, Albaran garda close sa grande gueule en la fixant avec inquiétude. Elle n’avait pas l’air bien. Et dire qu’il ne pouvait pas faire grand-chose… tout cela le révoltait. L’aveugle se pencha un peu plus vers elle, lâchant la cigarette qu’il avait dans la bouche pour l’écraser contre la table de nuit en se foutant parfaitement de la réaction de la jeune femme. Et puis, soudain, sans prévenir, il escalada le lit sur lequel ils étaient tout deux assis pour venir s’installer derrière la jeune femme et poser ses grandes mains sur ses yeux. Délicatement mais fermement. Comme pour le son de sa voix. Petit sourire faiblard sur le visage, Albaran avait dangereusement rapproché son torse du dos de la jeune femme, si bien que les chaînes qui y pendaient s’entrechoquaient contre Malia. Il n’y fit pas attention et lui murmura dans le creux de l’oreille.

« Mes méthodes doivent être revus, et puisqu’à apparemment, tu sembles insensibles à mes bras, permets moi d’utiliser un autre moyen. » Il chassa quelques mèches brunes de la jeune femme du bout de son nez. « Ce soir, que tu le veuilles ou non, nous allons refaire ta vie. » Ravi de son petit coup, il se rapprocha encore plus d’elle si c’était possible et prit ses aises en appuyant son menton contre l’épaule de sa collègue. « Ne dis rien tant que je n’ai pas finit, compris ? Bien. Imagine… que tout ce que tu as raté dans ta vie soit effacé… Non ! Plutôt… mets les mauvais moments de côtés. Ne les oublie pas, ils feront toujours parti intégrante de toi mais… ne les laisse pas te bouffer, te vider comme ils sont en train de le faire. Non, laisse… les meilleurs te submerger : l’amitié, l’amour… la réussite et la gloire si tu veux, ça ne change pas grand-chose. Ce qui te plait le plus. Voilà. Deviens ces choses là, montre les aux autres. Sois heureuse quoi. Et quand tu rouvriras les yeux, et que tu seras cette femme que je viens de décrire… je veux qu’un immense sourire traverse ce charmant visage. Et je veux qu’il soit vrai. » Il défit lentement ses mains de la jeune femme, s’écartant légèrement d’elle. Et attendit.
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Lun 22 Déc - 20:30

Malia ne s'attendait pas du tout à cette réaction. Il était simplement venu s'installer derrière elle, rendant le contacte de leurs corps bien réel cette fois ci, non seulement la chaleur, mais aussi le touché entrait en compte, ce qui ne pu laisser indifférente notre jeune professeur. Il déposa ses mains sur ses yeux, elle le laissait faire ne sachant pas du tout où il voulait en venir. Elle n'avait même pas peur, aucune anxiété, juste de l'excitation et de la curiosité. Lorsque la voix aussi suave que le reste de son geste se fit entendre au creux de son oreille elle ne sursauta pas bien que surprise. Non elle se laissa porter, elle avait trouvé là un merveilleux moment pour méditer. Elle entendait sa voix c'était son fil directeur, exactement ce qu'elle avait fait avec ses élèves pour leur faire affronter leur peur peu après son arrivée.

Il lui demandait de repasser sa vie au ralentit et ne garder que les bons côtés de celle-ci. Comment voulait-il que ces quelques moments soient suffisant pour elle ? Il y en avait vraiment peu de "bons moments". De son enfance en chine elle ne garda rien, rien de plus que le jour où elle apprit qu'ils partaient au japon et qu'elle n'avait plus besoin d'aller à l'hôpital. Elle ne garda même de ce jour qu'un sourire, celui de sa mère adoptive, cela lui fit monter les larmes aux yeux cette femme aussi cruelle avait-elle été par la suite lui manquait aujourd'hui. Elle avait oublié tant de bonnes choses de cette époque, les choses qui lui avait permis de tenir, celles qui valaient la peine d'être vécues et remémorées... Beaucoup avait été perdu mais de toute façon seul ce sourire valait la peine d'être gardé. Les larmes de joie s'arrêtèrent lorsqu'elle repensa au japon.
Sans en comprendre le sens, elle ne garda pas non plus grand chose de cette période. Les journées avec sa mère, à la voir jardiner, à l'aider dans les différentes tâches ménagères, à faire ses devoirs par correspondance, tous ces moments de bonheur sans magie, ils étaient pourtant eux aussi mis de côté car monotone, elle s'en souvenait comme d'une routine, non elle garda autre chose de cette époque. Leur vacances à la mer dans le nord du pays. Tous les trois, elle n'avait que 10 ans mais elle se souvenait parfaitement de ce voyage, la chaleur du soleil, l'odeur des embruns la force des vagues et les éclats de rire de chacun d'eux. Ils avaient construit de grand châteaux de sable, sauté dans les vagues c'étaient même arrosés à ne plus avoir un seul espace de sec sur le corps. Et tous les jours en rentrant de leurs balade, la glace qui venait comme parachever cette journée merveilleuse. C'était la première fois qu'ils partaient ainsi et cette toute première fois l'avait marqué plus que toutes les autres.
Vinrent ensuite plusieurs périodes dont elle ne garde que peu de chose, de l'école militaire le jour où elle reçu la première les félicitations de son chef, et le jour où tous les membres de son équipe lui firent un rang d'honneur pour s'être sortie d'une situation périlleuse qu'elle avait été la seule à savoir gérer. Ces moments la firent sourire, sans pour autant lui réchauffer pleinement le cœur. Oui ils étaient exceptionnel mais tellement enfoui dans sa mémoire qu'ils avaient perdu de leur valeur. De son travail à l'arobase elle garda le sourire d'une famille à qui elle avait livré un cœur pour leur fille. Le travail ne lui avait pas déplu mais c'était le plus souvent des moments de solitude qui avaient construis cette période là.
Vint ensuite l'Espagne et la première période de sa vie dont elle garda des choses. La encontre avec ses collègues de travail au musée, les soirées avec eux, sa si merveilleuse amitié avec Stan. Les cours de salsa qui avaient marqué ses premiers véritables rapports humains entre homme et femme, une catastrophe mais la rencontre elle était à gardée. Là son cœur c'était réchauffé, elle était heureuse, heureuse de se souvenir de tout ceci. Mais la suite, avec son arrivée à la faculté était encore meilleure. Les élèves et la vie entière qu'elle menait ici était agréable. Oui, les gens avaient tous un passé sombre, des traumatismes dus à cette période, mais cet endroit était un vrai paradis jusqu'à l'attaque de la GC. Alors qu'elle pensait avoir fini avec l'exercice, elle ne sortit pas pour autant de son état de méditation. Non d'autres souvenirs vinrent par vagues, ceux de sa rencontre avec Alban, de toutes ses sensations qu'elle avait ressentit aujourd'hui, la joie comme la tristesse, oui, de cette journée elle garda tout, absolument tout, des larmes de Lelfic jusqu'au trouble si doux que l'homme installé quelques centimètres derrière son dos lui procurait.

A ce moment là seulement, lorsque cette révélation lui fut faire elle pu ré-ouvrir les yeux. Le souffle coupé par la découverte, toutes ces choses qui lui étaient revenus étaient belles, chaudes, douces enivrantes. Elle souriait même si les larmes du début avaient laissés une marque sur ses joues. Elle l'avait oublié, ce n'était même pas le moment pour téléphoner à ceux qui resteraient ses parents pour toujours. Ces deux personnages qui l'avaient élevé et tant d'autre chose restaient ceux qui avaient fait de la jeune femme ce qu'elle était aujourd'hui. Une personne qu'elle aimait être et c'était peut être cela qui rendait Malia heureuse malgré tout depuis tout ce temps. Cela elle le savait depuis longtemps sans oser ce le dire, se l'avouer.
Elle ne savait pas trop combien de temps elle était restée comme cela immobile et muette mais elle avait mis trente secondes à sortir de cet état au bas mot. L'enseignante avait une chose à faire maintenant, une chose qu'elle n'aurait pas osé faire quelques minutes plus tôt, ni même avant l'exercice alors qu'elle était tout contre Alban. Elle se retourna doucement, et tout aussi délicatement déposa sur les lèvres de l'homme un baisé. Elle ne savait pas vraiment à quoi cette réaction rimait, mais elle en avait envie, tout comme elle avait envie de rester son visage tout prêt de celui d'Alban. Il ne restait qu'une chose qu'elle avait envie de faire et vu comme était lancé il aurait été impossible de l'en empêcher. Sa petite voix se fit alors entendre brisant le silence qui c'était installé dans la pièce...


"- Merci Alban..."

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mar 23 Déc - 20:03

Patiemment, Albaran attendait. Oh, il pouvait bien attendre encore longtemps, il avait déjà assez attendu. La respiration de Malia berçait doucement son esprit, qu’il surprit à divaguer du côté de ses souvenirs ; les meilleurs, pour changer. C’était étrange mais… elle lui rappelait beaucoup de personne à la fois. D’abord sa mère, avec ce côté protecteur à l’affut dont il ne connaissait pas bien encore les limites, un côté qu’il ne détestait pas mais dont il aimerait qu’il soit moins marqué. Par fierté, voyez-vous. S’affichait ensuite dans son esprit les traits de cette femme qu’il avait aimé pendant tant d’années, malgré pas mal de problèmes, soucis techniques de parcours qui – après accumulation – s’était avéré être le principal argument du divorce. Mais peu importe : en y regardant de plus près, Albaran savait pertinemment que la douceur de Malia lui rappelait sa Katsura, si fortement qu’en ce moment même, il avait envie de passer l’éternité dans ses bras, la tête enfouit dans son cou à l’odeur si caractéristique qu’il en frémissait de loin et d’avance. Dire que pour l’instant il devait patienter… Peu importe. Elle aurait bien le temps de lui expliquer à quoi elle avait pensé en cet instant silencieux mais pas embarrassant. Pourquoi le serait-il ? Après tout, elle n’était qu’à quelques centimètres de son corps nu, assise entre ses jambes ; et lui, il respirait son odeur comme un camé sentirait de la drogue. Aucune honte à avoir. Vraiment. L’aveugle, conscient de cette situation en l’analysant de la sorte, faillit toussoter pour – peu être enfin – faire réagir la jeune femme, mais il n’en eut pas le temps. Il la sentit ouvrir les yeux, en bougeant très légèrement. Trente secondes passèrent. Et elle se retourna.
A cet instant, Albaran ne comprit pas ce qui se passait. Disons qu’il n’imaginait pas une telle réaction. Il allait fermer les yeux pour essayer de contenir la douleur de la baffe prochaine, mais en échange, le souffle enivrant de la jeune femme caressa ses lèvres ; et quelque chose de mouillé se posa sur ses dernières. Et là, soudain, au beau milieu de cette pièce, sous le regard brillant et souriant d’une jeune femme remise, quelque chose au fond de son cœur se brisa en mille morceaux.

Il lui fut aisé de se rappeler son visage. Ses traits. Ses yeux. Sa bouche. Il ne les avait jamais oubliés, c’était impossible. Impossible. Albaran les avait tellement détaillé qu’il lui aurait été aisé de les décrire dans les moindres recoins. Il passa cette épreuve avec un goût amer. Son rire résonna soudain à ses oreilles, brusquement, facilement identifiable, comme si elle était dans la pièce que lui. Ou plutôt qu’eux. Il ne parvenait pas à oublier qui se tenait près de lui en ce moment même ; il ne pouvait pas, ou il ne pouvait pas. Son esprit essaya d’appliquer la morale qu’il donnait aux autres : mets de côté, avance, relève-toi. Il ne réussit pas. Ces lèvres sur les siennes venaient de raviver tout ce qu’il avait essayé de casé dans un coin de sa tête pour ne jamais à avoir le ressortir. Alban restait immobile, Malia près de lui. Il ne parvint ni à bouger, ni à parler. A la place du visage de sa collègue, il imaginait celui de son ancienne compagne, rayonnante, vivante, agréable, douce… aimante… Il se surprit à essayer de découvrir le goût qu’avait cette nouvelle saveur. Il se surprit à la comparer. Il se surprit à aimer Son visage impassible fixait celui de la jeune femme, jusqu’à ce qu’il chassa les pensées de Katsura d’un mouvement brusque de la tête. Doucement Alban, doucement. Calme-toi. Tu vas lui faire peur, à cela vont se rajouter les questions, et tu n’en veux pas, pas vrai ? Peut être, peut être pas. Pas ce soir. Pourtant, sans le vouloir, alors qu’il était persuadé d’avoir parfaitement réintégrer son esprit à son corps, sa seule réponse au remerciement de la jeune femme se fit dans une langue qu’il était censé avoir oublié.

« Pas de quoi » Lui répondit-il en Japonais.

Albaran laissa planer tranquillement la phrase, et d’un regard douloureux en direction de Malia, parvint à faire les éventuelles questions. Il tendit les bras vers elle, engloba toute sa taille entre l’envergure de ces derniers et referma sa prise sur le corps de la jeune femme en l’entrainant vers lui. Pourquoi ? Pourquoi pas. Ce qu’elle venait de faire… était mal. Du moins, Alban n’était pas sûr de vouloir assumer ça pour le moment, à son grand étonnement. Elle était bien trop jeune. Et puis… auprès des élèves, cela pourrait être très embêtant. Bref, c’était une mauvaise idée. S’il venait à l’esprit de Malia de « faire un test » avec lui, et que le contact se faisait plus pressant qu’il ne l’était déjà… Albaran n’était pas sûr de pouvoir se retenir, en public s’entend. Il connaissait son désir de toucher, alimenté par la frustration de ne pas pouvoir contempler la femme désirée. Il le connaissait si bien qu’il n’avait absolument pas envie de se jeter dans la gueule d’un loup appâtant comme elle.

« Malia… je crois que ce n’est pas… une bonne idée. Enfin, tu peux me remercier… comme ça si tu veux, moi ça me plait plutôt bien comme tu peux t’en douter. » Il rit doucement, son visage perdu dans la chevelure de la jeune femme. « Alors ce baiser… je vais te le rendre, comme ça nous serons à égalité… » Ce qu’il fit en s’écartant soudain légèrement d’elle pour attraper à pleine main les cheveux bruns de sa nuque et tirer son visage en arrière avant d’écraser ses lèvres contre les siennes. En les décollant, il respira bruyamment, comme si sa respiration avait été bloquée brusquement. « … et puis je vais te lâcher complètement avant d’exploser pour aller boire un coup, qu’en penses tu ? » finit il par murmurer.

Ce qu’il fit, une fois de plus. Il descendit du lit en laissant la jeune femme à son embarras – ou sa colère, ou encore sa stupéfaction – et se dirigea vers la table de nuit. Il se cogna le pied dedans. Jura tout bas. Prit la bouteille et en avala une bonne gorgée.
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mar 23 Déc - 20:24

Que venait-elle de faire au juste ? Oublions, espérons qu'il le ferait aussi, en fit non visiblement pas. Il était resté immobile comme essayant de luter contre lui même et au bout de quelques seconde lâcha quelques mots en japonnais. Le souffle court, comme si les souvenirs de cette langue était pour lui bien plus intime de tout ce qu'il pouvait exister sur terre. C'était la langue qu'une femme qu'il avait aimé lui avait apprise, elle en était certaine. Donc elle ne l'utiliserait pas, ce sourire éclatant elle avait envie de le voir aussi sur son visage à lui et cela n'était pas en remuant le couteau dans la plaie qu'elle y arriverait.
Il la prit dans ses bras, l'attirant vers lui, Malia ne savait trop comment réagir mais le regard douloureux qu'il avait fait juste avant lui disait de le laisser faire sans rien dire ni même esquisser. Puis murmurant il lui expliqua ce qu'il comptait faire tout en agissant au fur et à mesure. Ses gestes étaient doux, presque suave, tout comme sa voix, mais on pouvait ressentir aussi une certaine peine en elle. Malia savait qu'il se retenait de faire plus tout comme elle à vrai dire, enfin elle maintenant, ce baisé disons qu'il lui avait échappé... Elle sourit et resta ainsi souriant même lorsqu'il se releva pour boire.
Elle le regarda faire sans mot dire, avant de se relever à son tour prenant au passage le haut de son collègue. Il ne l'avait toujours pas remis c'était peut être le moment... Elle s'approcha de lui, fit pousser une liane dans un pot et le rhabilla de cette façon, sans jamais entrer en contact avec sa peau ni avec ses mains ni avec la liane ce qui aurait eut exactement le même effet. La bouteille elle la lui avait prit de la main après qu'il l'est lâché.


"- Voilà cela sera mieux ainsi pour ne pas avoir froid non ? Sinon que veux-tu faire à par boire ce soir ? "

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mer 24 Déc - 13:12

Albaran n’avait pas noté qu’il lui manquait un vêtement. Disons qu’il faisait bon dans la chambre de la prof, et qu’il avait d’autre préoccupation que celle de se soucier du courant d’air froid qui circulait. Aussi se laissa t’il faire lorsqu’une liane ( du moins, il lui semblait que c’en était une) lui remit son T-shirt d’une manière qu’il ne comprit pas dans un premier temps, trop concentré sur la bouteille qui allait lui échapper des mains, avant que la jeune femme ne la lui prenne. Après quelques secondes seulement, il sentit le contact du tissu contre sa peau, et cette forte odeur d’huile qui s’en échappait et à laquelle il grimaça. Ben tiens. Si l’alcool n’était pas assez, voilà maintenant qu’il devrait empester les deux. Néanmoins, l’aveugle ne fit aucune remarque – au grand étonnement de la joueuse – et se contenta d’afficher un sourire forcé à sa camarade du jour. Bon d’accord. Il venait de mettre un gros poids sur l’ambiance en l’embrassant de la sorte alors qu’elle avait sûrement été déjà gênée de commencer sans son accord. Qui plus est, il ne voyait pas de quelle façon relancer une conversation après cela. ‘Oh dis moi Malia, tu t’es tapé beaucoup de mecs pour embrasser aussi bien, ou c’est naturel – tout comme ton côté alléchant à souhait que je ne tarderai pas à dévorer si j’avais eu le choix - ?’ Ou encore ‘t’as quelqu’un dans ta vie ? Que je sache si je peux continuer ?’ Ou bien ‘t’as l’air d’aimer les vieilles canes comme moi !’ ; bref, autant de questions pouvant paraître bien arrogante ou malpoli à ses yeux mais qui n’avait d’optique que de comprendre le pourquoi d’un comment aux réactions plutôt… impressionnante. Pourquoi l’avait-elle embrasser ? Pure envie de se faire désirer ou bien réel intérêt pour la chose ? Pour le moment, Albaran laissa ses interrogations dans un coin de sa tête et son concentra sur les paroles de la jeune femme.

A part boire… Faut dire, il ne savait pas faire grand-chose. Voir était là une des priorités pour la majorité des amusements en société. Mais si. Une partie de monopolie finissait par coupé court, surtout quand l’adversaire commençait à tricher. Albaran était doué pour sentir ses choses là. Idem pour un jeu à cartes. C’était souvent assez embêtant, et lui avait tendance à détester ça. D’où sa répugnance des jeux de société. Non, ce qu’il préférait, c’était être seul. S’ennuyer, pas question ; et parler n’était pas son truc. Il aimait caresser des heures sa trompette sans y jouer et y trouver un intérêt certain. Evidemment, inutile de partager ça avec une voyante – qui cependant avait parfaitement conscience de sa situation et la comprenait très bien – mais l’aveugle ne voulait pas lui infliger pareil amusement. Alors, il se tourna vers elle, s’approchant en souriant doucement et pointa son regard vers son visage.

« Et bien, je ne sais pas, nous pourrions toujours… » Il s’arrêta. Brusquement. Ses lunettes avaient glissé le long de son nez et il sentit qu’on le regardait. Dans les yeux. Directement. Alors que tout n’allait pas mieux dans sa tête. L’aveugle tourna brusquement la tête, mais c’était trop tard. Le monde autour d’eux se disloquait à une vitesse impressionnante. Les murs tombaient en lambeaux, le sol s’écroula mais ils ne tombèrent pas. Résonna juste dans ce silence incroyable le hurlement de douleur d’Albaran qui se tordit soudain et disparut aux yeux de la jeune femme.
Il savait ce qu’il se passait. Il ne s’était pas contrôlé, et voilà le résultat. Un rêve. Ou un cauchemar, il ne savait pas encore. Tout dépendait du hasard cette fois. L’aveugle s’était mis à respirer bruyamment, un poids enserrait sa poitrine et il ne semblait pas vouloir s’apaiser, malgré ses efforts. C’était toujours ainsi, lorsqu’il perdait les pédales. Toujours cette douleur… qui n’existait sûrement pas, comme tout ce qui trainait aux alentours. Soudain, il aperçut Malia, debout au milieu d’une pièce qui s’éclaira d’un seul et unique coup. Une salle d’hôpital. Une table au milieu, et tout un tas d’instruments étranges contre le mur. Un homme apparut près de la porte. Plus rien ne bougea durant de nombreuses secondes. Albaran reprenait peu à peu son souffle, il retira ses lunettes qui ne servaient plus à rien maintenant qu’il pouvait voir, et se redressa pour essayer de s’adresser à sa collègue, qui devait certainement paniquée. Comme lui.

« Malia… attends, je… je vais te sortir de là, n’aie pas peur. » Bonne nouvelle, mais pas assez convaincante pour retirer les tremblements de ses mains. Alban s’affaissa de nouveau, et enfouit durement ses mains dans ses cheveux, cherchant une concentration qui ne venait pas. De temps en temps, il relevait la tête vers la jeune femme pour essayer de voir ce qui pouvait bien se passer…
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Mer 24 Déc - 15:36

Les lunettes avaient glissé voilà la dernière chose que vit Malia alors qu'Alban lui prenait une expression d'effroi. Elle entendit un cri, et tout devint noir. Où était-elle, qu'était-ce que ce lieu ? Lorsque la lumière revint, la jeune femme était effrayée, mais elle le fut encore plus lorsqu'elle se retrouva dans une chambre d'hôpital, allongée à la place du patient, dans cette pièce aux murs blanc où se tenait un miroir sans teint. Et ce néon qui fonctionnait à plein régime l'écrasant sous une lumière si fort qu'elle croyait se dessécher sous la chaleur qui s'en dégageait.
Cette pièce lui rappelait des souvenirs, de mauvais souvenirs... Mais elle avait gardé ce sourire éclatant sur son visage. Alban lui avait permit de faire quelque chose de très important pour elle aujourd'hui : comprendre sa vie et tout ce qui s'y était passé. Elle se laissa installer ainsi sur le siège, se laissa même enfermer les poignet et les pieds avec ses sangles, se laissa dévêtir autant qu'il le fallait. Oui elle n'était plus qu'un jouet au service de la science, créé par la science même. Pourtant quelque chose en elle lui répétait sans cesse que son père était là derrière ce miroir et qu'il commanditait tout ceci. Elle savait au fond elle même qu'il l'aimait profondément et que faire cela devait lui fendre le cœur. Une image lui revint, celle de la fin d'une journée, son père qui faisait cette tête si triste. Elle lui avait demandé une fois pourquoi il était ainsi et elle avait décidé de ne plus jamais lui demander une chose comme cella là : la réponse était bien trop troublante et désolante, elle ne faisait que remuer le couteau dan la plaie. Pourtant elle ne l'avait pas compris tout ceci à cette époque, la seule chose qu'elle avait compris c'était les larmes de son père qui lui montait aux yeux.

"- Je suis fatigué de faire des choses qui blessent autant ma chérie, c'est tout..."

Une excuse sans doute, une excuse qui cherchait à lui faire sans pour autant lui briser le cœur. Mais elle était bien trop jeune et elle avait oublié. Soudain elle sortit de cet état de latence presque et vit l'acide tomber sur son bras au goutte à goûte développant petit à petit une sorte de mousse végétale sur tout les marques acides tout le long de son bras. Elle réalisa alors que c'était Alban qui faisait cela. Sans doute ne pouvait-il pas se contrôler. Même si elle ne voyait pas la réalité elle savait qu'il était là juste devant lui elle fit donc pousser deux lianes dans ses mains, oui, elle les voyait dans son rêves mais elle ne cherchait pas à toucher quelque chose ici, non elle cherchait à le toucher lui, le calmer pour qu'il arrête de la faire vivre ceci.


"- Alban ? Alban, si tu m'entends, reprend ton calme, prend de longues inspirations et expire doucement, visualise quelque chose qui te tient à cœur. Pour moi tout va bien, ne t'en fais pas. Tout ceci tu me l'as déjà fait comprendre ce soir... "


Sa voix était douce et pourtant forte. Non elle ne criait pas n'avait pas une once de panique dans la voix, mais elle voulait se faire entendre et ne savait pas du tout comment tout ce monde fonctionnait... Elle sentit alors, une surface rigide et molle à la fois, elle espérait que cela soit Alban quelque part dans la réalité mais n'en était pas moins certaine. Tout ce qu'elle cherchait à faire, c'était le calmer et pour ce faire elle caressa la surface qui était possiblement de la chair avec cette liane. Son corps lui ne répondait plus à rien dans cette réalité. Il était là dans ce cauchemar à subir à nouveau les stigmates de son enfance, ceux qui étaient bien malheureusement toujours sur ses bras, qui le seraient à vie ne pouvant pas sa faire opérer sous peine d'en mourir...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Jeu 25 Déc - 21:51

Il aurait pu se concentrer sur son visage. L’observer, en catimini, de derrière cette vitre invisible qui creusait un fossé entre eux. Oui, Albaran aurait pu savourer chaque courbe de son corps, les particularités de son visage, comparer avec ce qu’il avait imaginé, enregistrer la nouvelle version dans sa tête et puis venir, comme une présence, s’approcher de la jeune femme. Certes, il aurait aussi bien pu admirer les décors, comme beaucoup de fois, savourer devant des couleurs qu’il n’avait pas vu depuis longtemps ; le faire donc en toute innocence et la laisser un instant dans ce rêve… qui n’en était pas un. Et tout ce qu’il pouvait encore sentir, c’était ses ongles qui attaquaient la peau de sa main pour s’empêcher d’hurler, d’hurler, d’hurler… à n’en plus pouvoir.
Recroquevillé sur le sol, la tête entre les mains, l’aveugle s’efforçait de souffler du mieux qu’il pouvait. C'est-à-dire par saccade douloureuse. Sa souffrance n’avait pas l’air de vouloir s’en aller, et il doutait maintenant de savoir – et de pouvoir – arrêter le rêve avant la date limite. Et pourtant, il le devait. Alban savait pertinemment que ce cauchemar n’était pas une partie de plaisir pour la jeune femme, et quand bien même ne saisissait il pas ce qui se passait – trop engourdi de douleur pour comprendre – il devait absolument la sortir d’ici. Dès qu’il réussissait à se calmer. Car en plus de la douleur, la panique vint s’installer doucement, grimpant le long de son échine et gagnant son visage partagé maintenant en deux sentiments. Trop pour lui. Il gémit en s’enfonçant plus encore sur lui-même.
Une voix ne lui laissa pas le choix. C’était celle de la jeune femme, évidemment. Elle paraissait… calme. Détendue. Vaguement pas inquiète quoi. Ce qui inquiéta plus encore Alban. Il se concentra sur sa voix, apaisant un moment la forte migraine qui le prenait. Et obéit docilement à ce qu’elle lui proposait. Il n’avait jamais été du genre à écouter, trop chiant selon lui, mais là… c’était une affaire d’état, voir pire. Albaran essaya de reprendre une respiration calme, mais celle-ci finissait toujours par s’emballer au bout de quelques secondes, la douleur trouant sa tête de part en part, comme si un camion avait décidé d’arrêter ses pneus sur son crâne.

« J’arrive pas… » Maugréa t’il encore ses dents, vaguement énervé de ne pas réussir un exercice qu’il avait pourtant l’habitude de maîtriser. En théorie en tout cas. Dans le cadre de l’entrainement. L’aveugle tâcha de faire le vide dans sa tête. Il laissa l’envahir les images d’une chose qui lui tenait à cœur, chercha un moment, rapidement, raya le visage de Katsura pour s’épargner des larmes, ses filles pour une douleur qu’il n’avait pas besoin en plus… passa donc en revue ceux des patients qu’il avait longtemps considéré comme ses propres enfants… Alec… Raphaël… Tamis… Il ferma les yeux, et se concentra uniquement sur eux. Aussitôt, il lui sembla qu’il reprenait un contrôle perdu depuis quelques minutes. Quelque chose se libéra bruyamment au fond de son cerveau, et lorsqu’il rouvrit les yeux, le monde virtuel avait disparu comme il était venu.
Albaran resserra sa prise sur ses cheveux, essayant comme de se les arracher pour faire cesser la douleur qui avait à présent repris. C’était toujours ainsi : il se rebellait ? Et bien il était puni. Recroqueviller dans un coin de la pièce, l’aveugle avait resserré ses bras autour de son corps, se protégeant d’une chose qui ne tardait pas à lui rappeler sa présence. Il gémit encore et encore, ne pouvant se détacher pour demander des nouvelles de la jeune femme. Il n’y parvenait pas. La peur de tout lâcher, celle de rester crispé pour empêcher des souffrances supplémentaires. Il resta un moment ainsi, respirant irrégulièrement par saccades étouffés. Il avait l’impression… de mourir. Ca devait en être loin, pourtant il était persuadé de voir la mort s’approcher. Lorsqu’enfin Alban releva la tête, son visage ravagé par la douleur, les cheveux collés contre le front par la sueur, ne put que se concentrer sur la poche de son manteau, vers lequel il rampât en gémissant. Une main tremblante s’y accrocha, il saisit la boîte miraculeuse qui lui avait épargné bien des malheurs et prit dans sa main pas moins de huit comprimés. Qu’il avala d’un seul coup. Et soudain, alors qu’il voulut prendre des nouvelles de sa camarade d’infortune.

« Mal… ! »
Blam. Il se prit violemment le rebord d’une table sur le haut du crâne. Qui l’assomma de moitié, vu le gargouillis qui résonna de son énorme carcasse.
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 26 Déc - 14:33

Elle revint à elle sans véritablement s'en rendre compte. Petit à petit la salle disparu au profit de sa chambre. Les ton blancs, beiges, jaunis par la lumière prirent des teintes de verts et de couleurs plus chatoyantes, laissant place à la végétation qu'elle avait laissé prospérer dans sa chambre ici. Ce lieu avait des airs de serre tout en restant des plus fonctionnel. Elle sourit en voyant que la liane touchait un coussin et pas du tout Alban, pourtant il avait réussit à se contrôler. Elle sourit mais à ce moment là elle se rendit compte qu'il semblait en peine. Ses mains étaient crispées sur son crâne et alors qu'il marchait, non sans mal, jusqu'à son manteau pour prendre des comprimés, une poignée presque, il chuta n'ayant même pas le temps de finir de prononcer son nom. Le choc avec la table qui faisait office de bureau fut violent mais la chute sur le sol, elle fut amortie, amortie par la liane de la jeune femme qui se rompit sous la charge.
Elle s'approcha de lui, examina son crâne sans y voir rien d'autre qu'un début de bosse, et elle le souleva avec délicatesse pour le mettre sur le lit. La liane qu'elle venait de créer se transformant en poussière presque instantanément. Elle mit du temps avant d'arriver à l'allonger sur son lit, mais une fois que cela fut fait, elle le regarda soulagée. Il n'avait rien, rien de plus qu'un peu de pommade contre les choc sur le front. Elle n'avait pas la moindre envie de dormir, alors elle ouvrit la porte fenêtre et sortit sur le balcon, tout aussi charger que le reste de la pièce en végétaux luxuriants. Elle fit pousser deux ou trois lianes rigides autour d'accroches de sorte de se faire un hamac. Puis elle s'installa dessus, regardant une dernière fois Alban avant de se plonger dans l'immensité du ciel étoilé. Aucunes lumières parasité le tout était simplement magnifiquement beau.
Elle resta là pendant un bon quart d'heure avant de se relever et tuer par la même occasion les lianes qu'elle venait de créer, les laissant redevenir poussière. Elle ouvrit un tiroir, prit un long tee-shirt et un short en coton dont elle se servait comme pyjama puis elle ouvrit la porte de la salle de bain. Là voilà partit pour une bonne douche, la porte refermée mais pas verrouillée, par habitude sans doute. Au fond d'elle, Malia espérait juste que son collègue allait bientôt revenir à lui car elle n'avait pas la moindre envie de dormir à côté de lui alors qu'il était dans cet état...

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 2 Jan - 10:15

Le monde autour de lui s’était mis à tourner à nouveau, entraînant tout dans un tourbillon qui lui laissait présager une nausée. Albaran se sentit défaillir au quatrième tournant. Il sombra bientôt.
Tout était vert, contrairement à ce qu’on pouvait penser. Le drôle d’endroit dans lequel il avait atterrit… était vert. Et rappelait furieusement la chambre de sa collègue. L’aveugle se laissa emporter par des odeurs lui frottant ses narines, provenant certainement de la réalité, mais si agréable qu’il ne pouvait que les savourer. Il ne fut pas surpris d’éprouver une sensation de flottement, un peu comme si l’on se soulevait, et la petite éternité que durant son malaise lui sembla être une petite minute.
Albaran se réveilla doucement. Sa tête le lançait encore, il grimaça en portant une main à celle-ci. Malia. Où était-elle ? L’homme essaya de mettre son cerveau en route, et ses oreilles si c’était possible. Il se concentra seulement quelques secondes, car des bruits lui parvinrent soudain dans la pièce d’à côté, une salle de bain. Bon, il n’allait quand même pas faire le coup du type qui débarque sans savoir, en plus il était aveugle, et la blague perdait tout son charme. Et puis… il avait des excuses à lui faire semblait il. Albaran hésita l’espace de trois secondes. Alors seulement il se leva en chancelant et s’accrocha au mur pour venir parler près de la porte et avoir une chance de se faire entendre.

« Malia ? » Il trouva sa voix faible, ou en tout cas différente. L’aveugle s’assit dos contre le mur, fronçant les sourcils comme si ainsi il pourrait distinguer exactement ce qui se passait à côté et trouva la force de continuer alors que beaucoup de choses s’agitaient dans sa tête. « Je… je suis vraiment désolé, ça a dérapé, je… j’ai cru que… non, je n’ai rien cru, je suis désolé. J’espère que tu n’as pas eu… peur ? »

Vu comment elle avait géré le fait d’être emprisonner par son propre père lui semblait presque inquiétant. Elle semblait avoir un contrôle infini sur elle, Albaran se faisait certainement des idées mais il avait l’impression qu’elle jouait la plupart de ses sentiments. Comme si… oh, et puis, c’était parfaitement stupide, il était là pour s’excuser, et pas remuer un couteau déjà planté deux fois de suite et bien enfoncé.
Alors l’aveugle attendit. Ce qu’il savait faire le mieux.
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 2 Jan - 12:36

Sous la douche elle c'était réchauffée. Elle avait ainsi pris un peu de temps pour réfléchir à tout ça et cela lui avait fait du bien. Maintenant elle avait une vague idée de que dire à Alban lorsqu'il se réveillerait. Elle ne prendrait que 20 minutes, mais elle avait eut le temps de tout faire : se laver elle ainsi que ses longs cheveux noirs. Malia prit encore 5 minutes pour s'habiller et se sécher avant de sortir dans cet accoutrement. Grand tee-shirt blanc à l'effigie d'un groupe de chanteur traditionnel japonnais, ainsi que son short si petit qu'il restait caché sous le tee-shirt. Elle se débarrasserait de tout ça pour dormir, elle ne connaissait rien de meilleur que le contacte des draps sur la peau enfin si elle en connaissait mais bon cela impliquait d'autres personnes donc impossible à réaliser en temps normal. Mais bon c'était son rituel à elle, le vêtement qu'elle enfilait avant de dormir...
C'est ainsi que Malia un peu sourde avec le bruit de l'eau et la porte fermée, ouvrit celle de la salle de bain, pour tomber nez à nez avec Alban qui attendait. C'est à ce moment là qu'elle réalisa qu'on lui avait parler pendant qu'elle s'habillait et qu'elle n'avait même pas réagit tellement elle était dans ses pensées. Passé le premier geste de frayeur due à la surprise, elle réussit à se souvenir qu'il s'agissait d'excuses sans pour autant se souvenir des mots exactes, mais aussi d'une question. Cette dernière avait fait tilt dans sa tête mais pas suffisamment visiblement : avait-elle eut peur... Bonne question, la réponse était toute simple et elle la lui donna d'une voix douce et rassurante tandis qu'un grand sourire éclaira son visage.


"- Oui, mais je te faisais assez confiance pour savoir que tu pourrais y mette un terme. Et puis il faut tourner la page un jour où l'autre de son passé, aujourd'hui tu m'as même donné l'envie de retourner voir mes parents, depuis que je suis ici j'en ai eut l'idée mais jamais l'envie tu vois... Au fait, c'était quoi, une illusion ?"

Elle était curieuse par nature pour ce genre de choses, alors lorsqu'elle pouvait poser des questions, elle le faisait. Petite aussi elle en avait posé, mais les demi vérité ne lui avait plus suffit bien assez vite, et elle avait tout aussi vite compris que cela revenait presque à mentir par omission. Elle avait ainsi perdu la confiance en l'adulte qu'elle a mis bien du temps à reconstruire. Aujourd'hui encore elle ne savait pas si c'était bon ou pas. Sans doute que oui, Alban était plus vieux qu'elle et elle le savait, de là à dire qu'il était un adulte et elle une enfant, sans doute pas pourtant.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 4 Jan - 12:43

Il ne savait pas si elle avait tout entendu, mais peu importe. Albaran était de ces Hommes à la fierté un peu trop envahissante, qui préfère que l’on ne capte que la moitié des excuses qu’il proférait rarement. Ce qui fut apparemment le cas, vu le bruit que faisait le jet d’eau. Il n’insista pas, se contentant de se déplacer légèrement sur la gauche pour éviter de prendre la porte ou la jeune femme. Il avait déjà fait assez de bêtise comme ça, lui semblait-il. Quoi que fut la réaction de Malia, elle ne changerait rien à la peur qu’il avait eu. De lui faire du mal. De la blesser. Que tout recommence comme il y avait cinq ans déjà. Ou peut être quatre, il avait oublié. Le visage de l’aveugle était fermé, sans sourire, oubliant qu’il l’avait eu si souvent, pâle, les yeux baissés derrière ses lunettes noires. On aurait dit un fantôme. Pour la peine, il aurait bien aimé en être un en ce moment. C’aurait peut être facilité les choses.
La jeune femme lui dit de ne pas s’en faire, qu’il avait même été un secours pour elle aujourd’hui. Mon cul ouai… La faire pleurer et peur ne venait en aide à personne, sauf peut être au dragueur invétéré qui sommeille en chaque homme. Il n’en avait pas envie. Il n’avait pas envie qu’elle lui dise ça. En fait, il avait juste envie de dormir, en ce moment, d’aller dans sa chambre pour boire un coup et puis s’écrouler comme une souche après cette journée lourde en activité. La vie n’était pas juste, elle ne l’avait jamais été. Il aurait pu profiter de l’instant, avec elle si possible, mais comme toujours lorsqu’il s’approchait d’une autre femme, cette petite voix malicieuse revenait lui souffler qu’il était un gros connard. Ce qui n’était pas tout à fait faux.
Albaran releva la tête vers elle.

« Mhm, pas tout à fait une illusion. Il s’agit de rêve. On pourrait dire que, dans un sens, mon… pouvoir force les gens à rêver. »
Il marqua un petit temps. Alban n’avait pas souvent évoqué son don, si ce n’était avec Katsura et une autre mutante. « Je n’ai jamais jugé utile de me faire étudier par des scientifiques, alors j’ai fait mes propres suppositions. Selon moi, les rêves – ou les cauchemars – que je crée sont à l’équivalent de ceux que vous pourriez faire lorsque vous dormez. Il n’y a pas de… particularité en plus. Simplement, il n’y a que moi pour en décidez la fin. » Il eut un petit sourire. « Et comme vous pouvez le constater, ce n’est pas encore très au point. »

Albaran voulut se relever. Et décréta que non. Il était bien par terre. Pas de contact direct avec la jeune femme, rien qui ne pourrait lui faire faire autre chose qu’il regretterait… peut être. Deux profs dans une chambre, c’était louche, très louche. Trop prévisible aussi. Il ne prendrait pas la peine de faire plaisir au destin.

« Et toi, tu contrôles les plantes ? T’es capable de faire pousser du cannabis ? »
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Malia Ramires
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Dim 4 Jan - 13:48

Il était resté au sol, lui expliquant sur un ton triste à pleurer en quoi consistait son pouvoir à lui. Elle sourit, il était touchant, on aurait presque dit un gamin qui explique un dessin qu'il vient de nous faire alors qu'on vient de le punir. Malia était assez émue de la façon dont il se comportait, comment résister à tant de connerie venant d'une seule personne... Mais il ne fallait pas, alors elle ne ferait rien, d'autant plus qu'il venait encore de la vouvoyer, un "vous" qui lui fit friser les oreilles. Une horreur à entendre en vérité, surtout pour la jeune femme qui avait tant de mal à le supporter. Il la questionnait à son tour, l'explication qu'il avait donné était simple et vague, pas étonnant vu ce qu'il savait de son pouvoir. Elle c'était sans doute plus simple à analyser... Il voulait discuter, très bien, elle prit place en face de lui, s'asseyant sans plus de cérémonie en tailleur.

"- Et bien mes plantes tout dépend, j'ai découvert il y a quelques mois que j'étais capable d'en faire des toxiques, je pense que j'ai enfin réussit à contrôler le phénomène, même quand j'étais très fatiguée, je n'en faisais pas par mégarde... Sinon, je n'arrive pas à faire de très grosses plantes, les buissons ou les arbres que je suis capable de faire ne m'arrivent même pas au niveau du menton. Mais bon je fais un peu ce que je veux, il me suffit d'imaginer la plante et les attributs que je lui donne et en gros ça fait ce que j'ai planifié. Par contre du coup la plante reste rarement en vie sans mon aide parce que leur composition moléculaire est instable. "

L'enseignante ne savait pas trop s'il avait compris ce qu'elle voulait dire, mais en tout cas elle l'espérait. Le reste de sa question elle ne prit même pas la peine d'y répondre, la réponse était oui elle pouvait, restait à savoir si elle voulait et la réponse était non sans aucunes hésitation. S'il le lui demandait il pouvait toujours courir, cela lui ferait même perdre des points sans doute, voir même se faire mettre à la porte. Elle en serait déçue mais bon ce genre de comportement la mettait hors d'elle, l'utiliser pour se fournir des choses si complexe à obtenir et tout ça pour quoi ? Le revendre ou le consommer... Une belle connerie si vous voulez bien me croire.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Ven 9 Jan - 23:52

Etonnant comme cette journée avait été mal organisée. Pour un peu, il se serait presque plaint à l’agence. Raid motos ayant mal tourné, et ça ne finit même pas avec une nuit de folie, MAIS OU VA LE MONDE JE VOUS LE DEMANDE ?
Certains auraient peut être tué pour se retrouver à sa place – tout dépend du sex à piles que pouvait dégager sa collègue – pour sa part il s’estimait heureux qu’elle ne l’ait pas encore assassiné de rage, de colère, de peur et d’incompréhension. Albaran reconnaissait être une personne immorale, doué d’un sens du danger très personnel, trouvant son réconfort dans l’alcool et la nicotine, parfait boulet quand il s’agissait de mettre les pieds dans le plat ; il se doutait de n’être pas exactement le prince charmant qu’une femme peut rechercher dans les petites annonces ; en plus d’être vulgaire, il était paradoxal et de ce fait incompréhensible. Un peu comme ce soir. Il ne savait plus ce qu’il voulait, et à sa façon, Malia ne l’aidait pas et l’accompagnait presque. Bref, que l’on s’estime heureux que ces deux là n’ait pas finit par se battre – parce qu’il était le genre de la maison de toujours tendre l’autre joue. Quoi qu’il en soit, en parfaite personne civilisée, la jeune femme se contenta de répondre tranquillement à sa question, s’étendant sur le sujet avec certains détails qui le laissèrent bouché bée et ne prenant nullement en compte l’idiotie qu’il avait pu lui glisser vers la fin. Dans le genre coincée, cette fille en tenait une sacrée couche.

« Malia. » Il leva un sourcil et essaya de se montrer le plus convainquant possible – même si comique malgré lui, comme à son habitude. « Je plaisantais. Pour le cannabis. Ne prends pas un ton aussi sérieux, tu me fais peur. »

Il eut un petit rire presque forcé. Qui s’arrêta bien vite. Raaaaaaaaah mais c’est pas vraiiiiiiiiiiiiiiii ???!!! Pourquoi tant de stress, que veux tu subconscient, QUE VEUX TUUUU ??? Albaran, encore en proie à d’horribles états d’esprits lui dictant des choses affreuses et d’autres… beaucoup plus agréables mais qui n’avait rien à faire dans une conversation aussi sérieuses s’était mis à faire différentes grimaces aussi tordues les unes que les autres, ignorant parfaitement cette personne étrangère à son cerveau qui pouvait le lorgner tant qu’elle voulait sans comprendre pour autant. Voilà de quoi ruiner sa vie sociale pour dix ans de plus. L’aveugle passa nerveusement une main dans ses cheveux, comme il avait pour habitude de le faire, et se leva d’un bond.

« Bon, ben. Je vais y aller. Tu dois certainement avoir envie de dormir et moi je suis un incorruptible bavard. Insupportable. »

Sors d’ici avant que les mecs en blanc débarquent.
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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Sam 10 Jan - 0:20

Il semblait surpris de sa réponse. Trop sérieuse sans doute, mais c'était sa façon à elle de répondre à ce genre de questions, elle ne comprenait pas tout dans son pouvoir, la théorie elle n'avait jamais prit le temps de la comprendre, non tout ce qui importait c'était le contrôle, ne pas mettre la vie des autres en danger... Lorsqu'Albaran prit la parole il semblait vouloir dédramatiser la situation, du moins il le reprocha d'avoir répondu aussi sérieusement. Il ajouta même qu'elle "lui faisait peur"...

Malia rit face aux nombreuses grimaces qu'il faisait. Elle aurait tant aimé comprendre pourquoi il était si distant, en vérité elle n'avait jamais pensé qu'elle aurait pu s'attacher à quelqu'un de cette façon. En avait-elle même envie, et pourquoi se retenait-elle donc d'agir comme elle l'aurait fait en Espagne ou avant d'arriver ici. Ce n'était pas l'envie qui manquait, mais pour le moment il était là et il ne partait pas, pas encore, alors sans doute que cette situation lui suffisait. La sensation de ses bras était bien meilleur que cette froide distance mais sans doute qu'elle était nécessaire à bonifier le reste des autres moments.
C'est alors qu'il passa la main dans ses cheveux et se leva d'un bon qui sortit Malia de sa douce contemplation. Que voulait-il faire ? Pourquoi partait-il ? Pourquoi ce regard gêné, cette attitude fuyante ? Elle ne tarda pas à le savoir, il voulait partir, la laisser là pour "dormir"... L'excuse était très mauvaise, elle la refusait, en vérité elle aimait discuter ainsi avec lui, une chose qu'elle avait découvert aujourd'hui. Sans trop comprendre elle ne pouvait l'expliquer mais ce plaisir était bien là.

S'il voulait partir, c'était son droit, mais c'était aussi le sien à elle de le retenir. Et croyez le ou non, elle n'allait pas s'en priver. L'enseignante se leva à son tour, elle le regarda quelques secondes seulement, puis s'avança des quelques pas à peine qui les séparaient. Elle monta sur la pointe des pieds, tout en posant ses deux mains sur les épaules de son collègues afin de ne pas tomber. Voilà qu'elle succombait encore à ses désirs, c'était si bon qu'elle n'avait pas envie d'y résister... Elle déposa un baisé sur les lèvres closes d'Albaran.


"- Oui, insupportable de te voir partir, mais puisqu'il le faut... "

Elle se contenta de rester là, les mains toujours à la même place. La balle était dans son camp, peu importe ce qu'il choisirait de faire, elle suivrait avec plus ou moins de plaisir.

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MessageSujet: Re: Chambre 35 : Malia.   Lun 12 Jan - 14:47

Il aurait dû suivre les conseils d’Alceste, l’ami misogyne de Molière. S’enfuir loin dans un endroit où personne ne résidait et y passer la fin de ses jours à se morfondre sur on ne sait quelle idiotie de la nature humaine. L’idée était tentante… mais Albaran n’était pas un homme à y trouver un intérêt quelconque. Même si à cet instant, il aurait aimé disparaître.
Tout était si compliqué. Ou peut être pas, mais alors tellement simple qu’il en ignorait les conséquences. Une femme n’était pas une chose à prendre à la légère, comme un tarot entre amis, plutôt une partie de poker où votre femme et votre fils sont mis en jeu. Voir votre fortune. Et à vrai dire, l’adversaire pouvait bluffer. Alban avait du mal. Evidemment qu’il se sentait attiré par cette femme, peut être parce qu’elle le comprenait et qu’elle avait une sorte de parenté avec son ancienne épouse ; mais il ne voulait pas que son ‘manque’ en soit la cause. Un an sans quelqu’un qui nous attire, c’est compliqué. Et ça devient difficile pour les nerfs.

La petite voix qui lui disait d’en profiter s’éteignit dès qu’Albaran attrapa son blouson et se dirigea vers la porte, un peu gênée par cette soudaine fuite. Qu’aurait il pu bien faire d’autre ? Il ne comprenait pas cette femme comme beaucoup d’autres. Elle lui semblait agressive et douce à la fois, attentionné et distante, voulant de lui… ou pas. Il n’aimait pas ne pas comprendre, et ce qu’il détestait par-dessus tout, c’est de ne pas se comprendre lui-même. Or donc, bien décidé à en découdre avec sa déprime, l’aveugle s’était dirigé vers la porte, posant sa main sur la poignée, et se retourna pour lui souhaiter bonne nuit avec le plus grand sourire qu’il lui fut possible d’afficher quand deux petites mains se posèrent sur ses larges épaules, l’empêchant d’accomplir ce qu’il prévoyait de faire, et quelque chose de chaud et de terriblement agréable se posa sur ses lèvres.

Sa première réaction fut la surprise. Albaran ouvrit très légèrement ses deux pupilles bleus, abasourdi, étonné, comme il ne l’avait pas été depuis de longues années. Oui, c’était étonnant de sa part, de celle de Malia. Non pas qu’il la voyait comme une intello coincée, mais plutôt comme une femme préférant largement attendre que la beau mâle lui tombe de lui-même entre les pattes. Ce qui changeait soudainement la donne. L’aveugle sourit, leva un sourcil arrogant et aguicheur. Plaçant ses mains sur les reins de la jeune femme, il l’attira contre lui, la forçant à avancer d’un pas.

« On peut toujours s’arranger. » Albaran avait lâché son blouson, qui tomba mollement sur la moquette. « Tu as des arguments convaincants ? »
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